Chapitre 29: Fumée rose
Les quatre jours passèrent rapidement, et au grand désespoir de tous, il fut bientôt l'heure pour les gardiens de repartir.
« Je ne sais pas comment je vais faire pour vivre sans mon petit Tsuna. » fit Giotto tandis qu'il serrait son fils dans ses bras.
Riant sous cape, Tsuna lui donna une petite tape sur sa tête. « Tu n'es qu'un grand bébé, tu le sais ça ? »
Un peu plus loin, G embrassait aussi son fils, disant d'une voix sévère, « Ne te fais pas arrêter. »
Souriant d'un air espiègle, Hayato répondit, « Je ne peux rien te promettre. » Le plus effrayant était qu'ils étaient tous deux parfaitement sérieux. Le gamin aux cheveux argentés avait été arrêté trois fois en autant d'années. La dernière fois était d'ailleurs restée plutôt mémorable, mais ceci est une autre histoire.
« Prenez bien soin de vous." fit Elena, enlaçant ses enfants.
« Et revenez-nous vite. » ajouta Daemon.
« Bien sûr. » répondirent ensemble les jumeaux, souriant comme deux petits anges. En ce qui concernait Chrome, c'était tout à fait sincère, mais pour Mukuro en revanche, c'était une toute autre histoire.
« J'espère que tu te plaira ici. Le Japon est un pays très intéressant. » dit Asari à son fils d'un air presque nostalgique.
« Mais pas trop. » ajouta Bianca. « Nous te voulons de retour à la maison un jour. »
Riant, Takeshi répondit d'un « Maa, maa, peu importe combien j'aime le Japon, l'Italie est mon pays et rien ne pourra m'en tenir éloigné très longtemps. »
« Essaye de ne pas trop t'affaiblir dans cet endroit paisible, Kyoya. » fit Alaude avec un rien de sourire moqueur.
« Bien sûr que non. » répliqua son fils.
Puis, à sa grande surprise, le gardien des nuages le prit dans ses bras pendant une seconde, murmurant « Tu vas me manquer. ». Lorsqu'il se recula, une légère rougeur était montée à ses joues et Kyoya se mit à rire.
« Puisse le Seigneur te protéger jusqu'au jour où tu reviendras en Italie. Amen. »
Riant, Ryohei enlaça son oncle. « Ne t'inquiètes pas à l'EXTREME, mon oncle ! Je suis grand maintenant ! Je peux prendre soin de moi et de mes frères aussi ! »
Un grand sourire apparut sur le visage de Knuckle et il dit, « Je le sais bien sûr, mais je ne peux pas m'empêcher d'être inquiet. »
Peu après, lorsqu'ils eurent tous terminés leurs adieux, les adultes se préparèrent à embarquer. Au dernier moment, Giotto se retourna et lança, « Oh ! J'allais oublier de vous dire quelque chose d'important! »
« Oui ? » fit Tsuna d'un ton curieux.
« Reborn sera bientôt là ! »
Les enfants le regardèrent avec de grands yeux.
« Oncle Reborn va venir ICI ? » demanda Hayato, incrédule.
« Et oui ! » fit Giotto. « Il vous expliquera tout quand il arrivera ! Il faut qu'on y aille maintenant ! Ciao ! »
Avant que qui que ce soit ait eu assez de présence d'esprit pour répondre, l'avion des parents avait déjà décollé. Faisant la moue, Tsuna dit d'un air frustré, « Papa est trop relax parfois. »
Personne n'ajouta un mot, et après un petit moment de silence, les enfants firent demi-tour et quittèrent l'aéroport pour retourner chez eux.
O-o-o-o-o-o-o-o-O
Quand son père avait dit que Reborn allait bientôt venir, les enfants avaient cru qu'il parlait d'un jour ou deux, et lorsque Tsuna remonta dans sa chambre et entendit une voix aigüe lancer « Ciaossu » derrière lui, il faillit sauter au plafond. Mais même s'il avait su que Reborn allait venir aujourd'hui, il n'aurait pas pu reconnaître l'enfant en face de lui.
Fronçant les sourcils, il dit, « Désolé petit, mais qu'est-ce que tu fais là ? Et comment es-tu entré? »
L'instant d'après, un pied entrait violement en contact avec sa joue et l'envoyait valser à l'autre bout de sa chambre.
Des bruits de pas se firent entendre dans l'escalier et peu après, la porte s'ouvrit à toute volée, laissant le passage à un Hayato qui tenait un bâton de dynamite dans chaque main. « Nidaime ? Qu'est-ce qu'il se passe ? » s'écria-t-il, paniqué. Il fut bientôt rejoint par ses autres frères et sœurs qui observaient la chambre à la recherche du moindre signe de danger.
« Qui est ce bébé ? » demanda Takeshi d'une voix étrangement sérieux.
« Mon nom est Reborn, et je suis le tuteur de Dame-Tsuna. »
Il y eu un moment de silence, puis tout le monde (mis à part Kyoya, Mukuro et Chrome) s'écrièrent « Eehh ? »
Ce fut à ce moment que Tsuna remarqua le globe orange qui était accroché au cou du bébé. « T-Tu es devenu un arcobaleno ? »
Reborn eut un sourire narquois. « On dirait que tu n'es pas aussi stupide que tu en a l'air, Dame-Tsuna. »
« M-Mais comment ? » demanda Hayato d'un ton confus. « Et quand ? »
Avant que qu'aucun d'entre eux n'ait pu réagir, Hayato poussa un cri de surprise (et probablement de douleur) et s'effondra par terre.
« Tu disais ? » fit le gamin avec un sourire innocent.
Hayato sentit un frisson lui parcourir le dos et baissa la tête d'un air timide. « Rien, Reborn-sama. » Personne, pas même Hayato, n'osait contredire Reborn, le meilleur hitman du monde.
« C'est bien ce que je pensais. » fit-il d'un ton triomphant.
« Q-Qu'est-ce que tu veux dire par tuteur ? » demanda prudemment Tsuna, avant de devoir éviter un autre coup de pied.
Reborn sourit en voyant qu'il avait raté et hocha la tête d'un air satisfait. « Je vais faire de toi le prochain Don des Vongola bien sûr. Il y a beaucoup de choses que tu dois apprendre pour prétendre au titre de Vongola Secondo, et savoir te battre est l'une d'entre elles. »
« M-Mais, papa m'a déjà appris à me battre. » répondit Tsuna, criant de surprise lorsqu'il fut obligé d'éviter une balle de revolver.
« Ne me fais pas rire. » répliqua le hitman. « Tu appelles ça de l'entraînement ? Primo est peut-être très fort, mais il te gâte beaucoup trop, gaki. En tant que boss de la mafia, tu vas sans aucun doute te retrouver dans des situations dangereuses, et tu dois apprendre à t'en sortir tout seul. Puisque ton père et tes oncles sont incapables de t'enseigner cela, c'est moi qui vais me charger de ton entraînement. »
Lorsque Tsuna entendit cela, il sentit l'angoisse monter en lui. Il ne savait pas ce qui l'attendait, mais une chose était sûre, c'était la fin de sa petite vie tranquille.
O-o-o-o-o-o-o-o-O
Un an plus tard
Un Lambo de quatre ans se baladait dans les couloirs du manoir des Vongola, cherchant de quoi s'occuper.
Comme il ne regardait pas où il allait, il finit par rentrer dans quelqu'un, une femme de chambre qui ramenait des livres dans la bibliothèque du premier.
« Woah ! » Elle poussa un cri de surprise lorsqu'elle trébucha sur le garcon. Parvenant tout juste à conserver son équilibre, elle baissa les yeux au sol. « Jeune maître Lambo ! » s'exclama-t-elle. « Que faites-vous ici ? »
« Lambo s'ennuie ! » s'écria le jeune garçon. « Quand est-ce que grand frère Tsuna et les autres reviennent ? »
La femme de chambre se mit à rire. « Je suis désolée jeune maître Lambo, mais ils ne reviendront pas avant au moins un mois. »
Laissant échapper un grognement frustré, le garçon se laissa tomber par terre. « Alors qu'est-ce que Lambo va faire pendant ce temps ? »
Riant, la jeune femme posa les livres et prit le petit dans ses bras, époussetant son pyjama de vache qu'il aimait tant porter. Elle ébouriffa gentiment ses cheveux noirs et dit, « Pourquoi n'iriez-vous pas voir maître Lampo ? Il paraît que votre grand-père a envoyé d'autres cadeaux. »
A la mention des cadeaux, les yeux de Lambo se mirent à briller et il partit en direction de la chambre de son père, où les cadeaux étaient probablement entassés.
La femme de chambre le regarda d'un air attendri, puis repris les livres et repartit vers la bibliothèque.
O-o-o-o-o-o-o-o-O
« Le grand Lambo est venu pour ses bonbons ! » s'écria Lambo en faisant irruption dans la chamber de son père.
Il ne lui fallut pas longtemps avant de réaliser qu'elle était complètement vide.
Souriant, il entra en douce, se murmurant à lui-même, « Personne ne pourra empêcher le grand Lambo d'avoir ses bonbons au raisin ! »
Mais avant qu'il n'ait pu aller plus loin, il fut distrait par un objet brillant.
Ses yeux s'écarquillèrent et il sauta sur une chaise pour y regarder de plus près.
Le garçon prit l'objet et découvrit, à sa grande surprise, qu'il était plutôt léger. Il était sur le point de le retourner quand sa manche s'accrocha à quelque chose (la gâchette) et il sentit quelque chose le frapper. Il fut alors enveloppé d'un épais nuage de fumée rose.
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