Bonjour/Bonsoir !

Je viens de découvrir que j'avais tout simplement oublier de publier ce nouveau chapitre ! O.o

Du coup, je m'excuse excessivement platement de ce retard : le chapitre suivant n'est pas fini, mais celui-ci est près depuis des semaines ! Quel boulet je suis... Vraiment, je suis désolée, j'espère que ça ne vous aura pas trop découragés !

Un grand merci à tous mes lecteurs, et, pour le chapitre précédent, plus précisément à LyssHeap, Sorcière d'Emeraude, Mailoan, Eliie Evans et Elizabeth Mary Masen. Vos review me font toujours très chaud au coeur !

Enfin, je n'ai qu'une dernière chose à dire, avant de vous laisser lire tranquillement : d'ici 1 mois, je serai en concours. Du coup, je meurs d'envie d'écrire, mais, comme vous vous en doutez, je n'en ai pas du tout le temps. Donc, si - ce qui est probable - il n'y a pas d'update d'ici mai, je vous promets que je pourrai m'y remettre par la suite !

J'espère que ce chapitre vous plaira, et, je vous en prie, reviewez !

Disclaimer : Je ne possède rien... Enfin, pas le monde, pas le nom des personnages, et les 2/3 d'entres eux existent déjà dans la saga. Donc, oui, je ne suis pas richissime, et je n'ai pas une inspiration si sublime ! Dommage !

Résumé : Victoire Lupin, la quarantaine, voit sa fille partir vivre sa vie. Et ce jour là, elle met la main sur un petit carnet qui, visiblement, n'a rien à faire là. Un petit carnet qu'elle va chercher à déchiffrer, et à comprendre, et qui va lui permettre de prendre un nouveau départ dans sa vie alors qu'elle découvre laborieusement la vie et la personne de Minerva McGonagall. Retrouver un rôle de femme en découvrant la vie d'une autre femme. Quête et découverte de soi, ce récit est le parcours de deux histoires qui s'entremêlent à plus de 40 ans d'intervalle.

Je vous souhaite une excellente lecture !

Bergère.

Carnet 2.

24 Décembre 1999.

Je choisis décidément mes moments pour m'y mettre. Impossible de célébrer, pourtant.

Hermione, je me demande de plus en plus si je suis à même de faire cela : je vous l'ai dit, je suis sans doute la personne vivante l'ayant le plus connu, mais comment…

Je veux dire, cela n'a pas de mots. Pas pour moi du moins. Vous savez ? il nous faudrait Albus : le professeur Dumbledore, lui, était homme de mots. Moi, je ne m'y connais bien qu'en sarcasme – quelque chose en quoi je rejoignais Severus Rogue.

Il détestait Noël. Enfin, il disait détester Noël. Je n'y ai jamais totalement cru…

Je pars de travers, excusez-moi.

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Je reprends, après une pause : impossible de m'échapper de la salle une fois que j'y avais mis les pieds. Imaginez le professeur Flitwick me faisant tout un numéro pour que je mange de la bûche ? Même Firenze s'y est mis.

Enfin, il fait nuit, presque l'aube à vrai dire. Nous sommes les 25, dois-je…?

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25 décembre 1999.

Donc.

De Severus Rogue, tous ont peur. Jeune, il était seul, Mangemort, on se doute de la répulsion qu'il inspirait. Professeur, il savait éloigner tout le monde de lui. Et maintenant, mort, il semble que son nom continue à faire peur. Plus : une sorte de chape de silence est tombée sur lui. Et je pense qu'il faut la briser.

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Tous, je pense, se souviendront du nombre de colportages qui ont eu lieu autour d'Albus Dumbledore. Pourtant, à la fin, il a eu droit à la reconnaissance tant de ses fautes que de ses bienfaits. Pourquoi, je le demande, pourquoi la communauté sorcière n'est-elle pas capable de faire de même avec Severus Rogue ?

Regardons les choses en face, je vous prie. Cet homme a commis de graves erreurs, c'est indubitable. Mais sans lui, nous n'aurions jamais pu y arriver. C'est…

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Je mets des heures à écrire si peu, comme c'est ridicule. Je ne sais pas ce que vous en penserez, mais j'aurais tendance à préférer la première tentative d'aujourd'hui. Je vous laisse maîtresse de décider, quoiqu'il en soit.

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2 janvier 2000.

Ce que personne ne sait, c'est pourquoi il a fait tous ça. Mais parler de ses amours est-ce… ?

Je ne pourrais pas.

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2 mai 2000.

Voilà 2 ans que c'est fini. Et, nous concernant, qu'il est mort.

J'ai dû parler. Moi qui n'arrive pas à écrire, c'est un échec. Je pense même, Hermione, que vous avez oublié ce carnet. Heureusement, il n'est pas présentable. C'est à moi que je parle, je crois…

J'ai dû parler. Faire ce discours, au Ministère, parce que Kingsley n'avait trouvé personne d'autre. L'excuse était « Minerva, vous êtes la personne qui… » Comme si j'y croyais. Seulement, personne ne voulait s'y coller.

Je n'ai pas la moindre idée de ce que j'ai dit. Et j'ai exigé que personne ne prenne de notes, je suis presque sûre que ça a été observé. Pourtant… quelle ironie, j'ai peut être finalement prononcé cette déclaration que je cherche à écrire ici.

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10 mai 2000.

C'est officiel, ce carnet n'ira jamais entre les mains de quiconque d'autre. Il ne sert à rien. Je l'abandonne à son sort.

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2 mai 2004.

Je n'y arrive pas, je ne peux pas m'en débarrasser.

Je n'ai pas enterré. Pas encore. Parler à un carnet ? en serais-je arrivée à quelque chose d'aussi ridicule, d'aussi tristement banale ?

Voilà une belle preuve qu'il est des choses qu'on ne peut dépasser par soi-même.

Et, autant l'admettre, je ne peux dépasser Severus Rogue comme cela.