OS (suite et fin) : Ain / Kizaru
PdV Kizaru :
Maître Zephyr vient de tomber raider mort sous mes attaques répétées. Je regarde en haut de la falaise où mon ancien collègue Kuzan qui a fait une brève apparition et intervention en faveur des Mugiwaras. Je regarde à présent les soldats s'activer pour secourir ceux blessés par le vieux Z. Les vice-amiraux n'ont pas participé à la bataille, le souvenir de leur ancien maître étant trop présent pour eux. Par compassion, je n'en parlerais pas à Sakazuki, nous n'avons pas besoin d'une nouvelle crise du chef.
- Borsalino … fait gravement Momonga. Tu n'en parles pas au chef de …
- Je ne comptais rien dire, Momonga-sama, fis-je gravement.
- Merci
Momonga part Doberman, qui essuie d'un geste mélancolique les larmes à ces yeux, suivit de Yamakaji, de Strawberry, de Onigumo ainsi que de Komir. La grande lignée des vices amiraux d'aujourd'hui avait été élèves du vieux Z.
Je tarde à les suivre. Il me faut savoir où sont passés les deux complices de maître Zephyr, Ain et Binz.
Je saute au dessus du mur de glace et observe les environs totalement déserts. Ils se sont tous fait la malle. Quand tout à coup, une bouteille vide me traversa me visage par derrière et s'écrasa au sol.
- Tu cherches quelqu'un, Borsalino ?
Je lève la tête, et se fut Kuzan que j'aperçus en haut de la falaise, un bonnet sur la tête et des lunettes opaques sur le nez. Il passa la main derrière la tête et m'invita à le rejoindre ce que je fis illico presto.
Nous échangeons une poignée de main amicale, avant qu'il ne me tende une bouteille d'alcool que je prends.
- Ooooh c'est l'alcool que buvait mapitre Z-Sensei …
Il hoche la tête et boit une autre bouteille déjà entamée.
- Tu cherches qui exactement, Borsalino ? Binz ou Ain ?
- Tu me connais bien, Kuzan.
- Ain … Elle n'est pas prête à te voir, et elle ne veut plus jamais te croiser. Elle a été claire là-dessus.
- Ooooooh, j'aurais voulu la savoir plus coopérative et toi aussi, Kuzan. Pourquoi as-tu protégé les Mugiwaras ?
- Ils ont fait ce que j'ai refuse de faire : battre Z.
- Oooooh ! Tu délègues ton travaaaail à des piraaates ?
- Nous ne sommes pas tous sans cœur et sans sentiment comme tu peux l'être avec Sakazuki ! cingle t-il
Je plisse les yeux pour mieux voir Kuzan qui s'énerve, un fait extrêmement rare à moins de parler d'un sujet dérangeant mais jusqu'à ce jour je n'en connais aucun !
- Kuzaaaaaaaaan ! Maître Zephyr était passé depuis un moomeeeeent du côté de nos ennemis ! Nous n'avons pas pu le retenir, tu le sais autant que moi ! Mais est-ce réellement notre faute ? Nooooon, je ne crois paaaas !
La bouteille d'alcool de Kuzan explose violemment m'éclaboussant, et me surprenant grandement.
- une fois encore, tu as tout faux ! Nous sommes les uniques responsables de sa brusque démission : l'idée de la justice qu'il prônait et dont il rêvait, s'est détruite en l'espace de quelques événements ! Je suis moi-même parti de la Marine comme lui, déçu !
Il finit d'un trait sa bouteille verte avant de partir sans un mot, ni au revoir dans le froid le plus glacial qu'on m'est mis.
- Je ne peeeeeux pas compeeet sur ton aiiiide ! Fooort dommaaaaaage !
Je regarde l'horizon avec un air distrait, tout en repensant à celle qui m'a définitivement volé mon cœur de pierre.
Pdv Ain
A l'aide de Kuzan, nous avons rapidement et secrètement embarqué sur notre navire sur une mer des plus calme pour mon plus grand bonheur. Une fois que l'embarcation était suffisamment loin des côtes, j'ai pu observé les deux amiraux face à face en haut d'une falaise, Kuzan lègèrement distant et Borsalino très curieux même un peu trop. L'échange s'est rapidement terminé avec Aokiji qui disparaît visiblement furieux contre son ex-collègue.
Je pars m'enfermer dans la cabine du sensei où je vois seulement à quelques mètres de moi, son fantôme qui m'invite à le rejoindre.
- Ain, approche …
Je sèche mes larmes pour regarder mon ancien mentor décédé, toujours aussi souriant sa bouteille d'alcool favorite dans sa main comme avant, comme si rien ne s'était passé aujourd'hui.
- Oh sensei ! J'aimerai vous dire tout ce que je ressens pour vous !
Je m'approche doucement vers lui et tend ma main vers son visage espérant le toucher et voir que tout cela n'était qu'un stupide cauchemar ou prédiction non réalisée. Comme attendu, je traverse sa tête et son corps disparaît me laissant de nouveau seule. Je m'écroule de nouveau en larmes sur le grand lit violet et respire à plein nez son odeur de fleur mélangé à un doux parfum d'alcool.
- Sensei, je suis tombé amoureuse de LUI ! Lui, votre ancien élève que vous detestiez profondément, et LUI qui a tué sans aucune remord il y a peu ! L'homme au chapeau gris qui m'a séduite dès notre première rencontre, Lui Kizaru Borsalino l'amiral de lumière toujours aussi fidèle à son poste !
Pdv Kizaru :
- Atchouuuum !
Un brusque éternuement me prend aussi soudainement qu'un tsunami sur Grand Line tandis que toute l'assemblée me regarde narquoisement, et que Sakazuki ne s'empêche une petite remarque.
- Toi malade Borsalino ? C'est une première ! Va vite à l'infirmerie et tu feras faire ta visite médicale obligatoire que tu réussis à frauder par je ne sais quels moyens chaque année !
L'assemblée éclate de rire devant ma tête déconfite et l'air espiègle du chef, de bonne humeur depuis notre retour suite à notre brillante victoire contre notre collègue. Je me contente de mettre ma tasse de café à mes lèvres pour cacher mon embarras tout en méditant. Qui dit visite médicale, dit infirmières sexy …
Ain en infirmière sexy, un décolletée profond et une jupe légèrement trop courte …
Je m'étouffe silencieusement quand des images troublantes viennent à l'esprit …
Une légère pression se fait sentir à mon pantalon où je vois désormais une jolie bosse.
- Borsalino, tu m'écoutes ?
- Paaaaaardon, j'étais dans mes penséééées !
Je fais comme si n'était et dispose mes mains de façon de cacher tout cela à mes collègues qui seraient près de croire que le chef est terriblement sexy à mes yeux …
Pdv Ain :
La nuit est tombée, et nous avons abordé une île isolée pleine de verdure immense, avec une plus grande ville au sud.
Nous avons enfin atteint Dressrosa, et nous nous trouvons actuellement sur Green Bit, une île totalement inhabitée à cause de la végétation.
- Sensei … J'ai pris une décision : je quitte l'équipage ! Non pas que je veille partir loin de vous, mais les regards de pitié du reste de l'équipage et de Bonz sur moi m'impoture au plus haut point. Je refuse de rester ici plus longtemps dans la douleur du passé, excusez moi !
Assis sur son île, toujours silencieux il me regarde gravement la bouteille à la main.
Parfois, j'ai l'impression qu'il va parler, me dire ces impression mais j'attends en vain ça tous les soirs depuis un mois, depuis qu'il …
Je dépose avec fermeté ma lettre d'excuse sur mon bureau et tourne les talons, un sac en bandoulière sur l'épaule. Je mets un pied dehors, et je sens une main qui me pousse à l'extérieur.
Je me retourne surprise, pour ne voir personne, que mon appartement vide et mon lit parfaitement rangé et plié.
- Adieu tout le monde …
Je saute sur le sable fin de l'île de verdure et pars en direction du pont de fer que j'aperçois au loin. Je marche tranquillement dans le sable, l'esprit encore un peu perdu de mes décision pris à la hâte mais que j'estime juste.
Après une longue marche d'une vingtaine de minutes, je finis par arriver devant ce fameux pont condamné.
« Ne pas traverser. Danger de mort. »
En quoi y'a-t-il un danger à le traverser ? Il semble relativement solide et en bon état.
Je saute par-dessus les barrières et commence à marcher dans un silence des plus pesant.
Un terrible rugissement me fait sortir de mes profonds songes et un immense poisson combattant sort de l'eau pour foncer sur le pont. Je recule de peur avant de prendre le plus vite mes jambes à mon cou tandis que d'autres poissons sortent à leur tour pour tenter de détruire le pont de fer. Je cours à en perdre haleine sur toute la longueur et manque plus d'une fois de passer par-dessus bord.
- Plus vite mademoiselle !
Un jeune homme brun paniqué me fait face à l'autre bout accompagné d'un immense loup blanc aux yeux bleus. J'arrive en bout du pont affolé, et saute au dessus des barrières de sécurité pour finalement lui tomber dessus.
- Oh ! Excuse moi ! Je …
- Pas de quoi !
Je me relève et l'aide à se relever. Il fait environ un mètre 80 comme moi, des cheveux bruns courts cachant des yeux aussi bruns. Un grognement me surprend et je vois le loup blanc sortir les crocs me menaçant.
- Calme Diva !
- C'est une louve ?
- Oui, je l'ai trouvé quand j'étais jeune. Depuis elle ne me lâche plus !
La dite louve blanche me regarde de ces immenses yeux bleus, toujours menaçante.
- Je crois qu'elle t'a pris pour un pirate recherché !
- Je suis un pirate …
Il a un mouvement de recul tandis que sa louve se place entre nous deux et grogne de nouveau de façon plus suggestive. Je sors mes lames, en position de combat.
Je recule un peu, et finit par ranger mes lames avant de les contourner pour aller visiter les environs pendant que la nuit est encore là.
- Ou vas-tu, pirate !
- Me promener … Je n'ai pas de temps à perdre avec des garçons de ton genre. J'ai peu de temps avant que mon équipage remarque mon absence et décide de me chercher.
Je prends une rue au hasard et arpente avec rapidité entre les maisons, commerces tous fermés en cette heure tardive. Je sens le jeune homme qui me poursuit quelques mètres derrière moi, bien sûr suivit de son animal de compagnie à quatre pattes.
J'arrive sur la grande place où se trouve une fontaine éteinte et de magnifiques bâtiments.
- C'est tellement beau …
- C'est Dressorosa !
Le garçon se place devant moi, les bras croisés et sa louve à ses côtés pour me regarder droit dans les yeux.
- Je suis Damien, et voici Diva, ma jeune louve.
- Pourquoi te présentes-tu à moi ? Je suis pirate, et ton nom m'importe peu !
J'ai joué mon rôle de pirate froid, et qui cherche à se faire rejeter par la société parce qu'il est habitué à l'être.
- Je … J'ai confiance en toi. Tu sembles différente d'EUX, et tu m'as dis tout à l'heure avoir fuit ton équipage.
- Oui, j'ai connu une trop grande perte qui laisse des séquelles … Ain …
- Quoi ?
- Mon nom … Ain.
- Très charmant.
Un soleil éclatant vient nous éblouir tandis qu'une cloche se met soudainement à vibrer dans l'air me faisant sursauter.
- 7 heures du matin ! Le début de la journée à Dressorosa ! Regarde, les jouets sortent !
- Les jouets ?
- Oui, ici on cohabite avec des jouets depuis une dizaine d'année ! Personne ne sait d'où ils viennent mais ils restent très gentils ! Mais une seule loi ne doit pas être enfreinte !
Son ton a brusquement changé pour une détermination sans borne.
- Laquelle ?
- Aucun jouet ne doit pénétrer dans la demeure d'un humain et vice versa.
Sa louve acquiesce lentement la tête.
La ville prend désormais vie, les jouets sortent et les humains sortent travailler.
Dressrosa est une ville extrêmement dangereuse, Ain.
Sensei, pourquoi ? Je ne vois qu'une ville pleine de vie et de bonheur où la piraterie n'a pas sa place !
Elle a sa place, mais elle n'est pas visible car son dirigeant est un pirate et l'un des plus dangereux !
PdV Kizaru :
- Amiral Borsalino, Dressrosa est en vue !
- Biiiiiiiiiiiien !
Assis sur ma chaise longue, je regarde les soldats qui s'activent à ralentir notre bateau pour le faire rentrer avec douceur dans le port. Je me lève paresseusement pour aller dans ma cabine.
Je m'assoies à mon bureau et relis la lettre provenant d'un solide informateur placé à Dressrosa.
« A l'amiral Borsalino,
Ce matin, à 5 heures du matin est arrivé le bateau de la Néo Marine sur Green Bit.
Aucun mouvement à signaler jusqu'à 6 heures et demi.
6 h 31 : Une fine silhouette vient de sortir du bateau : il s'agit de Ain. Elle est pâle, les yeux rouges et le visage pourtant déterminé par une colère et une tristesse. J'ignore ce qu'elle va faire mais elle quitte précipitamment le navire endormi, laissant ces nakamas derrière elle sans protection.
6 h 51 : Ain est arrivé devant le pont de fer, et commence à la traverser sans savoir qu'il es dangereux. Un poisson combattant attaque le pont, et elle commence réellement à paniquer.
Elle court le plus vite possible. Un cri retentit de l'autre côté. Un jeune homme brun lui hurle de se dépêcher. Elle arrive au bout et saute sur le jeune homme, dans la panique.
De là où je suis, je ne vois pas ce qui se passe, ni ce qu'ils peuvent se dire.
Je la vois partir avec l'inconnu dans une ruelle, accompagné d'un loup blanc.
X. »
Mes mains se crispent sur le papier, furieux. Je ne laisserai personne s'approprier Ain …
Pdv Ain :
Je m'écroule de fatigue sur un banc, tandis que Damien s'asseye au sol essoufflé et sa louve qui déposé sa lourde tête sur mon genou. Je la caresse gentiment entre les deux oreilles avant de respirer profondément.
- Tu devrais peut être retirer ta cape, tu aurais moins chaud ! Attend, je vais le faire !
Il déboutonne sa chemise pour laisser apparaître son poitrail finement sculpté avant de venir derrière moi pour retirer avec tendresse le long tissu bleu. Je frisonne quand ces doigts froids frôlent mon cou, puis qui descend vers mes épaules pour détacher la cape qui tombe mollement sur moi.
- M-m-merci !
Il m'offre un sourire en coin avant de s'asseoir sur le banc avec moi.
Nous regardons la foule des passants, tous deux déconnectés de la réalité.
Depuis combien de temps, n'ai-je pas visité une île comme un simple citoyen ?
Pour vous sensei, j'ai abandonné tant de choses pour vous soutenir, mais maintenant que vous n'êtes plus il n'y a plus raison d'être à l'équipage. Je me fonds dans la masse, et je profite de la vie.
- Un Bateau de la Marine arrive ! hurle quelqu'un.
Toute la foule s'arrête brusquement comme si elle n'était qu'un individu, et un murmure d'incompréhension nous traverse.
- Pourquoi la Marine vient-elle ici ?
- Doflamingo-sama a-t-il des problèmes avec eux ?
- Un amiral est à bord !
Je pâlis soudainement et me lève précipitamment pour me mêler à la foule des passants curieux et étonnés, suivie par Damien.
- Pourquoi es-tu inquiète comme ça, Ain ?
- Il faut que je sache quel amiral vient comme par hasard sur l'île où je me suis retiré. J'espère qu'il ne s'agit pas de celui que je pense …
Je traverse difficilement la foule pour être dans les premiers à voir, le dit amiral débarquer sur la terre ferme. Je me dissimule derrière un couple de jeune assez impatient, et qui discute joyeusement.
- Tu penses que si je lui demande un autographe, il va accepter ? chuchote la jeune fille, à moitié hystérique.
- Essaye toujours, moi je veux juste lui serrer la main à ce brave type ! Ah, si je pouvais être aussi brave et fort que lui ! soupire le garçon.
Que de pessimiste chez ce garçon, dîtes moi … Je me désintéresse d'eux pour regarder deux fille complètement et littéralement en folie admirative qui passe leur temps à se coiffer et à se remaquiller comme le font les filles totalement superficielles. Je les entends qui braille des âneries qui m'échauffe sérieusement les oreilles à cause de leur voix excessivement aigues.
- Tu penses que c'est quiiiiii ? s'égosille une première à la chevelure blonde.
- Je mise sur l'amiral en Chef ! Tellement craquant ! Froid, distant mais terriblement sexxyyyyyyy ! fait une deuxième à la chevelure rouge foudroyante.
Sans aucun doute, elle a sacrifié la couleur de ces cheveux naturelle pour une teinture aussi mal réussite pour l'ex amiral de magma. Que de fausses illusions …
- Ooooh ! Regardez !
La foule lève les yeux pour voir l'amiral Kizaru en personne qui descend avec une lenteur exagérée mais tellement représentative du personnage. Il fait une pause à la limite théâtrale en mettant une main à son front, le sourire négligeant.
- Il faaiiit chaaaaud chez vouuuuus !
Un serveur accourt immédiatement lui servir plusieurs bouteilles d'eau, et d'alcool.
- Pour vous, Taishō !
- Meeeeeeerciiii !
Il porte la bouteille d'eau précédemment ouverte par le jeune serveur à sa bouche, et en boit son contenu pour ne laissez qu'un filet coulant au coin de sa bouche et allant se perdre dans le cou.
Cette vision très troublante me laisse un immense vide …
Je suis complètement tétanisée de peur : nous ne sommes qu'à quelques mètres de l'un et de l'autre et si le couple s'écarte brusquement sans prévenir, je serais à découvert pour l'amiral de lumière qui viendra directement m'arrêter.
- Ain, tu as peur de lui n'est-ce pas ? me souffle Damien
Il me prend doucement la main et me contraint à reculer avec précaution pour éviter d'attirer les regards et des remarques sur notre comportement des plus étranges. Nous finissons juste de nous retirer des passants qui veulent tous parler à l'amiral pour ces nombreux exploits qui laissent la population civile pantoise. J'entends d'ici, les gens qui lui demandent comment s'était le combat contre maître Zephyr.
- Ooooh ! Il était trèèèès difficiillllle de le combaaatre ! Même à son graand âge, il saaavait toujours se battre cooomme il le faaaaaisaiit avec nouus !
Des questions continuent de fuser pour l'amiral, mais je ne les écoute plus. Des larmes coulent au souvenir de mon maître … Pourquoi est-il si difficile de penser à vous ? A avant quand tout n'était qu'un projet impossible à réaliser ? Vous saviez que vous alliez mourir et vous avez quand même voulu le faire aboutir …
Ain, fuis ! L'amiral a senti ta présence non loin !
La voix grave du sensei résonne dans mon esprit comme une sonnerie d'alerte et je vois effectivement l'amiral qui commence à mouvoir pour se dégager de cette dense foule d'admirateur trop collant.
- Ain ! Cesse de rêvasser, tu es en danger !
C'est un Damien paniqué qui me secoue qui réussit enfin à me sortir mon état de transe actuelle. Diva nous rejoint, les crocs menaçants et se penche pour nous permettre d'aller sur son dos. Damien y monte sans problème juste derrière la tête de sa louve chérie et me tend sa main pour m'aider à y monter.
- Je ne peux pas …
- Pourquoi ?
- Damien, je t'en prie ! Je suis un pirate et …
- Oooooh ! Qui voiiis-je ?
- Eh merde !
Je monte sur le dos à mon tour, et nous partons en quatrième vitesse loin de l'amiral de lumière, qui vient juste de faire son apparition à un mètre de nous.
- Où allons-nous ? hurle Damien
- Sur Green Bit ! La végétation est tellement dense qu'on aura vite fait de les perdre ! Et puis, tu connais bien l'île non ?
- Je n'y ai jamais mis les pieds ! Trop dangereux d'y aller mais je crois qu'on a pas le choix !
- Où comptons vous aller jeeeeunes geeeens ?
Je resserre ma prise sur la taille de Damien, et coince ma tête sur son épaule pour éviter de me retourner pour mieux l'observer. La louve prend des virages serrés dans des petits rues à peine visibles pour tenter de semer le plus de marines possible et peut-être l'amiral.
- Pouuuurquuuoiii fuir Aiiiiin-samaaaa ? Tu es seuuuuule désormaaais !
- LA FERME ! hurlons Damien et moi.
Diva se met à courir toujours plus vite, prise d'une forte adrénaline qui surprend fortement l'amiral, qui s'est arrêté sur un toit quand la louve sauta la barrière de sécurité pour s'engouffrer sur le pont de fer. Nous sommes à la moitié du pont quand un poisson sort de l'eau pour tambouriner avec son immense corps les piliers ainsi la structure plus haute. Le pont tremble de toute part, et je tombe au sol la tête la première, me blessant l'arcade sourcilière.
Le pont tremble encore et tangue dangereusement, me balançant vers un trou béant de la balustrade de pierre. Mon corps roule lamentablement sur le côté, et je vois ma vie qui défile devant mes yeux.
Pdv Kizaru :
- Oooooh ! Ils sont en difficulté on dirait !
J'apparais à l'entrée du pont, où patientent les soldats qui attendent mon ordre pour y aller.
- Que faisons-nous amiral ?
- Attendooooooons encore un peuuuuuuuu …
Le pont est de nouveau secoué et la jeune fugitive Ain, tombe au sol à moitié conscient. Les yeux encore entrouverts, le visage baignant dans son propre sang et une mine des plus fatiguée de vivre.
Les soldats hurlent presque de victoire devant la situation des deux jeunes gens profondément dans le pétrin. Un élan d'adrénaline m'envahit, et je saute par-dessus les barricades devant mes hommes, qui ne comprennent plus rien.
- Pas si vite, poiscaaaaaaille à cooooornes !
Je décroche un magnifique laser à un premier poisson, puis aux autres je leur administre la même chose en plein milieu de la boîte crâ jeune homme se tourne vers moi, les yeux brillants d'une totale incompréhension. Il se met en position de défense, prêt à se défendre tandis que son étrange animal se tient fièrement à ces côtés, montrant les crocs acérés.
Je lève les mains en signe d'apaisement montrant que je ne viens pas me battre.
- Douuuucemeeeent gamiiin ! Retiens ton chiiien ! Je ne viens pas pour vous attraaaaaper !
- Non bien sûr, vous venez prendre le thé en demandant des nouvelles …
- Damien, laisse tomber ! Tu n'as aucune chance de gagner contre lui …
Une main contre sa blessure, Ain se tenait debout non loin de son ami qui recula prudemment se plaçant à ces côtés et prit la main libre de Ain. Tout semble se déchirer en moi quand la seule vue, de leurs mains enlacées comme un couple.
Ain remarque mon regard froid sur eux deux, et le repousse brusquement surprenant le jeune homme qui tomba sur sa louve pour laisser éclater une colère digne d'un pirate.
- Ain, pourquoi … ?
Avant qu'il puisse finir sa question, Ain le gifle avec colère avant de le regarder aussi froidement possible.
- Rappelle toi une chose : Je suis un pirate, et nous vivons en solitaire ou en équipage mais jamais en couple !
Elle nous tourne alors le dos et part en courant direction la petite île isolée de Green Bit. Je regarde avec satisfaction le jeune homme encore sous le choc et passe à côté de lui en lui tapant sur la tête.
- Ne jaaaamais faaaaire confiaaaaaance à un piraaaate, jeeeune homme !
Je laisse derrière moi, mes soldats qui s'occupent à présent d'arrêter le garçon tandis que je pars à la recherche de la sublime Ain dans cette immense végétation. On va jouer à chaaaat !
Pdv Ain :
Cachée dans l'immense végétation, j'observe l'amiral qui arrive paresseusement au bout du pont les mains toujours dans les poches comme s'il n'était qu'un simple visiteur. Je recule prudemment estimant être trop près de lui, et que j'avais surtout envie de faire durer le plus longtemps cette partie à deux. Je marche sur une branche qui craque attirant toute l'attention de l'amiral qui apparaît soudainemnt à quelques mètres.
- Trooooooooouuuuuvé !
- Pas encore attrapé !
Je saute agilement entre les différents arbres pour arriver au sommet de l'un d'entre eux, et j'en profite pour regarder le singe jaune qui se gratte la tête tout en regardant autour de lui pour voir où je suis partie.
- Ooooooooh ! C'est bêteeeee, elle a dispaaaaru !
Calculant la distance nous séparant, je tente le tout pour le tout et je saute dans le vide au dessus du marine toujours aussi perdu. Je lui tombe dessus mollement et nous nous écroulons tout les deux au sol, lui surpris et moi prise d'un fou rire. Je suis libérée d'un immense poids lourd dans mon cœur qui s'allège considérablement. Depuis combien de temps n'ai-je pas ris, et émis ce doux son qui est mon rire ? Je l'ignore mais, aujourd'hui tout changera …
Confortablement assise sur le bassin de l'amiral complètement sonné, allongé sur le dos, les yeux qui papillonnent sous le choc. Il relève la tête, me regarde avec un sourire des plus flip pants avant de m'attraper brusquement pour échanger notre position et être au dessus de moi.
- Heeey, je suiiiiis l'homme !
- Et alors ?
- Je dommmiiiine toujours !
- Même pas en rêve, le bleu !
Je le repousse pour retomber sur lui, le visage éclairé comme jamais. Cependant, quelque chose m'embête … Mon visage doit trahir l'anxiété à plein nez vu que le visage de Borsalino lui est rapidement déformé par de la curiosité et de la crainte.
- Aiiiiiin ? Il y a un problèèèèème ?
Je me retire de notre position un peu gênante pour me mettre assise en position fœtale dans l'herbe fixant un point imaginaire.
- Nous sommes tous deux de camp radicalement différent Borsalino, et c'est que maintenant que je me rend compte qu'il est impossible de nous aimer comme un couple normal le ferait … Pourquoi est-ce si difficile d'être amoureux …
- Ooooooh ! Tu es inquièèète du fait que je suis au pooooste d'amiral, je me trompeeee ?
Je ne réagis pas, sachant très bien qu'il a raison. Moi, vu que j'ai définitivement quitté mon équipage je n'ai personne à blesser moralement mais lui, avec sa condition de haut gradé a de nombreuses responsabilités qu'il ne peut pas quitter du jour au lendemain. Trop suspect aux yeux du conseil des anciens à Mariajoa.
- J'ai dééééjà réfléchi à touuuut, Ain-saaaan !
J'attends son verdict : soit il me vend à la marine, ce qui est ma foi plus probable qu'autre chose, soit il décide de me laisser filer tout en prenant les conséquences sur le dos.
- Je quiiiiiite la mariiiiine !
- D'accord …
Attend … Pause …
…
…
…
…
…
…
…
…
…
…
…
- QUOI !?
Borsalino m'impose le silence en posant ces douces et merveilleuses lèvres dont je rêve sur les miennes, me bloquant immédiatement toute forme de résistance. Avec sensualité, j'approfondis notre baiser qui avait trop tardé à mon goût.
- Amiral Kizaru, où êtes-vous ?
Utilisant mon fluide sensitif, je perçois les soldats à environ 500 mètres de notre position, au nord de l'île venant directement du pont qu'ils ont réussi à traverser sans dommage. L'amiral finit par mettre fin à notre embrassade et se remet debout, à peine inquiet. Je me relève maladroitement à mon tour aux côtés de la géante paille jaune, que j'aime passionnément.
- Que faisons-nous, Borsalino ? Pourquoi les attendre ?
- Oooh, disons que j'aaaai l'intention de leur faire transmettre un message de ma part à mon cher et tendre Sakazuki … Pourquooooi revenir là bas alors que je n'y ai plus maaa plaaaace ?
Je m'appuie contre sa grande jambe tandis qu'il pose une main bienveillante sur ma tête pour me soutenir. Les soldats arrivent et je sens une tension qui augmente brutalement en nous.
Je vois les buisson à même pas, 20 mètres qui bougent … Ils sont là !
- Amiral Kizaru ! Nous étions inquiets, mais vous l'avez finalement attrapé !
- Vous êtes le meilleur amiral !
Les soldats continuent de brailler leur bêtise juste pour bien se faire voir par leur supérieur, des espèces de lèche culs ambulants. L'un d'entre d'eux sort des menottes en granit marin d'un sac, et se dirige vers moi pour me les enfiler au plus vite mais l'amiral a en décidé autrement.
- Je m'oppoooooooose formellement à cette arrestatiiiion !
- Que dîtes vous amiral, bégaye le soldat. On nous a ordonné de la rattraper et d l'emmener à Impel Down, vous avez oublié ?
Les autres s'arrêtent de brailler et se tournent tous vers l'amiral, incrédules.
- Je n'aaaaai pas oubliiéééé !
- Mais alors, pourquoi refusez vous à ce qu'on lui passe les menottes ?
Une vague de murmure traverse les soldats visiblement inquiet du changement moral de leur supérieur, extrêmement sérieux pour une fois. L'amiral semble s'impatienter : il se rapproche des soldats avec une démarche lente et se penche à leur niveau avec un immense sourire.
- Vous sembleeeez pas comprendreeeee ! Pas touuuuuche !
Les mâchoires des jeunes vétérans s'écrasent au sol dans un mouvement collectif tandis que l'amiral détache sa cape qu'il jette à terre.
- Vous dirieeeez au chef que je démisionne … Maintenant, dégageeeez ! Yasakani Magatama !
Il croise ces deux bras, et lance des centaines de rayons de lumière destructeurs sur les soldats qui s'enfuient en hurlant de peur comme des marins face à un chien enragés.
- Il va être furieux …
- Je m'en fouuuuuut !
Il ouvre lègèrement sa chemise, et se rassoit paissiblement dans l'herbe m'invitant à le rejoindre ce que je fais aussitôt.
- Où en étions nous déjàààààà ? Ah ouiiii !
Il m'embrasse avec toute la sensualité dont il était capable, m'envoyant dans un paradis dont je n'aurais jamais rêvé. Sensei, pardonnez moi mais je tourne définitivement la page sur vous !
Ils se câlinèrent longtemps, alors qu'une silhouette floue regardait avec un grand sourire, une bouteille à la main et les cheveux violets. Une autre, la bouteille pleine regardait avec compassion son ex collègue dans les bras d'une jolie femme avec laquelle il allait prendre la mer de tous les périls jusqu'à la fin.
Tu mérites d'être heureuse, Ain ! Murmure le vieux mentor.
- Alala, ils sont beaux ensembles. N'est-ce pas cool ?
Pdv Externe :
- QUOI !
Le pauvre soldat sortit terrorisé du bureau de l'amiral en chef qui n'en croyait pas à ses pauvres oreilles. Son fidèle collègue Borsalino avait rejoint les pirates aux côtés de Ain, l'ex assistance de Zephyr aux poings noirs.
- Tu ne perds rien pour attendre, BORSALINO ! hurle Sakazuki fou de rage.
Quelques jours plus tard, des centaines d'avis de recherche sont placardés dans tout Grand Line avec comme nom, Kizaru Borsalino, l'ex amiral de la Marine.
Une nouvelle vie s'offrait à lui, et il allait en profiter aux côtés d'une femme, pas comme les autres !
Voilà la fin ^^ J'espère que cela vous aura plu :)
J'ai prévu le prochain Os et j'annonce déjà qu'il s'agit de : Tsuru/Barbe Blanche
Des commentaires ? Faîtes je vous prie !
Chesca !
