9_Ton père ne t'a pas appris à être gentil avec les filles!

Le lendemain matin se passa sans aucune dispute ni allusion de l'incident de la veille au soir. Et les deux jeunes dresseurs reprirent la route et arrivèrent à Argenta. La ville était en pleine effervescence, c'était le jour du marché. Lise et Zac en profitèrent pour faire quelques achats, de la nourriture pour eux et leur Pokémon, quelques baies. Puis ils arrivèrent dans la partit du marché où les stands présentaient toute sorte d'objet aussi loufoques que inutiles. Lise batifolait à tous les stands pour finalement s'arrêter à un stand où un vieil homme vendait du papier à lettre. La jeune fille craqua alors pour un magnifique papier à lettre où en bas de l'encadrer semblait courir des Mystherbe et sur un coin de l'enveloppe dansait un Joliflor.

« Ce sera pour envoyer une lettre à mon père. Sourit la jeune fille fière de son achat.

Dis, Lise, tu peux pas te dépêcher, on n'a pas que ça à faire! Se plaignit le brun lasser de devoir s'arrêter à chaque stand.

Oh aller, profite un peu on n'est pas pressé ! Le motiva la jeune brune en continuant tout sourire.

Et ben si, un peu … » marmonna Zac pour lui-même

Puis à contre cœur il continua à suivre Lise. Enfin ils passèrent devant le centre Pokémon.

« Lise, allons poser vite fait nos Pokémon au centre, mon Papillusion est encore fatigué de son entraînement. » Proposa Zac.

La jeune fille acquiesça et le suivit à l'intérieur du centre.

« Bonjour infirmière, lancèrent les deux dresseurs à la si charismatique femme aux cheveux roses.

Bonjour jeunes gens en quoi puis-je vous aider ?

On aurait aimé vous laisser nos Pokémon pour qu'ils se reposent, dit Zac en posant ses Pokéball sur le comptoir.

Les miens aussi, ajouta Lise en imitant son compagnon.

Très bien, je les prends, aller donc vous reposer vous aussi sur les fauteuils du hall, je vous rapporterai vos Pokéball. »

Lise et Zac obéirent à l'infirmière et partirent s'asseoir sur un canapé. Lise semblait ravie et souriait aux anges. Il faut dire qu'après avoir piétiné dans toute la ville au milieu de cette foule les deux voyageurs ne sentaient plus leurs jambes.

« Qu'est-ce que c'est confortable, ça change du sol dur de la forêt! S'extasia la brune en s'enfonçant un peu plus dans le fauteuil.

Mmmh… » Le jeune homme n'écoutait qu'à moitié ce que son amie racontait. Il semblait une nouvelle fois mal à l'aise.

Dès que l'infirmière nous rapporte nos Pokéball nous partons, pensa-t-il.

Et il n'eut pas longtemps à attendre que cinq minutes après l'infirmière apparaissait avec leur Pokéball.

« Voilà vos Pokémon, ils sont en pleine forme. Dit Joëlle avec un grand sourire, en leur tendant leur Pokéball.

Merci infirmière répondirent-ils en cœur.

Vous désirez autre chose ? Proposa la dame aux cheveux roses.

Et bien …

Non merci, ça serra tout, au revoir. Répondit Zac en coupant Lise. Puis aussi vite il tourna les talons et commença à partir. Bon alors Lise tu viens ? » Appela-t-il avant de quitter le centre Pokémon.

La jeune fille salua à son tour l'infirmière avec précipitation et couru rejoindre Zac.

« Zac, je pensais qu'on dormirait au centre ce soir ?

Et bien non. Répondit-il simplement sans même regarder son interlocutrice.

Mais pourquoi ? On aurait été bien au centre. Pourquoi tu veux pas ? Demanda Lise avec lassitude.

Pas envie. »

Son ton agaçant avais le don d'énerver Lise. C'était bête ils avaient passé une bonne journée et voilà qu'elle allait finir avec une dispute.

« Pas envie ! S'exclama la jeune brune. Comme ça juste parce que tu n'as pas envie ! Non mais c'est quoi ton problème ? A Azuria c'était l'arène et maintenant tu veux carrément fuir Argenta. Je suis fatiguée et on aurait eu un bon lit au centre ! » Argumenta la jeune fille avec de grands gestes.

Zac ne répondit rien, feintant de ne pas entendre ses plaintes. Continuant de marcher pour quitter la ville au plus vite. Cette fille attirait l'attention des gens dans la rue. Leurs regards se retournaient sur eux quand ils passaient et Lise ne semblait pas vouloir arrêter de gesticuler dans tout les sens. Enfin il aperçut la sortie de la ville, un soulagement.

« Zac ! Cria Lise, les bras tendu le long du corps les poings serrés. Ton père ne t'a pas appris à être gentil avec les filles! »

Le jeune homme stoppa net et Lise l'imita. Il lui jeta un regard par-dessus son épaule. Juste à l'écho de ce mot il sortait de ses gonds. C'en était trop. Il se retourna vers la jeune fille et avança vers elle. Ses yeux exprimaient une colère incroyable. Lise sentit la peur l'envahir, le regard qu'il lui lançait se voulait menaçant. Elle en avait trop dit et le regard de son compagnon ne disait rien qui vaille. Elle voulu faire un pas en arrière mais son corps refusa de bouger. Quand Zac arriva à sa hauteur il planta son regard dans le sien. Ses yeux avaient pris la couleur d'un ciel une nuit d'orages.

« Et bien tu n'as qu'à retourner au centre si tu es si fatigué. Lui lança-t-il tout en restant étonnamment calme. Et cesse de parler de mon père. »

Puis il repartit laissant à Lise le choix de le suivre ou non. La jeune fille le laissa s'éloigner, le regard triste. Elle savait très bien qu'il ne s'était pas mis dans cet état à cause de ses plaintes mais juste à cause de la remarque sur son père. Elle poussa un long soupir, il devait vraiment haïr son père pour ne pas vouloir qu'on prononce un seul mot sur lui. D'où pouvait provenir une telle haine? Elle jura à cet instant de trouver quel était l'embrouille qu'il y avait entre lui et son père. Restant un instant sur place à hésiter, après tout elle pourrait retourner au centre et essayer de le rattraper plus tard, mais elle fini par repartit le suivant de loin, fixant son dos. Malgré son jeune âge on pouvait distinguer sous son T-shirt noir une fine musculature, gagnée lors des entraînements avec ses Pokémon. Ses cheveux ébène en bataille se courbaient avec le vent. Mais pourquoi continuait-elle à le suivre ? Ce garçon n'avait rien de sympathique, dans tous les cas il ne l'était pas avec elle.

Mais pensant avoir la réponse à sa question un léger sourire se dessina sur ses lèvres et ses pensées noires la quittèrent.

Zac était devant, il marchait le pas lourd ruminant les paroles qu'il avait dit. Pourquoi fallait-il toujours qu'il s'emporte aussi vite ? Il devait oublier son père, mais cette fille le ramenait toujours au premier plan comme tout les autres d'ailleurs. Lise devait certainement le détester maintenant. Il osa tourner légèrement la tête et pu voir qu'elle le suivait de loin. Cette fille est coriace, pensa-t-il.

Mais le fait de savoir que malgré ses crises de nerf elle le suivait toujours lui réchauffa le cœur. Oui, il aurait eu bien l'air stupide si elle était repartie chez elle. Car malgré le faite qu'il n'était pas prévu qu'elle voyage avec lui, qu'il ne savait pas non plus comment ils allaient finir ce voyage, il devait avouer qu'il appréciait sa présence et qu'il rigolait bien avec elle.

Ils marchèrent ainsi à une bonne distance l'un de l'autre, comme-ci être plus proche allait les faire repartir dans une nouvelle dispute. Le soir ils firent leur campement sans un bruit et s'endormirent sous un silence de plomb.

Le lendemain Zac se réveilla tôt. Il avait tourné dans son sac de couchage toute la nuit, n'arrivant pas à trouver le sommeil. Il observa un moment la jeune fille qui dormait à ses cotés les poings fermés, des mèches brunes tombant sur son visage. Il ne sut pas pourquoi mais il sentit qu'il devait essayer de se faire pardonner, pour cela il prit la décision de préparer le petit déjeuner, ça serait un bon début.

Lorsque Lise ouvrit les yeux elle eut l'agréable surprise de voir que le petit déjeuner était prêt. Le jeune brun déjà debout lui fit un signe de la tête en guise de Bonjour. La dresseuse se leva et commença à déjeuner sans prononcer un mot. En mordant dans une tartine Lise pria intérieurement pour que ce mutisme qui durait depuis hier cesse, quand Zac prononça enfin une parole.

« Je m'excuse. Je n'aurais pas du m'énerver comme je l'ai fait hier, tu avais le droit de te plaindre, je suis un gars pas facile, je te demande pardon. »

Il passait frénétiquement sa main dans ses cheveux, il la fixait avec attention, appréhendant sa réaction. Et on peut dire que sa réaction ne fut pas des moindres, Lise fut tellement surprise qu'elle en fit tomber sa tartine, restant la bouche ouverte, l'air hébété. Zac écarquilla les yeux, puis tout doucement un sourire franc se dessina sur son visage, et il se mit à rire de la situation, elle avait l'air complètement ridicule. Lise remarqua alors son sourire, c'était son vrai sourire pas un de ceux qu'il lui avait déjà fait de façon forcé. Son rire, elle l'entendait enfin pour la première fois et ses yeux rieurs qui la fixaient dont la perle en leur centre brillaient encore plus. La jeune brune aurait aimé se décrocher d'eux mais elle continuait à le fixer comme aimanté par son regard. Elle sentit ses joues rosir. Était ce son regard rieur posé sur elle ou l'air ridicule qu'elle devait donner ? Elle ne chercha pas vraiment à savoir, en tout cas la bonne humeur était revenue dans le groupe. Ils finirent de déjeuner en parlant du trajet qu'ils allaient devoir faire dans la journée pour continuer leur route en direction de Jadielle. Enfin ils plièrent leurs affaires pour reprendre la route.


Et voilà un chapitre de plus. Désoler il est vraiment court mais je me rattraperai sur les prochains qui seront plus long, promis. Merci d'avoir lu!