Giovanni Chiavarone regardait sans expression le manoir Vongola devant lequel il se trouvait.
Les Vongola était une jeune famille, et relativement peu connue, mais depuis un an qu'elle avait été créée, elle avait grandi à une vitesse ahurissante. Une des raisons pour laquelle elle avait connu une croissance inhabituelle était parce que les Arcobaleno leur avaient confié une partie de la trinisette, maintenant connue comme les anneaux Vongola, lesquels avaient été gardés pendant près d'un demi millénaire. Mais cependant, Giovanni savait que cela ne pouvait pas être tout. Peu de personne suivraient quelqu'un qu'ils ne pensent pas digne de leur respect. Le fait est que le jeune boss des Vongola, un blond du nom de Giotto, avait été capable de réunir un grand nombre de membre en moins de douze mois ce qui impliquait qu'il avait des capacités qu'il ne devrait pas avoir à son âge.
Cela ne faisait aucun doute que les Vongola deviendrait un jour l'une des plus influente Famille en Italie, ce qui rendait d'autant plus difficile la décision de Giovanni; si il commettait une erreur ici, la Famille Chiavarone pourrait perdre un allié potentiel, ou pire, gagner un ennemis terrifiant.
« Quelque chose ne va pas boss ? » demanda un jeune homme qui semblait être proche de la vingtaine.
Souriant à son ami, Giovanni dit, « Pas du tout, Romario. Je me demandais juste quel genre d'homme pouvait bien être ce Giotto. »
Romario acquiesça, devinant facilement ce à quoi son boss pensait. Ils avaient été invités au QG des Vongola pour discuter d'une alliance potentielle avec la jeune famille. Romario était lui-même contre l'idée de s'allier avec les Vongola. Les Chiavarone étaient une très vieille famille, et ils avaient beaucoup de pouvoir. Si les Vongola venaient à gagner un tel allié si tôt, leur influence en Italie augmenterait considérablement, et ce pouvoir soudain pourrait les corrompre.
« Viens, inutile de rester ici. » dit Giovanni, interrompant les pensées du jeune homme de vingt-trois ans.
Comme tout deux approchèrent du manoir, la large double porte s'ouvrit avant que Romario n'ai eu le temps de sonner.
« Bienvenue, signore Chiavarone, c'est un plaisir de vous recevoir. » les accueillit le vieux majordome qui leur avait ouvert la porte. « S'il vous plait, entrez, Vongola Primo vous attend dans son bureau; je vais vous y conduire. »
Acquiesçant sèchement, Giovanni suivit de près le vieil homme, ne voulant pas se perdre en territoire ennemi. Il devait le reconnaître, le manoir était absolument splendide, de belles peintures étaient accrochées aux murs, un tapis qui semblait assez couteux recouvrait la quasi totalité du sol. Les décorations étaient belles et semblaient délicates, mais il savait que c'était beaucoup plus résistant qu'il n'y paraissait, et les lustres en verre illuminaient toutes les pièces. La disposition, était cependant, beaucoup plus confuse, et il se demanda (plus d'une fois) comment faisaient les occupants pour ne pas se perdre.
Après quelques minutes de marche, le petit groupe arriva devant deux doubles portes richement ornées, sans aucun doute, ils étaient devant le bureau du Vongola Primo.
Le majordome leur ouvrit la porte, et Giovanni entra, détaillant le somptueux bureau dans lequel il se trouvait.
La pièce était chaleureuse, les murs étaient de couleur crème, au centre de la pièce se trouvait une table basse noire entourée par de confortables sofas. Les murs étaient dépourvus de peinture, et à la place, il y avait de nombreuses photos de Primo et de ses gardiens; sur lesquelles tous souriaient et riaient joyeusement. Après avoir vu ces photos, Giovanni se prit de sympathie pour ce boss, il était évident qu'il prenait soin de sa Famille.
Peu après, il porta son regard sur le blond lui-même dont les yeux bleus reflétaient la gentillesse malgré son expression sérieuse. L'homme devait avoir une demie tête de moins que lui, et ses cheveux blonds indisciplinés partaient dans tout les sens.
Près du jeune Don de la mafia, se trouvait son fameux bras droit, seulement connu sous le nom G. G avait un visage fin, des cheveux rouges pâle presque roses et des yeux d'un ton légèrement plus foncé. Sur le côté droit de son visage, il y avait un tatouage rouge qui semblait représenter une tempête de flammes rouges et son expression était ce qu'il y avait de moins amicale.
Tout comme Giovanni l'examinait, G en faisait autant avec lui, il avait des yeux verts foncés et ses cheveux d'un noir de jais étaient coupés jusqu'à sa nuque, et ses quelques cheveux argentés étaient le seul signe de son véritable âge. En dépit du fait qu'il arrivait à la fin de sa trentaine, l'homme avait un visage jeune, et était assez bel homme, même en considérant sa cicatrice, qui partait du haut de son œil gauche et qui allait jusqu'à son menton.
« C'est un plaisir de vous rencontrer, signore Giovanni. Mon nom est Giotto, et je suis le boss de la Famille Vongola de Milan, Italie. » dit le jeune boss, tendant la main en guise de salut.
Lui serrant la main, Giovanni acquiesça et sourit, lui retournant la présentation. « Ravi de vous rencontrer, Giotto. »
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Environ une heure après que Giovanni soit arrivé au QG des Vongola, Giotto et lui étaient toujours en train de discuter, mais tout les deux se relaxèrent un peu. Giotto avait bien vu que le boss de la prestigieuse Famille Chiavarone n'était pas effrayant comme il l'avait imaginé, il était en réalité bien sympathique; Giovanni trouvait qui Giotto, malgré son manque d'expérience, ferait un très grand Don de la mafia. Même Romario, qui avait tout d'abord voulu rejeter la proposition d'alliance avec les Vongola changeait doucement d'avis. Tout ce dont ils avaient besoin pour prendre une décision était un petit quelque chose, et c'est ce qui arriva.
Giotto venait d'expliquer comment il avait pris la décision de former les Vongola, et d'une façon ou d'une autre, il en était arrivé à l'histoire du tatouage de G, quand quelqu'un frappa à la porte.
Tous les occupants de la pièce sursautèrent un peu sous l'effet de la surprise; qu'est ce qui pouvait être assez important pour interrompre la réunion de deux parrains de la mafia ?
« Entrez ! » dit Giotto, passant immédiatement en mode boss, c'était quelque chose que Giovanni avait remarqué lors de l'heure qu'ils venaient de passer ensemble. En fonction des personnes, le jeune homme se comportait différemment; avec ses amis il était tout simplement calme, parfois enfantin; avec ses subordonnés, il était le boss qu'ils respectaient, etc. Il semblerait que Giovanni soit placé dans la catégorie des amis.
Doucement, la porte s'ouvrit, laissant apparaître une servante un peu débraillée.
Les saluant avec respect, elle se confondit tout de suite en excuses. « Je suis vraiment désolée de vous déranger maître Giotto, mais les jeunes maîtres Tsunayoshi et Hayato viennent de se réveiller et ils n'arrêtent pas de pleurer. »
Le boss Chiavarone haussa les sourcils. Jeunes maitres ?
« Nous avons tout essayé, » continua la servante, « Nous avons essayé de les nourrir mais ils n'ont pas faim, ils ont jeté leurs tétines. Nous avons même vérifié leurs couches mais elles sont propres. »
« Et à propos des autres gardiens ? Et Elena ? » demanda Giotto, qui voulait vraiment réconforter son fils tout de suite.
« Tout le monde est sortit, excepté maître Knuckle et il est déjà occupé avec le jeune maître Takeshi. »
Regardant le boss Chiavarone, Giotto hésita une seconde, puis finalement dit: « Amène-les ici tous les deux, et amène Antony et Alessandro aussi. »
La servante parut soulagée, et elle dit, « Tout de suite, Maître Giotto. »
Quand elle parti, Giotto se tourna vers Giovanni. « Je suis désolé pour cette interruption. » dit-il, inclinant légèrement la tête.
« Inutile de vous inquiéter, ce n'est rien. » dit Giovanni, qui était curieux de voir qui pouvait être les jeune maîtres. Quelques instants plus tard, il eut la réponse à sa question quand un son éloigné s'approcha de plus en plus.
Finalement, la porte s'ouvrit, et deux servantes entrèrent, prenant soin de deux enfants en train de pleurer, suivit par deux subordonnés portant de coûteux costumes noirs.
Immédiatement, Giotto et G allèrent à leur rencontre et prirent les deux bébés des bras des servantes, qui quittèrent ensuite la pièce. Les deux subordonnés restèrent en revanche.
Giovanni assista en à une curieuse scène lorsque Giotto déposa un baiser sur le front de l'enfant qu'il tenait, puis revint vers son bureau où il ouvrit un tiroir. Il en sortit deux.. tétines ? En ouvrant une, il la mit dans la bouche du nourrisson, et lança la seconde à G, qui fit de même avec l'autre bébé.
Giovanni regarda avec fascination un autre changement de personnalité de Giotto; maintenant il faisait face au père. Même le froncement de sourcil de G, qu'il avait gardé pendant tout le temps où il se trouvait ici, s'était maintenant transformé un doux sourire comme il calmait le bébé qu'il avait dans les bras.
Peu de temps après, les deux bébés s'endormirent, et Giotto et G, reprirent leurs places précédentes, avec les bébés tenus fermement dans leurs bras. Comme les deux subordonnés prirent place aux côté de Giotto et de son bras droit, Giovanni réalisa tardivement qu'il s'agissait en fait de gardes du corps.
Offrant un sourire d'excuse, Giotto dit, « Veuillez nous pardonner, Giovanni, Tsunayoshi et Hayato ont rejoint le manoir il y a seulement quelques mois, et ils commencent toujours à pleurer s'ils ne voient pas quelqu'un qu'ils reconnaissent en se réveillant. »
Giovanni acquiesça avec compréhension, lui même avait un fils de sept ans, et il se souvint combien cela avait été difficile pour sa femme au début.
« Et leurs mères ? » demanda-t-il, curieux.
Giotto soupira à la question, il s'y attendait. « Elles ne font désormais plus partie de nos vies. » dit-il avec un sourire forcé.
Giovanni acquiesça et ne dit plus rien.
Après un moment de silence, il se leva et dit, « Quoiqu'il en soit, mes excuses mais je dois vraiment y aller. J'ai beaucoup de choses à faire. »
« Oh, oui bien sûr, » dit Giotto, lui serrant la main, passant Tsuna sur son autre bras.
Il voulu ajouter quelque chose mais Giovanni lui coupa la parole avec un sourire. « Quand puis-je espérer que le contrat soit fait ? »
Le jeune homme écarquilla les yeux avant de reprendre une expression plus neutre, et dit d'une voix polie, « Je vais commencer à y travailler tout de suite. Ce sera probablement fait pour la semaine prochaine. »
Acquiesçant, Giovanni sourit, ses yeux brillaient d'amusement. « Très bien. Oh, et Giotto, il n'y a pas de raison d'être si formel. Nous sommes amis maintenant, hm ? »
A ces mots, un grand sourire prit place sur les lèvres du blond et il aurait sans prit le vieil homme dans ses bras s'il n'avait pas eu Tsuna. « Amis n'est-ce pas ? Vous savez ce que ça signifie alors, vous allez devoir venir ici plus souvent pour que l'on apprenne à se connaître. »
Le boss Chiavarone laissa simplement échapper un petit rire et dit, « J'y compte bien. J'espère que ça ne posera pas de problème si j'amène mon fils Dino avec moi. Il est un peu plus âgé que vos enfants, mais je suis certain qu'ils deviendront de grands amis dans le futur. »
« C'est très bien. »s'exclama Giotto en raccompagnant son nouvel ami jusqu'à la porte. « Mukuro et Chrome, les jumeaux de mon gardien de la brume, ont un an et ne passent pas beaucoup de temps avec les autres enfants. Ça pourrait être une bonne expérience pour eux. »
« Très bien, dans ce cas, j'amènerai Dino avec moi la prochaine fois. D'ici là, arrivederci Giotto. » Dit Giovanni avec un sourire. Après avoir passé le pas de la porte, il appela sa voiture, qui l'attendait déjà sur le sentier.
Comme Romario le conduisait hors de la propriété des Vongola, il demanda, « Donc, qu'est ce qui vous a convaincu ? »
« Pardon ? » répondit son boss, confus.
« Avant la rencontre, vous étiez récalcitrant à accepter une alliance » déclara habilement son ami. « Qu'est ce qui vous a convaincu ? »
Giovanni réfléchi un moment, avant de dire, « Il y a beaucoup de choses, mais je pense que ce qui m'a vraiment convaincu c'est son fils. »
Romario acquiesça une fois, comme s'il s'attendait à cette explication, et son boss continua.
« Giotto semble vraiment être quelqu'un de bien, et je peux dire qu'il prend sincèrement soin de sa Famille. Même avant que cette servante ne nous interrompe, j'étais proche d'accepter, mais quand j'ai vu la façon dont il a réagit avec son fils, avec tant de patience, c'est vraiment pour cette raison que j'ai voulu faire de lui notre allié. Il est de ceux qui sont prêt à tout pour protéger ceux qui lui sont cher; le monde de la mafia à besoin de plus d'hommes comme ça. Je sais qu'un jour les Vongola se tiendront sur un pied d'égalité avec nous, ou peut-être même qu'ils nous surpasseront. Quand ce jour arrivera, je veux que les Chiavarone se tiennent fiers à leurs côtés. »
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Voilà pour le chapitre 4, encore merci à LibertyBell.047 qui fait en sorte de rendre cette lecture plus agréable sans les fautes d'orthographe que je sème.
