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Voilà, l'histoire arrive à sa fin, ceci est le dernier chapitre avant l'épilogue. Et le second volet est déjà en court d'écriture et quelques chapitres sont déjà écrits.
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Je travaille activement à compléter les premiers afin de poster rapidement mais je vais rentrer dans une phase de travail intensif cet été et je ne garanties pas d'être en mesure de publier avant la rentrée.
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Surveillez donc attentivement les publications.
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En attendant, bonne lecture et comme toujours, j'attends vos réactions.
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Chapitre 29 : Départ imminent
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La fin de nuit de Tony fut mouvementée comme il l'avait prédit. La discussion qu'il avait eue avec Gibbs lui avait laissé un goût amer dans la bouche. Il avait compris que le chef d'équipe estimait n'avoir rien à se reprocher dans le conflit ouvert qui opposait son second au reste de son équipe qui incluait Abby et, dans une certaine mesure, Ducky. Gibbs ne pouvait… ou plutôt ne voulait pas voir et entendre Tony critiquer la gothique qui, selon elle, n'était pas en faute.
N'avait-il pas compris que sa 'fille par procuration' était bel et bien celle à l'origine de la situation ? Rendre injustement Tony responsable du départ de Gibbs avait été le déclencheur qui avait précipité le chaos. Certes, la situation n'était déjà pas florissante avant l'arrivée de David, McGee n'était pas le plus respectueux agent qu'il aurait dû être, jetant sans cesse ses diplômes à la tête de Tony. Son attitude s'était aggravée par la suite quand David l'avait entrainé dans son sillon.
Avoir ensuite deux fortes femmes de son côté l'avait conforté et incité à croire qu'il pouvait monter au créneau et désavouer l'autorité de son supérieur qu'il considérait ni plus, ni moins qu'un incapable. Les ordres donnés étaient commentés ou carrément ignorés, les tâches lui incombant étaient incomplètes ou inexistantes. Bref, il se comportait comme bon lui semblait sous l'œil ironique de David et les sourires d'Abby.
Et ce n'était pas mieux du côté de David qui n'avait pas cessé de clamer que son entrainement du Mossad aurait dû lui conférer automatiquement la place de Gibbs. Elle n'avait donné aucune considération au fait qu'elle n'était pas un agent et n'avait ni les compétences requises, ni les qualifications nécessaires. Sa propre arrogance avait engendré celle de McGee.
Maudits soient-ils tous !
Qu'ils aillent au diable !
Bon débarras !
Par leur faute, il était obligé de s'exiler pour préserver sa santé mentale et physique. L'un dans l'autre, ce n'était pas une mauvaise chose. Il venait d'avoir une promotion, sa propre équipe à diriger, sa destination était enviable. Sans tout ce foutoir, il aurait encore attendu des années avant que Gibbs ne choisisse de lui laisser les rênes de l'équipe et la promotion lui aurait été dévolue par défaut, entrainant à nouveau le cercle vicieux qu'ils connaissaient à présent.
Certes, l'absence de Shepard avait joué en sa faveur et Vance avait pris le temps d'étudier les membres de l'équipe évaluant le rôle de chacun, leurs contributions réelles à la résolution des affaires qu'ils traitaient. Il avait été surpris de constater que le directeur adjoint estimait l'italien à sa juste valeur et l'avait même introduit dans sa vie privée en l'invitant au cours de repas familiaux.
L'accueil chaleureux qu'il avait reçu de la part de la famille Vance avait mis du baume au cœur de l'italien. Au cours des mois précédents, il avait ainsi partagé certains repas dominicaux et certaines fêtes avec eux. Chaque fois, il avait eu une conversation privée avec le directeur au sujet du travail mais sans jamais qu'elle ne déborde sur la durée imposée par Jackie qui veillait à ce qu'ils se détendent.
La grande surprise avait été l'entente qui s'était installée rapidement avec les enfants. Certes, ce n'était pas des gamins en bas âge et c'était sans doute ce qui avait fait la différence, Tony n'étant généralement pas à l'aise avec de très jeunes enfants. Jouer au football avec Jared avait scellé un pacte silencieux et donner quelques leçons de piano à Kayla avait suffi pour remporter son adhésion.
Jackie l'avait accueilli non pas comme un fils, leur différence d'âge n'était pas suffisante pour ça, mais plutôt comme un frère. Il avait suffi de discuter cuisine pour la conquérir même si elle avait déjà une opinion positive après les conversations entre Léon et elle à son sujet. Même sans l'avoir jamais rencontré, elle avait su, d'après les propos échangés, qu'elle aimerait l'italien.
Ensuite, le plus surprenant avait été l'amitié que Fornell lui avait offerte jusque deux semaines après le départ de Gibbs. Venu s'entretenir avec le directeur, il avait assisté à une discussion édifiante entre Tony et ses deux agents et il avait été sidéré par l'attitude des deux juniors. Il avait alors invité l'italien à boire un verre en arguant qu'il n'avait plus son habituel compagnon pour se joindre à lui.
Sans autre occupation prévue, Tony avait accepté et une chose en entrainant une autre, ils avaient ensuite partagé quelques diners ensemble. Puis, Tony avait été officiellement présenté à Emily avant de rencontrer par hasard Diane. L'entrevue avait été mitigée lorsqu'elle avait appris qu'il travaillait avec Gibbs. Mais au fil des semaines, chacun avait finalement révisé son opinion au sujet de l'autre.
L'agent du FBI et lui n'étaient pas d'irréductibles ennemis comme ils le laissaient croire à tous les deux hommes avaient un certain respect l'un pour l'autre mais ne le montrait pas. C'était un jeu qu'ils avaient joué dès la première enquête où l'Agent Todd avait été impliquée.
Ensuite, au fil des affaires que les deux agences avaient traitées, les deux hommes n'avaient cessé de tester les limites de leurs collègues en se lançant des piques. Chaque fois que l'affaire en cours était résolue, Fornell invitait invariablement Tony dans un bar, chaque fois différent, histoire de compliquer les choses pour leurs éventuels collègues trop curieux.
L'accusation pour meurtre concoctée par Charles 'Chip' Sterling avait été pénible pour les deux hommes. Fornell avait eu bien du mal à procéder à l'arrestation de Tony et voir son agent, Ron Sacks persuadé d'avoir le coupable idéal pour le meurtre d'une femme l'avait stressé même si à l'époque, leur amitié n'était pas aussi sincère que maintenant.
A l'annonce de l'accident de Gibbs et son départ précipité, Fornell avait vite compris que l'équipe risquait de passer des moments difficiles. C'était à compter de ce jour qu'il avait décidé de garder un œil sur eux et bien lui en avait pris. Il avait ainsi assisté à la scène qui avait présidé à la véritable amitié que les deux hommes partageaient désormais.
Aucun d'eux n'avait informé Gibbs du fait qu'ils étaient amis et l'ancien Marine n'avait pas posé de question jusqu'au jour où il avait eu cet entretien avec Tony. Gibbs avait supposé que Fornell et lui devaient partagé un verre ici ou là mais il n'avait pas dû réaliser pleinement que son ami considérait désormais l'italien comme un jeune frère et qu'il se faisait du souci pour lui.
Tony avait eu du mal à accepter au début les attentions que Fornell lui octroyaient, il se demandait parfois ce qui les motivaient. Très vite, cependant, grâce à la famille Vance, il avait compris que l'agent agissait ainsi parce qu'il s'était pris d'affection pour lui. Il lui en était reconnaissant tout en ne l'ayant jamais exprimé par des mots. Aucun d'eux n'était à l'aise pour s'exprimer à ce sujet.
En dernier lieu, il y avait Palmer et sa proposition d'aide sidérante. A bien réfléchir, sans Gibbs dans les parages pour l'intimider, le jeune assistant pouvait se rapprocher de Tony sans problème. Ce qu'il avait fait aussitôt qu'il s'était rendu compte de la situation. Il avait apporté à l'italien le soutien dont il avait besoin, une oreille attentive si nécessaire et une autre manière d'appréhender leurs enquêtes. Jamais Tony n'aurait cru que le jeune homme puisse avoir une quelconque influence sur son processus de réflexion.
Les deux hommes avaient alors pris l'habitude de discuter ensemble au boulot ou en dehors lorsque l'un d'eux invitait l'autre à boire un verre. Puis, comme pour Fornell, les diners avaient bientôt suivi et un soir, Jimmy lui avait présenté celle qu'il courtisait depuis plusieurs semaines. Breena avait aussitôt conquis l'italien, son humour et sa gentillesse avaient suffi à lui faire comprendre qu'elle convenait parfaitement pour son nouvel ami.
Le dernier et non des moindres, Grant lui avait permis de refaire surface et de parvenir à faire un trait sur la relation qui l'avait fait souffrir. Certes, les cicatrices étaient encore là mais elles n'étaient plus aussi douloureuses. Les deux hommes s'étaient mutuellement aidés à soigner des blessures invisibles, celles d'un cœur meurtri. Leur relation avait été un baume au cœur et une réelle réussite malgré leur désir de ne pas la considérer comme durable.
L'ancien Seal avait cependant été blessé de la voir se terminer aussi rapidement, Tony avait compris que s'était installée en lui une fausse idée qu'ils pourraient finalement devenir un couple. Même si leur entente était bien meilleure que celle qu'il avait eue avec son dernier partenaire, Tony n'avait pas ressenti cette étincelle qui jaillit lorsque vous avez trouvé votre véritable partenaire.
L'un et l'autre avaient été initiés aux loisirs de son compagnon de manière à partager autre chose que le travail. Les moments passés ensemble étaient agréables mais pas passionnels au point de devenir indispensables. Tony avait besoin d'espace personnel et de temps solitaire. Il préférait recharger ses batteries dans la solitude, reconstruire ses masques nécessitait de le faire sans témoin, le processus étant parfois douloureux émotionnellement.
Tony soupira. Tout cela allait lui manquer mais ce n'était pas la première fois – mais la dernière espérait-il – qu'il allait devoir repartir à zéro. Nouvelle ville, nouvelle équipe, nouveaux défis. Il n'allait certes pas faire l'impasse sur les amis qu'il venait de se faire ici à DC. Il serait déjà pénible de ne pas les avoir près de lui, il ne pourrait pas décider de leur payer une visite à l'improviste dans l'heure qui suivrait.
Léon veillerait à ce qu'il communique via Skype avec la famille, Emily et Tobias seraient enchantés de faire de même, Jimmy et Breena l'avaient menacé de représailles s'il oubliait de les appeler. Grant n'entendait pas non plus le faire sortir de sa vie, il voulait rester son ami. En fait, il ne perdait pas au change, l'équipe contre ses nouveaux amis, il n'y avait pas à hésiter.
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Il termina là son introspection, il avait encore tant à faire. Il souhaitait trier ses affaires en deux catégories, celles qui seraient acheminés rapidement et celles qui seraient entreposées dans un garde-meuble. Son premier regret était de ne pouvoir faire suivre son piano rapidement mais sans logement, il ne servirait à rien de le faire livrer. Sa collection de DVD n'était pas indispensable, il avait téléchargé sur un disque dur la plupart des films qu'il souhaitait visionner. Il pourrait également s'abonner à un service de VOD s'il le jugeait nécessaire.
Sa garde-robe allait également demandé un sacré tri, il devait alléger son rayon 'costumes' dans la mesure où la météo de sa nouvelle destination ne demandait pas le port d'une tenue aussi impeccable. Un de ses amis avait proposé de les mettre en vente en ligne étant donné leur parfait état et il avait accepté. Il avait mis de côté ceux qui étaient désormais trop grands pour lui après sa récente perte de poids.
Jeans, pantalons de lin ou de coton, chemises légères seraient désormais au menu de sa nouvelle apparence. Blousons de toile ou de jeans feraient également partie de celle-ci. Il gardait quand même sa veste et son blouson de cuir, son manteau de cachemire et quelques autres vêtements pour des séjours au climat plus frais que celui de sa destination.
Lorsqu'il eut fini ce qu'il avait prévu, il s'installa sur le canapé avec son ordinateur et consulta des sites d'agences immobilières pour trouver ce qui pourrait l'intéresser et connaitre le marché. Il avait un portefeuille assez garni et pouvait sans souci acheter indifféremment un appartement ou une maison mais il voulait quelque chose qui lui plaise. Un logement moderne, spacieux et qui pourrait loger ses amis lorsqu'ils viendraient lui rendre visite.
Etant donné qu'il désirait certaines spécificités, il savait qu'il aurait du mal à trouver ce qu'il voudrait tout en sachant que son budget était conséquent. Et il songeait que, même en cas de nouvelle mutation, il pourrait garder le logement comme résidence de vacances. C'était une idée à conserver en tête pour déterminer ce qu'il choisirait au final.
Il consulta différents sites et trouva quelques maisons qui pourraient éventuellement l'intéresser, il mémorisa en favori les sites avant de songer à faire une pause. Il se fit un en-cas avant de s'installer une dernière fois au piano sachant qu'il ne pourrait y jouer avant quelque temps. Durant une bonne heure, il joua autant pour se vider l'esprit que pour trouver une distraction.
Il avait décidé de cesser de voir Grant à partir du moment où il lui avait fait part de son transfert, prolonger leur relation n'avait aucun sens à son avis sinon de laisser espérer quelque chose qui ne se produirait jamais. Il valait mieux trancher le lien d'un coup sec que de l'effilocher dans l'espoir qu'il se brise naturellement. La douleur serait intolérable mais la durée en serait réduite.
Heureusement pour lui, Grant avait accepté le fait qu'il ne pouvait retenir Tony, il avait respecté les termes de leur accord initial malgré les sentiments grandissants qu'il avait pour l'italien. Tony se demandait s'il arriverait un jour à trouver quelqu'un qui l'aime pour lui et souhaite passer le reste de sa vie avec lui. Il commençait sérieusement à douter de parvenir à dénicher l'oiseau rare qui saurait le retenir plus de quelques semaines ou quelques mois.
Sans doute était-il destiné à ne pas partager sa vie avec une personne qui lui apporterait autant que lui-même pourrait lui apporter. Il savait qu'il pouvait aimer, il l'avait déjà prouvé à deux reprises même si ses partenaires lui avaient fait faux bond, chacun pour des raisons différentes. Il n'avait pas repoussé ces deux personnes, elles avaient décidé de leur propre chef de le quitter tout en indiquant que ce n'était pas sa faute.
Il avait eu du mal à se persuader n'être pas responsable de la rupture et du mal à s'en remettre. Wendy n'avait jamais expliqué la raison de son revirement tout en indiquant qu'il n'avait rien à voir avec lui et le second avait mis en cause son accident. Cependant, Tony avait souvent songé qu'il devait être en partie fautif, il n'était peut-être pas assez démonstratif dans ses actes.
Il prit la décision de s'installer tranquillement dans ses nouvelles fonctions et de stopper la recherche effrénée de l'amour. Il viendrait sans crier gare s'il le laissait l'attraper au lieu de tenter de l'attraper lui-même.
''C'est parfois en ne forçant pas le destin que ce que l'on espère se produit'' disait souvent sa grand-mère et il allait mettre en pratique cette théorie.
'Attendre et voir venir' était un autre adage tout aussi approprié qu'il devrait suivre. Après tout, l'amour ne se commande pas, il arrive lorsqu'on s'y attend le moins. C'était ce qui c'était produit pour sa dernière relation, elle lui était tombée dessus sans qu'il ne cherche véritablement à s'engager avec quelqu'un.
Il se leva et se morigéna. Il était temps d'arrêter de philosopher et de planifier les prochains jours. Il allait devoir trouver un hôtel pour les quelques jours entre le moment où il libérait sa maison et celui où il devait s'envoler pour sa destination. Il avait été agréablement surpris d'avoir réussi à vendre son domicile aussi rapidement. Il avait pris la décision de vendre plutôt que de louer pour s'épargner les ennuis dus aux locations surtout de longue distance.
Il avait promis de le libérer quelques jours plus tard afin que le nouveau propriétaire puisse effectuer quelques travaux mineurs qu'il souhaitait réaliser avant d'y habiter. Essentiellement, repeindre les murs et prévoir l'emplacement des meubles dans la mesure où la demeure était en excellent état et avait subi des rénovations qui en faisait un endroit plus sécurisé.
Quitter l'endroit où il avait vécu ces dernières années lui avait provoqué un pincement au cœur. C'était le premier logement où il avait vécu aussi longtemps depuis son départ de la maison paternelle. Un endroit qu'il avait acquis dès son arrivée à DC, qu'il avait arrangé et meublé selon ses goûts.
Son sanctuaire, son refuge, son jardin secret.
Il soupira à nouveau. Toute chose avait une fin et il allait devoir en prendre son parti, sa vie à DC se terminait maintenant. Il devait aller de l'avant et faire de son mieux pour réussir celle qui l'attendait.
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Tony avait décidé de remercier les quelques personnes qui étaient devenues proches de lui ces derniers mois et dans la mesure où il ne pouvait accueillir tout le groupe dans sa maison déjà presque prête à être déménagée, il choisit de leur offrir le restaurant.
L'invitation à diner avait été acceptée par tous et Tony réserva donc une table pour le samedi soir. Le restaurant qu'il avait choisi avait la meilleure côte actuellement, Le Diplomate (*) sur Logan Center. La cuisine française était si délicieuse et la côte de réputation si élevée que les réservations devaient se faire bien à l'avance. Mais Tony avait réussi à obtenir, au pied levé, une table pour 10 personnes sans la moindre difficulté.
Il savait que ses invités seraient étonnés par la façade des lieux qui ne payait sans doute pas de mine mais dès qu'ils auraient goûté les mets proposés, comme tant d'autres clients, ils seraient conquis, il n'en doutait pas. Certes, les prestigieux convives qui s'y étaient déjà attablés parleraient en faveur de sa réputation mais c'était la cuisine qui avait attiré l'italien. La décoration était typique d'un établissement français et le personnel était charmant.
Etant donné la difficulté de se garer dans le quartier, il avait décidé de se regrouper. Tony et Grant avaient pris la voiture de Tony ; les Fornell et Palmer et sa fiancée celle de Tobias tandis que Léon et sa famille avait la leur. Tous se retrouvèrent vers 20 heures pour un apéritif convivial avant de se décider à passer commande. Le choix était cornélien et il fallut l'aide de Tony et celle de la serveuse pour parvenir à déterminer les plats à commander.
« Eh, Maman, tu as vu la photo ? » demanda soudain Kayla en indiquant le cliché à sa mère. « On dirait Michelle Obama ! »
« C'est bien elle » confirma la serveuse. « Nous avons de nombreuses personnalités politiques qui viennent manger ici, de même que des stars, des mannequins et j'en passe. Notre liste d'attente est assez longue pour avoir une table, il faut bien réserver un mois à l'avance » ajouta-t-elle avant de s'éloigner pour informer la cuisine de la commande.
« Si le délai est si long, comment avez-vous fait pour obtenir une table si vite et pour nous tous ? » s'enquit Léon.
Tony sourit légèrement tout en haussant les épaules.
« Il suffit de connaitre les bonnes personnes » expliqua-t-il simplement.
« Comptez sur DiNozzo pour dénicher les meilleurs restaurants, Léon » plaisanta Tobias. « La première chose qu'il cherche lorsqu'il se trouve dans une ville, ce sont les restaurants. »
« Les bonnes personnes ? » s'étonna Jackie.
« Le maître d'hôtel par exemple » répondit l'italien tandis que l'homme en question venait le saluer.
« Anthony, mon ami, je vois que tu as amené de nouvelles têtes » dit le maitre en saluant la tablée.
« Quand la cuisine est aussi bonne, il faut le faire savoir » déclara Tony.
« J'espère que personne ne sera déçu et que chacun a pu trouver un mets à sa convenance. »
« Aucune inquiétude, nous avons réussi à faire un choix. »
« Tant mieux. Dans ce cas, je vous souhaite un très bon appétit et si quelque chose ne convenait pas, faites le moi savoir. Au plaisir de te revoir bientôt ici, Anthony. »
Sur ses paroles, l'homme les laissa pour passer à la table suivante.
« Toujours utile de s'adresser au Bon Dieu plutôt qu'à ses disciples, n'est-ce pas ? » rit Jackie.
« Ah, Jackie ! Comme le dit le proverbe : 'on n'est jamais mieux servi que par soi-même' » lui renvoya Tony. « Je ne fais confiance à presque personne lorsqu'il s'agit de nourriture si je n'ai pas goûté moi-même. »
La serveuse arriva bientôt avec les premiers plats et le sommelier s'empressa de déboucher les bouteilles de vin que Tony avait commandées. A partir de cet instant, les discussions s'engagèrent entre deux bouchées et les premières impressions furent positives s'il fallait se référer aux gémissements de plaisir des convives.
Les trois adolescents ne se privèrent pas de participer activement à la conversation dont les sujets furent variés. Chacun eut le tac de ne pas mentionner l'équipe de Gibbs et Tony se demanda si les enfants avaient été briffés à ce sujet en particulier mais la pensée s'effaça bien vite de son esprit. Il était en agréable compagnie, la nourriture était fabuleuse et ses invités étaient ravis.
Ce ne fut que vers 23 heures où la tablée songea à lever le camp. Les estomacs étaient pleins et le vin avait été consommé avec modération. Aucun des chauffeurs n'était en état d'ébriété et pouvait donc reprendre le volant. Tony remercia encore le maître d'hôtel l'assurant qu'il reviendrait dès qu'il serait dans la capitale. Les convives signèrent le livre d'or disposé à l'entrée avant de quitter l'établissement.
Une fois sur le parking où les 3 véhicules étaient garés, les enfants s'installèrent dans les voitures tandis que les adultes bavardaient encore un peu. Léon s'approcha de Tony.
« Est-ce que votre départ se passe sans souci, Tony ? »
« Oui, j'ai déjà pas mal empaqueté et trié. Grant et Jimmy viennent me donner un coup de main pour certaines affaires avant l'arrivée des déménageurs. »
« Que comptes-tu louer, Tony ? » demanda Jimmy.
« Je pense plutôt acheter » avoua l'italien.
« Waouh, sacré challenge pour trouver la perle rare qui plaise, Tone » remarqua Tobias. « Mais tu as raison, même si dans deux ou trois ans, tu es à nouveau transféré, tu pourras la garder comme résidence de vacances. »
« C'est exactement ce que j'ai pensé, Tobias et ça permettra également à vous tous de pouvoir venir me rendre visite sans avoir à vous soucier du logement. »
« Appartement ou maison ? » demanda Jackie.
« Une maison serait l'idéal mais tout dépendra des prix et de ce qui est disponible. »
« Ne vous précipitez pas sur le premier logement que vous trouverez. N'oubliez pas que votre hébergement est à la charge de l'agence tant que vous n'en avez pas trouvé » rappela Léon.
« Je sais mais ce n'est pas une raison pour en abuser » déclara Tony. « Et puis, j'ai envie d'avoir un chez-moi rapidement. »
« Compréhensible mais n'oubliez pas que la précipitation est mauvaise conseillère » lui répondit Jackie, la voix de la raison. « Et je veux voir ce que vous avez sélectionné afin de vous donner mon avis même si au final, ce sera votre choix. Il y a des aspects pratiques auxquels une femme pense qui échappent totalement à un homme. »
« Je n'y manquerais pas et je vous remercie de prendre le temps de me conseiller, Jackie. »
« Bon, il est vraiment tard, il est temps de se séparer » annonça Léon. « Tony, je m'absente de DC dans les prochains jours, je vous souhaite bon voyage. Terminez tranquillement vos vacances avant de prendre vos fonctions. Barnett vous rencontrera à votre convenance pour vous faire un topo sur le bureau et les affaires en cours avant de partir. Il vous suffit de l'appeler pour fixer une date et de m'en informer, nous aurons une conférence à ce sujet. »
« Ok, Monsieur » dit formellement Tony. « Et merci encore pour tout, je ne serais plus ici si vous n'aviez pas été aussi compréhensif. »
« Comme le dit Gibbs ''On ne gaspille pas ce qui est bon'' » rappela le directeur. « Je n'avais aucune envie de vous perdre au profit du FBI. Aucune offense ici, Tobias. »
« Merci à vous tous d'avoir accepté ce dernier diner avant quelque temps » dit Tony, la gorge nouée.
Jackie l'embrassa sur la joue, Léon lui fit une accolade à sa grande surprise avant que le couple ne se dirige vers la voiture familiale. Palmer et Breena le saluèrent en lui rappelant qu'ils se voyaient le lendemain pour les derniers préparatifs et offrirent de raccompagner Grant ce soir et de le prendre en passant le lendemain, proposition que ce dernier accepta. Il étreignit Tony avant de rejoindre Palmer et Brenna.
Tobias lui rappela qu'il serait disponible en fin de journée le lendemain, l'Agent du FBI avait invité Tony à passer les derniers jours avant son départ chez lui au lieu d'aller à l'hôtel et il avait accepté. Les deux hommes se saluèrent avant de partir à leur tour.
Tony regarda les voitures disparaître l'une après l'autre et se remémora la soirée. Il venait de passer quelques heures avec des personnes qui étaient devenues précieuses à ses yeux en seulement quelques mois. Il savait qu'il pouvait compter sur chacune d'entre elles plus sûrement que sur ses prétendus amis qui le côtoyaient depuis des années.
A cet instant précis, il prit la ferme RESOLUTION de toujours être là s'ils avaient besoin de lui, de rester en contact malgré l'éloignement, de leur rendre visite aussi souvent que son emploi du temps le lui permettrait, de les inviter à venir le voir et à les recevoir comme si elles faisaient partie de sa famille.
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(*) Les informations concernant le restaurant sont vraies, y compris la présence de M. Obama (Site : )
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L'épilogue la semaine prochaine pour clôturer ce premier volet.
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A bientôt
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Chtimi
