Bonjour tout le monde !

Un petit upload entre midi et deux ! C'est court, je sais... mais voilà ! Je vais essayer de travailler à la suite sans vous forcer à supporter un retard de 3 mois ! Mais ça va pas être facile : là, c'est direction concours vitesse grand V !

Merci encore à tous mes lecteurs, et particulièrement cette fois à BobSherlock, Sorcière d'Emeraude, Melfique. Je vous souhaite une bonne année, aussi ! Du bonheur, et tout ce que vous souhaitez. Et avec, je vous profite une bonne lecture ! J'attends vos avis !

Bises,

Bergère

Carnet 3.

3 mai 2004.

Je reprends. Il faudra bien me déverser, sans doute, quelque honte que j'en ressente. Il faudra faire le vide, me regarder en face.

L'attachement que j'éprouve… éprouvais. Enfin, d'aucuns diraient que je l'aimais. Non, que je l'aime : le sentiment vit après l'homme. Peut-être me survivra-t-il.

Cet attachement n'a pas de sens, mis en mot. Nous étions amis. Presque amants. Dans une limite sans cesse fluctuante, posée par les âges, par les personnalités, par ce que nous sommes. Severus a plus de réserve encore que moi, je pense…

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Avait. Il avait plus de réserve encore que moi. Plus de pudeurs. Cet homme n'a jamais cessé de souffrir. J'aurais voulu le sortir de cette douleur, sans cesse présente. Mais comment ? Il aurait fallu qu'une autre femme, l'autre femme, elle, vienne lui dire qu'elle ne lui en voulait pas.

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La colère du monde, tombée sur lui. La haine, la peur. Il n'a jamais aidé sa propre image, bien sûr. Mais enfin. J'ai honte de ce monde, parfois. Moi qui pourtant soutiens toujours l'humanité.

Il entre dans l'oubli. Le monde s'en fiche. Pour ma part, je souffre. Mais quoi ? Oublier ? Je ne le peux.

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Oubli ! Ah, tomber dans l'oubli ! « To die, to sleep - To sleep, perchance to dream… »

Oui, c'est cela. Je ne puis oublier. Je ne puis m'abîmer dans le rien : il reviendrait m'hanter. Severus n'était pas du genre à oublier. Ha ! personne, sans doute, n'est plus rancunier…

Moi-même, peut-être ? Difficile à dire.

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Il se fait tard.

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5 mai 2004.

Parler de sa stupidité d'essence – retrouvé un courrier.

Irascible.

Dans le fond, oui, je l'aimais. Dans un vague : je ne me souviens pas du début, du déclencheur, je ne me souviens pas même de m'en être rendue compte, à un moment où à un autre. Sans doute m'aimait-il aussi, mais toujours en silence.

Nous étions une paire plus qu'un couple, mais nous étions beaucoup dans notre rapport à l'autre.

Un amour étrange. Mi amitié, mi amour. Jamais un vrai baiser. Jamais une vraie caresse. Nous nous tenions appuyés l'un à l'autre, l'un contre l'autre. Embrasser un front pour rassurer un homme. Serrer un poignet pour redonner espoir. Notre relation avec un toucher honnête et distant. Intime, oui, mais sans intrusion.

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Et quoi ? Je m'en souviens avec émotion, avec tristesse même. Mais tout cela est fini depuis longtemps. Que dire ?

C'était un bonheur.

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6 mai 2004.

Oui, le bonheur. Le bonheur est si rare et si divers. Severus.