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Merci à toutes celles qui ont posté et laissé un commentaire. J'apprécie de lire vos suggestions ou vos spéculations.
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D'après vos réactions, vous estimez comme moi que le quatuor infernal – entendez ici McGee, David, Sciuto et Gibbs - doit être mis à l'index pour leur attitude envers Tony. Soyez rassurés que je ne vais pas laisser passer l'occasion de les admonester chacun à tour de rôle dans les prochains chapitres.
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Quant au 'couple surprise', selon la question posée par un précédent com, de quoi s'agit-il ? Cette histoire est un slash donc relation homosexuelle pour celles qui ne l'auraient pas encore deviné.
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Etant donné que le couple que j'ai choisi sort de l'ordinaire et que ce sera bien une surprise qui interviendra dans quelques chapitres, il vous étonnera sans doute. Donc soyez fidèles et vous saurez qui gagnera le cœur de notre italien préféré.
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Vous pouvez d'ores et déjà tenté de deviner qui sera celui qui lui permettra de tenir face à ceux qui cherchent à l'évincer. A vos claviers pour faire vos propositions. J'attends de savoir qui trouvera la réponse.
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Chapitre 4 : Curiosité indélicate
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L'enquête à peine terminée et les rapports dûment complétés, contresignés et archivés et l'équipe poussait un soupir de soulagement en constatant que, pour cette fois, ils avaient réussi à traverser l'épreuve sans trop de casse, du moins mis à part la réprimande faite à DiNozzo qui confortait McGee et Ziva dans leurs opinions sur le bras droit de Gibbs.
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Pourtant, l'affaire avait été bouclée grâce à l'italien mais Gibbs avait choisi délibérément de s'abstenir de le féliciter, comme toutes les fois précédentes d'ailleurs. Il n'avait retenu qu'un seul petit détail et avait décidé d'en augmenter l'importance et d'en blâmer son second même s'il n'était pas le fautif. DiNozzo avait laissé l'ancien Marine exprimer toute sa bile avant de le regarder avec défi, un petit sourire aux lèvres et de tourner les talons.
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Le reste de l'équipe l'avait regardé ébahi par tant de prétention et de suffisance. Comment osait-il rester planté là à écouter Gibbs l'invectiver sans rien dire, de sourire avant de s'échapper tranquillement ? Et Gibbs, pourquoi n'avait-il pas ordonné à DiNozzo de revenir ? McGee et Ziva étaient perplexes, l'ancien Marine n'était pas connu pour son indulgence. Pourquoi avait-il donc laissé l'italien quitté l'étage sans rien faire pour le retenir ?
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L'incompréhension était désormais bien visible sur leurs visages mais Gibbs n'y prêtait aucune attention. Il savait qu'ils s'attendaient à ce qu'il ordonne à Tony de revenir, de le punir d'une quelconque façon mais, en toute objectivité, il ne pouvait blâmer son second pour son attitude. C'était lui le fautif dans l'histoire, lui qui avait enguirlandé l'homme alors qu'il savait pertinemment qu'il n'était pas responsable de ce dont il l'avait accusé.
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La tension qui régnait au sein de son équipe depuis son retour ne s'était pas allégée. Au contraire, elle semblait s'épaissir de jour en jour et il ignorait comment remédier à cet état de fait. Il avait noté, à différentes reprises, le manque de respect que ses deux agents juniors avaient fait montre envers son second. Dans la mesure où l'italien n'avait rien dit, il avait laissé l'offense passer sans réprimander ses subordonnés.
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Etait-ce la bonne attitude à adopter ? Tout chef d'équipe qui se respectait dirait 'NON' mais l'ancien Marine n'était pas comme les autres leaders. Il avait une manière particulière de diriger son équipe et la compétition était un puissant élément de son management. La rivalité qu'il laissait courir entre ses agents les motivait plus que n'importe quoi et DiNozzo était celui qui en pâtissait le plus du fait de son manque de diplômes… que McGee lui lançait régulièrement à la figure.
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L'ancien Marine soupira lourdement, il se sentait vidé de ses forces et sa motivation à résoudre au plus vite leurs enquêtes s'était émoussée. Devait-il prendre définitivement sa retraite ou devait-il attendre un peu et voir venir ? Sans doute devait-il se laisser quelque temps pour retrouver son tonus et sa vitalité d'avant l'accident. Après tout, il ne s'avouerait pas vaincu aussi vite s'il était encore dans les Marines donc il ne le ferait pas maintenant quitte à passer pour un bourreau.
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Le week-end libre qu'ils allaient avoir serait le bienvenu pour alléger la tension. Oh, ce ne serait sans doute pas suffisant mais un bon début pour estimer l'attitude à adopter pour calmer le jeu. Et la tension était telle que la fin de la journée et celle de la semaine fut accueillie avec soulagement. McGee et David soupirèrent bruyamment lorsque Gibbs leur donna le signal du départ.
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Ses deux agents ne tardèrent pas à rassembler leurs affaires personnelles tandis qu'ils échangeaient quelques propos desquels leur chef conclut que chacun d'eux avait choisi de s'éloigner à leur façon de l'atmosphère pesante du bureau. Pas de sortie entre collègues, pas de verre partagé dans un quelconque bar ou un diner entre amis.
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Chacun avait envie de passer le week-end seul, du moins sans un membre de l'équipe pour compagnie. McGee et Ziva n'avaient pas fait mystère de leurs occupations, le jeune informaticien avait envie de jouer en ligne à un jeu vidéo puis de se rendre à son club littéraire. L'israélienne avait l'intention de passer quelques heures en salle de gym puis de s'offrir une séance dans un spa avant un bon restaurant.
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L'ancien Marine les écouta discuter tandis qu'ils se dirigeaient vers l'ascenseur. Avant de partir à son tour, il jeta un dernier regard autour de lui et c'est à ce moment-là qu'il constata que l'italien n'était pas derrière son bureau et qu'il ne connaissait pas ses plans pour son temps libre. Et soudain, il réalisa que son second ne commentait désormais plus ses occupations futures comme il le faisait par le passé et il ne régalait plus ses coéquipiers de ses exploits sexuels dès le lundi matin.
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Quand donc ses habitudes avaient-elles changé ? Dès après son départ ou au fil des mois ? Après son retour ? Il ne saurait le dire et c'est ainsi qu'il se rendit compte que, lui non plus, ne prêtait plus attention à la vie amoureuse de son bras droit ou de ses faits extra professionnels. Depuis quand avait-il donc cessé de s'intéresser aux faits et gestes de l'italien ? Du peu qu'il se souvenait, il écoutait toujours attentivement ce que DiNozzo disait sans en avoir l'air mais tout de même heureux de savoir ce qu'il faisait.
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Il secoua la tête et entreprit à son tour de quitter le building, il n'avait même pas remarqué si son agent avait quitté les lieux juste avant ses deux subordonnés ou s'il était encore quelque part dans l'immeuble. Et à franchement parlé, il n'en avait cure pour le moment. Il avait pour l'instant simplement envie de rentrer et de se relaxer sans plus penser à la dégradation des relations entre ses agents. Lundi matin arriverait bien assez vite pour se replonger dans une routine teintée de défiance et de doute.
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Il gagna sa voiture et y monta quittant le parking le plus vite possible avant que quelqu'un ne l'arrête. Il stoppa pour faire quelques courses sachant son réfrigérateur et ses placards vides puis rejoignit son domicile le plus rapidement qu'il put malgré la circulation dense de fin de journée et surtout à l'approche du week-end. Lorsqu'il parvint enfin à se garer dans son allée, il poussa un soupir de soulagement en constatant qu'aucune voiture n'était garée devant chez lui, donc pas de visiteur.
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Gibbs souhaita ardemment qu'aucun de ses subordonnés ne choisisse de venir le déranger, il voulait vraiment apprécier la solitude qu'il pouvait avoir et passer quelques heures à poncer son bateau. Dans cette intention, il fit un geste qu'il n'avait pas fait depuis plusieurs années, il ferma sa porte à clé. Il entendait ainsi faire comprendre à ses visiteurs potentiels qu'ils n'étaient pas les bienvenus.
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Après une douche rapide et avoir revêtu des vêtements appropriés, il passa par la cuisine pour prendre deux ou trois bières (pas de bourbon, cette fois) et attrapa une pomme du compotier puis s'engagea dans l'escalier du sous-sol. Il alluma la lumière et stoppa quelques instants sur le palier avant de descendre les marches. Il respira à pleins poumons l'odeur familière et rassurante de la sciure de bois.
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Il déposa son fardeau sur son établi et promena un instant son regard sur la pièce avant qu'il ne se pose sur l'escalier. Une image soudain surgit dans son esprit, il revoyait son second installé sur l'avant dernière marche, une bière à la main, la tête posée sur le mur et le regardant travailler, le tout en silence. Etait-ce encore une illusion ou était-ce un souvenir ? Il ne savait plus trop ce qui était l'un ou l'autre.
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Il soupira autant de tristesse que de frustration, ne pas savoir si les images qui traversaient son esprit étaient réelles ou non le rongeaient parce que certaines lui importaient beaucoup et il aurait aimé qu'elles reflètent ses relations avec son second.
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Il choisit une fois encore de laisser son cerveau au repos et s'empara de ses outils pour travailler sur la charpente du nouveau bateau qu'il avait entamé peu après son retour. S'immerger dans la routine du ponçage lui permettait souvent de réfléchir mais aussi parfois de se relaxer suffisamment pour vider son esprit et c'est ce qu'il avait besoin ce soir.
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Il avait deux jours pour décider de la conduite à tenir avec son équipe. Il ignorait encore s'il devait laisser les choses rentrer dans l'ordre d'elles-mêmes ou imposer ses choix. Ne pas prendre parti pouvait conduire à une catastrophe mais ne pas intervenir reviendrait à faire croire qu'il ne se souciait pas des problèmes de l'équipe. C'était inacceptable dans un sens comme dans l'autre.
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Le lundi matin arriva vite et Tony décida de sortir la Ferrari et de la prendre pour se rendre au bureau. Il avait décrété que, désormais, c'était à son tour de faire saliver ses collègues et McGee en particulier. Le Bleu avait tenté de l'appâter avec sa Porche pour avoir l'occasion de lui dénier publiquement le plaisir de la conduire mais son espoir avait été déçu car Tony ne lui avait rien demandé. Il était donc temps de rendre la monnaie de sa pièce à l'agent junior.
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Et arrivé tôt, il put choisir sa place de parking. Il prit délibérément l'une de celles qui jouxtaient les places que McGee et David utilisaient alors qu'habituellement, il se garait plus loin. Il était ainsi certain que la vue du véhicule attirerait l'attention des deux jeunes gens et qu'il en discuterait entre eux dans l'évidente intention de le narguer.
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Le changement de garde à l'entrée de l'agence à peine dix minutes après son arrivée lui assurait que personne ne dévoilerait le propriétaire de la splendide automobile. Il sourit intérieurement, il les laisserait spéculer sachant que McGee chercherait à connaître son propriétaire en utilisant le numéro d'immatriculation. Il en serait pour ses frais mais il le laisserait faire pour voir la frustration marquer son visage poupin.
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Il gagna son bureau et ne tarda pas à se mettre au travail, il sortit le dossier d'une enquête vieille de plusieurs mois qui n'avait pas été résolue. Il cherchait toujours à trouver des indices qui leur permettraient de confondre le voleur et violeur d'une jeune enseigne. Il était tellement plongé dans ses recherches qu'il n'entendit pas Gibbs le rejoindre et prendre place à ses côtés.
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L'ancien Marine jeta un œil sur le dossier, il était certain de prendre DiNozzo en défaut mais en fut pour ses frais lorsqu'il constata qu'il bossait sur une affaire et non pas, comme il le supposait, le prendre en flagrant délit de fainéantise. Il fit son chemin vers son bureau sans rien dire tout en sirotant son café afin de cacher sa surprise.
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Ce fut près d'une heure plus tard que ses deux autres agents arrivèrent tout en discutant avec animation. Gibbs releva la tête et leur jeta un regard interrogateur.
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« Vous l'avez vu, Boss ? » demanda aussitôt Tim passablement excité.
« Vu quoi ? » s'enquit tranquillement Gibbs.
« Bon sang, on ne voit qu'elle dans le parking, Boss » répondit le junior. « La Ferrari, bien sûr ! Je n'en connais pas le modèle mais elle est splendide. Je me demande à qui elle appartient, c'est la première fois que je la vois. Ziva souhaite mettre la main sur son propriétaire, elle voudrait absolument faire un tour avec. Vous savez à qui elle appartient, par hasard ? »
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Tu peux aller au diable, Miss Mossad, jamais tu ne mettras un pied dans MA voiture songea Tony sans se mêler de la conversation.
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Bien sûr que l'ancien Marine avait vu la splendide voiture, il l'avait admiré au passage, s'était même arrêté deux minutes pour la contempler. Il n'était cependant pas prêt à avouer cette petite faiblesse à son agent junior. Il choisit donc de se taire et de faire une réponse banale.
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« Désolé, McGee, elle était déjà là lorsque je suis arrivé » déclara simplement Gibbs. « Sans doute DiNozzo le sait, il était là avant moi. Et le connaissant, il pourra sans doute vous donner le modèle aussi. »
« Ah, Gibbs, c'est vrai que je suis un connaisseur » renchérit alors Tony pour prouver un point. « C'est une Ferrari GTE F70 dessinée par Angelo Granata, modèle exclusif à cause de sa couleur. »
« Maintenant que vous avez votre réponse, McGee, au boulot ! » ordonna Gibbs en secouant la tête.
« Pour une partie de la question seulement, boss » contredit l'informaticien.
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Malgré la réponse inespérée qu'il avait reçue, McGee n'avait aucune envie de s'enquérir auprès de son collègue du nom du propriétaire.
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« Je vais lancer une recherche sur l'immatriculation » décréta le jeune agent.
« McGee, vous n'êtes pas payé pour utiliser le matériel de l'agence à des fins personnelles. Si je suis informé que vous avez passé outre cette consigne élémentaire, vous serez quitte pour en subir les conséquences. Je suis bien clair, j'espère ? »
« Parfaitement clair, Boss » soupira McGee déçu de se voir refuser ce plaisir.
« Au boulot, tous les deux avant que je ne vous trouve du travail » ordonna alors leur chef.
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Et aussitôt, Ziva et Tim se glissèrent derrière leur bureau respectif et entreprirent de travailler sur une affaire non classée. Gibbs avait réparti quelques jours plus tôt les dossiers des affaires entre les trois agents et ses deux juniors n'avaient pas avancé d'un iota sur les leurs. DiNozzo se leva et vint déposer le sien dans la corbeille de son chef avant de reprendre sa place.
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Tim et Ziva lui jetèrent un regard mauvais, c'était le troisième dossier qu'il traitait et qui, sans doute, serait résolu grâce aux indices et informations qu'il avait trouvés. Comment faisait-il pour dénicher ce que d'autres agents n'avaient pas vu, mystère ! Mais les deux jeunes gens n'étaient pas prêts à reconnaitre pour autant qu'il était meilleur qu'eux deux.
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Plusieurs heures s'écoulèrent dans un silence pesant que Gibbs trouva inconfortable. Leur coin n'était jamais aussi calme et il était surpris de s'étonner du fait alors que certains jours par le passé, il avait souhaité que l'italien se taise ou arrête ses plaisanteries. Maintenant que c'était le cas, il trouvait qu'il manquait quelque chose, quelque chose de vivant… c'en était affligeant.
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Malgré la mise en garde de son chef, McGee persista à vouloir connaître le propriétaire de la Ferrari et lança donc la recherche en visionnant les images des vidéos de surveillance du parking. Malheureusement, les vitres du véhicule étaient teintées et la voiture garée dans un emplacement avec un angle mort pour la caméra.
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Le conducteur ne fut pas visible une seule fois sur les vidéos, il devait donc savoir comment accéder au building sans être repéré, ce qui supposait qu'il travaillait dans l'agence. Il se décida donc à entreprendre la recherche sur le numéro d'immatriculation qu'il avait relevé le plus discrètement possible. Mal lui en prit de vouloir passer outre les ordres reçus lorsqu'un signal sonore retentit à sa station de travail surprenant son équipe.
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Gibbs lui jeta un regard exaspéré avant de se lever rapidement et de se poster au côté de son agent.
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« Montrez-moi, McGee » ordonna-t-il simplement.
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L'informaticien hésita et son atermoiement renforça la colère de l'ancien Marine.
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« Dois-je faire appel à un de vos confrères pour obtenir ma réponse, Agent McGee ? » demanda Gibbs, un brin agacé.
« Non, Boss » dit finalement le jeune agent en ouvrant la fenêtre de recherche.
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Et ce que Gibbs vit sur l'écran ne le surprit pas. Il savait que McGee ne résisterait pas à la curiosité et à l'envie de savoir qui possédait la belle voiture. Gibbs maudissait son conducteur quel qu'il soit pour parvenir à forcer son agent à lui désobéir.
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« Que vous ai-je dit tout à l'heure, McGee ? » gronda-t-il faisant savoir sa désapprobation. « Mon ordre n'était pas assez clair et précis ? »
« Si, patron mais je voulais… »
« Ce que vous vouliez ne m'intéresse pas, McGee. Vous êtes ici pour faire votre travail, vous avez des dossiers qui demandent à être étudiés et qui attendent des réponses pour être résolus. Pensez-vous que l'agence peut se permettre de vous voir tenter de percer le mystère du propriétaire de ce véhicule sur vos heures de travail alors que des familles cherchent des réponses pour faire leur deuil ? Si c'est le cas, je crois que vous pouvez envisager d'aller voir ailleurs ce qui se passe. »
« Désolé, patron, ça n'arrivera plus, je vous le promets » dit McGee contrit et honteux d'avoir été pris sur le fait non seulement de mentir mais d'enfreindre un ordre.
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Aussi bien Gibbs que McGee s'attendaient à ce que DiNozzo fasse une remarque déplacée mais l'agent ne leva pas le nez de son dossier et paraissait se désintéresser de la brimade que Gibbs adressait à son agent. Ziva fronça les sourcils et adressa à Tim un sourire de soutien mais replongea rapidement dans son travail lorsque Gibbs la regarda.
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« Je dépose une réprimande auprès du Directeur, McGee pour avoir désobéi à mon ordre et utilisé à mauvais escient le matériel de l'agence » l'avertit l'ancien Marine.
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McGee rougit d'humiliation, il n'avait encore jamais eu d'avertissement dans son dossier et ceci, un détail mineur, allait à jamais l'entacher. Encore heureux qu'il avait effectué sa recherche en masquant ses traces, il ne manquerait plus que le FBI lui tombe dessus pour piratage de dossiers apparemment verrouillés par l'agence fédérale sœur. Ce ne serait pas la première fois mais cette fois, l'intrusion pourrait ne pas être passée sous silence.
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Quelle mouche l'avait donc piqué de vouloir savoir à qui appartenait la voiture ? Il réfléchit quelques instants et se rendit compte que seule la jalousie l'avait motivé et l'envie de clouer le bec de DiNozzo lorsqu'il lui apprendrait qui en était l'heureux possesseur. Le jeune agent était surpris de ressentir de tels sentiments mais l'italien avait l'art de le faire réagir de manière négative même en ne faisant rien pour ça. Il soupçonnait parfois l'autre homme de savoir exactement ce que Tim ressentait et de s'en servir s'en en avoir l'air.
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Etait-il vraiment possible que DiNozzo puisse être suffisamment doué pour lire en lui ? Kate avait-elle méjugé également l'italien en lui prêtant si peu de crédit ? Il s'était beaucoup appuyé sur le jugement de l'agent défunte pour comprendre son collègue mais sans doute y avait-il quelque chose que Kate n'avait pas su voir à propos de DiNozzo. L'homme était capable de le surprendre au plus mauvais moment et de le déstabiliser d'un geste, d'un regard ou d'un mot. Il devait bien y avoir une raison à ça !
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Il leva les yeux et se rendit compte que Gibbs l'observait aussi, il abandonna ses réflexions et se plongea dans le dossier ouvert devant lui.
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Alors, que pensez-vous de ce premier soufflet pour McGee ?
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A bientôt pour la suite… si vous le voulez.
