Note de la traductrice: voilà le deuxième chapitre.

Bêta lectrice: LibertyBell.047 [merci de ton aide !]

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G était en colère. Pourquoi ? Parce que cela faisait vingt minutes que lui et les autres gardiens attendaient leur boss entêté pour qu'ils puissent enfin passer à table.

Inutile de dire que le blond ne s'était toujours pas montré.

« Mais où est-il bordel ? » cria l'homme, frappant la table du poing.

« Yare, yare, » fit Asari d'une manière bon enfant tandis qu'il jouait avec Takeshi qui était assis sur ses genoux. « Calme toi G, tu risque d'effrayer Takeshi. Je suis sûr que Giotto va bientôt arriver. Il doit probablement faire quelque chose d'important. »

Avant qu'il n'ait fini de parler, Giotto se précipita dans la pièce, avec un regard d'excuse. « Désolé, je suis en retard. » dit-il, tombant lourdement sur sa chaise avec un soupire de fatigue. « Je discutais avec quelques servantes et majordomes à propos de quelques changements dans ma chambre. »

Tous fixèrent le blond comme s'il était devenu fou.

Une veine faisant son apparition sur sa tempe, G hurla, « TU NOUS AS FAIT ATTENDRE PENDANT VINGT BORDEL DE MINUTES JUSTE POUR SAVOIR COMMENT TU ALLAIS REARRANGER TA CHAMBRE ! »

Fronçant les sourcils, Asari couvrit les oreilles de son fils. « Ton langage, G. »

Au même moment, Giotto mis un doigt sur ses lèvres, faisant désespérément signe à G de se taire. « S'il te plait G, baisse d'un ton ou bien tu vas-»

« Ou je vais quoi ? » rétorqua G, baissant malgré tout sa voix d'un ton.

Quelques secondes plus tard, Giotto entendit le son qu'il avait tant redouté; le faible écho d'un enfant qui pleure.

Se relevant, il se dépêcha de quitter la salle à manger et couru dans la direction de l'infirmerie, où Tsuna dormait en attendant qu'un berceau soit installé dans la chambre de Giotto.

Echangeant des regards, les gardiens prirent la décision de suivre leur boss dans le but de trouver l'origine de ces cris.

Oubliant ses poursuivants, Giotto courut jusqu'à l'infirmerie et s'arrêta devant le berceau où Tsuna dormait.

Une jeune servante berçait l'enfant dans ses bras, essayant de le faire s'arrêter de pleurer. Malheureusement, ça ne fonctionnait pas.

Quand elle vit Giotto entrer, un soulagement évident se lut dans ses yeux et elle donna son jeune maître à son père.

Lorsque Giotto prit doucement l'enfant dans ses bras, tous ses gardiens le regardèrent, choqués. Giotto, cependant, ne vit rien de cela: toute son attention était focalisée sur son fils. Le plaçant contre sa poitrine, il frotta le dos de Tsuna, lui murmurant des mots réconfortants.

Quelques minutes plus tard, Tsuna hoqueta et regarda son père avec des yeux humides. Quand Giotto sourit à l'enfant, les coins de sa petite bouche se relevèrent un peu.

Berçant le garçon, Giotto essaya de le rendormir, mais en dépit de ses efforts, les yeux du petit Tsuna restèrent ouverts. Soupirant, il se demanda ce qu'il avait fait de travers. Après lui avoir donné un nom, le premier plan d'action de Giotto avait été de bercer l'enfant tout en prenant son portable pour commander des vêtements, des meubles, des bouteilles de lait, des couches et tout le nécessaire pour élever un enfant. La fois suivante, lorsqu'il regarda le petit brun, les yeux de ce dernier étaient fermés et il avait une respiration régulière.

Abandonnant le combat, Giotto soupira et repartit vers la salle à manger, décidant de prendre son fils avec lui. Se demandant comment il allait expliquer la situation à ses gardiens, il remarqua que six paires d'yeux le fixaient et réalisa que les dits gardiens l'avaient suivi et qu'ils le regardaient maintenant d'un air incrédule.

« G-Giotto, » dit G, brisant le silence avant que son meilleur ami n'ait le temps de penser à une quelconque explication. « A-à qui est cet enfant ? »

Un long silence s'en suivit, et comme Giotto était incapable d'inventer quoi que ce soit, il offrit d'une petite voix, « ...à moi ? » La façon dont il prononçât ces mots sonnait comme une question, comme si lui-même n'était pas sûr de la réponse. Il était inquiet quant à la façon dont allait réagir son meilleur ami, mais heureusement pour lui, G était resté bouche bée, et fit juste un signe de tête, montrant qu'il avait entendu.

« Où est sa mère ? » demanda Knuckle, qui semblait être le seul à penser correctement pour l'instant. « Aucun d'entre nous ne l'a vu venir ici, mais elle est sûrement dans les environs n'est-ce pas ? » Le doute perçait dans sa voix, comme si il savait déjà la réponse à sa question.

Secouant la tête, Giotto dit, « Elle est partie depuis longtemps. Elle l'a laissé sur le pas de notre porte il y a environ une heure avec une note disant a peu près: je ne t'ai jamais aimé, je vais me marier avec un autre homme, tu peux avoir l'enfant, et je ne veux plus avoir affaire à l'un d'entre vous. »

Les yeux d'Alaude se plissèrent dangereusement et ses mains se dirigèrent vers ses menottes, comme s'il imaginait sans doute les passer autour des poignets de Nana.

Comme s'il avait lu les pensés de l'alouette, Giotto dit, « Il n'y a pas de raison de l'arrêter, Alaude, laisse tomber. »

Une lueur dangereuse passa dans les yeux du gardien des nuages, mais il croisa ses bras sur sa poitrine et regarda par la fenêtre, lançant un regard furieux au-dehors.

La seule réaction des autres gardiens fut de fixer leur ami d'un air mi abasourdi, mi choqué.

Après une courte pause, Deamon demanda incertain, « C'est de Nana dont nous sommes en train de parler, n'est-ce pas ? »

Giotto acquiesça, et avant que l'un d'entre eux n'ait pu dire quelque chose, G retrouva l'usage de la parole et l'explosion que tous attendaient arriva enfin.

« Comment a-t-elle pu faire ça à Giotto ? J'en reviens pas, si jamais je met mes mains sur cette fille de p- »

« G, ton langage » l'arrêta Giotto avant que l'homme tatoué ne finisse sa phrase, inconsciemment il venait de répéter ce que Asari avait dit un peu plus tôt. Ensuite, avec un sourire forcé, il continua, « Quoi qu'il en soit, maintenant nous savons comment elle est en réalité, c'est une bonne chose qu'elle soit partie. Tsuna est beaucoup mieux sans une mère comme elle. »

Les gardiens fixèrent leur boss avec crainte, s'émerveillant sur la force dont il faisait preuve, mais à l'intérieur, ils savaient tous qu'il était dévasté.

Asari reporta son regard sur l'enfant dans les bras de Giotto, essayant de contenir sa colère pour ne pas la laisser transparaitre sur son visage. Étant un père, il était absolument épouvanté du comportement de Nana.

Tsuna semblait tout juste assez âgé pour pouvoir quitter l'hôpital, encore moins sa mère, et elle venait de le laisser sur le seuil de la porte ? Réalisait-elle qu'ils étaient en octobre ? Au moins, Gisella (son ex) avait gardé l'enfant jusqu'à ses deux mois, et lui avait correctement expliqué la situation.

Forçant un sourire à apparaître sur son visage, il s'approcha de Giotto avec un Takeshi très curieux dans les bras.

Se penchant un peu, il sourit en dévisageant l'enfant pour la première fois et il remarqua à quel point il ressemblait à son père. « Son nom est Tsuna ? » demanda-t-il.

« Tsunayoshi » corrigea Giotto et Asari ne put s'empêcher de sourire.

« Ça signifie 'corde chanceuse' n'est-ce pas ? Quel magnifique prénom. »

Giotto sourit à l'approbation de son ami. « Eh bien, il est à moitié japonais, et puisqu'il va grandir dans une vieille maison italienne, je pense que c'est assez juste, non ? »

Pendant que les deux adultes parlaient, Takeshi était venu faire connaissance avec le nouveau bébé de la famille.

Tendant une main potelée, il sourit au petit brun qui gazouillant joyeusement.

Tsuna semblait enchanté de s'être trouvé un nouvel ami et laissa échapper un petit rire.

Deamon, qui avait suivit les deux jusqu'à maintenant, détourna le regard pour que personne ne puisse voir ses yeux.

Il était aussi un père (sur-protecteur soit-dit en passant), et il ressentait les même émotions qu'Asari. Quand il imaginait ses jumeaux (qui étaient avec leur mère à Vérone en visite chez leur grands-parents) à la place du jeune Tsunayoshi, il ne pouvait empêcher de ressentir une envie de meurtre. Quiconque traitait un enfant âgé seulement de trois semaines, de façon si barbare était encore pire que le meurtrier en série de son livre ( Dieu seul savait ce qu'il ferait à un pédophile.)

Secouant la tête pour chasser ses mauvaises pensées, son habituel sourire prit place sur ses lèvres et il dit, « Bien, si vous êtes tous d'accord, j'aimerais retourner à mon dîner. »

Et ainsi, le groupe retourna dans la salle à manger pour finir leur repas, avec Asari qui donnait quelques conseils à Giotto sur ce qu'il devait faire quand Tsuna pleurait, ou quand il avait faim ou qu'il fallait changer ses couches.

« Tu dois être content, » dit Giotto à son ami de longue date, « Maintenant Takeshi à un compagnon de jeu. »

A ces mots, Asari fronça un peu les sourcils. « J'ai des sentiments mitigés, » dit le gardien de la pluie. « Oui, je suis heureux que Takeshi ait un compagnon de jeu, mais je suis vraiment bouleversé de la façon dont sa mère l'a traité. »

Giotto acquiesça une fois. « Elle m'a déçu. Mais je lui reconnaissant qu'elle l'ait apporté ici, au lieu de le laisser être adopté. Ça aurait été vraiment terrible et je ne me le serais jamais pardonné.

Asari acquiesça gravement pour montrer son accord.

Ils étaient maintenant arrivés devant la salle à manger, et Giotto sourit. « Mais à présent, elle est sortie de nos vies, donc nous n'avons plus qu'à l'oublier, et être sûr de faire de notre mieux pour élever nos enfants, hm ? »

Asari lui sourit en retour, et ils reprirent tous place une fois encore.

Comme Giotto demanda une bouteille de lait chaud pour son fils, Deamon prit l'enfant hors des bras de son père, lui souriant doucement et lui dit, « Dis bonjour à oncle Deamon, Tsunayoshi. »

Tsuna, qui avait déjà montré des signes de ressemblance avec son père, fit immédiatement confiance l'illusionniste et fit un petit bruit gargouillant dans le fond de sa gorge, sa bouche s'incurvant en un sourire innocent, ignorant la cruauté de ce monde.

Deamon, qui était en quelque sorte déprimé depuis que ses enfants étaient partis deux semaines auparavant, trouva l'enfant tout à fait adorable et roucoula joyeusement, tandis que Giotto essayait désespérément de reprendre son fils.

Regardant la scène depuis l'autre bout de la table, Lampo, qui avait été calme jusqu'ici, à cause de son aversion pour les pleurnicheries des petits morveux que le reste de l'humanité appelait enfant.

Les coins de sa bouche formèrent un sourire amusé à la pensée qui traversa soudainement son esprit. « Lampo parie dix dollars que dans un mois, G sera aussi papa. »

Tout le monde tourna la tête vers le gardien de la foudre, et le visage de G devint aussi rouge que ses cheveux. « Qu'est ce que tu racontes, sale gamin ? » explosa-t-il.

L'adolescent haussa nonchalamment les épaules. « Eh bien, tu es toujours avec Giotto et vous faites tout ensemble. Sans parler du fait que tu as rompu avec Asako à peu près en même temps que Giotto avec Nana. Il n'est pas difficile de croire que ce serait pour la même raison. »

G le frappa sur la tête une fois, et Asari riant nerveusement, dit, « Pas possible, ça ferait beaucoup trop de coïncidences! »

Cela dit, ils retournèrent tous à leur repas et le sujet concernant G ayant un fils ne revint pas sur le tapis avant la semaine suivante, quand la sonnette de la porte se fit entendre, et que les Vongola accueillirent un autre bébé dans leur famille.

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La suite la semaine prochaine normalement. N'oubliez pas les reviews et merci d'avoir lu ! Je n'ai pas encore commencé la traduction du troisième chapitre faute de temps, je la ferrais donc demain soir ou dimanche au plus tard, après j'essayerai de traduire un chapitre le mercredi puis un le dimanche pour vous en poster un chaque dimanche. Encore merci à LibertyBell.047 pour sa correction. Rebornx3