Chapitre 13: La déchéance des Dragone
« Hé, le vieux. » fit Hayato, tournant la tête vers son père de là où il était assis.
G leva les yeux de la paperasse qu'il était supposé faire; notez bien le 'supposé'.
Cela faisait maintenant un peu plus d'une heure que Giotto était partit chez les Varia après avoir reçu l'appel de Xanxus disant qu'ils avaient retrouvé Tsuna. Il serait donc bientôt de retour avec lui. L'attente le rendait fou (lui ainsi que les autres habitants de la maison), car bien qu'il ne soit écoulé que cinq heures depuis la disparition de Tsuna, cela leur avait parut être des jours et ils étaient tous anxieux de revoir le petit brun.
« Qu'y a-t-il, Hayato? » demanda-t-il.
« Qu'est-ce qu'il va arriver à la Famille qui a kidnappé Nidaime? Oncle Giotto ne va pas laisser passer ça non? »
G eut un rire sceptique. « Sûrement pas, gamin. Giotto est capable de pardonner beaucoup de choses, même des meurtres, mais quand il s'agit de Tsuna, ou de n'importe lequel d'entre vous d'ailleurs, il est encore pire que le diable lui-même. Je serais surpris si dans une semaine, on ose encore prononcer le nom des Dragone en Italie. »
Un sourire passablement sadique apparut sur le visage d'Hayato et il s'apprêtait à dire quelque chose lorsqu'il fut interrompu par le passage de Ryohei, qui courait à travers la salle en criant, « Tsuna et oncle Giotto sont de retour à l'EXTREME! »
Presque avant qu'il ait fini de parler, Hayato sauta hors de son siège et s'élança après lui, suivit de près par son père.
Lorsqu'ils arrivèrent dans le hall, ils virent que seuls Asari, Takeshi, Knuckle et Elena étaient venus avant eux. Les yeux d'Hayato s'écarquillèrent en voyant le visage de son petit frère, couvert de bleus et marqué d'une longue coupure sur la joue.
« Nidaime! » s'exclama-t-il en accourant vers le jeune garçon. « Tu vas bien? »
« Ça va. » fit Tsuna, souriant quand son frère, ne l'écoutant pas, commença à le tapoter et à l'examiner pour voir s'il n'avait rien de cassé, puis finit par le prendre dans ses bras.
Lorsque le gamin aux cheveux argentés le relâcha, son père se pencha et embrassa aussi le petit brun. « Tsuna, dieu merci tu vas bien. Nous étions tous morts d'inquiétude pour toi! »
Tsuna sourit dans les bras de son oncle. Ayant grandi non seulement entouré de son père mais aussi de tous ses oncles, il avait parfois l'impression qu'au lieu d'un père, il en avait sept.
Lorsque G et Hayato le relâchèrent, Ryohei fondit sur le petit brun qui ne s'y attendait pas, et l'enlaça doucement. D'une voix relativement calme (pour lui en tout cas), Ryohei dit, « Tu a l'air plutôt mal en point Tsuna. Tu t'es battu? » La voix sévère du jeune garçon était celle d'un grand frère protecteur et inquiet.
Ryohei disparut avant que Tsuna n'ait eu le temps de répondre et à sa place se trouvèrent alors Chrome et Mukuro, le serrant tous deux à l'étouffer. « Kufufu, il faudra que tu me dises le nom de ceux qui t'ont mis dans cet état là, Tsunayoshi. » dit Mukuro. Mais malgré son rire habituel, sa voix était dure et ses sourcils restèrent froncés. « Je jure qu'il ne vivront pas assez longtemps pour voir un autre jour se lever quand nous en aurons fini avec eux. »
Quand le garçon disait 'nous', il était relativement clair qu'il ne parlait pas que de lui et Chrome. Non, il incluait toute la Famille Vongola, dont son frère et rival Kyoya. Les deux passaient peut-être leur temps à se sauter à la gorge mais il y avait une chose qu'ils partageaient, et c'était cela qui retenait Kyoya de frapper Mukuro avec ses tonfas depuis son arrivée. Et quelle était cette chose qu'ils avaient en commun ? Eh bien, leur amour mutuel pour leur cher petit frère bien sûr.
Fidèle à son personnage, Chrome garda le silence mais hocha vivement la tête à chacun des mots de son frère, tout à fait de son avis.
Lorsque les jumeaux le relâchèrent, Kyoya s'avança finalement et le serra dans ses bras, disant juste, « Pour une fois, je suis d'accord avec la tête d'ananas. Les enfoirés qui t'ont fait doivent être suicidaires. »
Tsuna rit doucement, décidant de ne pas leur raconter tout de suite ce qui était arrivé. Au lieu de cela, il promena son regard sur sa famille et remarqua qu'il manquait trois personnes. « Où sont oncle Alaude, oncle Daemon et oncle Lampo ? »
« Probablement encore en train de torturer Lampo. » dit Asari en riant nerveusement. « Je le plains un peu, mais il est hors de question que je m'en mêle. Je tiens encore à la vie. »
Les yeux de Tsuna s'agrandirent sous la surprise et il semblait sur le point de s'élancer dans les escaliers pour empêcher ses deux oncles de persécuter le pauvre Lampo mais Knuckle l'arrêta en posant une main sur son épaule.
« Attends une seconde. » dit-il en souriant. « Si tu y vas dans cet état-là, ils vont probablement lui faire encore plus de mal. »
Tsuna hocha la tête et resta immobile tandis que son oncle mettait sa bague. Peu après, une douce lueur émana lentement de la bague et Tsuna résista à l'envie de s'éloigner de la flamme. Lorsque les enfants avaient un accident et se faisaient mal, c'était toujours Knuckle qui les soignait aussi Tsuna était-il habitué au processus, mais il ne l'appréciait pas pour autant.
A chaque fois que son oncle le soignait, Tsuna ne pouvait pas rester en place car lorsque les tissus et la peau se régénéraient, cela le démangeait terriblement. Cette fois la sensation fut, sans surprise, bien pire car il avait plus de blessures à guérir.
« Ne bouge pas. » lui dit le gardien du soleil, et Tsuna fit de son mieux pour lui obéir. Après encore quelques instants à supporter cette douleur, l'éclat de la flamme commença à diminuer et les picotements finirent par disparaître.
Baissant le regard sur ses bras, Tsuna toucha son visage et son sourire s'élargit, toutes ses plaies étaient complètement guéries et il se sentait comme neuf.
Se jetant au cou du prêtre, il s'écria, « Merci beaucoup, mon oncle! »
Riant, le gardien du soleil rangea sa bague et dit, « Ce n'était rien. Tu n'as heureusement eu que des blessures superficielles, et elles n'étaient pas difficiles à soigner. Mais fait attention, et ne pars plus jamais tout seul comme ça, tu m'entends? »
Acquiesçant frénétiquement, Tsuna le remercia à nouveau puis se détourna et s'élança en courant dans les escaliers, probablement pour rejoindre ses oncles. Bien sûr, les autres enfants le suivirent de près, car ils étaient encore un peu inquiets.
Une fois les petits partis, les gardiens se tournèrent vers leur boss, attendant ses ordres.
Giotto s'adressa à Asari, qui était chargé de la diplomatie et des relations avec les autres Famiglias. « Asari, j'aimerai que tu appelles le Don de la Famille Dragone, j'ai quelques mots à lui dire. »
« La Famille Dragone? » fit le gardien d'un ton surpris. « Qui les aurait soupçonnés? Je ne les aurais jamais crus aussi suicidaires. »
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Comme c'était à prévoir, la nouvelle de l'enlèvement du fils des puissants Vongola se répandit comme une traînée de poudre dans toute l'Italie et bon nombre furent choqués que quelqu'un ait osé faire une telle chose.
Certaines personnes se mirent également en tête de kidnapper le jeune Vongola, mais elles abandonnèrent bien vite cette idée en apprenant ce qui était arrivé à l'arrogante Famille.
Ainsi que l'avait prédit G, la semaine ne s'était pas écoulée que si quelqu'un venait à prononcer le nom des Dragone de Rome, il aurait fait face à des visages fermés et des murmures indifférents.
Et ainsi se termina l'histoire tragique de la Famille Dragone.
O-o-O-o-O-o-O
TN : salut à tous,
Un chapitre de plus et une Famiglia de moins.. en même temps, je crois qu'on s'y attendait un peu. ^^
Alors un petit mot, à propos du chapitre : euh… galère. Galère à traduire, ouais. Très franchement, je trouve le résultat un peu décevant, mais je n'ai pas le courage de recommencer… bon, vous me pardonnez quand même ? non ? allez quoi, j'updaterai le chap14 dans moins de trois jours pour vous faire plaisir^^
Sur ce, A+
