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Bonne et heureuse année à vos et vos proches.

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J'espère que vous continuerez à me suivre et souhaite lire vos coms, tout en souhaitant qu'ils soient plus nombreux. La satisfaction de se dire que l'on ne travaille pas pour rien est d'être en mesure de lire vos avis. Alors, n'hésitez pas à mettre quelques mots.

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Voici donc le chapitre suivant. Bonne lecture et… à vos coms.

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Chapitre 12 : Réflexion managériale

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Le directeur-adjoint Vance était un homme plus posé et plus réfléchi que Gibbs. Dès son arrivée, il avait pris le temps d'étudier le travail des équipes sous ses ordres directs et il s'en félicitait. Il avait ainsi noté que certains de ses subordonnés ne produisaient pas le travail qu'ils devaient. Il s'était surtout intéressé plus particulièrement à son équipe première qui gérait les enquêtes les plus complexes et les plus importantes.

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Il étudia ainsi l'interactivité entre les différents membres de l'équipe, le comportement aux cours des interrogatoires et des interviews lorsque c'était possible. Il prit note de certains faits qui le choquèrent, d'autres qui le surprirent. Il choisit ensuite de lire le dossier personnel des Agents afin de les connaître un peu mieux. Il prit le parti de les rencontrer au cours d'un bref entretien individuel qui lui permit de se faire une idée plus précise de chaque Agent, de sa position par rapport à ses collègues, de sa vision de l'agence, etc…

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Ces premiers contacts furent enrichissants et instructifs. Il étudia leur attitude, analysa ensuite leurs propos et fit quelques déductions surprenantes. Il n'était ni profileur, ni psychiatre mais il était un bon juge de caractère et ce fut sans mal qu'il parvint à cataloguer l'Agent McGee. L'Officier du Mossad lui donna plus de fil à retordre étant habituée, sinon programmée, à brider ses émotions et surveiller son comportement. Il réussit cependant à déchiffrer la jeune femme sans doute parce qu'il avait côtoyé certains de ses semblables.

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En définitive, ce fut le chef d'équipe qui fut un vrai défi. L'Agent DiNozzo n'agissait pas comme on pouvait s'y attendre de la part d'un meneur. Il était loin de correspondre à l'image que le directeur se faisait d'un leader. Il décida donc de prendre le temps d'observer l'homme afin de se faire une opinion basée sur des faits réels et non des stéréotypes pondus par des bureaucrates. Leur entretien l'avait laissé sur sa faim car l'Agent avait adroitement évité toutes les questions pièges et ses réponses étaient soigneusement pesées.

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Ce qui déroutait également était cette facilité qu'il avait de passer d'un comportement à l'autre en un éclair. En l'espace de quelques secondes, il savait devenir un personnage totalement différent sans que cette transition lui pose problème. Il réagissait d'instinct en fonction de son interlocuteur et s'adaptait en un rien de temps lorsqu'une situation donnée changeait subitement. Cette aptitude en faisait un Agent de tout premier ordre pour les missions sous couverture et le meilleur dans ce domaine au sein de l'agence.

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C'était cette capacité qui intéressait grandement certaines autres agences gouvernementales qui avaient tenté, à de multiples reprises, de s'adjoindre la collaboration de DiNozzo qui recevait régulièrement des propositions d'embauche des agences consœurs du NCIS. Et Vance se félicitait que, jusqu'à présent, le jeune homme leur soit resté fidèle. Et s'il voulait que cela reste ainsi, il devait remédier rapidement à la situation qui dégénérait de semaine en semaine.

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Tout le temps qu'il avait consacré à l'étude de ce groupe d'individus allait maintenant lui permettre de définir sa position par rapport au conflit qui opposait les Agents de son équipe première. Sa tâche ne serait pas aisée mais en définitive, il aurait le dernier mot et pour ce faire, il devait être en mesure d'avancer des arguments valables et non opposables par les protagonistes.

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Le directeur savait que les prochaines heures seraient épuisantes et pour se donner du courage, il se versa exceptionnellement un verre d'alcool qu'il prit le temps de déguster tout en décompressant. Il n'était pas fan de yoga mais avait besoin de temps en temps de quelques minutes pour recharger ses batteries, la pression constante du management d'une agence gouvernementale n'était pas de tout repos. Elle était équivalente à celle de toute autre agence même si le NCIS était moins connu. Il avait l'avantage ou l'inconvénient - selon le point de vue de l'interlocuteur - de posséder des bureaux et des bases dans le monde entier.

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Il termina son verre, le déposa sur le plateau prévu à cet effet, retourna à son bureau et médita quelques minutes. Enfin, il décida d'axer, pour l'instant, ses réflexions sur les deux Agents qui étaient l'objet de la présente convocation. L'enjeu concernait à la fois le futur de son équipe première et le destin de quatre Agents qui possédaient chacun des qualités qui intéressaient l'agence à des degrés divers.

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Le premier Agent, et le plus facile à cerner était sans conteste Timothy McGee. Deux années et demi d'ancienneté au sein de l'équipe de Gibbs, il était encore en probation. Sa formation était assurée, depuis le premier jour, par l'Agent DiNozzo non seulement en sa qualité de second de l'équipe mais aussi parce que Gibbs ne voulait pas s'impliquer dans cette tâche. Pourtant, l'Agent senior avait lui-même formé son second en son temps. Le choix de laisser DiNozzo former l'Agent McGee était donc curieux.

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McGee, en tant que second de l'équipe dirigée par DiNozzo, n'assumait pas le quart du travail qui incombait normalement à ce poste. Il ne remplissait pas tous les documents qui étaient le travail courant d'un adjoint de chef d'équipe, il ne supervisait pas les rapports de David et de Lee, il ne s'occupait pas des commandes de fournitures pour leur travail au quotidien ou pour l'usage du fourgon. En un mot, son travail ne différait pas de celui d'un Agent de troisième catégorie.

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Les rapports de l'informaticien que le directeur avait lus étaient devenus bien plus courts et brouillons que ceux du temps de Gibbs. Ceux de Ziva n'étaient pas meilleurs, elle ne faisait plus l'effort de corriger ses fautes. Tony les leur avait renvoyés à corriger mais n'avait pas été pris au sérieux, les deux jeunes gens n'avaient jamais pris la peine de les rectifier. L'italien était alors obligé de compenser leur manque de professionnalisme en rédigeant des rapports détaillés et bien plus complets.

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Vance avait noté que Tony passait souvent une bonne partie de la nuit au bureau, non seulement pour les rapports d'enquêtes mais aussi pour le travail administratif que Tony n'avait pas transmis à McGee. Et le directeur était déçu car il avait toujours soutenu que l'informatique était l'avenir de l'agence et que les Agents qui utilisaient les nouvelles technologies représentaient un bien inestimable pour le NCIS. Et ce fut là qu'il commit sa première erreur qu'il regrettait maintenant.

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McGee avait entendu la réflexion et s'était empressé de narguer DiNozzo à ce sujet. Mais si le jeune homme était effectivement efficace en informatique (et ce, grâce à ses études), il manquait par ailleurs des autres qualités nécessaires pour mener à bien leur mission : résoudre les enquêtes. Il n'avait pas l'instinct d'un bon policier, il comptait par trop sur l'informatique pour parvenir à trouver la solution. Mais si effectivement, l'informatique aidait, parfois et même souvent, c'était l'instinct infaillible du chasseur (ici, le policier) qui leur permettait de trouver le coupable.

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McGee ne parvenait pas à comprendre comment fonctionnait l'italien et c'était cette lacune qui le rendait nerveux et envieux de voir l'homme qu'il jalousait parvenir à solutionner leurs affaires sans recourir forcément à la technologie. Le flair et les bonnes vieilles méthodes d'investigation étaient quelque chose que McGee ne comptait pas parmi ses compétences et qu'il ne reconnaissait à DiNozzo.

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En ce qui concernait l'Officier du Mossad, Ziva David, son opinion était plus réfléchie encore. Elle était définitivement une adversaire à considérer avant de se la mettre à dos. Cependant, elle n'était qu'un Agent de liaison dont la position avait été accordée par la directrice Shepard, position qui pouvait être révoquée à tout moment du fait de son statut temporaire.

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La jeune femme était plus une machine à tuer qu'un Agent de terrain au sens où le NCIS l'entendait. Elle ne connaissait rien au métier d'investigateur, seules ses connaissances en matière de meurtre étaient ici un atout pour elle. Le fait qu'elle parle plusieurs langues (dont certaines n'étaient pas usitées couramment ici) et qu'elle soit capable de se battre et de se servir de plusieurs armes n'étaient définitivement pas des bonus, d'autres Agents étaient aussi capables qu'elle dans ces domaines.

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Elle avait par contre le gros désavantage de venir d'un pays étranger, les protocoles et les lois de ce pays lui étaient inconnus et elle passait souvent outre durant une enquête faussant par là même le bien-fondé d'une arrestation lorsqu'elle enfreignait une règle élémentaire qu'elle aurait dû connaitre et respecter telle que d'attendre un mandat pour pénétrer chez un suspect. De même, régulièrement, elle ignorait les règles de conduite en vigueur sur le sol américain et avait déjà provoqué plusieurs accrochages qui avaient engagé la responsabilité de l'agence.

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Ses méthodes d'interrogatoire étaient également un inconvénient dans la mesure où elle tentait de recourir souvent à des intimidations qui contenaient des menaces de torture à peine voilées. Non pas que ce soit répréhensible, Gibbs y avait recours lorsqu'il le jugeait nécessaire mais David avait osé s'en prendre physiquement à un suspect et si DiNozzo n'y avait pas mis bon ordre, la situation aurait pu dégénérer et se serait terminée de façon dramatique.

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Si l'officier avait appris à réprimer, ou du mois à cacher, ses émotions, il n'en était pas moins vrai qu'elle les ressentait comme tout humain le faisait. Cependant, l'israélienne laissait parfois la colère dominer son jugement surtout lorsque cette dernière concernait son supérieur direct, l'Agent DiNozzo. La jalousie était également un motif de frustration supplémentaire pour elle et l'avait plus d'une fois conduite à émettre des propos vindicatifs à l'égard de son nouveau chef ou à désobéir à des ordres directs.

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Enfin l'irrespect évident des deux agents était le point le plus important qui avait présidé à leur attitude ouvertement dédaigneuse envers l'italien. Chacun avait eu à cœur de lui faire remarquer qu'il n'était chef que parce que Gibbs l'avait laissé en charge de l'équipe par défaut, faute d'un autre candidat disponible et non parce qu'il avait été choisi par la hiérarchie. Sa promotion était, à leurs yeux, un manque de discernement évident de ses supérieurs.

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Chacun d'eux s'était jugeait plus compétent que DiNozzo pour occuper la position de second de Gibbs et donc par voie de conséquence, ne le croyait pas plus capable de devenir chef d'équipe. Ils avaient tous deux oublié que les deux postes répondaient à des spécificités qu'ils n'avaient pas pris la peine de consulter. Vance avait donc décidé de leur en apprendre un peu plus sur ce point précis lors de l'entretien qu'il aurait avec eux.

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Vance avait minutieusement étudié toutes les données en sa possession et était finalement parvenu à une conclusion inévitable : il devait sanctionner les actes répréhensibles de McGee et David afin de donner l'exemple et montrer sa fermeté en matière de comportement anormal. Les deux subordonnés devaient non seulement être réprimandés officiellement mais également comprendre toute la portée de leurs actes.

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Fidèle à sa parole, Vance convoqua l'Agent McGee et l'Officier David afin de tenter de parvenir à comprendre leurs attitudes envers leur supérieur direct, c'est-à-dire l'Agent DiNozzo lorsqu'il était chef d'équipe. Il choisit d'inclure également Gibbs en tant qu'observateur uniquement pour qu'il soit à même de connaître de première main les évènements qui s'étaient déroulés durant son 'absence'.

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Il avait cependant décidé de ne pas inviter Tony, il pensait que l'entrevue risquait de tourner à la confrontation s'il y assistait. Et franchement, il avait envie d'épargner cela à l'italien, les dernières semaines avaient été éprouvantes pour lui et le Dr Mallard avait attiré son attention sur l'état d'esprit fragile de l'Agent. Une bagarre dans le bureau directorial serait sans doute un poids de trop à gérer pour lui.

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Les deux jeunes gens furent sommés de se rendre dans le bureau du directeur par son assistante qui, sans pour autant le montrer, était totalement heureuse de leur délivrer la sommation. Ayant rédigé le mémo sur les activités des deux Agents durant les six derniers mois, elle savait que leur convocation n'était pas de celle qu'un employé souhaite recevoir. Elle était donc parfaitement au courant de la teneur de l'entretien qui allait se dérouler sous peu.

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Elle les accueillit donc avec un regard froid et sans sourire et pour elle qui était normalement avenante, le contraste était plutôt frappant. Pourtant, ni McGee, ni David n'y prêtèrent attention et se contentèrent de lui annoncer qu'ils étaient attendus. Comme si elle ne le savait pas ! Elle avisa son patron de leur arrivée et d'un geste de la main, leur fit signe de pénétrer dans le bureau directorial.

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Les deux agents firent leur entrée et furent invités à s'asseoir autour de la table de conférence. Gibbs et Vance avaient pris place à chaque bout de la table et le directeur leur assigna une place, l'un en face de l'autre. Durant quelques minutes, le silence régna, chacun tentant de paraître à l'aise mais sachant que leur présence n'était pas pour des réjouissances.

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L'air était chargé d'électricité et Vance avait un visage fermé tout comme Gibbs qui les regardait sans aménité, les lèvres serrées et les yeux froids. Les deux jeunes gens se tortillaient sur leur siège, mal à l'aise et ils échangeaient des regards étonnés. Que leur voulait donc le directeur ? Et pourquoi Gibbs ne disait rien ? Et pour quelle raison un magnétophone trônait-il sur la table ?

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Enfin, Vance prit la parole après avoir croisé le regard de son agent, un regard qui lui intimait de ne pas intervenir. Il mit en route le magnétophone avant de se lancer.

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« Sont présents pour cette entrevue, Directeur-Adjoint Léon Vance, Agent Senior Superviseur Jethro Gibbs, Agent Junior Timothy McGee et l'Officier de liaison du Mossad, Ziva David » débuta Vance de façon officielle. « La raison de cet entretien concerne les deux personnes dernièrement susnommées et est relative à leurs activités au sein de l'équipe première du NCIS sous les ordres de l'Agent Senior Anthony DiNozzo durant les six mois de sa gestion temporaire en qualité d'agent superviseur. Agent McGee, Officier David, cette discussion est enregistrée et les éléments débattus ce jour seront portés dans vos dossiers respectifs. Vous allez être informés, dans quelques minutes, des faits qui vous sont reprochés. Vous aurez un temps de parole chacun à votre tour qui vous permettra de présenter vos arguments. Vous n'interromprez pas l'énumération des faits et vous répondrez directement aux questions qui vous seront posées et uniquement à ce moment-là. Est-ce que vous avez compris ces instructions ? »

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McGee et David se jetèrent à nouveau un regard qui, cette fois, n'était pas aussi serein que les précédents. Ils comprenaient désormais que la convocation avait un but officiel et certainement disciplinaire. Ils réalisaient que leurs attitudes et leur travail allaient être disséqués et commentés et ce, devant leur patron, l'Agent Gibbs. Ziva se mordit la lèvre avant de parler.

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« Oui, Directeur, j'ai bien compris » affirma-t-elle d'un air hautain. « Je souhaite cependant émettre une protestation officielle, je n'ai rien à me reprocher et je ne comprends pas la raison de cette convocation. »

« Dûment noté, Officier David mais vous allez être notifiée dans quelques minutes des faits qui vous sont reprochés. Agent McGee, quand est-il pour vous ? » demanda Vance.

« J'ai également compris, Directeur » répondit le jeune homme visiblement effondré si les quelques gouttes de transpiration qui glissaient sur son visage étaient un signe évident.

« Bien. Comme je l'ai annoncé plus tôt, nous allons revenir sur votre travail des six derniers mois sous les ordres de l'Agent DiNozzo. Pouvez-vous exposer les raisons qui vous ont conduites à vous comporter de manière aussi irrespectueuse envers l'Agent DiNozzo qui, je le précise, était en tant que chef d'équipe votre supérieur hiérarchique durant l'intérim mais également lorsqu'il occupait le poste de second de l'Agent Gibbs ? » demanda Vance.

« DiNozzo n'est qu'un Agent de second ordre, il est anormal qu'un employé comme lui occupe une fonction que d'autres pourraient remplir bien mieux que lui » commença bravement McGee. « Ce n'est qu'un flic qui joue à l'Agent fédéral, il n'est détenteur que d'un diplôme en Education Physique et rien d'autre, il n'a aucune compétence particulière qui justifie d'avoir ce poste. Il sait à peine se servir d'un ordinateur et à l'heure où les nouvelles technologies sont indispensables, c'est un anachronisme. Un dinosaure qui refuse de comprendre que l'informatique est l'outil indispensable, voire incontournable pour résoudre nos enquêtes. »

« Clarifions ce point en particulier, Agent McGee » le coupa le directeur. « Vous affirmez que sans l'aide de l'informatique, aucune enquête ne pourrait être résolue ? C'est bien ce que vous prétendez ? »

« En effet, nous trouvons bien plus d'indices grâce à l'informatique qu'à toute autre chose » appuya l'Agent. « Nous avons accès à des bases de données qui nous permettent de connaitre en un temps record des informations qu'on mettrait sans doute des jours à obtenir ou à retrouver dans des dossiers papier. »

« Bien, si c'est votre opinion, pouvez-vous m'expliquer comment il se fait que vous ne résolviez pas plus d'affaires grâce à vos découvertes personnelles ? » souligna simplement Vance.

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Il vit McGee devenir rouge tomate et attendit en vain une réponse ou une excuse.

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« Je vois que vous restez sans voix, sans doute par manque d'arguments » ironisa le directeur-adjoint. « Autre chose à ajouter à la liste de vos griefs ? »

« Oui, ses blagues stupides deviennent insupportables, elles démontrent que DiNozzo est juste un gamin dans un corps d'homme, il ne sait pas être sérieux. Il passe son temps à jouer à des jeux sur Internet qu'à véritablement bosser. »

« Je croyais que vous déploriez qu'il ne sache pas se servir de l'ordinateur » déclara Vance légèrement confus. « Lui avez-vous montré comment accéder à ces sites, Agent McGee ? »

« Non, jamais je n'utiliserai les ressources de l'agence à des fins personnelles de cette façon, Monsieur » affirma l'Agent junior d'un ton outragé.

« Pour lever cette objection, je tiens à vous préciser que l'historique de vos navigateurs sont régulièrement analysés et aucune irrégularité de ce style n'a été porté à ma connaissance en ce qui concerne celui de l'Agent DiNozzo » précisa le directeur avec un regard noir à l'adresse de McGee qui pâlit. « Rien d'autre ? »

« Je laisse à ma collègue la possibilité de compléter cette liste, Monsieur » dit-il simplement en se tournant vers Ziva.

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Vance regarda attentivement McGee avant d'échanger un bref coup d'œil avec Gibbs. Le chef d'équipe le lui rendit et secoua très légèrement la tête indiquant qu'il n'avait rien à dire ou à objecter pour le moment.

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« Très bien, à votre tour, Officier David » l'invita le directeur.

« Directeur, j'ai honte de travailler avec DiNozzo » débuta-t-elle tout de suite. « Il n'a aucune qualité que doit posséder un agent digne de ce nom, il ne sait pas se comporter en agent responsable, il est immature, ne sait pas se battre au corps à corps ou à l'arme blanche, ne sait manier que son révolver et rien d'autre. »

« Et selon vous, c'est indispensable pour être un Agent fédéral ? » demanda Vance plutôt étonné.

« Au Mossad, nous apprenons tout ça et bien plus » s'offusqua-t-elle.

« Mais vous n'êtes pas au Mossad et les principes qui régissent votre organisation ne peuvent s'appliquer ici en raison des lois américaines » lui rappela le directeur.

« Vous devez être en mesure de vous défendre sans compter sur les autres ou de défendre vos partenaires en cas de besoin » objecta-t-elle avec véhémence. « Il serait incapable de sauver la vie de ses partenaires s'il le devait. »

« Selon les commentaires entendus il y a peu, l'Agent DiNozzo vous aurait mise au tapis à plusieurs reprises lors d'un récent entrainement, il me semble » nota Vance avec satisfaction. « Est-ce à dire que vous ignorez l'éléphant dans le magasin de porcelaine ? »

« Quel éléphant ? Et pourquoi dans un magasin de porcelaine ? » grogna David sans comprendre l'image.

« Il veut dire que vous niez l'évidence, Ziva » intervint Gibbs.

« Ce n'est pas parce que j'ai été surprise au cours de cette séance que DiNozzo pourra le refaire » clama-t-elle.

« C'est tout » demanda Vance écœuré par ses propos.

« Non, DiNozzo n'est qu'un bouffon, un blagueur qui ne sait que se moquer de ses collègues, il passe la majeure partie de son temps à reluquer les filles, à flirter avec les témoins, il n'a aucune technique d'interrogatoire digne de ce nom. En fait, je me demande vraiment ce qu'il fait dans l'équipe de Gibbs. Et ses ridicules feux de camp qui ne servent à rien, on peut tout aussi bien discuter d'une enquête sans avoir besoin de se ridiculiser de cette façon. Nous étions la risée de tout l'étage. Et je ne suis pas d'accord avec les ordres qu'il me donne parfois, ils ne correspondent pas à mon statut. »

« Quels ordres ? » demanda Vance sans relever le dernier point.

« Il m'envoie farfouiller dans les poubelles comme si j'étais une… femme de ménage. »

« Dois-je vous rappeler, Officier David, que vous êtes le dernier membre à avoir rejoint l'équipe et que ce type de tâches est en général dévolu au 'bleu' » affirma Léon en souriant. « C'est ce qui se pratique dans toutes les équipes et l'Agent DiNozzo est parfaitement dans son droit de vous les allouer. »

« Je trouve scandaleux de diminuer ainsi mes talents » s'indigna-t-elle avec véhémence.

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Comprenant que l'entretien risquait de dégénérer s'il continuait à lui poser des questions, Vance décida d'y mettre un terme sans délai.

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« Terminé ? » redemanda simplement le directeur.

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David opina de la tête pour indiquer qu'elle en avait terminé.

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« Vous devez répondre verbalement, Officier David » la rappela à l'ordre Vance.

« Oui, j'ai terminé, Directeur » affirma-t-elle d'un ton ferme.

« Bien, j'ai pris note de vos remarques et elles seront consignées dans le rapport final rédigé à la fin de cet entretien » indiqua le directeur. « J'ai écouté ce que vous avez dit et je suis franchement surpris par vos propos. A aucun moment, vous n'avez parlé de votre propre attitude envers votre supérieur, uniquement de ce que vous lui reprochiez. Seriez-vous donc irréprochable vous-même ? Il me semble pourtant que vous n'êtes en aucune manière parfait, ni l'un, ni l'autre. Désirez-vous éclairer ma lanterne à ce sujet ? »

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Vance esquissa un rapide sourire en voyant le regard perplexe de l'officier du Mossad au choix de l'expression qu'il avait utilisé il ne prit pourtant pas la peine de la lui expliquer. Il choisit au contraire de poursuivre puisque aucun d'eux ne tenta de se justifier.

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« J'ai noté que vos horaires de travail étaient plutôt très élastiques si vous n'aviez pas d'enquête en cours, vous arriviez bien après votre chef, vous partiez bien avant l'heure. La pause déjeuner était également extrêmement longue et les pauses café nombreuses. Parlons maintenant de vos rapports d'enquêtes qui sont soudain devenus très succincts. Agent McGee, pour un écrivain comme vous, c'est plutôt surprenant mais vous avez abandonné tout le jargon informatique, ce qui est une nette amélioration. Par contre, vous résumez un peu trop. Quant aux vôtres, Officier David, ils sont anormalement incompréhensibles. Vos erreurs de grammaire et vos tournures de phrases erronées sont… trop nombreuses. J'ai été étonné de constater la différence incroyable entre ceux qui ont précédé puis immédiatement suivi le départ de l'Agent Gibbs et ceux qui sont arrivés sur mon bureau un mois plus tard. Que pouvez-vous me dire à ce sujet ? »

« Nous n'avons en rien modifié notre manière de les rédiger durant cette période. Nous avons simplement jugé qu'il était inutile de perdre du temps à tout détailler sachant que DiNozzo vous soumettrait un rapport circonstancié » avoua finalement McGee.

« Donc, si je comprends correctement, vos rapports du premier mois n'ont pas été rédigés par vous deux ? » supposa Vance. « La raison pour laquelle ils sont si différents est que c'est votre supérieur qui se chargeait de les corriger et de les élaborer. Il passait ses soirées, et parfois une partie de ses nuits, à faire le travail pour lequel vous étiez payés mais que vous ne faisiez visiblement pas. »

« C'est faux, il n'a jamais… » s'indigna David d'un ton coléreux.

« Ça suffit, Officier » la coupa abruptement Vance. « Je peux vous montrer les vidéos de surveillance de l'étage qui corroborent les faits tels quels, j'ai moi-même vu votre supérieur modifié et corrigé vos rapports. Il ne s'est pas aperçu que je l'avais surpris. Cependant, il a fini par se rendre compte que cela ne servait à rien puisqu'il a cessé son manège deux semaines plus tard. Seuls ses rapports me permettaient de savoir ce qui s'était réellement passé, du moins de son point de vue. Ce que vous ne comprenez pas, c'est que si chacun de vous doit rédiger un rapport, c'est parce que parfois vous êtes amenés à vous partager les tâches et à être séparés. Ce qui se passe alors est inconnu de vos collègues mais doit figurer dans votre rapport. La totalité de toutes les informations collectées ainsi nous donnent une vision d'ensemble de l'enquête, ses points forts et ses points faibles. Tout cela est nécessaire pour appréhender le déroulement d'une enquête et est indispensable dans le cas d'une affaire qui ne peut être classée. Ce sont des procédures que vous apprenez durant votre formation, elles ont été établies dans un but bien précis. Vous avez ignoré les instructions en la matière. »

« J'ignorais… » débuta McGee avant de se reprendre. « Non, j'avoue l'avoir oublié et j'en suis désolé. Ça ne se reproduira plus. »

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Vance et Gibbs scrutèrent alors Ziva pour voir sa réaction. Elle haussa les épaules avant de tenter de se justifier.

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« Je n'ai pas suivi de formation spécifique à ce sujet » indiqua-t-elle simplement.

« Dans ce cas, vous suivrez la classe de base sur les procédures et consignes obligatoires avant de retourner sur le terrain » précisa Vance. « De même que celles concernant vos devoirs envers vos partenaires et la manière adéquate d'assurer leurs arrières, celles qui concernent la chaine de commandement et celles sur le respect dû à votre ou vos supérieurs hiérarchiques. »

« Pour quelles raisons devrions-nous les suivre ? » s'exclama McGee totalement indigné par cette décision.

« Parce qu'il semble que vous avez, l'un et l'autre, besoin de vous rafraichir la mémoire sur ces sujets en particulier et parce que c'est un ordre, Agent McGee. Suis-je assez clair ? »

« Oui, Monsieur » murmura le jeune homme sans oser protester plus.

« Passons au sujet suivant. Vous avez inondé mon bureau de plaintes diverses sur des motifs fallacieux à l'encontre de votre chef d'équipe. J'ai noté que vous avez procédé à cet exercice chacun à tour de rôle en première position suivi de votre partenaire dans l'heure qui suivait. Sachez que ces récriminations seront sans suite, je ne les retiendrais pas contre l'Agent DiNozzo qui ne mérite aucunement ces griefs. Dans le même ordre d'idée, j'ai conseillé à votre supérieur de rédiger ses réprimandes vous concernant à plusieurs reprises sans succès. Il a choisi d'ignorer mes conseils et de ne laisser aucune trace de ces incidents dans vos dossiers. Par contre, d'autres agents n'ont pas eu la même magnanimité et leurs témoignages seront versés dans vos dossiers personnels et feront donc l'objet de réprimandes dûment notifiées » leur apprit le directeur avec satisfaction.

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Durant son explication, McGee et David échangèrent un regard où perça d'abord l'incrédulité puis la satisfaction et enfin la colère à la fin de la tirade. A aucun moment, ils ne firent preuve de honte ou de remords. Leurs actions leur paraissaient légitimes et justifiées et ils rejetaient les difficultés relationnelles sur DiNozzo, la faute lui incombant totalement.

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C'est ce que le directeur déduisit de leurs attitudes, l'air de défi qui marqua parfois leur visage attestait qu'ils ne se sentaient aucunement responsables des problèmes engendrés par leurs comportements respectifs. Il était outré de se rendre compte qu'aucun ne voulait reconnaître sa propre responsabilité mais n'avait aucun remords de charger leur supérieur.

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Avant de mettre un terme à l'entretien qui ne verrait pas la conclusion qu'il avait escompté, il décida d'enfoncer un peu les clous et de leur apprendre quelques vérités qui leur cloueraient le bec.

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« Avant de conclure cet entretien, laissez-moi vous rappeler quelques informations que tout agent qui pense pouvoir postuler pour devenir adjoint d'un chef d'équipe se doit de connaître. Les qualifications requises pour occuper les responsabilités de second d'un Agent superviseur tel que l'Agent Gibbs sont d'avoir plusieurs années d'expérience en tant qu'agent de terrain, le minimum est de six ans mais la durée peut être réduite si l'agent postulant possède des diplômes tels qu'une maîtrise ou un doctorat et une expérience professionnelle quelconque ayant un rapport avec les forces de police par exemple. J'imagine que vous n'avez pas considérer poser votre candidature sans consulter ces qualifications ? »

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Vance attendit que l'un ou l'autre lui donne une réponse mais devant leur mutisme, il décida de poursuivre en enfonçant encore plus le clou.

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« Afin de lever tout doute sur le choix du remplaçant de Gibbs en tant que chef d'équipe, voici ce qui fait que l'Agent DiNozzo a été promu à ce poste. Il répond à toutes les spécificités requises pour être chef, il est non seulement sorti Major de sa promotion à l'Académie de Police mais il est devenu détective un an après avoir pris ses fonctions de policier. Il est titulaire d'une Maîtrise et d'un doctorat en Criminologie ainsi que d'une maîtrise en profilage et ceci en plus d'une maîtrise en Education Physique. Il parle également plusieurs langues étrangères. Il a travaillé durant plus de six ans dans les forces de police, a démantelé une organisation mafieuse italienne en étant sous couverture durant plusieurs mois, ce qu'une enquête vous a appris l'année dernière si mes sources sont exactes. Il a également à son actif l'arrestation de deux tueurs en série. »

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Ici, Vance s'arrêta quelques instants pour scruter les têtes des deux accusés. L'impact de ces révélations était clairement inscrit sur leurs traits, ils avaient un air étonné et même stupéfait qui ne laissait aucun doute sur leur ignorance. Et la culpabilité qui s'étala sur le visage de l'informaticien prouvait que ces données avaient fait leur chemin dans son esprit et qu'il avait assimilé quelques vérités.

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David, malgré le dossier qu'elle avait, en son temps, réuni sur les divers membres de l'équipe de Gibbs ne faisait pas mention de ces éléments et elle était donc aussi surprise que son collègue. Comment le Mossad avait-il pu passer à côté de ça ? Avait-il choisi délibérément de ne pas mentionner le fait que l'homme était intelligent juste pour ne pas la déstabiliser ou minimiser l'importance de l'homme en question ?

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« C'est impossible, il ne peut avoir autant de diplômes » finit par déclarer Ziva avec incrédulité. « Si c'était vrai, il n'aurait pas laissé Tim le narguer à ce sujet. »

« Tout à fait exact, Ziva » renchérit l'informaticien. « Lui qui ne cesse de vouloir prouver qu'il est mieux que tout le monde n'aurait jamais manqué de le signaler. »

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Gibbs sentit la moutarde lui monter au nez en entendant les remarques de ses agents et il décida que trop, c'était trop.

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« Comment deux agents qui se prétendent meilleurs que mon second peuvent-ils être tout à la fois aussi bornés, aussi prétentieux et aussi idiots ? Si DiNozzo n'a jamais étalé son éducation, c'était juste pour ne pas vous embarrasser et vous faire sentir inférieur lorsque vous êtes arrivé dans l'équipe, McGee. Quant à vous, David, il vous a laissé le bénéfice du doute dans la mesure du possible puisque vous avez clamé haut et fort posséder un dossier sur chacun de nous. Sûrement vous étiez au courant mais ne vouliez pas le reconnaitre, n'est-ce pas ? »

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Après le mise au point de Gibbs, Vance regarda les deux jeunes gens quelques minutes en silence. Il n'était pas étonné qu'aucun d'eux ne montre le moindre signe de remords. Il choisit en conséquence d'augmenter les sanctions qu'il avait tout d'abord prévu de leur infliger.

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« Pour terminer cet entretien, je constate qu'aucun de vous ne veut reconnaître les faits qui lui sont reprochés comme étant justifiés par votre attitude envers un supérieur. En conséquence, Agent McGee et Officier David, vous serez mis à pied pour une durée de quatre semaines effective à compter de demain matin. Elle sera suivie de mesures supplémentaires qui vous seront communiquées ultérieurement. Votre salaire ainsi que les avantages financiers tels que les primes seront retenus pour la même durée. Vos jours de congé seront recalculés au prorata sur l'année. Agent McGee, étant donné qu'il a été reconnu que vous n'avez pas assumé les fonctions qui vous incombaient en tant que second de l'Agent DiNozzo durant la période de son intérim, l'augmentation de salaire qui vous avait été octroyée devra être restituée dans son intégralité, elle sera retenue sur votre paie pour une durée de 6 mois à compter du premier du mois prochain. Vous serez rétrogradé également à l'échelon qui était le vôtre avant le départ de l'Agent Gibbs. Cette décision est sans appel » annonça Vance avec satisfaction.

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La tête que fit McGee à cette précision valait bien tous les tracas de cet entretien. Il ne lui laissa pas l'occasion de s'indigner, il conclut la discussion sans tarder.

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« Je vous ordonne de remettre votre badge, votre arme et votre pass professionnel à votre supérieur direct en poste, l'Agent Gibbs dès la fin de cette entrevue. Vous débarrasserez votre bureau et votre vestiaire de tout effet personnel avant de quitter les locaux. »

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Vance se tut et attendit que son verdict s'imprime clairement dans l'esprit de Tim et Ziva. Il savait que des protestations allaient inévitablement venir et il ne fut pas déçu.

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« Directeur, j'élève une protestation contre les sanctions prises à mon encontre pour les faits qui me sont reprochés » commença McGee. « L'Agent DiNozzo n'a pas assumé correctement le rôle de chef d'équipe qui lui a été dévolu, ce qui a entraîné des distorsions dans notre travail quotidien. Je souhaite que cette protestation soit portée officiellement dans mon dossier. »

« J'avoue que votre comportement m'étonne, Agent McGee et les témoignages de divers membres du personnel de l'agence attestent de votre attitude et celle de l'Officier David envers votre supérieur direct en poste au moment des faits reprochés. Il va s'en dire que les dépositions seront versées au dossier disciplinaire et qu'elles ne souffrent aucune contestation possible. »

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McGee se mordit la lèvre, il avait oublié que DiNozzo avait de bonnes relations avec pas mal d'Agents ainsi que d'autres employés du NCIS ; l'homme entretenait des relations amicales avec beaucoup de monde et sans le moindre effort. C'était un atout que ni Ziva, ni lui ne pouvait revendiquer mais qu'il pouvait invoquer.

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« Directeur-adjoint, l'Agent DiNozzo a dû s'attirer la sympathie d'un certain nombre d'employés de l'agence avec qui il entretient des rapports privilégiés. Je pense donc que certains témoignages sont de parti pris et qu'ils seront aisément contestables devant une commission disciplinaire » ajouta l'informaticien qui n'entendait pas se laisser accuser sans combattre.

« Sous-entendez-vous, Agent McGee, que les témoins se sont parjurés pour complaire à l'Agent DiNozzo ? » clarifia Vance pour l'enregistrement officiel. « Cette accusation a tout intérêt à être effectivement étayée et solidement prouvée. Je vous rappelle que, dans le cas contraire, une accusation pour diffamation pourrait venir s'ajouter aux charges retenues contre vous. J'ose espérer que vous serez suffisamment intelligent pour réfléchir à tête reposée et reconsidérer vos propos. Officier David, avez-vous quelque chose à ajouter ? » demanda-t-il en se tournant vers la jeune femme.

« Tout comme mon collègue, l'Agent McGee, je ne reconnais pas les faits qui me sont reprochés » déclara-t-elle d'emblée. « Je me suis contentée de suivre mes instincts et de faire de mon mieux pour résoudre les enquêtes qui nous étaient confiées. Je proteste également contre les sanctions que vous nous imposez et je désire qu'elle figure officiellement dans le rapport de cet entretien. »

« Si aucun de vous n'a rien d'autre à ajouter, je mets fin à cet entretien. Vous recevrez, à votre domicile personnel, une copie du rapport approuvé par le Secrétaire de la Marine et moi-même. Mademoiselle, Monsieur, disposez » déclara le Directeur avant d'interrompre l'enregistrement.

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Et sur ces derniers mots, Vance se leva et regagna son bureau. Il interpella l'ancien Marine avant qu'il ne quitte la pièce.

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« Agent Gibbs, veillez à ce que vos Agents respectent mes consignes à la lettre, je vous prie » annonça-t-il.

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A bientôt pour la suite…

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Chtimi