Bonjour, bonsoir !

Et bim ! Nouveau chapitre !

Sinon je ne sais pas trop quoi raconter dans cette intro à part bien sûr vous remercier encore et toujours de me suivre et lire ma petite histoire.

Aller je vous retrouve à la fin du chapitre! Bonne lecture !

Ps : Moi aussi j'aime le café Barzac (surtout au Starbucks ) avec un cookie ;)

Disclaimer : Ni l'univers, ni les personnages ne m'appartiennent.


Chapitre 7 : Les Non-dits

Bob et Théo cheminèrent cote à cote, en silence. Arrivé à la plaine dévastée, Bob ne pu retenir son exclamation.

- La Vache !

- Quoi ? Dit le paladin, étonné. C'est toi pourtant qui as invoqué l'enfer sur terre !

- Ouais … Pas vraiment, et j'étais un peu groggy après ça, je n'ai pas vraiment profité du spectacle, dit le mage avec un ricanement ironique. Je ne sais même pas comment j'ai atteins le campement où tu nous as retrouvé.

Pour qui connaissais suffisamment le mage, cette dernière phrase, énoncée avec nonchalance, dénotait une véritable inquiétude. Mais Théo, même s'il connaissait bien son compagnon, n'avait jamais été le meilleur confident avec son tact légendaire. Alors il se contenta de hausser les épaules et avança vers là où il s'était évanouit, en quête d'une trace, d'un reste, d'un souvenir de celui qui fut ce qui se rapprochait le plus d'un parent.

Une fine couche de cendre tapissait le sol et les quelques arbres encore debout étaient noirs de suie. Il n'y avait cependant plus aucun foyer de feu, plus la moindre petite braise. Le silence avait recouvert le camp sinistré. Du moins, jusqu'à ce qu'un mage bavard arrive sur les lieux.

- Et ça te gène pas plus que ça ? Demanda Bob en emboitant le pas de l'inquisiteur.

- De quoi ? Que tu ais détruit toute une région ou que tu as forcément dû lâcher la bride au diable ?

- Les deux.

- Ces idiots de représentants des Églises n'ont eu que ce qu'ils méritaient. Et franchement Bob si j'avais vraiment envie de te trucider, ça ferait longtemps que tu aurais une lame en travers du ventre. Mais je ne dégomme pas mes amis, enfin, pas volontairement.

Ceci, Bob l'avait déduit de lui-même, mais cela l'apaisait d'en avoir la confirmation. Néanmoins, il restait un détail qu'il ne comprenait pas : Théo ne semblait aucunement en colère. Lui qui pouvait s'énerver pour rien ou presque, semblait très calme. Le mage s'apprêtait à cuisiner son ami pour qu'il se confie, lors qu'il le vit s'accroupir, saisir quelque chose au sol et se crisper.

« Ce n'est plus le moment de parler. » Se dit Bob en soupirant intérieurement.

Il s'approcha du paladin et posa une main sur son épaule, protégé par son armure. Il regarda alors ce que Théo avait retrouvé. C'était un rond de métal, noir de suie, un peu déformé, tout juste reconnaissable. La tiare de Viktor.

Bob sentit sous sa main que Théo prenait une grande inspiration.

- Il faudra remettre ça à l'Église de la Lumière quand on en aura enfin fini avec tout ça.

Bob acquiesça tandis que son ami se relevait.

- Tu peux la ranger dans ta besace ? Lui dit-il en lui tendant la tiare. J'ai laissé mon ballot à Shin et Grunlek.

Bob surprit que son ami la lui confie, la rangea soigneusement à coté de ses grimoires. A ce moment là une voix les fit se retourner.

- Bon les cocos, voilà ce que vous allez faire. Vous nous donnez ce que vous venez de trouver ainsi que le sac. Sinon vous vous retrouverez les tripes à l'air.

L'homme qui avait émis ces charmantes menaces était petit mais excessivement musclé, donnant l'impression d'être aussi haut que large. Il était vêtu de pièces d'armure en cuire élimé et disparates. Deux compères l'accompagnaient, vêtus de la même façon. C'étaient visiblement des bandits. Ou des pillards. Probablement les deux. Et celui qui avait parlé se comportait clairement comme le chef, avançant à la tête du gang.

Les deux aventuriers se regardèrent guère étonnés. L'inquisiteur leva alors une main et tapota légèrement sa tempe de son index. Bob n'avais pas besoin de plus pour comprendre que Théo voulais communiquer silencieusement. Le mage ouvrit facilement une connexion mentale.

« - Je n'ai pas franchement envie de me battre à nouveau, on est sensé récupérer pour allez botter le cul de la guilde des intendants. T'as une idée ? demanda le paladin.

- Je peux essayer de les résonner, voir de leur faire un peu peur. Ça me coutera un peu d'énergie magique mais je l'aurai récupéré demain matin.

- Qu'est-ce que tu as en tête ?

-Une transformation partielle.

- Débrouille-toi pour être normal quand ils s'en iront, alors. »

Le mage coupa la communication et se tourna vers les bandits.

- Et pour quel raison, très cher, devrions-nous te céder nos biens ? Dit-il en avançant de deux pas.

- Et bien voit-tu mon mignon, dit le chef des pillard en roulant des mécaniques, mes compagnon et moi faisons notre pain des endroits comme celui-ci. Mais d'habitude aucun météore ne vient détruire notre butin. Alors on ne peut accepter que des amateurs dans votre genre nous volent le peu qui reste.

- Bon écoute l'ami, lui dit le mage avec tout son charisme, tu m'as l'air sympas, alors je vais éclairer ta lanterne. Ces météores, tu pense qu'ils sortent d'où ?

- Tu me prends pour qui ? Je sais ce que sont les diables et leurs rejetons. Il y en avait un dans les parages hier. Mais regarde autour de toi, petit mage, il n'y a plus trace du moindre monstre. Répliqua le chef avec assurance.

- Et c'est là que tu fais erreur ! Le responsable de cette dévastation est encore dans les environs. Et bien plus proche que tu ne le crois.

De la où il était, Théo ne voyait que le dos de son ami, mais les visages des pillards parlaient d'eux-mêmes. Il posa sa main sur le pommeau de son épée, en soupirant, se tenant prêt à agir. Heureusement, les pillards ne le virent pas se tendre, leur regard affolés braqué sur le demi-diable.

« Par pitié, Bob ne te foire pas pour une fois ! »

Bob, lui, continuait de persuader par la terreur. Sa voix devenant de plus en plus grave.

- Mais vous avez de la chance, je ne suis pas un diable de sang pur et je me sens de très bonne humeur aujourd'hui. Je vous laisse donc très exactement une minute pour disparaitre de ma vue.

Le chef essaya vainement de cacher sa peur, même si sa voix tremblait.

- D'accord, on se casse les gars !

Une fois les pillards au loin, le mage mis quelques secondes pour se retourner et Théo pu constater que le visage de son ami était tout à fait humain. Il relâcha son épée en tentant de cacher son soulagement. Bob, voyant le geste de son ami, s'offusqua.

- Tu ne me faisais donc pas confiance ?

- Désolé Bob, mais dis-moi à quand remonte la dernière fois que l'un de nos plan a parfaitement fonctionné ? Répliqua de manière acerbe l'inquisiteur.

- Ah ! C'était donc à me prêter main forte que tu te préparais, répondit le mage avec une nette ironie dans la voix, me voilà soulagé !

- Pourquoi me poser des questions auxquelles tu as déjà les réponses ? Bon et si on s'activait, je n'ai pas envie de pister les autres toute la journée.

Le mage acquiesça à contrecœur. Il invoqua Brasier en se promettant que Théo ne s'en sortirait pas si facilement.


Et voilà, j'espère que ce chapitre vous aura plu parce que j'ai galéré à l'écrire même si je suis assez contente du résultat.

Comme d'hab', n'hésiter pas à lâcher une petite review.

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