.
.
Merci pour celles qui ont 'osé' laisser un commentaire, ils sont non seulement l'expression de vos ressentis mais ils sont d'une certaine manière ma nourriture, celle qui me permet de savoir si je vous intéresse ou non. Alors, n'hésitez pas à vous exprimer, je prends plaisir à vos spéculations et vos désirs qui peuvent m'inciter à faire des modifications ou des ajouts.
.
Même si cette fic est entièrement écrite, je peux toujours ajouter un paragraphe ou revoir un chapitre. Ce que j'ai fait d'ailleurs au vu du com de Gwendo sur l'amitié entre Jimmy et Tony, dans un chapitre, j'ai ajouté une scène qui leur est consacrée.
.
Pour ce premier chapitre, un peu plus de coms et toujours des lecteurs étrangers (USA, Allemagne, Angleterre, Belgique, Brésil, Canada, Chine, Irlande, Italie, Inde, Luxembourg, Russie, Suède, Suisse) pour lesquels j'ignore si ce sont des natifs qui parlent français ou des français exilés mais que je les remercie également. Et la grande majorité d'entre vous venant de France bien sûr. Je suis donc flattée d'être lue en dehors de l'Hexagone.
.
Je cesse ici mes propos et vous laisse le plaisir de lire ce second chapitre pour lequel j'attends vos impressions avec impatience.
.
Comme d'habitude, je n'ai pas de beta donc les fautes sont entièrement miennes.
.
.
.
.*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*.
.
.
.
Chapitre 2 : Enquête obligatoire
.
Finalement, Gibbs eut de la chance car, sans vraiment chercher à savoir, plusieurs agents travaillant dans d'autres équipes vinrent discuter spontanément avec lui. Ce qu'il apprit le laissa perplexe. Chacun des huit agents qui l'accostèrent pour lui souhaiter un bon retour en profitèrent pour lui faire un bref topo de ce qu'ils avaient observé sur son équipe.
.
Dans la mesure où le témoignage de chaque agent était presque identique (sinon dans les termes, du moins dans le contenu), leur valeur était incontestable. Aucun d'eux ne prit de gants pour embellir les faits, ils les débitèrent de façon simple et précise. Ils louaient tous le travail de son second, expliquant qu'il avait non seulement assumer le travail de chef sans aucune fausse note mais qu'il avait pris sous son aile l'Agent Lee assurant sa formation.
.
Gibbs apprit ainsi que l'italien remplissait les responsabilités de chef ET de second. Il n'avait pas transféré la charge de travail incombant à McGee mais l'avait assuré lui-même. Pour quelles raisons avait-il décidé d'assumer la double charge ? Pensait-il que McGee n'était pas capable de la remplir ? Une question à poser à l'occasion à DiNozzo.
.
Il avait également été informé que son second avait tenté de maintenir l'ambiance qui présidait leurs enquêtes du temps de Gibbs mais avait vite renoncé à continuer devant les remarques narquoises de ses collègues. En effet, selon ces sources, McGee, David et même Abby ne cessaient de lui répéter qu'il n'était pas Gibbs, qu'il devait arrêter de se comporter comme lui. Certains témoins avaient même rapporté les avoir entendu demandé à plusieurs reprises ouvertement devant Tony : « Que dirait Gibbs ? Que ferait Gibbs ? Comment ferait Gibbs ? ».
.
Comprenant que cette méthode ne fonctionnait pas, DiNozzo avait entrepris de faire quelques changements et avait donc instauré ses fameux « feux de camp » que ses deux agents décriaient dès qu'il avait le dos tourné.
.
Il était sur le point de rendre visite à Abby lorsqu'il fut arrêté par l'agent Balboa accompagné de d'un autre agent, sans doute un collègue. Il engagea la conversation sans tarder.
.
« Eh, Gibbs, heureux de te revoir » le salua-t-il avec un sourire. « J'espère que tu seras ici pour de bon. »
« Balboa » dit Gibbs qui serra la main des deux hommes même s'il ne reconnaissait pas le second. « Reprends mon poste, en effet. »
« Tu vas avoir du pain sur la planche pour remettre ton équipe sur les rails » l'avertit gentiment son collègue. « A moins que McGee et David ne changent d'attitude maintenant que tu es revenu ! »
« Qu'est-ce que c'est censé vouloir me faire comprendre ? » demanda l'ancien Marine.
« Je pense que les rumeurs t'ont déjà donné une bonne idée et certains collègues ont aussi dû te faire un topo mais je vais quand même ajouter mon grain de sel. Tes deux juniors ont été pour le moins des agents par procuration dans la mesure où Tony a assuré plus que sa charge de travail. Il a essuyé plus de remarques acerbes que quiconque ici aurait toléré de la part d'un collègue. Et Miss Sciuto n'a pas arrangé les choses. Heureusement qu'il a eu le support des légistes sinon tu aurais retrouvé ton équipe amputée de sa tête pensante. »
« Je vois » dit simplement Gibbs.
.
Il ne voulait pas s'avancer à faire un commentaire désobligeant qui serait sans doute déformé dans les minutes qui viennent. Mieux valait rassembler un maximum d'informations, même contradictoires, et essayer de décortiquer le puzzle.
.
« Tony a fait un boulot formidable, Gibbs et je ne dis pas ça parce qu'il est mon ami » déclara Balboa. « Plusieurs d'entre nous ont eu recours à ses services durant ces derniers mois, il a assuré plus d'heures de présence ici que tes deux zigotos et tu peux le vérifier, personne ne déniera qu'il a été vu à toute heure du jour ou de la nuit assis à son bureau à rédiger et compléter des rapports que tes juniors ne voulaient pas se donner la peine d'écrire en détail. Pense bien à tout ce qui vient d'être dit et prend les décisions qui conviennent. Si Tony décide de quitter ton équipe, sois persuadé qu'il trouvera plus qu'un chef ravi de lui faire une place dans la sienne s'il ne se retrouve pas à la tête de sa propre équipe. »
« DiNozzo ne va nulle part, ôte-toi l'idée de la tête, ce n'est pas demain la veille que tu le récupéreras » maugréa Gibbs en faisant demi-tour. « A plus tard, je descends. »
.
Et il planta là son collègue qui venait implicitement de lui dire qu'il n'hésiterait pas à lui voler son bras droit. Jamais l'ancien Marine n'autoriserait l'italien à quitter son équipe, pas après tout l'énergie qu'il avait mis pour le former. Et si la rupture devait avoir lieu, il choisirait de le virer et non que l'inverse se produise : DiNozzo ne démissionnerait pas, il ne lui en laisserait pas la possibilité, personne ne quittait son équipe, il se chargeait de dire qui en faisait partie ou non.
.
A aucun moment, il ne se dit que la formation de son second n'avait consisté qu'en l'apprentissage des procédures et protocoles particuliers en vigueur au sein de l'agence. DiNozzo était déjà opérationnel en tant que flic puis détective sur tout ce qui concernait les scènes de crime, les interrogatoires et les interviews. Rien sur ces sujets n'était du fait de Gibbs au contraire, six ans dans 3 postes de police différents lui avaient appris tout ce qu'il avait besoin pour travailler dans l'équipe de l'ancien Marine.
.
.
.*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*.
.
Il se dirigea vers l'ascenseur qu'il fut heureux de trouver vide et s'empressa de s'y glisser et de sélectionner le bouton de l'étage du laboratoire. Ce que Gibbs découvrit, en pénétrant dans le domaine d'Abby, était que sa gothique préférée avait placardé sa photo sur tous les supports possibles de son domaine. Il fut tellement surpris qu'il se figea durant plusieurs minutes, mal à l'aise avant de faire connaître sa présence.
La laborantine se précipita vers lui, faillit le faire tomber dans son enthousiasme. Elle mit plusieurs minutes avant de le lâcher et de le laisser respirer. Elle s'ingénia ensuite à lui exprimer sa joie en l'abreuvant d'un flot de paroles continu qui dura un bon moment avant qu'elle ne s'arrête pour reprendre son souffle.
.
« Gibbs, Gibbs, enfin, tu es de retour, pour de bon, j'espère » s'exclama-t-elle avec enthousiasme. « Je savais que tu reviendrais et que l'on retrouverait notre chef pour de bon. Je ne cessais de le dire à Tony, de lui faire comprendre qu'il ne devait pas espérer prendre ta place, que je n'acceptais pas qu'il soit notre patron. Tim et Ziva aussi le lui ont dit et répété mais il faisait comme s'il n'entendait pas. Alors, on a décidé de le remettre à sa place. J'ai refusé les Caf-pows qu'il m'apportait, je lui ai interdit de m'embrasser sur la joue pour me féliciter parce que c'était un geste qui t'était réservé exclusivement, je lui ai donné mes infos simplement sans fioriture. »
.
Il laissa la jeune femme finir sa tirade sans chercher à l'arrêter, il avait appris bien des années auparavant qu'il était inutile de tenter de la stopper lorsqu'elle partait ainsi dans ses idées. Et tout comme pour ces deux autres subordonnées, il ne laissa rien voir de ce qu'il pensait et joua le jeu que la gothique voulait lui voir jouer. C'est à dire approuver ce qu'elle avait fait et dit durant son absence.
.
« Brave fille » dit-il sans élaborer tellement il était sidéré.
« Tu vois, j'ai bien fait parce que tu es de nouveau ici et tu restes. Définitivement » dit-elle sans remords aucun.
« Oui, je suis de retour et pour de bon » affirme-t-il. « Je ne laisserai pas DiNozzo te perturber davantage, Abs, promis. »
« Tant mieux parce que c'était déjà assez dur de savoir que tu étais parti mais le voir agir comme si il était toi, c'était grotesque et… »
« Là, c'est fini maintenant, je suis là » confirma-t-il encore tout en la serrant dans ses bras.
« Je suis heureuse. »
« Maintenant, tu peux enlever toutes ses photos, elles ne sont plus nécessaires puisque tu as l'original, n'est-ce pas ? »
« Oui, elles étaient destinées à faire comprendre à qui tu sais que tu étais regretté. »
« Le message a été reçu clair et net, Abs » révéla l'agent.
« J'espère bien, c'était le but après tout » gronda-t-elle. « Je souhaite tellement que tout redevienne comme avant. »
« Bon, je vais aller voir Ducky, il doit s'attendre à ma visite également » opta-t-il comme réponse parce qu'il ne savait que lui dire d'autre.
« Attends-toi à ce qu'il ne soit pas aussi enthousiaste que moi, Bossman » indiqua-t-elle en l'étreignant une dernière fois.
« Oui, je me doute que la réception ne sera pas aussi délirante » sourit-il tristement avant de faire demi-tour.
.
Et avant que l'ancien Marine ne sorte du labo, une silhouette qui se tenait près de la porte, se dépêcha de disparaître avant d'être surprise à espionner. Aucun de deux amis n'avait réalisé que leur conversation avait eu un spectateur qui ne désirait pas être pris en flagrant délit d'indiscrétion.
.
Gibbs attendit l'ascenseur, qui arriva rapidement et heureusement vide, et y pénétra. Les portes refermées, il le laissa l'emporter au dernier sous-sol, celui de la morgue où le Dr Mallard devait sans doute espérer sa visite, une visite de courtoisie qui ne s'annonçait pas de tout repos mais qu'il se devait de faire malgré tout.
.
Dans son état d'esprit, il n'avait pas remarqué que la porte donnant accès aux escaliers se refermait lentement. Sans doute, en temps normal, aurait-il été perplexe et aurait-il entrepris de faire un détour pour trouver celui qui s'était servi de ce moyen de quitter l'étage sans être vu. Mais ce ne fut pas sa réaction et le visiteur put regagner sans encombre son lieu de travail.
.
.
.*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*.
.
Gibbs sortit et stoppa un instant devant la morgue. Il regarda Ducky évoluer dans son antre par les portes vitrées, son vieil ami semblait fatigué et l'énergie et la jovialité qui le caractérisaient n'étaient pas visibles. Il ne trainait pas les pieds mais son pas était plus lent comme si la lassitude avait enfin pris possession de son corps.
.
Il se décida à franchir les portes et signaler ainsi sa présence. Il attendit, avant de saluer le médecin, que ce dernier se tourne vers lui mais Ducky ne daigna pas lui jeter le moindre regard. Il continuait son travail sans montrer le moindre intérêt pour l'agent et ce fait navra Gibbs plus qu'il ne voulait l'avouer. Il n'attendait pas de salutation aussi débordante que celle d'Abby mais au moins que son vieil ami le gratifie d'un jovial bonjour.
.
Finalement, il s'approcha et se racla la gorge avant de se lancer.
.
« Salut, Ducky. »
.
Le légiste leva enfin la tête et le contempla quelques instants avant de prendre une décision. Il soupira, posa les instruments qu'il avait en mains et croisa le regard de l'ancien Marine.
.
« Bonjour, Agent Gibbs » déclara-t-il d'un ton neutre. « Vous êtes sorti de votre retraite mexicaine, à ce que je vois. »
« Définitivement de retour, Duck » annonça l'ancien Marine prudemment, sans épiloguer.
.
Le fait que le légiste lui donne son titre ne présageait pas une conversation amicale. Il allait devoir être patient s'il voulait récupérer la confiance et l'amitié du Dr Mallard.
.
« Oh, cette merveille nouvelle va faire la joie de plusieurs personnes, assurément » remarqua-t-il sarcastiquement.
.
Ces quelques mots firent comprendre instantanément à l'agent que la conversation ne s'annoncerait pas des plus faciles, ce qu'il avait déduit d'après tout ce qu'il avait entendu. Il décida donc d'aller droit au but et de s'épargner ainsi tout un laïus qu'il n'avait aucunement envie d'entendre.
.
« Ducky, j'ai besoin de savoir ce qui se passe avec mon équipe. Il semble que quelque chose a dû se produire durant mon absence, McGee et David ne paraissent pas être très emballés d'avoir DiNozzo comme chef d'équipe et j'ignore pourquoi. J'ai besoin de savoir si tu as noté quelque chose qui expliquerait la situation. »
« En effet, Agent Gibbs, j'ai noté diverses choses mais je ne suis pas en mesure d'en discuter avec vous, j'en suis navré. »
« Pourquoi ne rien vouloir me dire, Ducky ? Je suis en droit de connaître ce qui ne va pas avec mon équipe afin de remédier au problème dès que possible. J'ai besoin qu'ils soient rapidement opérationnels et à 100% de leurs capacités. »
« Voudriez-vous insinuer que certains de vos subordonnés ne le sont pas ? » gronda le médecin. « Ou devrais-je plutôt dire que vous assumez que seul l'un d'eux ne l'est pas ? » rectifia-t-il nettement en colère.
« Clairement, les méthodes de management de DiNozzo laissent à désirer si ses agents ne sont pas capables de le respecter et font preuve d'insubordination. J'ai vraiment mal choisi mon remplaçant, à ce qu'il semble » statua finalement l'ancien Marine.
« Agent Gibbs, si vous n'avez aucune question relative à une enquête en cours, je vous prie de bien vouloir me laisser seul » déclara soudain le médecin d'une voix froide.
« Dr Mallard, j'ai besoin de ces réponses et tout de suite » gronda Gibbs frustré de ne pouvoir obtenir ce qu'il désirait.
« Désolé de ne pouvoir vous offrir aucune d'entre elles, vous devrez questionner directement vos agents pour les connaître. Je ne peux répondre en leur lieu et place et certainement pas pour l'Agent McGee et l'Officier David. Sur ce, bonne journée. »
.
Et Ducky lui tourna ostensiblement le dos lui faisant comprendre qu'il ne souhaitait pas prolonger la discussion outre mesure. Gibbs soupira, il allait falloir du temps pour convaincre Ducky du bien-fondé de sa 'retraite provisoire'. Mais il lui restait encore une personne à questionner, une personne qui était tellement intimidée par lui qu'elle serait trop heureuse de lui répondre afin d'en être débarrasser le plus rapidement possible.
.
Et la chance lui sourit une nouvelle fois. Il coinça Palmer lorsqu'il reprit l'ascenseur pour remonter au bull-pen. Le jeune légiste était dans la cabine et il lui barra le passage pour l'empêcher de sortir. Il laissa la cabine monter quelques mètres avant d'actionner le bouton d'arrêt, ce qui figea Palmer sur place.
.
« Palmer, justement celui que je voulais voir » déclara Gibbs en esquissant un léger sourire.
.
Sourire qui parut carnassier plutôt qu'autre chose au pauvre garçon. Palmer avala convulsivement avant de faire face bravement à l'agent. Oh, il n'avait aucun doute sur la raison de cette 'discussion', il se doutait qu'il était uniquement intéressé de savoir ce qui se passait avec son équipe.
.
« Palmer, vous êtes en contact régulier avec mon équipe. Pourriez-vous me dire ce qui se passe avec mes agents ? Nom d'un chien, qu'est ce qui s'est passé durant mon absence pour que McGee et Ziva se comportent de la sorte ? »
« Je suis certain que les rumeurs ont déjà dû vous en donner un bon aperçu, Agent Gibbs » lança l'assistant sans regarder Gibbs.
« Justement, ce sont des rumeurs et je veux des faits, Palmer, quelque chose qui me permettre d'être certain que ce que j'ai entendu est vrai. »
« Si vous avez entendu dire que 'vos deux subordonnés' ont manqué de respect envers leur supérieur direct, qu'ils arrivent en retard et partent en avance, qu'ils négligent de rendre des rapports corrects, qu'ils discutent les ordres reçus conduisant à des blessures qui pourraient être facilement évitées, qu'ils insultent au besoin leur supérieur, qu'ils rédigent et déposent nombre de plaintes ridicules sur le bureau du Directeur… alors vous avez bien entendu et vous pouvez y croire. Et ce n'est que la partie visible de l'iceberg, Agent Gibbs mais je ne suis pas en mesure d'en dire plus car j'ai fait une promesse à un ami, un ami que je ne trahirai pas comme 'eux' l'ont fait. »
« Mon dieu, mais qu'est ce qui leur a pris ? » soupira Gibbs dans l'intention de faire croire à l'assistant qu'il était peiné afin d'obtenir de plus amples infos.
« Sans doute se croient-ils supérieurs à Tony, tout simplement. On manque de respect à quelqu'un qu'on ne croit pas capable d'assumer le travail dont il a la charge et ils pensent que l'Agent DiNozzo n'est qu'un clown, un paresseux, un profiteur et j'en passe certainement. Maintenant, si vous le permettez, le Dr Mallard m'attend. »
.
Et sans plus, il appuya sur le bouton pour l'autopsie. Avant de sortir à l'ouverture des portes, il se tourna vers l'agent fédéral et prit une profonde inspiration avant de se lancer.
.
« Agent Gibbs, une dernière chose, il était inutile de me faire croire que vous sympathisiez pour Tony, je vous aurais tout aussi bien répondu sans ce petit subterfuge » annonça-t-il en le fixant dans les yeux et sans fléchir. « Je hais la manière dont ces deux-là se conduisent envers lui mais je sais aussi une chose : Tony ne fera rien pour envenimer encore plus la situation. Tout ce qu'il voulait, c'était conserver l'équipe intacte pour votre retour. On dirait que son souhait était hors de sa portée. Dieu sait s'il a fait tout ce qu'il a pu pour chacun d'entre eux. Mais il est dommage qu'aucun d'eux ne lui ait rendu ce qu'il leur a donné. »
.
Finalement, le jeune légiste haussa les épaules, fit demi-tour et se dirigea vers la morgue sans regarder en arrière. Gibbs secoua la tête, laissa les battants se refermer avant d'émettre un petit ricanement.
.
Palmer l'avait affronté sans fléchir et sans trembler. Il s'était dressé de tout son être pour défendre DiNozzo qui semblait être devenu proche du jeune légiste durant son escapade. Curieux tout ça, il devait comprendre et pour ça, il fallait regarder ses agents travailler ensemble.
.
Savoir observer et analyser pour être en mesure de ne retenir que ce qui était utilisable dans un affrontement parce que, définitivement, il y en aurait un à un moment donné ou un autre si les doléances de ses agents juniors en attestaient.
.
Il soupira, se passa la main dans sa courte chevelure. Qui aurait pensé que son départ engendrerait une telle situation ? Il avait pourtant remis les rênes de son équipe au seul membre capable de la maintenir en fonction, son jugement ne pouvait avoir été aussi erroné, DiNozzo était son second depuis plusieurs années, savait comment diriger une équipe même s'il avait rempli cette fonction à de rares occasions sous son commandement.
.
.
.
.*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*.
.
.
Le prochain chapitre sera posté samedi ou dimanche.
.
A bientôt
Chimi
