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Merci pour vos coms et à celles qui commentent régulièrement à chaque chapitre. J'apprécie vraiment.
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Odvie, pour répondre à tes questions : je te laisse imaginer ce que Tony a pu dire au suspect pour le forcer à coopérer quand on sait qu'il a « reluquer » notre italien comme s'il était une pièce de choix pour le dessert et en ce qui concerne Aaron, la question trouvera sa réponse dans un futur chapitre. Alors, patience…
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Chapitre 14 : Conséquence disciplinaire
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Avant leur départ pour le centre de formation, Vance décida de rappeler un détail qui lui paraissait très opportun de spécifier à ses deux employés. Il contacta donc chacun d'eux à tour de rôle pour les convoquer au bureau. A l'heure dite, les deux jeunes gens se présentèrent et furent étonnés de n'apercevoir ni Gibbs, ni DiNozzo.
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« Entrez, vous deux » ordonna Vance. « Asseyez-vous. »
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Il attendit que les deux jeunes gens soient assis pour compléter ses directives.
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« Vous allez prendre votre vol militaire depuis Quantico demain. Je tenais à vous communiquer mes dernières instructions de vive voix. Vous écoutez et vous n'êtes pas autorisés à discuter ces derniers ordres. »
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Il vit aussitôt la grimace que fit McGee à la mention de la base et il sourit intérieurement.
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« Vos formateurs ont pour instruction de faire un rapport quotidien sur votre comportement et vos progrès durant cette formation. Il déterminera si vous retrouverez votre poste à votre retour » annonça-t-il de suite. « Un autre point à respecter impérativement dans cette perspective, vous ne devez avoir aucun contact avec l'Agent DiNozzo, quel qu'il soit. Si j'apprends que vous lui avez adressé un email, un texto ou que vous l'avez appelé, vous serez immédiatement renvoyé. »
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McGee et David échangèrent un regard et Vance comprit qu'ils avaient dû prévoir d'employer l'un des moyens susnommés pour l'insulter, voire pire.
« Maintenant, vous pouvez disposer » déclara-t-il. « J'attends que vous repreniez vos esprits et un comportement plus digne d'agents fédéraux. »
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Sur ce, il les congédia d'un geste de la main. McGee et David se levèrent et sans avoir exprimer un seul mot, ils quittèrent la pièce. Léon secoua la tête espérant vivement que ces deux-là changent d'attitude pour le bien de l'équipe.
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Suivant les ordres reçus, McGee et David avaient rallié leur destination pour les prochaines semaines dès le dimanche. L'avion-cargo militaire les avait acheminés depuis Quantico jusqu'à l'ancienne base navale de Glynco en Géorgie où le camp d'entraînement du FLETC se situait. Leur entrainement avait lieu là-bas plutôt qu'à Cheltenham dans le Maryland.
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McGee avait en horreur ce genre de moyen de transport, le voyage était inconfortable au possible avec aucun siège pour s'asseoir. Il avait emprunté ce type d'avion à plusieurs reprises et avait toujours envié de voir Gibbs, et même DiNozzo, d'être capable de dormir durant le trajet. Le manque de commodités était également un inconvénient majeur pour lui dans la mesure où il ne pouvait se soulager proprement.
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Ziva ne semblait pas avoir de souci avec ce mode de déplacement. Elle s'était installée comme elle avait pu en cherchant à se caler de manière à n'être pas trop secouée. Elle s'était ensuite plongée dans un livre mais l'informaticien la soupçonnait de ne pas lire, elle tournait les pages avec irrégularité et son regard s'égarait souvent ailleurs. Elle cachait son inconfort mieux que lui mais elle le ressentait malgré tout.
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Ils furent pris en charge à leur descente de l'avion par un jeune caporal qui les invita à monter dans la jeep avant de prendre le chemin de la base. Ensuite, ils furent dirigés vers leur quartier pour la durée de leur séjour. En tant qu'enquêteurs, ils devaient en effet suivre différents cursus et non pas repasser simplement leurs qualifications en armes à feu et conduite. C'était la raison de leur présence ici plutôt qu'à Cheltenham.
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Dès le lendemain, ils s'acheminèrent ensemble vers leur lieu de stage. Pour le premier, c'était une réédition dans la mesure où il avait déjà suivi les stages dispensés pour devenir un agent. Pour la seconde, c'était une première et elle savait, sans l'ombre d'un doute, qu'elle allait perdre son temps ici, son entraînement au Mossad faisait d'elle une experte dans plusieurs disciplines.
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McGee choisit de ne pas la prévenir de ce qui les attendait. Il avait le sentiment que, quoi qu'il dise, elle le remettrait à sa place et le toiserait d'un regard hautain pour oser suggérer qu'elle devrait être plus humble si elle voulait être respectée. Aussi, il décida de la laisser découvrir par elle-même ce que les instructeurs voulaient leur enseigner et la manière dont ils le faisaient.
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Ils se présentèrent donc à leur instructeur général parmi tous les autres candidats. Leur venue avait dû être annoncée car plusieurs agents leur jetèrent des regards circonspects ou hostiles pour certains. L'appel fut rapide afin de vérifier la présence de tous les participants. Puis, le Sergent instructeur décida de donner le ton dès le premier jour.
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« Agent McGee, NCIS » lança soudain le Sergent Martinson. « Avancez d'un pas, je vous prie. »
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Le Sergent attendit que l'agent fédéral obtempère avant de poursuivre.
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« Vous avez été envoyé ici pour reprendre à la base l'entraînement dispensé à tout enquêteur, il me semble ? » questionna-t-il.
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McGee se contenta d'opiner de la tête. Son acquiescement ne fut pas du goût du Sergent qui le lui fit savoir.
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« McGee, je ne vous ai pas entendu me confirmer verbalement mon commentaire » aboya-t-il en se plantant devant l'agent.
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McGee déglutit avec difficulté, il pressentait que son séjour ne serait pas de tout repos et qu'il devait s'attendre à être rudoyé constamment, du moins, il espérait que ce ne serait que verbalement. Le regard menaçant du Sergent l'incita à répondre comme il lui était demandé.
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« C'est exact » dit-il simplement.
« C'est exact, Monsieur ! » insista Martinson.
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McGee le regarda, les sourcils froncés, ne comprenant pas ce qu'il voulait de plus. Martinson soupira et décida de le rappeler à l'ordre.
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« Vous vous adressez à moi en disant Monsieur ou Sergent » ordonna-t-il. « Je vous écoute donc, Agent McGee. »
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L'agent rougit en réalisant qu'il venait de faire son premier faux pas. Il savait pourtant que les instructeurs ici étaient pointilleux sur la manière de s'adresser à eux. Mais la majorité du personnel qui suivait l'entraînement avait un passé militaire et savait donc qu'il fallait respecter cette procédure.
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« C'est exact, Monsieur » reprit obligeamment McGee.
« Bien. Tâchez de ne plus l'oublier à l'avenir, tout manquement au respect d'une procédure sera noté dans votre rapport de stage qui est soumis à votre directeur. »
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Le Sergent s'avança ensuite vers David qu'il toisa de toute sa taille. Il dominait l'israélienne d'une bonne tête et en la voyant le défier du regard, il se souvint qu'elle n'était pas ici de son plein gré et qu'elle causerait plus de problèmes qu'autre chose. Il décida qu'il valait mieux mettre les choses au point dès le départ, qu'elle soit avertie et ne cherche pas à se défiler.
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« Miss David, vous êtes ici pour apprendre nos procédures et nos protocoles en vigueur au sein des Forces de l'Ordre américaines. Vous allez suivre une formation accélérée en quatre semaines. Je vous suggère de vous accrocher et de suivre scrupuleusement les instructions et les divers enseignements dispensés ici si vous désirez reprendre votre place au NCIS » déclara-t-il avec fermeté. « Nous ne sommes pas au Mossad et vous devrez oublier tout ce que vous avez appris par eux… ou du moins mettre cet enseignement de côté au profit du nôtre si vous souhaitez continuer à travailler dans une agence fédérale en tant qu'enquêtrice. Compris ? »
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Ziva releva le menton pour l'observer et hocha la tête pour donner son accord. Tout comme avec McGee, le Sergent la toisa dédaigneusement et attendit qu'elle lui donne une réponse orale.
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« Vous n'avez pas entendu ce que j'ai dit à votre collègue il y a un instant, Mademoiselle ? » s'enquit-il.
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La colère qui se refléta sur le visage de la femme remplit le Sergent de fierté. Tout officier du Mossad qu'elle soit, elle avait encore bien des choses à apprendre et notamment à contenir certaines émotions même si elle clamait haut et fort qu'elle était parfaitement capable de les contrôler. Ce qui, apparemment, était totalement faux. D'après son dossier, elle avait laissé éclater plus souvent sa colère et sa fureur qu'elle n'aurait sans doute voulu.
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« J'ai compris, Sergent » se décida-t-elle enfin à dire.
« Bien. N'espérez pas avoir un traitement de faveur. Ici, tous les participants sont traités de la même manière, il n'y a aucun passe-droit. Mettez-vous bien ça en tête, vous n'aurez aucun privilège particulier. »
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Puis il jeta un dernier regard à ces deux agents qu'il allait devoir surveiller de près et donner des instructions complémentaires aux professeurs et divers instructeurs qui superviseraient leurs stages.
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« Vous allez recevoir le planning de vos stages ainsi que les règles de vie qui régissent votre séjour ici » aboya encore le Sergent pour l'ensemble du nouveau groupe. « Respectez-les et votre temps ici sera facilité, ignorez-les et vous serez immédiatement reconduit à la porte… ce qui entrainera d'office votre exclusion et la résiliation de votre engagement envers votre employeur quel qu'il soit. »
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Il observa les candidats et nota avec satisfaction leur approbation tacite, aucune contestation ne s'éleva pour le contredire. Il fit un geste et l'un de ses collaborateurs passa dans les rangs pour remettre le planning promis aux candidats. Suivant leur postulat, chacun suivrait des stages différents.
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McGee et David étudièrent un instant leur document et elle nota immédiatement qu'elle ne suivrait que des cours théoriques. Aucune pratique dans les domaines qui étaient ses points forts ne lui était dispensée. Elle ne pourrait donc pas montrer ses compétences mais plutôt démontrer ses faiblesses. Elle soupira et suivit l'informaticien qui se dirigeait vers le bâtiment qui allait abriter leur premier cours.
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Elle enrageait intérieurement et se promit de faire payer DiNozzo pour ce qu'elle considérait comme une humiliation pure et simple. C'était de sa faute si elle se retrouvait ici à devoir suivre de stupides stages qui ne lui seraient d'aucune utilité. Elle avait un but précis en ayant accepté de suivre les instructions de son père et ce n'était certainement pas de perdre du temps de cette manière.
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Pourtant, elle était coincée ici pour le prochain mois sans moyen de contacter Gibbs ou Vance pour se plaindre. Elle allait devoir ronger son frein et subir un enseignement dont elle n'avait que faire. Elle n'était pas américaine et selon elle, n'était donc pas soumis aux mêmes lois. Elle n'envisageait même pas d'être en faute en ce qui concernait ses actions sur le terrain, elle agissait comme on le lui avait appris au Mossad au mépris de toute autre chose.
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Ce premier jour fut long, très long pour l'israélienne qui dut suivre les cours dispensés par des instructeurs imbus d'eux-mêmes, présomptueux et énervants. Elle avait été prié de prendre des notes, ce qu'elle fit en hébreu afin de les déstabiliser. Le premier cours l'intéressa moyennement parce qu'elle ne se pliait pas aux lois et n'envisageait pas de le faire de sitôt.
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Au fil des heures, son ennui augmenta et elle attendit avec impatience la fin de la journée. Elle nota avec dégoût que McGee suivait les cours avec attention, qu'il prenait régulièrement des notes et s'il ne participait pas aux jeux des questions-réponses, il ne les ignorait pas non plus. Lorsque le dernier cours arriva à son terme, elle ne perdit pas de temps à sortir de la salle et à gagner l'air frais. Elle respira à pleins poumons avant de se tourner vers McGee qui la rejoignait.
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« Eh, McGee, que dirais-tu de faire un jogging ? » proposa-t-elle. « Rester assise toute une journée sans bouger ne me convient pas. »
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Son collègue la regarda tout en s'interrogeant sur son véritable motif. Elle savait parfaitement qu'il détestait l'exercice physique et tout particulièrement la course à pied. Pour quelle raison lui demandait-elle donc de l'accompagner ?
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« Je préfère regagner ma chambre, Ziva, j'ai mes notes à mettre en ordre » lui répondit-il.
« Tu peux faire ça à un autre moment, ce n'est pas comme si c'est pressé » lui rétorqua-t-elle.
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Il la regarda et comprit qu'elle suivait le stage parce qu'elle ne voulait pas perdre son poste au sein de l'agence mais certainement pas pour autre chose. Elle n'envisageait pas de changer d'attitude ou de se conformer à leurs règles. Pour sa part, il avait décidé de se reprendre en mains dans l'espoir de pouvoir devenir bientôt le second de Gibbs. Il espérait que l'attitude de Gibbs aurait vite raison de DiNozzo et que ce dernier demanderait un transfert.
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Il voulait être prêt pour ce moment où il pourrait revendiquer le poste. Pour ce faire, il devait mettre à jour ses connaissances sur les divers points soulevés par Vance et il devait le faire très vite. Refaire le stage était la meilleure façon de réaliser ce point et il allait s'y atteler envers et contre tout. Ziva pouvait bien faire ce qui lui plaisait, il n'allait pas la laisser le détourner de son but.
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« Alors, tu viens avec moi ? » gronda Ziva devenue impatiente.
« Je te l'ai dit, j'ai du travail » répliqua-t-il avec un brin de colère qu'elle détecta parfaitement.
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Elle leva les sourcils avant de hausser les épaules et de le planter sur place. Elle partit au trot vers sa chambre pour se changer et aller faire un parcours seule puisque, apparemment, son collègue choisissait de la laisser tomber. Elle allait devoir lui rappeler certains principes comme celui de ne pas laisser son partenaire sans renfort quelle que soit l'occasion.
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Elle ricana méchamment, elle devrait sans doute infliger une leçon cuisante à McGee pour l'obliger à reconsidérer sa position. Il était si fasciné par elle depuis leur première rencontre, le bon petit agent qui cherchait sa place et ne savait comment se comporter avec deux mâles aussi dominateurs que Gibbs et DiNozzo.
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Elle représentait un nouveau souffle dans l'équipe, quelque chose qui pouvait rivaliser avec les deux autres et contrebalancer leur dominance. Certes, elle savait qu'elle valait mieux que l'italien et qu'elle pourrait le battre sans aucune difficulté. Il avait fallu très peu de temps pour convaincre l'informaticien qu'il pouvait s'allier à elle pour s'opposer efficacement à DiNozzo.
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Elle saurait l'influencer facilement et l'amener à nouveau à l'épauler pour mettre à terre le seul homme qui n'avait pas plié devant son charme. Il était méfiant envers elle et avait toujours évité de flirter outrageusement avec elle. Ses tentatives pour le séduire, notamment en le suivant dans les toilettes masculines, n'avaient pas été couronnées du succès rapide qu'elle pensait obtenir.
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Avant sa rencontre avec l'équipe de Gibbs, aucun homme sain d'esprit n'avait résisté très longtemps à sa beauté et elle avait usé de ses charmes plus d'une fois pour soutirer des informations vitales pour ses missions. Utiliser le sexe pour amadouer suffisamment ses possibles informateurs ne lui avait jamais posé problème auparavant… jusqu'à ce qu'elle soit en présence de l'italien.
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Pour quelle raison était-elle sensible à cet idiot, beau parleur mais trop bavard, coureur de jupons et flirteur à tout va, elle l'ignorait et c'était ce qui l'enrageait. Il n'était pas son type d'homme, elle était plus souvent attirée par des hommes comme Gibbs qui représentaient l'autorité avec une dose de douceur sous-jacente.
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Elle allait devoir se reprendre en mains et chasser les idées stupides qui avaient traversé son esprit en ce qui concernait l'italien et le plus rapidement possible si elle voulait rester dans l'équipe et surtout demeurer sur le sol américain.
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McGee laissa Ziva s'éloigner et frissonna. Il savait que tôt ou tard, il paierait pour cette stupide bravoure. Il devait être plus fatigué qu'il ne pensait pour avoir osé s'opposer à la jeune femme. Elle pouvait lui faire payer cet instant de mille façons toutes aussi douloureuses les unes que les autres.
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Il soupira tout en regagnant sa chambre. Il maudissait maintenant le jour où l'israélienne avait rejoint l'équipe. Depuis ce moment, tout avait radicalement changé pour eux tous mais sans doute plus pour lui. Il avait été fasciné par cette jeune femme qui se comportait en égal de Gibbs. Les rares récits de missions qu'elle avait révélés démontraient qu'elle valait bien des hommes.
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Son côté mystérieux avait attiré McGee comme le papillon était attiré par la flamme, sans qu'il ne puisse résister. Elle était tellement différente de Kate, plus dure, plus troublante, plus sexy. Elle incarnait au féminin ce qu'il aurait bien voulu être, quelqu'un de confident dans ses capacités. Il ne savait jamais comment se comporter avec Gibbs et ce manque de confiance en lui le rendait nerveux en présence de l'ancien Marine.
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De même, DiNozzo l'intimidait dans une certaine mesure. Sa capacité à échafauder des théories loufoques qui se révélaient en fait plausibles et souvent justes, son aptitude à dénicher des indices venus de nulle part le faisaient passer, lui, le diplômé, pour un amateur. L'esprit de déduction de l'italien était quelque chose qu'il ne parvenait pas à admirer chez l'homme.
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Il jalousait la facilité déconcertante qu'avait DiNozzo à lire l'humeur de Gibbs, à être capable de déterminer son état d'esprit rien qu'en lui jetant un regard. Mais le pire était cette façon qu'ils avaient tous deux de soutenir une conversation sans émettre la moindre parole. Il leur suffisait de se regarder et d'esquisser de petits gestes pour être en mesure de communiquer.
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C'était sans doute cette capacité unique et propre à l'italien qui rendait McGee envieux envers l'ancien détective. Tim savait qu'il était irrationnel de se focaliser sur ce détail mais il savait également que si lui-même parvenait à acquérir cette disposition, sa relation avec l'ancien Marine serait plus facile et moins stressante.
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Il s'était donc laissé influencer par Ziva et entrainé pour se liguer contre l'italien et la seconder dans sa campagne de dénigrement de DiNozzo qu'elle avait entreprise dès le lendemain du départ en retraite de Gibbs. L'un comme l'autre ne voyait pas la raison pour que DiNozzo soit devenu le chef d'équipe plutôt que l'un d'eux. Faire comprendre à cet idiot qu'il ne valait pas Gibbs était un baume au cœur et une revanche facile.
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Jamais il n'aurait imaginé que son attitude le mènerait ici après avoir été réprimandé. Il avait pensé, à tort apparemment, que Vance l'estimait bien plus que DiNozzo. Quelle surprise de constater que c'était l'inverse ! Si le directeur louait les agents qui s'impliquaient dans l'utilisation des nouvelles technologies, il ne mésestimait pas pour autant ceux qui utilisaient des méthodes plus traditionnelles pour traiter une enquête.
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Et que dire de l'inviter à sa table, lui, le flic de rues, le plaisantin, le coureur de jupons ! Tim pensait qu'un homme comme Vance, directeur d'une agence gouvernementale, aurait plus de bon sens et de discernement dans le choix de ses relations proches. Etre invité dans le cercle de famille de Vance serait plus approprié pour lui, Tim McGee, fils d'amiral que pour un fils et petit-fils d'émigré comme DiNozzo.
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Il parvint enfin à sa chambre et décida de stopper là ses réflexions. Il pénétra dans la pièce et s'attabla devant le bureau, il avait des notes à mettre en forme. Il n'avait pas menti à Ziva, il souhaitait travailler et repartir d'ici avec un rapport de formation impeccable. Il allait tout faire pour retrouver sa place dans l'équipe et surtout la conserver.
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Durant les jours suivants, les deux agents goutèrent à leur tour les désagréments qu'ils avaient fait subir à DiNozzo. Les remarques sarcastiques et ironiques de certains autres agents ne leur étaient pas épargnées. Ziva jouait l'indifférente et leur jetait des regards hautains et méprisants tandis que McGee essayait de faire de son mieux pour être ignoré et se désolidariser de l'israélienne.
Leur attitude envers un collègue était sans doute parvenue jusqu'au centre car, à chaque exercice pratique, l'un ou l'autre était désigné pour jouer le rôle d'un agent inexpérimenté. Le plus dur était que, chaque fois que c'était le cas, l'exercice correspondait à un cas où Ziva ou Tim avait été pris en faute. Ce qui leur portait à croire que quelqu'un avait dévoilé leurs infractions aux protocoles ou procédures.
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Suivait une discussion et une explication détaillée sur leurs erreurs et les conséquences qui en découlaient dans divers domaines et notamment les procès des accusés. Ziva s'ennuyait ferme parce qu'elle estimait qu'elle ne devait pas se trouver là et elle écoutait d'une oreille distraite. Son manque d'attention ne passa pas inaperçu et fut consigné dans son rapport de formation à diverses reprises.
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Pour sa part, McGee tenta de faire bonne figure en acceptant les critiques constructives mais sans réellement réaliser l'ampleur de ses fautes. Selon lui, les ordres de DiNozzo prêtaient à interprétation et il les avait donc discutés, réfutés ou contournés selon le cas pour qu'ils s'adaptent à sa vision des faits et parce qu'il estimait que son collègue ne pouvait donner des ordres valables.
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Lorsque les exercices sur le respect de la chaine de commandement furent à l'ordre du jour, les deux agents furent à nouveau mis sur la sellette et cette fois, les critiques furent plus véhémentes et personnelles. Ziva avait été réprimandée à plusieurs reprises pour ne pas suivre les ordres donnés et son attitude servit d'exemples pour des travaux pratiques où son comportement fut abondamment critiqué.
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Le Sergent Martinson rappela que l'israélienne était officier du Mossad et qu'en tant que tel, elle avait appris très jeune à suivre les ordres et respecter la chaine de commandement. Il était donc inadmissible qu'elle puisse aujourd'hui faire fi de cet apprentissage parce qu'elle détestait son supérieur hiérarchique direct, en l'occurrence, le bras droit du chef d'équipe.
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Il expliqua aux autres participants que sa seule ligne de défense était qu'elle jugeait être bien supérieure à celui qui occupait la position de par son entrainement et son expérience. Il souligna que, malgré l'absence totale de formation au métier d'enquêtrice, elle estimait être plus qualifiée pour remplir le poste actuellement occupé par un ancien policier devenu détective en six mois et dont l'expérience professionnelle dépassait les dix ans.
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Les regards malveillants qu'elle reçut de la part des autres stagiaires la mirent mal à l'aise, elle n'avait jamais été ainsi dans la ligne de mire d'une telle hostilité. Elle tenta de maintenir une attitude détachée mais malgré son désir, sa gêne fut perceptible par les autres agents en formation. Elle fut mortifiée de constater qu'elle ne parvenait pas à contrôler aussi bien ses émotions que lors de son arrivée dans ce pays.
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Son vernis d'indifférence s'écaillait à grande vitesse et elle détestait ça. De plus en plus souvent, la colère perçait malgré ses efforts tout comme d'autres sentiments qu'elle aurait souhaité cacher. La liberté qu'elle goutait pour la première fois depuis bien des années lui avait fait baisser sa garde et elle réalisait qu'elle était devenue sensible à l'opinion d'autrui, chose impensable il y avait encore plus d'un an, avant son arrivée sur le sol américain.
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McGee et elle étaient traités comme des parias qu'il valait mieux éviter. En dehors des cours, tous deux étaient rarement conviés à boire un verre avec les autres ou participer à une autre activité. Ils expérimentaient ce qu'ils avaient fait subir à DiNozzo durant l'absence de Gibbs et ils n'aimaient définitivement pas ça. Mais plutôt que de reconnaitre leurs erreurs, ils persistaient dans leur déni.
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Le reste de leur séjour se passa pratiquement sur le même schéma. David était ouvertement hostile aux remarques sur son comportement tandis que McGee tentait de paraître sujet au remords. Pourtant, les instructeurs n'étaient pas idiots et observaient les deux agents avec attention.
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Malgré leurs désirs de les enfoncer, ils ne pouvaient le faire, les deux agents suivaient le rythme de formation avec application sinon enthousiasme. Ils participaient, bon gré, mal gré aux divers exercices en tant que cobayes sans plus rechigner mais avec résignation. Un bon point pour eux.
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Lorsque la fin de leur formation sonna, ils avaient tous deux l'espoir de reprendre leur poste sans le moindre souci. Ils avaient terminé la session sans plus se rebeller constamment contre leurs instructeurs ou leurs attributions au cours des exercices. Ziva avait décidé de calquer son attitude sur celle de McGee, pour la première et la dernière fois.
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Réussir à canaliser son tempérament colérique lui avait demandé des efforts qui avaient fini par l'épuiser moralement et physiquement. Elle s'était grandement 'ramollie' depuis son arrivée sur le sol américain, elle parvenait difficilement à retrouver la discipline du Mossad rigoureuse du Mossad.
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Elle jubila lorsque le certificat de formation lui fut remis par un Sergent Martinson plus que réticent et dubitatif. Elle n'avait pas réussi à le convaincre mais elle n'en avait cure, sa formation était terminée et elle allait reprendre sa place près de Gibbs.
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Tout ce qu'elle espérait et priait, c'est que DiNozzo soit bientôt de l'histoire ancienne au sein de l'équipe de l'ex Marine. La bataille entre McGee et elle pour obtenir son poste serait du cake… non, l'expression était du… gâteau. L'informaticien ne pouvait rivaliser avec elle et ses compétences. Sans compter le secret qu'elle partageait avec Gibbs.
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Ses bagages terminés, elle quitta la chambre avec joie et gagna le parking où une voiture devait la conduire à l'aéroport avec McGee.
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McGee fut également ravi de terminer la formation sans trop de casse sinon une fierté malmenée. Il attendait avec impatience de reprendre le travail auprès de Gibbs et de pouvoir continuer jusqu'à postuler pour la place de second. DiNozzo ne saurait tarder à dégager si l'attitude de Gibbs ne s'améliorait pas, il en était certain. Il serait alors en bonne position pour monter en grade.
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Finalement, cette formation lui serait bénéfique. Elle améliorerait ses performances et ses résultats. Par voie de conséquence, sa relation avec l'ancien Marine serait meilleure et lui permettrait de prendre la pole position pour la place de second de l'équipe. C'était un mal pour un bien d'avoir été dans l'obligation de refaire cette formation.
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Ragaillardi par ses pensées, il fit ses bagages tout en sifflotant. Sa bonne humeur ne faillit pas même à la pensée de devoir faire le trajet de retour avec Ziva. Il quitta sans regret la pièce et se dirigea vers le parking. Il rejoignit l'israélienne qui l'attendait pour gagner l'aéroport.
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En montant dans l'avion militaire, tous deux n'avaient qu'une pensée : leur punition était enfin terminée !
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C'est du moins ce qu'ils pensaient.
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A peine débarqués de l'appareil, ils furent pris en charge par un Marine qui les emmena directement au NCIS où ils furent conduits, sous bonne escorte, dans le bureau de Vance. Ce dernier souhaitait leur faire part de leur prochaine punition et il savait qu'il valait mieux le faire dès à présent.
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Il enjoignit les deux employés à prendre un siège d'un geste de la main. Il ne prit aucun gant pour l'entretien qu'il s'apprêtait à engager.
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« Vos rapports de formation indiquent que vous avez suivi les différentes sessions sans vraiment être impliqués à fond » débuta-t-il. « A vrai dire, je ne suis pas surpris de savoir que vous avez adhéré au fait de suivre ces formations parce que cela vous garantissait de conserver votre poste. Tout comme je savais que vous risquiez de ne pas vouloir modifier votre attitude. Aussi, j'ai décidé de compléter votre éducation par des mesures supplémentaires. »
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Il vit les deux jeunes gens se raidir et la colère poindre sur le visage de l'israélienne. Il sourit intérieurement sachant que ces paroles allaient les faire réagir.
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« Agent McGee, puisque vous estimez que DiNozzo n'est qu'un simple flic qui ne peut être assez compétent pour occuper son poste, le SecNav et moi avons décidé de tenter de vous ouvrir les yeux dans la mesure où nombre d'autres agents sont issus du corps des policiers. A compter du mois prochain, vous serez assigné à une patrouille de rue du Département de Police de Washington et ce pour les jours où votre équipe sera en repos et ce pour une période de six mois. Il va sans dire que vous serez juste un observateur et vous ne serez pas armé, vous ne devrez en aucun cas intervenir durant ces rondes sauf pour sauver une vie si nécessaire. »
« Quoi ! » s'exclama McGee. « Ce n'est pas sérieux ! J'ai d'autres choses à faire durant mon temps libre que de me coltiner…. »
« Suffit, Agent McGee » tonna Vance. « Vous tenez à conserver votre place parmi le personnel de l'agence, aussi, je vous conseille fortement de faire ce que je vous ordonne. Dans le cas contraire, il ne vous reste qu'une seule solution que nous ne serons que trop heureux d'accepter sans la moindre difficulté et sans la moindre discussion.»
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McGee déglutit difficilement à l'annonce de l'alternative sous-entendue, il n'avait aucune envie de quitter l'agence et encore moins l'équipe de Gibbs. Il allait lui falloir en passer par les exigences du directeur et du SecNav et il enrageait.
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« Parfaitement clair, Monsieur » finit-il par répondre d'une voix soumise.
« Bien » approuva le directeur. « Passons à vous, Miss David. Durant le trimestre prochain, vous serez adjointe à une équipe du service de nettoyage des bureaux durant 3 soirs par semaine selon l'emploi tu temps de votre équipe. »
« C'est parfaitement inadmissible, Directeur » cracha-t-elle. « Vous ne pouvez pas gaspiller ainsi mes talents… »
« Dois-je appeler le SecNav et lui expliquer que vous vous considérez tellement supérieure à tous ici que vous jugez inapproprié la punition qu'il vous impose ? » demanda ironiquement Vance.
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Ziva prit quelques profondes respirations, elle était sidérée que le SecNav et Vance en viennent à lui ordonner de se salir les mains de cette manière indigne de ses capacités. Mais il semblait que tout comme McGee, elle n'avait pas tellement le choix si elle souhaitait rester ici.
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« Ce ne sera pas nécessaire, Monsieur » marmonna-t-elle.
« Parfait. Et pour terminer avec ça, vous serez également assignée comme surveillante pour le prochain camp de vacances d'été des enfants du personnel. Ce qui implique que vos congés seront en partie consacrés à cette activité. Vous devrez par ailleurs éviter de vous y présenter avec vos armes, il est inutile de tenter le diable avec ces gamins. »
« Sans armes ! » s'alarma-t-elle aussitôt. « C'est prendre un risque. »
« En aucun cas, le camp est sous la surveillance de plusieurs Marines qui, eux, seront armés et interviendront en cas de problème. Ce qui hautement improbable, depuis son ouverture, le camp n'a jamais été attaqué. »
Il vit ses deux subordonnés échanger un regard avant de se tourner vers lui. Il attendait qu'une autre contestation lui soit opposée mais rien ne vint.
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« Chacun de vous a un choix à faire : respecter votre punition et vous y conformer ou la refuser et donc vous y soustraire. Dans le premier cas, vous suivez à la lettre et obéissez strictement aux consignes et aux instructions qui vous seront données, vous conservez votre poste. Dans le second cas, vous me remettez votre lettre de démission dans les plus brefs délais. Dans l'une ou l'autre hypothèse, rien ne sert de discuter, nous ne modifierons pas notre décision initiale. Vous avez le week-end pour prendre votre décision. Suis-je clair ? »
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Au lieu de répondre verbalement, tous deux choisirent d'opiner de la tête. Ils n'étaient pas certains que leur voix serait suffisamment audible pour exprimer leur accord.
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« Autre chose à bien comprendre et accepter » continua impitoyablement le directeur. « Votre attitude respective envers non seulement votre supérieur hiérarchique mais également envers divers membres du personnel est la résultante des mesures disciplinaires prises à votre encontre. Si jamais vous vous permettez de faire la moindre réflexion à ce sujet à l'Agent DiNozzo en particulier, vous serez immédiatement virés et ce, sans appel. J'espère sincèrement que vous ne nous obligerez pas à en arriver à cette extrémité et que vous modifierez votre comportement en conséquence. »
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Il laissa ses paroles faire leur chemin dans leur esprit avant d'enfoncer un peu plus le clou.
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« Que ceci soit bien clair une fois pour toutes » poursuivit-il. « Vous possédez chacun des qualités qui, jusqu'à présent, étaient un plus pour l'agence. Certes, vous ne pouvez être qualifiés d'agents indispensables dans la mesure où d'autres employés actuels ou futurs possèdent vos talents. Ce qui fait la force de l'équipe de Gibbs, ce sont vos compétences additionnées les unes aux autres, chaque membre possédant des atouts qui lui sont propres. C'est pour cette raison uniquement que vous obtenez le ratio le plus élevé d'enquêtes résolues et non pour ce que vous pensez apporter. »
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Là, il vit les deux membres de l'équipe de Gibbs se raidirent, prêts à protester contre les propos du directeur. Afin de marquer son point de vue, il décida de pousser le bouchon encore plus loin.
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« Cependant, DiNozzo est un cas à part et un agent d'une valeur bien supérieure à la vôtre. Ses inestimables talents de 'caméléon' dirais-je, faute de trouver un qualificatif plus approprié, font de lui le meilleur agent pour les missions sous couverture que le NCIS a parmi son personnel actuellement. Si talentueux d'ailleurs qu'il est courtisé par toutes les agences nationales ou par celles d'autres pays. Si d'aventure, il venait à quitter l'agence en raison de votre comportement envers lui, vous seriez aussitôt renvoyés. Nous ne pouvons absolument pas nous permettre de le perdre parce que deux employés bornés pensent qu'ils valent bien mieux que lui. »
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La surprise qui se peignit sur leurs visages réjouit intérieurement Vance. Qu'ils soient aussi étonnés le laissait perplexe parce qu'en tant qu'enquêteurs supposés être chevronnés, ils étaient définitivement aveugles.
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« De plus en plus d'enquêtes nous obligent à envoyer un agent sous couverture et vos contributions en la matière ont démontré que vous n'étiez pas suffisamment qualifiés pour ce genre de tâches. McGee, vous ne savez pas mentir sans vous trahir, ce qui est la base même de ce type de mission. Quant à vous, Miss David, vous n'êtes pas fichue de comprendre nos expressions idiomatiques, ce qui peut entrainer des incompréhensions fâcheuses et par conséquent, une issue tragique. »
« Nous pouvons toujours apprendre à améliorer ces points » contra David.
« Je doute que vous puissiez parvenir à progresser dans ces domaines » railla Vance. « Aucun être humain ne peut contrôler les réactions de son corps suffisamment pour l'empêcher de réagir à certaines situations s'il n'ait pas un bon acteur, ce que McGee ne sera jamais. »
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L'informaticien réagit en rougissant non seulement de confusion mais également de colère. Vance choisit de ne pas l'interpeler à ce sujet puisque David, qui lui lançait un regard au même moment, comprit son point de vue.
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« Pour vous, DiNozzo tente depuis votre arrivée de vous inculquer nos idiomes et vous ne les avez pas encore assimilez. Soit parce que c'est lui qui vous les enseigne, soit parce que vous n'en avez que faire. Votre piètre excuse de parler plusieurs langues et de mélanger les expressions ne tient pas la route, ou vous parlez parfaitement une langue, ou vous ne faites que vous débrouillez avec. Dans la mesure où vous souhaitez que l'on reconnaisse votre excellence en la matière, il serait raisonnable de penser que vous n'avez aucun mal à comprendre ces expressions. »
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Il observa la jeune femme qui était visiblement outrée par l'analyse de ses compétences mises ainsi à nue et surtout en doute. Mais il n'avait que faire de ménager sa susceptibilité. Il avait avant tout l'obligation de leur faire comprendre leurs erreurs et de tenter d'y remédier sans compromettre l'avenir de DiNozzo au sein de l'agence. Le SecNav avait été clair à ce sujet, le futur de l'agent au NCIS était tout tracé et rien ne devait le perturber. Il devait donc le protéger même s'il ignorait le rôle qui lui serait dévolu.
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