CHAPITRE 1

Le soleil commençait doucement à se lever sur Tokyo et un jeune étudiant encore endormit était enroulé dans sa couette où on ne pouvait qu'apercevoir une masse rouge de cheveux. Soudain le réveille à ses côtés ce mit à sonner, lui décrochant un magnifique grognement. C'est avec une mauvaise foie non dissimulé qu'il l'éteignit et sortit de son lit pour se doucher. L'eau le détendit légèrement mais des marques rouges étaient visibles sur sa peau légèrement halé, comme ci quelque chose ou quelqu'un l'avait griffé dans son sommeil. Il est vrai que depuis plusieurs nuit il ne dormait pas très bien, ses rêves habituellement calmes c'étaient transformés en cauchemars terrifiants et à chaque réveille des griffures et autres marquaient son corps. Prit d'un soudain malaise, il s'appuya au mur de la douche et se laissa glisser au sol. Des flashs de son cauchemar défilaient sous ses yeux clos. Des ombres aux mains crochues voulaient l'attrapés pour l'emmener avec eux dans les ténèbres sans fin. Sa respiration se fit de plus en plus haché, et la tête lui tournait puis par sa simple volonté, il se releva et cogna contre le mur.

« Non je ne veux pas qu'elles m'entraînent là-bas. Il en est hors de question ! Je résisterai jusqu'au bout

Des larmes se mirent à couler sur ses joues. Depuis ses 18 ans c'est-à-dire il y a un an de cela tout avait basculé dans sa vie, d'abord l'apparition d'une maladie inconnue qui le détruisait de l'intérieur puis ensuite ces cauchemars sans fin et pour conclure parfois il entendait des voix. Il y a vraiment des jours où il a l'impression de devenir fou et bon à enfermer dans un hôpital psychiatrique. Malgré tous ses tourments, il continuait son petit train-train de vie sans montrer à ses amis le malaise qui l'habitait constamment. Ainsi il se releva avec difficulté et sortit de sa douche pour aller s'habiller en vitesse. Il regarda rapidement l'heure et constata qu'il était légèrement en retard, c'est donc sans avoir prit la peine de manger qu'il partit directement à la fac. Arrivé devant celui-ci il salua ses amis chaleureusement avant de partir en cours en compagnie de son ami d'enfance : Hayate Yoshita.

-Tu as une sale tête ce matin, tu es sûr que ça va ?

-Oui ! Souffla Renji. Ne t'inquiète pas, j'ai mal dormis tout simplement.

-Tu sais j'ai bien remarqué que depuis quelques mois tu n'es pas dans ton assiette. Dis-moi la vérité s'il te plait.

Renji baissa la tête ne voulant pas affronter de regard son ami. Comment faire ? Il ne voulait pas lui dire qu'il allait sûrement bientôt mourir et en rajouter en lui disant qu'il faisait des cauchemars terribles la nuit. Finalement il releva la tête et déclara d'une toute petite voix.

-Je…Je fais des cauchemars ces derniers temps et quand je me réveille je suis encore plus fatigué que le soir d'avant.

-Et c'est quoi comme cauchemar ?

Voyant que son ami, Renji, ne dirais rien de plus, il passa son bras sur ses épaules dans une accolade chaleureuse.

-Tu sais s'il y a quelque chose qu'il ne va pas-tu peux toujours m'en parler. Je ne te jugerai pas.

-Je le sais Hayate mais je n'ai pas spécialement envie d'en parler pour le moment.

-Comme tu voudras. Je ne te force à rien. Allez viens faut qu'on aille s'installer à nos places.

-Oui. En faite elle est où Aoi ?

-Bonne question ! Je n'en ai aucune idée, elle doit surement être en retard.

C'est ainsi qu'ils s'installèrent et que le cours d'Italien débuta dans un silence presque religieux. Renji quant à lui n'écouta pas du tout le cours étant donner qu'il était de toute façon polyglotte. Hayate lui par contre écoutait attentivement même s'il parlait lui aussi couramment l'italien, il préférait faire comme ci le cours l'intéressait. Il s'inquiétait beaucoup pour son ami et était aux aguets constamment. La patience était l'une de ses grandes qualités mais quand la santé de son ami était en jeu ce trait de caractère avait tendance à disparaître. La porte s'ouvrit soudain à la volé sur une Aoi toute essoufflée ce qui eu le résultat de faire sursauter notre pauvre Renji. Celui-ci la regarda d'un air courroucé.

- Excusez-moi monsieur de mon retard.

-Posez donc votre justificatif sur mon bureau et allez vous assoir dans le silence.

-Oui monsieur !

Elle se précipita vers ses deux amis qui levèrent les yeux au ciel face à son excentricité et son exubérance maladives. Aoi avait toujours tendance à ce faire remarquer, autant dans le bon sens que dans le mauvais. Malheureusement pour eux !

-Hey ! Les gars ça roule ?

-Soit plus discrète Aoi s'il te plait !

-Roh arrête de faire ton rabat-joie, Hayate.

Renji les regarda se lancer des joutes verbales avec un sourire mélancolique coller aux lèvres. « Ils vont beaucoup me manquer. » pensa-t-il. Ses yeux se volèrent et des images recommencèrent à défiler devant ceux-ci, mais cette fois il n'arrivait pas à reprendre le contrôle de ses sens. Tout était noir autour de lui, les ombres l'oppressaient et le tirait dans tous les côtés, comme ci elles se disputaient un morceau de viande de premier choix. Renji s'exhorta à respirer calmement et à se concentrer une nouvelle fois sur la réalité, après tout ce n'était qu'un très désagréable souvenir de ses cauchemars rien de plus. Mais rien à faire il n'arrivait pas à en sortir, la panique commença à le gagner et il se recroquevilla dans les ténèbres se balançant d'avant en arrière pour essayer de se calmer. Il ne devait pas avoir peur ! La peur est une preuve de faiblesse !

« Mais elle fait aussi partit de l'humanité. Tout le monde ressent de la peur au moins une fois dans sa vie, Renji. »

« Qui…Qui es-tu ? Où es-tu ? Pourquoi ta voix me rassure et les autres me terrifient ? »

« Parce que je suis une partie de toi, une partie de ton âme. Je ne suis pas là pour te causer du tord mais pour t'aider jeune ami. »

« Je ne comprends pas. Une âme ne parle pas, alors comment ? »

« Tu as tant de questions mais peu de temps pour entendre les réponses. De plus tu n'es pas encore près à entendre certaines vérités et réalités. »

« Hum…De toute façon je vais mourir alors à quoi bon attendre ces soit distantes réponses. »

« Tu sais la mort n'est que le début du commencement. »

« Parles-tu toujours à demi mot ? »

« Non rassure toi. »

« Comment appels tu ? »

« Tu le sais. »

Renji se gratta la tête nerveusement, décidemment il perdait vraiment la tête. Comment pourrait-il savoir comment une voix dans sa tête se nomme. Soudain il se rendit compte que les ombres c'étaient éloignées de lui.

« Il est temps pour toi de te réveiller à présent mais nous nous reverrons bientôt mon jeune ami. »

Puis plus rien, la voix avait disparue et les ténèbres autour de lui également. Ils avaient été remplacés par une lumière aveuglante. Lumière qui provenait de la lampe au dessus de lui. Renji cligna plusieurs fois des yeux pour s'y habituer. Il essaya de se redresser mais étant trop faible il ne parvint même pas à bouger au moins d'un centimètre. C'est une main rassurante qui lui intima de ne pas s'agiter. Renji releva la tête vers le propriétaire de cette fameuse main et tomba nez à nez avec son médecin qui le regarda avec une pointe de tristesse au fond des yeux.

-Bonjours Abaraï-Kun ? Comment vous sentez vous ?

-Vidé…Je me sens vidé.

-Vous permettez ?

Renji hocha la tête et se laissa ausculter par son médecin. Dès qu'il l'avait reconnu, il avait comprit qu'il se retrouvait encore une fois à l'Hôpital général de Tokyo face au docteur Ryuken Ishida. Celui-ci est à la base le directeur de l'hôpital de Karakura mais il y a un an, un des médecins qui avait découvert qu'il était atteint d'une maladie inconnue avait fait appel à ce fameux directeur qui c'était déplacé pour constater de lui-même l'état du pauvre étudiant. C'est ainsi que Ryuken Ishida le médecin le plus froid du Japon était devenu son médecin personnelle. La froideur de celui-ci n'avait jamais perturbé Renji qui au contraire se sentait en confiance et en sécurité avec lui, mais à chaque fois que le médecin le touchait, il ressentait comme une décharge électrique dans tout le corps. Il avait souvent l'impression que Ishida-sensei n'était pas qu'un simple médecin et directeur d'un hôpital, mais il ne préférait pas s'y attarder, après tout cela ne le regardait pas.

-Je suis désolé de vous annoncer ça Abaraï-Kun mais malheureusement votre état à empiré et il n'est plus possible pour vous de quitter l'hôpital.

-Combien de temps me reste t-il sensei ?

-Je ne sais pas vraiment je dirais maximum un mois voir deux avec un peu de chance.

-Bien merci. Cela fait-il longtemps que je suis hospitalisé ici ?

-A vrai dire vous êtes tombé dans le coma peu après que votre cœur est arrêter de battre dans votre salle de classe, vos amis on paniqués et ils ont eux le bon réflexe de vous faire un massage cardiaque en attendant les secours. On ma ensuite prévenu de votre état critique et j'ai demandé votre transfère dès que possible dans mon Hôpital. Cela fait donc 13 jours que vous êtes ici sachant qu'il a fallu attendre 5 jours avant de vous transporter ici.

-So ka… Et mes amis ?

-Ils ont eux une grosse frayeur et sont restés auprès de vous constamment. Ils vont êtres heureux d'apprendre que vous vous êtes enfin réveillé. D'ailleurs ils ne devraient pas tarder à arriver. Bien évidemment je ne leur ai rien dis sur votre état de santé, ce qui a énervée votre amie, Takeya-san.

-Oh… Excusez-la, Aoi est une gentille jeune fille mais c'est une véritable boule de nerf.

-Tout le contrait de votre ami, Yoshita-san.

-En effet, mais cela équilibre notre petit groupe ce qui n'est pas plus mal.

-Je vais vous laisser, reposez vous un peu en attendant.

Renji hocha la tête en signe d'affirmation et se perdit dans ses pensées. Cette voix le tracassait toujours autant. Celle-ci lui avait dit qu'il connaissait son prénom mais comment pourrait-il le savoir ? Cependant au fond de lui il savait qu'elle avait raison. Mais comment s'en souvenir ? C'est sur ces questions qu'il s'endormit d'un sommeil réparateur et sans cauchemar.


Voilà enfin le chapitre 1

Dite moi ce que vous en pensez s'il vous plait j'ai besoin d'avis pour savoir si cela vous plait ou pas

Merci de me lire et rendez vous au prochain chapitre

Bisous