CHAPITRE 8
Tout était sombre autour de lui, le noir complet. Renji avait beau se retourner encore et encore mais rien ne changeais dans cet endroit. Seules les ténèbres régnaient en maître. La panique prenait quant à elle de plus en plus le dessus sur sa raison. Assit recroquevillé sur lui-même, Renji se balançait d'avant en arrière sur un rythme de Linkin Park : In the end, pour essayer de s'apaiser, mais rien n'y faisait il se sentait si mal ici, tellement mal qu'il avait envie de se poignarder le cœur et en finir avec tout ses tourments. Les ombres quant à elles réapparaissaient près de lui, mais contrairement aux autres fois, elles ne tentèrent pas de le tirer vers elles. Cependant elles restaient là à l'observer dans le noir. Renji ne savait pas où il se trouvait, néanmoins une chose était sûr, il ne voulait pas rester en ces lieux une minute de plus. Des larmes se mirent à couler sur ses joues. Pourquoi cela lui arrivait-il à lui ? Pourquoi ? Il n'avait jamais rien fait de mal dans sa courte vie. Mais pourtant le sort s'acharnait constamment sur lui. Heureusement, malgré tout ces tourments il se rappelait du si doux et délicat visage de son professeur. Ses traits si fin le faisaient rêver, ses cheveux de jais lui allaient si bien, cette peau de porcelaine, sa voix si mélodieuse tintent comme une clochette, ses magnifiques yeux anthracite et la chaleur de ses bras si réconfortante. Tout cela faisait qu'il était irrévocablement attiré vers cet être si exceptionnel, car il avait bien sentit qu'il n'était pas comme les autres, pas un simple petit professeur de latin, mais bien plus. Il releva la tête en se disant qu'il c'était promis de ne plus jamais baisser les bras. Il se redressa et affronta les ombres.
-Que me voulez-vous ? Je ne vous ai rien fait alors partez ! PARTEZ !
-Oh si tu as fais quelque chose ou plutôt tu vas faire quelque chose…
-Qui…Qui est-vous ?
-Qui nous sommes…Nous sommes les ténèbres, nous sommes le côté le plus noir de ton âme, nous sommes une partie de toi, nous sommes une part que tu refoules au fond de toi, au plus profond de toi. Tu as mis bien du temps à venir nous parlez.
-Nous ?
-Oui, NOUS. Les ombres qui peuplent ton âme et ton cœur. Personne n'est tout blanc ou tout noir. Mais tu devras faire un choix. Nous ou ton Zabimaru.
-Je…je ne comprends pas. Pourquoi devrais-je choisir entre vous et Zabimaru ?
-Veux-tu que nous t'expliquions ?
-Je…Oui je veux des réponses à mes questions.
-Zabimaru est à notre sens, resté trop longtemps muet sur qui tu es réellement et sur la vraie nature de tes si précieux amis. Sais-tu au moins qu'ils t'ont mentis sur leur identité pendant tout ce temps ? Sais-tu que ce n'est pas pour toi qu'ils t'aident mais pour ce que tu feras pour eux ?
-Comment ça ? Vous n'avez pas le droit de dire ça ! Ce sont mes amis et ils tiennent à moi tout comme je tiens à eux.
-Oui, ils tiennent à toi parce que tu ais celui qu'ils attendent depuis si longtemps. Pour quoi crois-tu qu'ils te protègent autant ? Certainement pas pour votre pseudo amitié. Il est tellement plus facile de se rapprocher d'une personne pour pouvoir mieux la manipuler.
-NON ! C'est faux…Ils…Ils ne sont pas comme ça…Je…Je le sais. Ils ne m'ont jamais menties sur leurs intentions.
-Ils ne t'ont peut-être pas menties mais…Ils t'ont cachés beaucoup de chose.
-JE NE SUIS PAS VOTRE AMI ! LAISSEZ-MOI TRANQUILLE ! Laissez-moi…Je veux qu'on me laisse en paix.
-Nous ne pouvons pas te laisser. Nous te l'avons dis, nous faisons partie de toi. Tu dois nous accepter et renier ton sois disant ami, qui aujourd'hui n'est même pas à tes côtés. Ne t'avais t'il pas promit d'être toujours auprès de toi ? De nous éloigner de toi pour que tu puisses être en paix avec toi-même ? Nous ne le voyons nulle part, ton si précieux, Zabimaru.
-ARRÊTEZ DE PARLER DE LUI AINSI ! VOUS NE FAITES QUE DÉNIGRER MES AMIS ET CA JE NE LE COSINNE AUCUNEMENT ! ALLEZ-VOUS-EN ! JE VOUS AI ASSEZ ENTENDU. VOUS ME RÉPUGNIEZ TOUS !
- Calme-toi petit. Nous ne faisons qu'évoquer des faits.
-DES FAITS ERONNER !
-Viens avec nous et nous te monterons tous que tes sois disant amis te cache depuis maintenant 3 ans.
-Je…N…
-Allez viens. Nous ne te ferons aucun mal…Nous te le promettons et puis que peut-il t'arrive de grave ? Tu es déjà mort de toute façon.
Renji baissa la tête à l'entente de leur dernière phrase. Oui, il était déjà mort et n'avait même pas pût faire ses adieux à ses amis. Dire qu'il avait l'espoir de pouvoir passer encore un peu de temps avec eux. Il faut croire que le destin peut parfois se montrer très capricieux. Et puis qu'avait-il à perde de plus ? Après tout il était déjà perdu dans tous les sens du terme. Il soupira bruyamment en regardant la main tendu d'une des ombres qui c'était approché de lui. Il hésita tout de même avant de finalement lui tendre également la main. Mais soudain un énorme babouin apparu et fit barrage de son corps entre Renji et l'ombre. Cette dernière pestait contre Zabimaru, néanmoins elle recula par précaution. Mine de rien elle tenait tout de même à la vie, si on considère qu'une ombre est vivante bien évidemment. Renji regarda le babouin avec étonnement, il ne s'attendait certainement plus à le voir en ces lieux. Mais il fût tout de même rassuré car ces ombres autours de lui, le perturbaient beaucoup trop pour sa pauvre santé mentale. Zabimaru se retourna vers Renji et lui fit un léger sourire aux lèvres.
- Excuse-moi de mon retard. Les ombres me barraient le passage.
-Est-ce vrai tout ce qu'elles m'ont dit ?
-Les choses sont difficiles, Renji. Le monde dans lequel tu évoluais est loin d'être ce que tu pouvais croire. Il est vrai que tes amis t'ont cachés des passages de leurs vies, mais ils comptaient t'en parler un jour, cependant ils ne voulaient pas te perdre en te révélant ce qu'ils sont réellement. Le fait que tu sois celui qu'ils cherchaient tant n'est qu'un simple hasard mais un heureux hasard. Ils tiennent véritablement à toi, Renji. N'en doute jamais.
Renji se prit la tête entre les mains complètement déboussolé. Il ne savait plus s'il devait être en colère ou au contraire rester indifférent. Pourquoi fallait-il que cela lui arrive à lui ? Ca il ce le demandait mais n'avait hélas aucune réponse. Il faut dire que sa vie n'avait jamais été dite : NORMAL. En effet, d'une il ne connaissait pas ses parents et avait grandit dans un foyer depuis sa tendre enfance. Même la directrice de l'établissement où il avait grandit ne les connaissaient pas étant donné qu'elle l'avait retrouvé devant son bureau un beau matin de décembre. Dans le landau elle avait trouvée une enveloppe contenant simplement un bracelet décoré d'un symbole étrange qui ressemblait à un pentagramme inversé dans lequel se trouvaient une tête de serpent et les initiales R.A : Renji Abaraï. La directrice de son ancien foyer lui avait donné le jour de ses 18 ans mais depuis il n'y avait pas touché. La douleur de l'abandon étant toujours aussi présent dans son cœur, il avait décidé de ne plus y penser pour le moment et donc de ne pas porter le bracelet en question. Cependant, cela ne l'empêchait pas de le garder dans les poches de son jean ou de sa veste.
Renji observa Zabimaru et su en le regardant qu'il devait lui faire confiance et donc de ne plus jamais douter. Il devait avoir une confiance aveugle en ses amis. Un mince sourire étira alors les fines lèvres de Renji. Mais quand il voulu se rapprocher de Zabimaru une douleur lancinante le prit au cœur ce qui l'obligea à se plier les genoux à terre. Le babouin inquiet se précipita auprès de lui et posa sa patte sur sa tête pour évaluer les dégâts. Un éclair de compréhension lui vrilla les yeux. Il était lié à une âme, son âme sœur et celle-ci était actuellement blessé ce qui ne rendrait pas la tâche facile à son jeune maître qui se trouvait dans une situation peu confortable. Il devait agir et vite.
- Renji, concentre-toi sur ma voix. D'accord ?
-…
-Renji, tu m'entends ?
La douleur était telle qui n'arrivait pas à entendre les paroles de Zabimaru, pourtant il savait que celui-ci lui parlait. Mais rien le néant total. Renji essaya alors de se concentrer sur sa respiration et entama une série d'inspiration et d'expiration lente. Une fois que sa respiration fût un minimum calmé il dirigea son regard vers la poche de sa veste d'uniforme et en retira avec difficulté dû à ses tremblements le fameux bracelet en argent et en cuir noir. Au fond de lui, il savait que c'était le moment de le mettre et d'ainsi affronter son destin qu'il soit bon ou mauvais peu importait. Une fois placé sur son bras gauche celui-ci se mit à briller d'une lumière démoniaque mais douce à la fois. Pendant plusieurs minutes des flashs défilèrent devant ses yeux à toute allure et c'est les yeux rougeoyants qu'il ouvra de nouveau les yeux. Il comprenait la plupart des événements maintenant même s'il avait tout de même besoin d'une bonne explication venant de Zabimaru ou de ses amis, voir même les deux. Mais pour l'instant il n'avait plus beaucoup de temps et il devait agir et vite.
Renji regarda alors les ombres et Zabimaru sans ciller. Il savait ce qu'il devait faire et ce pourquoi il était né. Sa mission était clair comme de l'eau de source, cependant il y avait encore des points noirs.
-Maintenant je comprends ce qu'on attend de moi. Malheureusement je n'ai en ce moment que peu de temps alors je serais clair et rapide. Je veux retourner à Karakura mes amis son actuellement dans une position difficile. En voulant porter assistance aux Shinigamis ils se sont mies en danger et nous savons tous qu'ils ne feront pas le poids face à un adversaire de niveau supérieur. Je suis le seul à pouvoir intervenir. Alors laissez-moi partir !
-Tu ne peux pas partir d'ici. Tu es mort et temps que tu n'auras pas fais ton choix entre Zabimaru et nous, tu ne pourras pas quitter le monde des ténèbres. Néanmoins si tu veux vraiment les sauver nous pouvons toujours trouver un arrangement. Proposèrent les ombres.
Il était clair qu'il se cachait un piège malsain derrière cette proposition mais il n'avait gère le choix en cet instant. Chaque minute étaient comptées.
-Très bien je vous écoute, qu'avez-vous à me proposer ?
-Je sens que nous allons bien nous entendre. Sourirent les ombres. Nous acceptons de relâcher temporairement notre emprise sur toi, si après avoir tué leur ennemis tu conçois à nous suivre sagement dans les ténèbres. Qu'en penses-tu ?
-Je suis d'accord.
-Renji, c'est de la folie. Si tu te retrouve au cœur des ténèbres je ne pourrais pas venir te sauver cette fois. Sais-tu au moins ce que tu vas endurer là-bas. Je ne suis même pas sûr que ton âme survive à ça. S'il te plaît renonce à cela.
-Non ! Ma décision est prise. Il est hors de question que je laisse mes amis se faire tuer sans avoir tenté de les sauver et cela vaut aussi pour ces Shinigamis. L'âme d'une personne et ce qu'il y a de plus précieux qu'elle soit celle d'un Shinigami ou d'un humain et il faut la préserver. Aujourd'hui c'est à toi d'avoir confiance en moi, Zabimaru. Je sais ce que je fais.
C'est-un Zabimaru résinier qui hocha la tête montrant ainsi son accord pour le plus grand plaisir des ombres qui se réjouissaient déjà de leur victoire.
-Puisque tout est réglé, nous te laissons faire le ménage dans la ville de Karakura et faire également tes adieux si le cœur t'en dit. Mais n'oublis pas ! Une fois que tu auras terminé tu te retrouveras dans les ténèbres.
Des rirent strident résonnèrent à l'infini suivit par l'apparition d'une porte en fer forgé où était dessiné des squelettes et des humains semblant crier de terreur et de douleur. Renji souffla un dernier coup et fit un mince sourire au babouin qui déclara.
-Même si tu ne me vois pas, je serais toujours auprès de toi. Tâche de t'en souvenir petit.
-Je m'en rappellerai. A très bientôt, j'espère…
Sur ces derniers mots, Renji franchit la porte qui venait de doucement s'ouvrir. Il ne devait pas faillir et il le savait. Oui, il reverrait Zabimaru, ses amis et LUI. Il fallait qu'il se batte quoi qu'il arrive. Des jours sombres s'apprêtent à Régnier sur le monde et cela il ne le permettrait pas. Ca jamais. Il voulait offrir un monde sûr pour ses amis et pour Lui, son Shinigami. Le bracelet à son poigner lui avait montré ce qu'il devait savoir et lui avait permit de découvrir les véritables identités de ceux avec qui il avait parlé. C'est ainsi qu'il avait sût la vrai nature de son professeur. Sa dernière pensée fut : « Je vous protègerai tous au péril de ma vie s'il le faut mais une chose est sûre, vous, vous resterez en vie. J'en fais le serment ! »
Et voilà enfin le chapitre 8 :)
Sinon je ne sais pas quand je pourrais poster la suite car j'ai bac blanc de science mardi et un contrôle d'histoire vendredi
donc j'essayerai de finir d'écrire le chapitre 9 ce weekend mais ce n'est pas sûr.
Autrement dite moi ce que vous en pensé s'il vous plaît :)
Fu: Coucou :) oh mince j'avais l'espoir d'avoir un cadeau avant noël ptdr. Je conçois que c'est un chouilla cruel mais au moins ça vous donne envie de lire la suite ^^. Oui, c'est trop classe franchement moi j'adore. Oh ouais ça serai vraiment super mais malheureusement c'est peut-être trop demander :/.
A très bientôt pour la suite
Shimizu-sama
