« Je ne suivrais que Maître Z-Sensei » murmure une fine silhouette au milieu du champ de bataille. Qui est-elle ? De taille moyenne, cheveux long et bleu foncé maintenus par le symbole de la néo-marine et des yeux marrons chocolats.
Une fille qui aurait été parfaite si elle n'avait pas rejoint la piraterie.
Point de Vue Ain.
Cela fait à peine une dizaine de minutes que Binz et moi sommes arrivé en tant qu'éclaireur sur la base et pourtant, c'est déjà un immense champ de bataille où périssent tant de jeunes qui croient et espèrent en la nouvelle justice instaurée. La justice absolue de Sakazuki. Que de mensonges derrière cette organisation que l'on appelle Marine et qui fait de son semblant, « régner » la paix. Avec Maître Z-Sensei, moi et Binz avons été de très bonne recrues dans la Marine, jusqu'au jour où tout a basculé pour nous. Un terrible drame a surgit pour notre maître qui a perdu sa femme et son fils unique, assassinés par un pirate sanguinaire qui est aujourd'hui grand corsaire.
Une larme coule sur ma joue tandis qu'une seconde division de marines arrivent armes en mains, me prenant pour unique cible sur mon tas d'hommes morts.
De ma grâce habituelle je fondis sur ceux et les attaque avec mes deux petits couteaux de granits marins pour les combats en corps à corps. Je reste concentrée sur mes ennemis aussi nombreux soient-ils malgré mon extrême doute.
Mais que fait Maître Z-Sensei ?
Les ennemis se font de plus en plus nombreux et plus agressifs, malgré quelques soldats qui se méfient de moi comme si je possédais un pourvoir maléfique capable de détruire le monde.
Rien de tel, je vous rassure si ce n'est le pouvoir du fruit « Modo Modo no mi », le fruit du Jeun' Jeun'. Je peux par contact physique rajeunir toute chose.
Je peux diminuer l'âge d'un objet et d'une personne de 12 ans, et je ne m'en sers que pour affaiblir mes ennemis les plus coriaces en les transformant en enfants ou parfois, à la faire totalement disparaître si je les touche plus longtemps.
Je vois Binz à ma gauche qui commence aussi à être débordé de marines. Je commence à m'inquiéter sérieusement pour Z pour lequel j'ai abandonné ma place dans la marine, pour rejoindre sa juste et noble cause.
Une voix grave pétrifie tous les soldats ayant déjà eu affaire à cet homme si grand si fort si extraordinaire :
Zephyr aux poings noirs
- Tous ces pirates … Je les exterminerai, crie t-il aux soldats.
Son aura se rapproche rapidement de moi, et l'aperçois enfin à quelques mètres de ma position actuelle, utilisant son bras droit métallique comme attaque.
- Ain, Binz ! Frayez vous un chemin jusqu'à la base ! Je m'occupe de cette vermine qui se prend pour la Marine !
- Oui Maître Sensei !
Binz utilise alors son fruit « Mosa Mosa No Mi » qui consiste à faire pousser des plantes dans un temps record du monde. Il nous fraye un chemin jusqu'à la base en prenant bien soin de mettre la paté à plus de marines possibles. (sadiques ou lèche cul ?)
Plus nous nous rapprochons de la dite base, plus le nombre de soldats diminue. Ils avaient tous quittée leur poste pour un combat sanglant comme on en a rarement connu. Cela fait 2 ans que la guerre de Marineford a eu lieu et le nombre de morts ne cesse d'augmenter malgré le nouveau régime. Le spirates sont plus sanguinaires, plus que ne l'est Barbe Noire, un ancien capitaine corsaire qui a trahi la marine.
Je secoue la tête chassant toutes les horreurs que nous avons udans le Nouveau Monde suite à la guerre au QG de la Marine, et dont à la mort de l'un des 4 empereurs, Barbe Blanche. Z est devant nus, boitant sous le poids de son bras métallique, fabriqué essentiellement de granit marin. Nous passons à côté de lui et nous nous arrêtons devant lui, prêt à intervenir.
- Maître Z-Sensei
- Mosa !
Il hoche la tête, nous donnant l'autorisation de tuer les derniers rescapés restants devant l'entrée du laboratoire. Nous en finissons rapidement avec eux, ils sont transis de peur devant nous et n'opposent pas de résistance. Binz m'attrape par le bras et me met à l'écart de la porte où se trouve désormais Zephyr. Il s'approche lentement et la touche de sa main en fer. Il s'écarte et l'explose.
Nous sommes une vingtaine à le suivre dans le laboratoire où se trouve les bocaux contenant les fameuses Dyna Rock. Elle dégagent une forte couleur rose bonbon et ont une forme d'un cœur humaine. Comment une telle chose peut être si destructeur ?
Zephyr nous donne l'ordre, que chacun d'entre nous porte deux ou plus bocaux. Un groupe ira en placer dans le volcan tandis que l'autre partie ira en charger sur le navire. J'en prends et pars les placer avec mes hommes dans le cratère du volcan, tandis que Binz évacue les lieux avec les autres. Nous avons grimper sur le volcan et nous plaçons les Dyna Rock de façon qu'à la prochaine éruption, qu'ils explosent.
J'en profite alors pour utiliser mon pouvoir pour transformer le sol en lave ardente et rouge. Je repars vers la laboratoire et continue jusqu'à notre embarcation où m'attend Binz.
- Mosa mosa ! Ain, dépêche toi ! Un amiral vient d'arriver et se bat avec Z !
- Un amiral ?
Une explosion retentit au même moment, me surprenant grandement. Qui est l'amiral en question pour une telle bataille ?
Je me retourne et aperçois Z en train de discuter et combattre l'amiral Kizarun Borsalino de son vrai nom. Je le reconnais à présent, il n'était qu'un élève de Zephyr au temps où je l'ai brièvement connu et rencontré. J'entends Binz me crier qu'il faut que l'on s'en aille avant que ça n'explose.
- Maître Z-Sensei !
- Mosa ! Ain, il faut partir ! Il s'en tire toujours ! Allons nous en !
- Non, pars devant. Je m'en vais l'aider.
Je cours aussi vite que possible vers Z, quand j'aperçois l'adversaire, si réputé à la Marine désormais appelé Borsalino, le singe jaune. Je m'arrête à quelques mètres du combat et détaille cet étrange personnage qu'est l'amiral jaune.
L'amiral Kizaru mesure pas loin de 3 mètres de haut ce qui dépasse largement son ancien mentor. Il a une légère barbe, une peau relativement bronzée qui contraste avec son costard jaune orangé, rayé verticalement. Sur son visage, il a un air très enjoleur gravement accentué avec ces grosses lunettes jaunes assorties. Une sourire béat s'étire sur ce visage tandis qi'l fait la discussion tout en combattant Z. Je vois le visage de ce dernier devenir grave avant qu'il ne s'écrie :
- J'ai abondonné ce nom ! Je suis Z ! De plus, tu te surestimes un peu trop en devenant l'amiral Kizaru du quartier général de la Marine !
- Je ne suis pas là pour ressasser le passé !
Et pourtant, sa présence ne fait que de me rappeller les moments où nous étions tous camarades. Z se précipité sur Borsalino mais celui-ci disparaît, ne laissant que poussière volante derrière lui. Je vois Z-Sensei respirer difficilement à cause de son asthme devenu plus persistant avec son grand âge. L'amiral jaune en profite donc de l'affaiblissement de Z pour contre-attaquer. Je décide alors d'intervenir pour sauver Z.
- Maître Z-Sensei ! Attention !
Borsalino-sama s'arrête brutalement dans son élan et tentative d'attaque surprise pour réajuster ces immondes lunettes jaunes pour me regarder, la tête penchée et la bouche tordue dans une grimace ou un sourire crispé.
- Ohhhhhh ! Ne s'agit-il pas de Ain-sama ?
Il met nonchalamment les mains dans les poches de son pantalon, tout en se rapprochant de moi, comme si nous étions toujours des camarades. A sa plus grande surprise, je le laisse s'avancer de sa démarche lente et sûre, vu que mes jambes refusent irrévocablement de bouger. Quand je pense qu'il n'était que vice-amiral, la première fois que nous nous sommes rencontré.
Flash Back :
Je viens d'être muté à Marineford dans le Nouveau Monde, auprès de mon instructeur, l'amiral Zephyr. Je suis accompagné de Binz, un jeune camarade aussi élève de Zephyr et qui n'a pas fait obstacle à devenir ami avec moi, à la vue de ma condition de femme.
Aujourd'hui, nous allons enfin rencontrer les autres apprentis sous l'aile de notre maître. D'après les rumeurs qui circulent entre nous, certains d'entres eux sont de redoutables adversaires à ne pas sous-estimer. Ce ne sont que des hommes plus ou moins barbares qui pensent différemment. Mon statut de femme va être mis en avant afin de m'ejeter au plus vite du système. Il en est hors de question qu'ils me marchent dessus !
Reprenant mon sang-froid légendaire, je relève la tête et aperçois au loin devant moi, le fameux Quartier Général. Nous nous rapprochons doucement de l'entrée de la baie circulaire de l'île. A présent, j'aperçois l'amiral Zephyr, qui attend notre arrivée. J'admire tellement cet homme que le fait qu'il boive de l'alcool me dépasse totalement. Il tourne la tête vers le bateau, lorsque que nous fîmes notre apparition dans la baie. Il m'adresse un franc sourire encourageant que je lui rends timidement, accompagné d'un signe de main.
- Binz ! Maître Z-Sensei est là !
Binz s'approche doucement de moi et regarde l'amiral encore loin.
- Je le vois, mosa. Tu penses qu'il appréciera que tu l'appelles ainsi ?
- Voyons Binz ! Je lui dois tout. Cette appellation montre toute ma gratitude envers lui.
Nous partons chercher le peu d'affaire que nous possédons dans nos cabines respectives avant de revenir sur le pont, une valise à la main. Une fois le bateau amarré, nous descendons ensemble avant de nous diriger vers notre supérieur, sobre malgré la bouteille vide à ces pieds.
- Nous voilà de nouveau réunis les jeunots, beugle-t-il
- Maître Z-Sensei, ravie de vous revoir enfin !
- Mosa ! Moi de même, continue Binz
Son regard argenté passe de Binz à moi, et me fixe etrangement avant d'éclater d'un rire grave.
- Ha ha ! J'vous adore franchement ! J'aime bien le « Maître Z-sensei », tu as fait une belle trouvaille Ain !
Je baisse les yeux, surprise par sa réaction et ne dis rien.
- Bon, je vous emmène directement auprès de vos autres collègues que j'ai entrainé ces dernières années. Ce sont de bons gars, croyez moi.
Il nous fait signe de le suivre, avant de me fixer de nouveau.
- Ain, quelque chose te tracasse. Tu peux tout me dire, tu sais.
- Maître Z-Sensei, sauf votre respect … Mais je ne suis pas sûre d'avoir ma place ici, à cause de ma condition de femme.
- Ain, Ain … soupire-t-il. Tu es une des femmes les plus brillantes que je n'ai jamais connu. Peu de femmes arrivent à ton niveau …
- Je sais mais j'en ai assez des moqueries qui me sont destinées.
- Cela ne se reproduira pas quand ils verront ton talent et ta force. La discussion est désormais close.
Nous débarquons devant le QG dans le silence le plus complet, avec seul bruit notre pas léger et rapide sur le goudron fraîchement refait. Ce bâtiment est si impressionnant ! Parait-il que cette île est le centre exact de Grand Line ! Que de frissons me parcourent en cet instant !
Z nous entraîne dans un dédale de couloirs éclairés par la faible lumière du jour, se diffusant par une seule et unique fenêtre. Nous passons à côté de nombreuses portes où sont gravés sur une plaque argentée, le nom des personnes auquel on aura affaire si on entre pour une raison comme une autre, bonne ou mauvaise. Je vois écrit Monkey D Garp, Tsuru, Sengoku, Aokiji, Akainu, Kizaru et tant d'autres dont je ne distingue mal les lettres. Une petite voix me dit qu'ils feront tous de grandes choses dans ce monde et monteront en grade.
En face de nous se dresse une immense porte mesurant plus de 10 mètres dans laquelles sont découpées d'autres portes d'échelle plus normales.
- Prêt les jeunes ?
- Affirmatif monsieur !
Il entre alors sans prévenir quiconque dans la salle en surprenant plus d'un.
- Bonjour les anciens ! J'emmène mes petits jeunots ! Alors, faites l'exemple !
Je jette un regard discret dans la salle restant invisible à leurs yeux. Pour la plupart, ils sont assis dans des fauteuils violets, les jambes croisés et les mains posés sur les genoux. Pourtant, j'aperçois un long coton tige couché au sol, les mains derrière la tête, un libre sur la tête. Je hausse les sourcils tandis que mon maître lui hurle dessus.
- Debout Kuzan ! Il est temps de rencontrer d'autres camarades ! Ain ! Binz ! Entrez !
Binz se place derrière moi, je lève la tête et entre d'un pas assuré dans la pièce. Ma première impression fut une sorte de malaise quand je perçus l'aura générale qui se dégageait d'eux. Une dizaine d'hommes en tout dont 3 particulièrement grands et étranges.
Un est assis en tailleur habillé en sombre avec un bonnet noir sur la tête, un autre avec un chapeau et en costard gris et le dernier, au visage fermé, dur et caché par une casquette et capuche.
- Messieurs, voici Ain ! Une jeune femme délicate qui soigne avec une extrême précision ces attaques. Et Binz, rapide et rusé qui saura vous en faire voir de toutes les couleurs.
- Enchanté ! disons nous à l'unisson.
- Les jeunots, je vous présente Kizaru Borsalino, Akainu Sakazuki, Aokiji Kuzan, Momonga, Doberman, Onigumo, Komir, Yamakaji, Strawberry, Hina et Somker.
Ces derniers nous font un geste de la tête comme simple bonjour.
- Nous ferons un rapide entraînement pour que vous voyiez leurs compétences de combats respectives. Ah oui, une dernière chose : je ne veux aucune discrimination sur le fait qu'Ain soit une femme. Elle est une redoutable combattante et mérite amplement sa place au G-1. Sur ce, Ain Binz, suivez moi je vous accompagne à vos dortoirs et ensuite une rapide visite du QG.
Je lance un dernier regard noir à l'insistance principalement masculine et croise le regard de l'un d'entre eux qui m'observe avec un air détaché.
…
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Le vice-amiral Borsalino …
Mon cœur s'affole alors, tandis que je tourne les talons pour suivre Zephyr. Je l'entends rire doucement devant ma réaction peu commune. Que m'arrive t-il ? Est-ce que l'on appelle communément … l'amour par le coup de foudre ?
Fin du Flash-Back.
Ce souvenir si lointain fut-il remonte en moi à la vitesse de la lumière (coïncidence ? non)
Mon cœur se remet à tambouriner furieusement comme cette unique fois où nous avons fait face. Son sourire béat s'élargit encore plus quand il voit que je ne suis pas à l'aise.
- Ooooooooh ! Le rouge aux joues te vas divinement bien Ain-Senpai, murmure-il en se penchant vers moi.
Son visage n'est plus qu'à quelques centimètres de mien, son souffle me balayant les fines mèches de cheveux. Je dois me faire forte pour m'empêcher de poser mes lèvres sur les siennes.
A quoi je pense ? Il est amiral et toi pirate, cela ne mènera à rien une relation comme ça !
Mon corps ne se contrôle plus, et ma voix défaille.
- A..a…amiral Borsalino, j'ignorais que vous alliez personnellement débarquer ici, pour nous.
- Tu as toujours ta si jolie voix, comme dans le bon temps Ain-Senpai.
1-0 pour lui.
Je croise les yeux du grand brun et j'y décèle une curieuse émotion : sincérité et … tendresse ? A quoi joue t-il encore, bon sang ?! Je perds tout contrôle de moi-même par ces mots. Son souffle chaud et régulier caresse mon front et va se dissimuler tel un pirate dans mes cheveux. Quelle douce sensation, ce souffle. Je baisse alors les yeux sur ses habits jaunes poussins qui lui vont comme un gant, et lui dire avec une touche sarcastique.
- Un costard jaune ? Quelle originalité, dites-moi …
- C'est une couleur qui te plaisait à une époque …
2-0 pour lui.
Il est si près de moi, que j'en profite dont pour mettre ma main perfide et baladeuse sur son torse, incroyablement musclé de mon adversaire qui semble apprécié mes mouvements. Je l'attrape brutalement par le col et le tire vers moi, soudainement.
- Règle numéro 1 : ne jamais approcher de son adversaire quand il possède un fruit du démon de type Parencia ! Modo modo no Juen !
Il na pas le temps de réaliser un moindre mouvement de recul qu'il rajeunit déjà de 12 ans, et bientôt de 12 ans de plus. J'en profite donc de la confusion pour lui murmurer à l'oreille.
- Tu n'as pas changé depuis ces dernières années, Borsalino-sama.
Je le relâche lentement et me précipite vers Z, affaibli mais toujours debout plus loin.
- Ain, va t'en de l'île ! Je t'en prie, je m'occupe du reste !
Cette fois, je lui obéis et cours vers une embarcation encore sur la côte. Nous nous éloignons de la côte tandis que je vois au loin, Borsalino qui se redresse enfin confus. Il revient progressivement à lui avant de se retourner vers moi, un mauvais sourire au visage.
- On se reverra très bientôt, Ain-Senpai !
Un faible sourire se dessine sur mon visage tandis qu'il repart combattre Z. Celui-ci tient une pierre de Dyna dans une main et sourit de toutes ces dents.
- Et si nous les essayions pour fêter nos retrouvailles ? Les pierres de Dyna peuvent provoquer une énorme explosion lorsqu'elles sont exposées à l'air ! C'EST PARTI !
Borsalino recule, effrayé tandis que Z détruit le fameux bocal rose contenant la pierre. L'homme lumière disparaît de mon champ de vision malgré son rajeunissement pour réapparaître dans les airs. Il voit son ancien camarade lui lancer la pierre à la figure comme unique geste gentil de sa part.
Je doute qu'il s'en sorte vivant après ça.
Mon cœur se déchire lorsque la seule pensée que le singe jaune soit mort en cet instant me répugne autant que l'idée que les pirates peuvent vivre comme si rien n'était.
Une explosion se fait ressentir tandis que mes oreilles sifflent dangereusement et me font vaciller. Je tombe à genoux, les mains sur mes tympans priant ciel et terre pour que Maître Z s'en sorte. J'espère aussi que Borsalino s'en sorte indemne bien que je ne l'avouerai jamais à mes nakamas. Binz vient me chercher sur ma barque et ammène sur le bateau de Z.
- Ain, ça va ? s'inquiète Binz
- O…..o…..oui !
- Tu es pâle comme un linge !
- C'est rien, je te dis !
Binz me regarde inquiet, ne comprenant pas mon changement d'humeur brutal. Je lui tourne le dos et me concentre sur le volcan, désormais en éruption. Je plisse les yeux : je crois voir quelqu'un en haut d'un rocher volcanique qui nous observe. Serait-il possible qu'IL soit vivant ? Lui …
- Binz, donne moi la longue-vue s'il te plait ?
- Mosa, tiens.
Il me lance la longue-vue que je braque aussitôt sur cette mystérieuse ombre.
Il est là, toujours heureux. Je l'observe, et lui aussi. Il bouge les lèvres dans le vide, je lis :
- Que le jeu du chat et de la souris commence !
Je lui souris et murmure à mon tour :
- Je t'attends mon chaton.
J'abaisse la longue-vue et pars m'enfermer dans mes appartements, soulagée qu'IL soit sain et sauf. Je ne m'inquiète pas pour Z, il est vivant, je le sais !
Point de Vue Kizaru :
- Bon sang, il l'a vraiment fait !
Je regarde le navire des Néo-Marines qui s'éloigne au loin, vers la brume de l'horizon. Je soupire d'ennui. Maintenant, il faut retourner au QG et avouer la défaite à notre amiral commandant en chef Sakazuki. Je ne peux pas rentrer comme ça, bredouille : Ain m'a fait rajeunir et mes vêtements sont désormais trop grands. N'empêche, la revoir après tant d'années m' fait un véritable choc et visiblement, elle était aussi troublée que moi, elle en était même gênée.
- Bon, il serait tant que je m'en aille et que je rejoigne mes soldats.
Un rugissement venant de derrière moi, se fait entendre. Je me retourne et vois désormais, l'île sous une lave ardente et rouge d'un volcan réveillé. Bon, il faut que je fasse un saut dans mes appartements avant de faire mon rapport. Je disparais à la vitesse de l'éclair pour atterrir gracieusement sur un des bateaux de la Marine qui fuient vers un lieu plus sûr.
- Qui êtes vous ? Présentez vous !
- Oooooh ! Du calme jeune soldat ! C'est Kizaru, l'amiral en charge de cette expédition.
- A…..a…amiral Kizaru ?! Que vous est-il arrivé ?
- Rien de grave. Cap sur le QG !
Je le contourne facilement et prend la direction de mon espace privé d'amiral. Je rentre dans mon immense appartement et me dirige vers ma salle de bain, épuisé. On ne pourra pas me dire que je ne l'est pas mérité cette fois. Je laisse couler de l'eau chaude dans la baignoire, tout en me déshabillant. Baah, après tout cette transformation n'a pas que des points négatifs. J'ai retrouvé un peu de ma jeunesse et je vais pouvoir draguer un peu. Non ? Ah zut !
Nous avons lamentablement échoue et quelque chose me dit que le chef ne sera pas content.
Je pénètre à présent dans l'eau brûlante du bain … Mes muscles se détendent d'eux même au contact de l'eau douce …. Que c'est bon d'être amiral !
Nous sommes rentrés plus rapidement que je ne l'avais imaginé au QG dans le Nouveau Monde, ce qui me laisse du fait que mon rajeunissement, qui donnait une bonne excuse à Sakazuki pour me virer de mon poste d'amiral. Je secoue la tête d'un geste purement nerveux, non il n'oserait pas. Après tout, je reste un vieux collègue et le seul amiral encore en place. Kuzan a démissionné après sa défaite face au chien rouge qui a pris la place de Sengoku au poste d'amiral commandant en chef.
- Amiral Borsalino ! Le G-1 est en vue, dit le soldat à la vigie.
- Bien. Je vous laisse accoster le bateau, moi je vais me teleporter.
- Mais …
J'ai déjà disparu quand le soldat tente vainement de me retenir à leurs côtés avec de plates et minables excuses. Vous êtes des hommes ou non ? J'apparais rapide comme la lumière et brillant comme une étoile dans le port désert du Q-1 à cette heure matinale. Je n'attends pas mes jeunes subordonnées et pars faire mon désastreux rapport à Sakazuki.
En ce moment, je suis assis dans la salle spéciale conférence où va se tenir différents hauts gradés pour discuter de la situation des Ends-Points et de notre ancien camarade Zephyr, converti à la piraterie. Jetant un coup d'heure à ma montre d'or, je remarque que je suis en avance de un bon quart d'heure. J'en profite pour me faire un café fort et brulant comme d'habitude et pour me préparer mentalement à ma discussion avec le chien rouge qui ne devrait plus tarder. J'appréhende avec difficulté un tôlé de réaction étrange de la part des autres collègues mais, pour Sakazuki je regrette juste qu'il soit devenu le chef à la place du faisan bleu. Si le bleu avait été l'heureux gagnant, il se moquerait de son état et s'en réjouirait grandement. Chose plus positive face à une réaction incertaine et violence de l'actuel chef.
La porte de bois grince dans un bruit effrayant tandis qu'une masse rouge s'approche du bureau central. Il s'agit bien de notre vénéré Akainu. Je l'observe s'asseoir puis ouvrir el rapport, transmis plus tôt par l'intermédiaire d'une jeune recrue, qui en est revenue terrorisé pour les 10 prochaines années à mon bureau. J'avoue avoir été sadique sur le coup là, mais j'avais autre chose à faire comme mon futur enterrement.
Ses poings se contractent violemment et commencent à devenir du magma rouge qui rongea le rapport par petit bout. La température ambiante augmente fortement sur le coup de la colère et ne diminue en aucun cas, malgré une maigre tentative de sa part.
- Tu as été pitoyable sur ce coup. Tu me déçois beaucoup, Borsalino.
Je reste silencieux sur cette affirmation. Il m'avait donc senti depuis le début, ce petit coquin.
- Mmmmh, fut la seule chose que je puis répondre.
- Etrangement, tu ne dis rien contrairement à d'habitude où tu fais des réflexions tout à fait inutiles et parfois, hors sujet ce qui te rend encore plus con.
- Oooooooh ! Je ne voyais pas l'utilité de commenter tes affirmations à mon sujet.
Sakazuki relève la tête surpris que je ne dise pas de bêtises pour une fois, son visage se décompose quand il voit mon état et le Borsalino qu'il a connu bien avant, assis devant lui.
- Tu as subi l'attaque du Parencia Modo Modo no Mi, murmure t-il toute rage disparue, laissant place à la surprise et crainte.
- En effet, et son possesseur est …
- Ain, l'associée de Zephyr aux poings noirs !
Des personnes rentrent dans la salle, mettant fin à notre conversation au début si prometteur.
Fin de Point De Vue Kizaru
Point de Vue Ain :
Nous avons retrouvé Z ! Des pirates dont le capitaine Monkey D Luffy à la prime de 400.000.000 de berry l'avait sauvé et soigné sans se douter qu'il avait un ennemi en face. Lorsque le maître a appris qu'ils étaient des pirates, il a commencé à tout détruire sur le bateau et à les attaquer malgré ses blessures. C'est là où Binz et moi avons débarqué soudainement de l'eau et avons pris part au furieux combat. J'ai neutralisé un gigantesque squelette avec une coupe afro horrible avec le rire du Père Noël, un renne avec un chapeau de médecin, une jolie rousse ainsi qu'une belle brune qui m'a semblé être Nico Robin, l'enfant du démon. Tout ceux-là ont rajeuni et ont été maîtrisé par mes soins tandis que Binz s'est occupé qu'un cyborg rouge, un cuistot blond et d'un sabreur à tête de gazon.
Le maître lui a attaqué le capitaine Monkey D Luffy, l'homme élastique et lui a mis une sacrée misère. Malheureusement, ils nous ont échappé par la voie des airs. En effet, le bateau a émis une forte lumière suivit d'une forte détonation puis a soudainement décollé vers le ciel, les sauvant tous d'une morte certaine.
- C'est pas grave les enfants. Ils périront avec tous le spirates du Nouveau Monde qua d notre plan sera fini.
C'est ainsi que le maître, Binz et moi partons en direction du second End Point situé sur une île très touristique par ses saunas chauffés par le volcan de la vallée.
Nous avons encore une fois disposé des Dynas Rocks dans le cratère du volcan et nous sommes revenu vers notre maître à tous qui entamait un de ses discours
- Il semble que les pierres de Dyna aient bien fonctionné sur l'autre île. Avec ça, la destruction du second End Point est un succès. Grand Imbuto … Nous atteindrons notre but lorsque le troisième end point sera détruit. Les pirates disparaîtront de la mer, et le monde verra à nouveau un magnifique crépuscule.
- Gomu gomu no Riteel !
Nous nous arrêtons tous de respirer quant le jeune Monkey D Luffy apparaît brutalement et tente vainement de s'attaquer Z. Le maître évite avec une facilité extrème l'attaque du jeune rookies, petit-fils de Garp et le regarde d'une air surpris avant de se reprendre.
- Qu'êtes vous venus faire ici ? Sales pirates, hurle Z
- Qui est-ce que t'appelles comme ça ? Si tu continues de parler, je te tue vieux scknok ! intervient le blond avec le visage à moitié caché par une mèche de cheveux.
Mugivara relève la tête avec un regard noir et crie à son tour.
- Le vieux ! Rend leur apparence à mes camarades !
- Ain, Binz !
- Oui !
- Compris, murmure Binz
- Je m'occupe de l'épéiste, ricane le garçon aux cheveux verts avant de courir dans ma direction.
- Putain de Marimo ! Partir devant comme ça, grince son camarade blond.
Je dois combattre le sabreur aux cheveux verts, et aux trois sabres nommé Roronora Zoro à la prime de 120.000.000 berry, un jeu d'enfant ! Je me précipite sur ma cible et engage un combat féroce avec le sabreur de l'équipage des Mugivaras, second du capitaine. Je suis en plein combat contre celui-ci quand j'entends mon maître hurler de se replier immédiatement au vue de l'éruption volcanique. Je mets fin au combat et évacue l'île tout en laissant la sabreur derrière moi, perdu par mon changement brutal d'attitude. Je monte sur le White Tiger avc Binz tandis que l'île se détruise d'elle-même sous une coulée de lave. J'observe silencieusement avec mon camarade la destruction du deuxième end point. Courage, il en reste plus qu'un, me dit une voix intérieure. Oui, mais je sens que cela ne sera pas aussi facile que pour les deux premiers.
J'ai perdu. Je viens de perdre contre cet homme : Roronora Zoro. Une seule et unique défaite. Je le vois ranger ses trois katanas et partir du côté des explosions.
- P…p…..pourquoi ne me tue pas, pirate ?
- Mon capitaine ne m'a pas ordonné de te tuer, juste de te vaincre afin que mes amis redeviennent à leurs âges respectifs.
Il repart comme si rien n'était. Une larme coule sur ma joue tandis qu'une autre personne plus familière s'approche lentement de moi.
- Ain, ça va ?
Binz se tient à quelques de moi, fatigué de son combat perdu vu son ai triste.
- Oui. Retournons vers Sensei, nous resterons avec lui juste qu'à la fin.
Quand nous arrivons au lieu où Z s'était posé, nous voyons désormais l'équipage du chepeau de paille au complet avec leur capitaine extenué porté par deux de ses nakamas, fixant Z. Ce dernier nous aperçois et s'adresse à nous dans un moment solennel.
- Maître Z-Sensei !
- Ain, Binz ! Désolé de vous en avoir autant demandé.
- Je …. Je … je suis si heureuse que vous alliez bien.
En disant cela, je m'étais rapproché, les yeux brillants, le fixant dans les yeux bleus normalement cachés par des lunettes noires.
- On dirait que tout le monde est réuni ici, intervient une autre voix plus en hauteur.
Plus haut, se trouve Borsalino avec quelques vices amiraux et une bonne centaine de matelots prêts à attaquer.
- Kizaru, s'exclame Nico Robin
- C'est dommage que Mugivara et Maître Zephyr ne soient pas déjà morts, mais bon … continue l'amiral.
Je sèche mes larmes qui inondent mes yeux par un revers de main et observe l'amiral jaune de mon regard sévère et pénétrant comme une lame. Il est lui aussi revenu à son âge d'origine après ma défaite. Cependant, il porte à présent un costard trop petit et il semblerait qu'il a été obligé d'ouvrir sa chemise jaune et de retirer son pull vert pour montrer à ceux qui voulaient ces beaux muscles. Une montée de chaleur me vient au visage tandis que je me surprends encore une fois à le mater d'un peu trop. Qu'est-ce qui ne va pas chez moi !
- …. Vu que vous allez tous mourir, cela revient au même !
Ain, c'est ton ennemi. Il va te tuer, alors cesse de fantasmer sur sa personne. Ses paroles me ramènent à la dure réalité qui est face à moi et brisent un espoir de renouveau.
- Dans un moment pareil, ça craint, dit un homme au long nez qui soutient Luffy.
J'entends à ma plus grande surprise Zephyr, se murmurant quelque chose.
- Tu les as tous amenés ici …
A qui parle-t-il ? Et pourquoi ?
Il nous tourne le dos et part à la rencontre de ces anciens élèves, camarades et autres. Que fait-il ?
- Finalement, j'ai fait ce que je voulais faire. Maintenant, je dois en payer le prix. Sinon, je ne pourrais pas faire face à tous ceux qui m'ont précédé
Je le regarde interdite. Il renonce à détruire les pirates ? Impossible … Il …..
- Mugivara No Luffy, tu as ta propre aventure à vivre, n'est ce pas ? A partir de maintenant, laisse ce Z s'occuper du reste !
- Le vieux ! crie le concerné
Je tente alors de me précipiter vers lui pour le raisonner.
- Sensei ! Non, Sensei !
Quand un immense mur de glace d'une centaine de mètres se dresse entre moi et Z, m'empêchant de m'avancer plus. Je cours jusqu'à celui-ci et frappe le mur en criant faiblement.
- Sensei, sensei, sensei !
Les larmes coulent d'elles-même quand je comprend le triste destin que Z a chois et qu'il donnera sa pour ses pirates ainsi que pour nous, ces deux complices de la Néo- Marine !
C'est fini, sensei est mort vaincu par la Marine en combattant vaillamment. Binz et moi avons grossièrement reconstituée le bras métallique de Z et l'avons posé au sommet du volcan.
- Ne pleurez pas ! Hurle Kuzan, loin derrière, une bouteille de l'alcool favoris du Sensei dans sa main, quasiment vide. Un homme doit terminer sa vie comme il le désire. N'est-il pas cool ?
Mes mains tremblent et les larmes se s'arrêtent plus.. Je ne pense pas revoir l'amiral tout de suite après le meurtre de sensei. Quelle ordure !
Mes sentiments ne changeront pas, mais ma considération envers cet homme a énormément baissé ! Et pourtant, c'était notre destin à tous et lui, n'a fait que son devoir.
Voilà ! Après x semaines à travailler dessus ! Je le tappe et zouuuu !
Bon, je dois admettre que c'est decevant … Y'a rien entre eux … (pour le moment)
Mais, je décide à faire un 2ème OS où ils se rencontreront en face à face et ça risque d'être explosif !
Au faite, vous préféreriez que Kizaru trahise la Marine ou qu'il trahisse sa belle ? Dites par commentaire ^^ Merci !
