Amis du jour, bonjour!

Me voici enfin rentrée de vacances avec un nouveau chapitre tout beau tout frais (enfin, frais...) de Memories. A ce propos, je me dois de vous présenter l'équipe au complet qui m'aide et me conseille dans l'écriture. Jusqu'à ce chapitre, Nya m'a grandement rendu service, mais elle s'est ensuite envolée vers d'autres contrées; Depuis le début et jusqu'à la fin, DoxiesCurse veille à rendre ma soup intelligible; plus récemment, Shaman et Ginnyw nous ont rejoint et parsème mes documents de leurs commentaires éclairés. Un grand merci à elles, donc.

Sur ce, je vous laisse à votre lecture.


Chapitre 7 : Sirius parle beaucoup, mais ne dit pas tout

Ma chère Audrey,

Non, je ne m'y attendais pas. Et quand je dis « pas », c'est dans le genre « pas du tout ». Cependant, ça m'a bien fait rire. Le chevalier rose, avoue que c'est comique. Et c'est quoi cette maison d'Amhem ? Une version remasterisée des Poufsouffles ? Ou des Gryffondors décolorés ? Et je vais être encore plus embêtante que toi. Tu voulais que je pose des questions ? Eh bien, rien que pour t'embêter, je n'en poserai pas. Parce que tu connais parfaitement chacune de mes interrogations et que tu ne pourras de toute façon pas résister à l'envie d'y répondre… qu'elles soient formulées ou non !

Je suis contente que tu te sentes bien en Australie et que tu arrives à t'y faire des amis. Si tu veux devenir directrice du département météorologique du ministère de la Magie d'Angleterre, ne te gêne surtout pas. Je serai une de tes plus ferventes admiratrices. Quant à ton cours de Communion avec la nature… Je crois que si, je vais partir en courant. Quelle drôle d'idée, communiquer avec les plantes ! Ca fait quoi, si une branche est malade, ton bras gauche te démange ? Tu me diras, c'est peut-être un nouveau mode révolutionnaire de communication. Mais bon… M'en veux-tu de mon scepticisme ? J'essaierai d'être objective en venant te voir cet été si tu m'en fais une démonstration, juré. Avez-vous d'autres cours étranges ? Comme… je ne sais pas, moi, mise en rapport avec l'au-delà ? Apprentissage de la langue des kangourous ?

J'apprécie grandement l'attention que tu portes à mon cas « désespéré ». Ann aussi apprécie, d'ailleurs. Ah ! A ce propos, elle te fait dire qu'il est hors de question que j'essaye de mettre la main sur Phillip Bell. J'avais oublié de te préciser que c'est désormais son petit ami. Je suis sûre que tu en penseras la même chose que moi. A part ce petit bémol, elle est, je cite « ravie que tes suppositions objectives et extérieures recoupent les siennes ». Ainsi que celle de Mary… Partant du principe que la majorité a raison, nous avons donc restreint le champ de recherche. Dans l'équipe de Quidditch, Franck s'est trouvé une copine (plus âgée que nous, eh !) et Joey Jenkins a l'âge de mon frère. Ne reste donc que Fabian Prewett, Remus, Sirius ou Peter. Et c'est là que ça se complique. Je te tiendrai au courant de l'avancée des recherches. Au pire, je pourrais toujours essayer de me jeter sur l'un deux tour à tour en hurlant « je t'aaaaaime ! ». Et on verra bien lequel réagit favorablement. Non ?

A part ça, que dire ? Lily hurle de plus en plus sur James, qui pourtant l'embête de moins en moins. Suite à un pari stupide avec Remus et Sirius, que j'ai gagné, j'ai hérité d'un Remus-garde du corps (pas de commentaires), car ce cher Sirius a gaffé devant les Serpentards qui réclament vengeance. Pour une fois, j'avais plutôt envie de lui sauter au cou que de l'envoyer six pieds sous terre. Malheureusement, Remus s'étant arrangé pour être en retenue toute la semaine, il a désigné ses trois amis comme remplaçants. Autant dire Sirius tout seul, car Peter n'est pas très efficace et James n'est pas ravi d'être assigné à cette tâche. Sauf quand je me ballade avec Lily, évidemment. Et cette semaine, je me retrouve seule avec Lily très souvent. Entre les garçons en retenue, Mary qui stresse pour un exposé d'Histoire de la Magie, Mandy qui se dispute avec son cher et tendre et Ann qui… hem, expérimente le sien, nous nous sentons un peu délaissées. Sans compter l'intensification des entraînements de Quidditch en prévision du premier match de la saison ! Heureusement, nos chers professeurs pensent aux rares élèves que ce sport n'intéresse pas et nous donnent de quoi nous occuper. C'est dur la vie !

N'oublie pas de me parler de cet Anton dans ta prochaine lettre !

Luth

oOoOo

En descendant dans la Grande Salle le lundi midi, je peste contre Ann et sa subtilité à deux Noises. Remus prend très à cœur son emploi de garde du corps, mais visiblement les propos de ma meilleure amie sur son rôle récurrent l'ont effrayé : j'ai eu droit une escorte composée des Maraudeurs au grand complet… toute la journée.

J'ai été encadrée par au moins deux des garçons à chaque repas et je n'ai pas pu faire un pas toute seule sans qu'ils ne soient avec moi. J'aurais dû réfléchir avant de mettre ce gage en œuvre. J'aurais dû réfléchir avant de commencer ce fichu pari, en fait. J'aurais dû me douter que les garçons et moi n'avions pas la même définition de « protection rapprochée ».

Surtout que si j'ai confiance en Remus pour gérer cette situation délicate, je n'en ai absolument aucune envers ses deux plus exubérants amis. Ils n'ont visiblement pas compris que le but – avoué – de la manœuvre est d'éviter que les Serpentards me tombent dessus et se sont ainsi fait une joie de les provoquer en m'accompagnant en Enchantements. Bande d'abrutis. Aussi, lorsque Remus passe officiellement sa charge de garde du corps en chef à Sirius au moment d'aller à sa retenue, je ne peux m'empêcher de râler :

- Soit tu licencies tes collaborateurs dès demain, soit tu leur apprends le métier. Et vu la catastrophe, la première solution serait la bonne.

Parce qu'aujourd'hui, seul un formidable Protego lancé par moi-même m'a permis d'éviter la défiguration à vie au cours d'un duel provoqué par mes soi-disant protecteurs. Je n'aurai peut-être pas autant de chance demain.

oOoOo

Je ne sais pas si je dois la tranquillité d'aujourd'hui à la chance ou aux remontrances de Remus, mais j'ai échappé au cataclysme. Les garçons se sont comportés en « hommes responsables » pour reprendre leurs propres termes. Ils n'ont provoqué (presque) personne et rien de fâcheux ne m'est arrivé. La présence de Lily n'est peut-être pas étrangère à cet état de fait. Heureusement qu'il y a Lily, d'ailleurs ! Parce que je ne sais pas ce que Phillip a bien pu dire à ma meilleure amie, mais depuis qu'il l'a invitée à Pré-au-Lard, elle a disparu de la circulation. C'est à peine si on l'entraperçoit le matin tellement elle passe de temps dans la salle de bain. Et quand je me permets de la questionner, elle me répond « ah, l'amour… ». Une philosophie qui m'échappe.

Je remonte donc à la tour de Gryffondor seule avec Lily après le repas du soir. Les armures semblent grincer plus que d'habitude, mais c'est peut-être parce que Lily est plus silencieuse qu'Ann. Soudain, un petit sorcier vêtu d'une armure bruyante nous hèle. Je retiens un grognement. Le Chevalier du Catogan ne m'avait pas manqué.

- Olà, charmantes damoiselles ! Comment deux mignonnes telles que vous peuvent-elles souffrir l'absence de galante compagnie ?

- Nous allons justement chercher nos cavaliers, Sir Falstaff, répond aimablement Lily.

- Quels marauds assez sots allez-vous donc quérir ? N'ont-ils point d'éducation pour vous laisser venir ?

- Ne m'en parlez pas, Sir, les temps ont bien changés ! Les hommes ne sont plus ce qu'ils étaient…

- C'est le moins qu'on puisse dire, en effet. Allons ! Il ne sera pas dit que le Chevalier du Catogan aura laissé deux jeunes innocentes seules dans ces sombres couloirs. Je vous mènerai à vos gentilshommes, ne serait-ce que pour leur apprendre par quelle façon il faut penser.

J'étouffe un gémissement alors que ma camarade remercie la peinture. Il ne va quand même pas nous suivre jusqu'à la salle commune ? Si ? Alors que nous marchons en silence, laissant le chevalier nous faire la conversation, je maudis l'imbécile heureux qui a eu l'idée de le peindre. Il est tellement insupportable que même le British Museum sorcier n'a pas voulu de lui. Le pire, c'est qu'il ne nous lâchera pas avant d'avoir vu nos chevaliers servants.

Alors que nous arrivons à la salle commune, j'entre et profite de la conversation entre la Grosse Dame et notre chaperon pour souffler à Lily :

- Qui comptes-tu lui présenter comme gentilhomme ?

- Hé, les filles !

Lily, qui allait répondre, manque de s'étrangler. En découvrant qui nous a interpellées, je m'autorise un sourire caustique.

- Oh, je vois. James Potter est en effet ce qu'on pourrait appeler de la « galante compagnie »…

Ignorant les imprécations de Lily à mon égard, je gambade presque vers James et Sirius qui lui tient compagnie. Je n'espérais pas trouver du monde si tôt dans la tour ! Ils nous sauvent la vie ! C'est vrai que j'aurais préféré que Remus me serve de « galante compagnie », mais quand même. Ils nous retirent une sacrée épine du pied.

- Tu tombes à pic, James ! je lui lance en m'asseyant en face de lui. Et toi aussi, Sirius ! Mais, je souffle en regardant le capitaine, c'est le moment de la jouer finement.

Lily arrive à son tour et se laisse tomber sur la chaise, m'empêchant de poursuivre.

- Espérons qu'il va discuter avec la Grosse Dame toute la nuit !

- L'espoir fait vivre, ma chère ! Assume donc tes bêtises !

- Lily a fait une bêtise ? demande bêtement Sirius.

La préfète ouvre la bouche pour se défendre, mais une voix retentit dans notre dos.

- C'est cela, votre galante compagnie, gentes dames ? Ces mécréants ?

Après un instant de surprise, les mécréants en question pouffent. Je me tourne vers le mur. Le Chevalier trône dans une savane africaine, à côté d'un lion endormi deux fois plus grand que lui.

- Est-ce un problème ? je lui demande de mon ton le plus hypocrite.

- Oui ! clame l'illustre personnage. Jeunes damoiselles, gardez-vous de ces deux va-nu-pieds !

- Va-nu-pieds ? le coupe James, abasourdi. Mais vous êtes malade… ou complètement ignare !

C'est vrai que ce n'est pas l'insulte la plus pertinente pour un Potter et un Black. L'autre s'étrangle :

- Ne me parlez sur ce ton, petit impertinent ! Vous et vos trois compères êtes les pires trublions que Poudlard n'ait jamais connus ! Quelle décadence dans cette école ! Même le professeur Dumbledore n'ose me croire lorsque je lui rapporte vos méfaits ! Pénétrer par effraction dans la Grande Salle, a-t-on jamais…

- Eh bien, Cornedrue, il semblerait qu'on ait trouvé le traître qui nous a vendu samedi dernier, lance un Sirius incrédule.

- Je n'aurais jamais pensé devoir me méfier d'un tableau à ce point, Patmol !

- Silence, marauds ! Ne vous a-t-on pas appris à garder le silence lorsqu'un noble discourt !

J'ai bien envie de lui rétorquer que nous sommes trois à cette table à descendre de la noblesse anglaise – quoique seul James puisse réellement s'en prévaloir, mais ce dernier est plus rapide :

- Cher Chevalier, permettez-moi de me présenter, avant que vous ne commettiez une regrettable erreur…

Je reste soufflée par le changement opéré sur les deux garçons. Ils se sont imperceptiblement redressés, leurs traits se sont altérés. Leur port reflète à cet instant toute leur ascendance, leur éducation. L'air altier de James contraste avec la moue méprisante de Sirius qui ressemble en cet instant à Bellatrix. Un soupir surpris à ma gauche m'indique que Lily a perçu elle aussi le changement.

- Je commencerai par Miss Luth Selwyn, reprend James, doucereux, amie et camarade de Mademoiselle Lily Evans.

J'apprécie la finesse de James. Lily en rosit.

- Sirius Black, troisième du nom…

Je sens l'intéressé se raidir à l'énoncé de son nom complet. Un tic agite sa joue.

- … et enfin moi-même, James Potter, descendant…

- Je sais votre ascendance sûrement mieux que vous, jeune homme ! le coupe le Chevalier, visiblement mal à l'aise.

Ah, il ne se rendait pas compte de la taille de ses adversaires. Je me demande quelle pirouette il va inventer pour s'en tirer convenablement. Il semble réfléchir à toute allure. Soudain, son visage s'éclaire.

- Vos ancêtres doivent en manger leur baguette ! Vous êtes la honte de vos lignées !

- C'est un fait que je ne peux hélas ignorer, clame Sirius avec philosophie.

- Et vous ne manifestez aucun repentir ! Damoiseau, vous devriez mourir ! Prenez donc votre courage à deux mains et allez quémander le pardon de Monsieur votre père. Votre humilité lui fera le plus grand plaisir.

- Mais pourquoi, par la barbe de Merlin, irais-je m'excuser ? Je n'en ai aucune envie !

Stupéfait, le chevalier reste coi un instant.

- Honte, honte à vous ! Comment pouvez-vous marcher la tête haute alors que vous jetez l'opprobre sur votre famille et que vous faites du tort à deux jeunes pucelles aveuglées par la jeunesse !

J'essaye de ne pas pleurer de rire devant l'indignation du personnage. Si les jeunes filles étaient aussi prudes aujourd'hui qu'hier, ça se saurait ! Je sens une main saisir la mienne, sur la table. Je relève la tête vers Sirius. Il affiche une mine inquiète, mais ses yeux trahissent son énervement.

- Ma mie, vous ai-je fait du tort ? demande-t-il à brûle-pourpoint.

- M… moi ? Que nenni ! je réponds après un temps de réaction.

Je serre sa main en prenant une moue adoratrice. A la limite de mon champ de vision, j'aperçois James qui regarde alternativement nos mains, puis Lily, envieux mais timide.

- Vous voyez, nous n'abusons pas d'elles ! Votre jugement est aussi erroné que celui d'un jeune page, Chevalier.

- Oh… je…

Le Chevalier titube sous l'insulte.

- Un tel affront ne peut se laver que dans le sang ! Je me dois de défendre ces damoiselles que vous avez ensorcelées !

- Le terme est en effet exact, Chevalier, plaisante Lily. Mais j'ai bien peur que vous ne puissiez rien pour notre cause : nos familles connaissent nos choix et ne désapprouvent pas.

Pour James, ça semble être Noël en avance. Je vois l'armure se gonfler et son propriétaire réprime un soupir agacé. Les cris de l'homme d'armes commencent à me fatiguer. Il se répète, c'est lassant.

- Vos familles ne doivent pas connaître aussi bien que moi ces débaucheurs de damoiselles et…

- Sauf votre respect, vous serez bien aimable de nous laisser débaucher les damoiselles en paix, tranche Sirius. Elles ne s'en plaignent pas et vous n'êtes pas leur chaperon !

D'un geste, il sort sa baguette et la pointe sur le lion endormi. Le tableau tremble et l'animal se réveille brusquement. Apercevant le chevalier dans son espace vital, il pousse un rugissement qui fait déguerpir l'enquiquineur plus vite que son ombre.

- Enfin la paix ! Merlin te garde, Sirius, je n'en pouvais plus !

- Sirius Black à votre service, Milady, plaisante-t-il en me faisant un baise main.

Je rigole et enlève ma main le plus naturellement possible. James semble déçu du départ du chevalier – faut dire que Lily l'a dévoré des yeux durant toute la conversation. Mais je comprends Sirius. Il n'a pas quitté ses parents pour les entendre parler par la bouche d'un sujet… hors sujet.

Pour cacher sa déception, James commence à gribouiller sur un parchemin. Je sors mes affaires et décide de l'imiter, même si ce comportement studieux m'étonne.

- Qu'est-ce que tu fais ? demande Lily d'une voix… d'une voix comment, d'ailleurs ? Je ne saurais trop dire. Elle est indéniablement curieuse, mais pas de cette curiosité agressive qui caractérise ses rapports avec James.

- Oh… il répond en levant la tête. J'essaye d'expliquer à mes parents que ça ne sert à rien que je reste au château à Noël.

- Pourquoi ne veulent-ils pas que tu rentres ?

- Attends, je cite… (Il cherche un passage sur un rouleau de parchemin) « Nous serons très occupés lors des vacances et nous préférons te savoir en sécurité près de Dumbledore. La maison n'est pas un endroit sûr pour Sirius et toi qui n'êtes même pas sortis de l'école ». Tu parles !

- Tiens, tiens, les miens m'ont servi la même excuse, presqu'au mot près ! j'interviens.

Ce qui me fait penser que je dois leur répondre.

- C'est vrai ? Ils font quoi tes parents… déjà ?

- Ma mère est diplomate et mon père, Oubliator ! je clame, fière.

Je ne lui retourne pas la question. Il est de notoriété publique que Keyra et Richard Potter sont respectivement Auror et directeur de la confection de potions au ministère de la Magie. Merci, James l'avait assez crié comme ça. Et, bien que je ne sois pas du genre à hurler au monde entier le métier de mes parents, que James ne le sache pas, à la fin de sept ans de coexistence plus ou moins pacifique, me vexe. Mais bon. On parle de James, hein.

- Ah oui… ils doivent avoir du pain sur la planche…

- Il paraît.

- Mais ce n'est pas une excuse ! Ils ne peuvent pas nous laisser ici pour Noël ! L'année prochaine, ils feront quoi, hein ? Franchement, j'ai passé l'âge de…

- Tu sais, James, intervient Lily, arrête d'en vouloir à tes parents comme ça. C'est normal qu'ils s'inquiètent, tu es leur fils. Et puis tu t'imagines te retrouver tout seul chez toi, sans protection ?

- Mais… La maison est protégée et puis je ne serai pas tout seul, il y aura aussi Sirius !

Lily soupire.

- Ecoute, James, je comprends que tu sois frustré, mais n'en veux pas à tes parents. Tu es leur seul enfant, ils ont du mal à te voir grandir et ils ont peur pour toi. Ils veulent juste te garder en sécurité le plus longtemps possible.

James regarde la préfète, penaud. Ses yeux font quelques allers-retours entre elle et son parchemin. Avec un soupir à fendre l'âme, il trace un grand trait en travers de son texte.

- Tu as peut-être raison… Mais il faut bien que je leur explique…

J'ouvre la bouche pour intervenir mais un coup de pied me coupe. Réprimant un cri, je lance un regard furieux à Sirius qui me fait les gros yeux. Ca va, ca va, j'ai compris le message, je les laisse tranquille, dans leur bulle. Pas la peine d'être aussi violent ! Je proteste le plus silencieusement possible, mais Monsieur s'en fiche. Il est déjà reparti dans sa dissertation, l'oreille aux aguets et un petit sourire aux lèvres.

Moi, je me sens bête. Lily a dit à peu près la même chose que mes parents. Elle a surtout exprimé ce qu'ils n'ont pas dit et je ne peux pas lui donner tort. Mais je ne peux pas donner raison à Papa et Maman ! Et un casse-tête de plus, un…

oOoOo

- Alors, Sirius et James ont-ils été de bons gardes du corps ? me demande Remus le lendemain.

- Ils sont plus efficaces contre le Chevalier du Catogan que contre une bande de Serpentards.

Remus hausse un sourcil interrogateur.

- Quoi, ils ne t'ont pas raconté ?

- Visiblement non…

- Oh, oh ! je m'exclame un grand sourire aux lèvres. Eh bien tu leur demanderas, si tu tiens vraiment à tout savoir. Moi, je ne dirai rien… A part que j'ai compris ce que tu ne voulais pas me dire à propos de Lily !

- Vraiment ? Et tu as compris quoi ?

- Eh, ça non plus je ne te le dirai pas. Ca t'apprendra !

- Luth, rappelle-moi, tu as quel âge déjà ?

- Fais le calcul, je suis née le 22 novembre 1960 et nous sommes actuellement le 27 octobre 1977.

- Quelle manière subtile de me rappeler que ton anniversaire approche ! Tout en finesse, du Luth tout craché !

- Tu pourrais avoir la décence de me demander ce que j'aimerais avoir puisque tu as si bien compris le sous-entendu.

- Merlin, on dirait Sirius !

- Merci du compliment…

Et la tête haute, je m'éloigne ostensiblement de lui. J'entends son rire qui me poursuit. Juste avant que je ne franchisse le seuil de la classe de Potions, il m'attrape par le bras et me souffle :

- Qu'est-ce que tu veux pour ton anniversaire ?

J'affiche un sourire victorieux.

oOoOo

Ahahah ! Non, sans ironie ! Venant d'une groupie moyenne, le cri ressemblerait plutôt à un « hiiiiiiii » hystérique. Mais je ne suis pas une groupie moyenne. Juré. C'est juste que… Hiiiiiiii ! Oh non ! J'y crois pas, j'ai hihité ! Je suis atterrée. Pas grave. J'adore quand Remus me court après. Parce que non content de faire attention à ne pas me vexer, il s'est mis avec moi en Potions, a joué son rôle de garde du corps toute la journée avec zèle et bonne humeur – à savoir sans déléguer à ses grands amis. A midi, il m'a recoiffée parce que Peter s'est amusé à m'enlever mes barrettes. Dommage qu'il doive me quitter ce soir pour aller à sa retenue.

- Je te laisse entre de bonnes mains, dit-il en désignant James et Sirius qui font les pitres, assis à notre table.

Je grimace.

- Bon courage à tous les deux, je lance alors qu'il s'éloigne avec Peter.

Ce dernier se retourne au moment où une gomme atterrit sur ma tête.

- Bon courage à toi surtout, lance-t-il avec un petit sourire.

Je le remercie avant d'expliquer à Sirius ma façon de voir les choses. Je m'attends à entendre Lily en rajouter une couche, mais non. Surprise, je lui jette un coup d'œil. Elle et James sont morts de rire.

- Hum… j'ai raté quelque chose ?

- Rien qu'on puisse te dire, répond James en rigolant de plus belle.

- Et moi, Cornedrue, je peux savoir ? demande Sirius.

Son ami fait un signe de dénégation de la main. Il tente de reprendre son sérieux mais croise le regard de Lily. Et c'est reparti pour un tour. Sirius se redresse, vexé.

- Bon et bien nous allons vous laisser entre hauts responsables de Gryffondor ! Tu viens, Luth ?

- Je te suis ! je réponds précipitamment en l'imitant.

Nous nous levons et partons alors que les rires de nos camarades redoublent. Je joue la comédie, mais je suis plus intriguée que vexée. Que James se prenne un fou rire, d'accord. Que Lily fasse pareil… c'est plus rare mais ça arrive. Mais que Lily rigole comme une folle avec James, ça, c'est exceptionnel.

oOoOo

Sirius monte directement à son dortoir. Un peu hésitante, je le suis. Ce n'est pas la première fois que j'entre dans le dortoir des Maraudeurs, mais je ne suis pas une habituée non plus. Et je dois avouer que le bazar qui règne chez les garçons est assez impressionnant. Les murs sont couverts de posters en tous genres (de photos des garçons à celui d'équipes de Quidditch en passant par un Optimal de Peter). Contrairement à nous, les filles, qui avons nos lits presque alignés en une espèce de demi-cercle, ceux des Maraudeurs forment un carré. Les têtes des lits sont tournées vers le centre. Un coin me paraît mieux rangé que les autres. C'est celui de Remus. J'essaye de m'en approcher en évitant les multiples obstacles posés au sol : vêtements, chaussures, nécessaire à balais, papiers, farces et attrapes de chez Zonko et autres artefacts pas forcément identifiables. Autant dire que ça relève du sport olympique.

Sirius ne prend pas cette peine et dégage d'un coup de pied ce qui se trouve sur son passage avant de s'affaler sur son lit, en face de celui de Remus et à gauche de celui de James.

- J'aimerais bien savoir pourquoi ils rigolaient comme ça, je dis en jouant avec l'oreiller de Remus.

- Oh, je crois que je sais…

- Ah ?

- Je n'en suis pas sûr, mais je pense qu'ils se fichaient de nous.

- Merci, ça, j'avais compris, je grogne. La question c'est pourquoi !

- Je ne sais pas… Parce qu'on se chamaillait ?

J'étouffe une exclamation indignée, quittant des yeux le bout de pyjama que j'ai aperçu sous l'édredon de Remus.

- Si c'est ça, ils peuvent parler, tiens ! Ce sont leurs disputes qui sont devenues légendaires. Je vais me faire un plaisir de leur rappeler.

- Oh non, Luthine, ne va pas tout gâcher alors qu'ils sont en si bonne voie de…

- De ? je le questionne devant son hésitation.

- De se rapprocher mutuellement !

J'éclate de rire.

- Si tu crois que Lily est prête à tomber dans les bras de James, tu te fourres la baguette dans l'œil jusqu'au coude !

- Ah oui ? Après ce que tu viens de voir ? Et même hier soir ! Elle a passé la soirée à parler avec lui en le dévorant des yeux !

- Je ne te savais pas si observateur, je le nargue.

- Mais tu ne sais pas grand-chose de moi, Luthine !

- Je sais que tu as intérêt à arrêter de m'appeler comme ça, sinon…

- Sinon…? répète Sirius avec son plus grand sourire.

Comme je ne trouve rien à répondre, je lui lance l'oreiller de Remus à la figure. Il l'évite en riant.

- Tu veux jouer à ça ? D'accord !

Il attrape un coussin et saute sur le lit de Remus. J'ai à peine le temps de l'esquiver.

Trois tours de dortoir plus tard, je me retrouve recroquevillée sur le sol, harcelée par Sirius qui me frappe allègrement à grands coups d'oreiller.

- Aïe ! Arrête, c'est bon, je me rends ! Je me rends ! je crie, à bout de souffle.

Il affiche un sourire victorieux.

- J'ai gagné ! De toute façon, tu n'avais aucune chance, fillette !

- Et voilà qu'il part dans des délires misogynes, je soupire en essayant de me relever.

Mais un coup de coussin me renvoie à terre.

- Aïe !

Je sens quelque chose de pointu me rentrer dans l'avant-bras. Mais Sirius ne s'en aperçoit pas et me menace avec son oreiller.

- Ce n'est pas un délire, Luthine ! J'ai gagné ! C'est la preuve que je suis plus fort que toi.

- C'est ça, c'est ça… je grimace en dégageant mon bras.

- Reconnais la supériorité masculine dans u… Oh, mais tu saignes ?

- T'es très fort pour énoncer des évidences, dis-moi !

- Arrête un peu, donne-moi ton bras, je vais réparer ça. Tss, qu'est-ce que tu peux être fragile !

Je ne réponds pas, trop absorbée à chercher ce qui m'a coupée. Je le trouve alors qu'il marmonne un sortilège de guérison. C'est un vieux cadre photo en argent qui traîne près de son lit. Le verre est brisé, mais on peut voir deux jeunes enfants qui rient aux éclats. Je reconnais Sirius dans le plus âgé. Vu l'air de famille, l'autre doit être Regulus.

Le grand frère en question grogne en reconnaissant ce que je tiens entre les mains.

- Donne-moi ça.

Je m'exécute en silence. Il le fourre dans le bazar de sa malle. Les mots de Sirius le soir de l'attaque me reviennent en mémoire. Il voudrait voir son frère mort. Alors pourquoi garde-t-il une photo de lui ici ?

- Pourquoi fais-tu semblant de détester Regulus à ce point ? je lui demande.

Il se tourne vers moi, le visage dur.

- Pourquoi je ne le détesterais pas ? Il est aussi mauvais que mes parents ! Le parfait petit Serpentard, le digne descendant des Black, le fils prodigue… Tout ce que je ne suis pas !

Sa colère ne m'effraie étonnamment pas. Je continue, calme :

- Tout ce que tes parents auraient voulu que tu sois…

Seul un grognement me répond. Mon camarade me tourne ostensiblement le dos. Je ne comprends pas. Je croyais simplement que Sirius détestait Regulus parce que celui-ci était de l'avis de ses parents. Je croyais qu'ils ne s'étaient jamais entendus, mais cette photo prouve le contraire. Quel est le problème? Je ne crois pas que Sirius soit jaloux de la fierté de ses géniteurs pour son frère. Alors, quoi ? La réponse vient soudain à mon esprit : Serpentard. C'est Serpentard qui a séparé les frères Black.

- Regulus t'a déçu, Sirius ? je demande doucement, consciente de m'avancer en terrain miné.

« Ou est-ce toi qui l'a déçu ? » je me demande silencieusement. Je ne me rappelle pas que Sirius ait jamais été gentil avec son frère à Poudlard. Il l'a toujours rejeté, même quand Regulus ne répondait pas, ne le cherchait pas. Il l'a rejeté à cause de sa maison. Merlin. Que de mal pour une simple couleur sur une écharpe.

- Regulus est un imbécile, il renifle.

Je voudrais lui dire qu'il ne vaut pas mieux, mais je ne m'en sens pas le droit. Malgré mon idée sur la question, je dois m'empêcher de le juger. Je n'ai aucune idée de ce qu'il a traversé, de ses relations avec le reste de sa famille, de ses tourments. Je ne suis qu'une fille de sa classe et je ne suis pas assez proche de lui pour me permettre de lui dire ce genre de chose. De toute façon le mal est fait.

- En fait, ceux que tu détestes, ce sont tes parents. Ils t'ont pris ton frère.

Ses parents qui ont profité du courage que Regulus n'avait pas, de l'influence que des géniteurs ont sur leur progéniture et qu'un grand frère n'égalera jamais.

- Eux…

Je sens que je dois arrêter de m'aventurer sur ce terrain. Je ne sais pas comment Sirius réagira et je ne veux pas qu'il m'en veuille. Ca doit être assez dérangeant qu'une simple copine comprenne des choses aussi intimes. Et encore, je n'ai aperçu que la partie émergée de l'iceberg. Il y a tellement de questions que je voudrais lui poser. Je ne dois pas. Que dire pour changer de sujet ? Je suis nulle à ce jeu-là.

- Tu sais, dit-il, en me tirant une épine du pied, il n'y a que Lunard qui ait jamais envisagé les choses de cette manière.

- Remus est un garçon plein de bon sens.

- Pourquoi toutes les filles le béatifient ?

Le soulagement de Sirius à ce changement de sujet est palpable. Il m'aide à me relever et nous nous affalons sur son lit. Je me mets en tailleur, ma position favorite, alors qu'il reste allongé de tout son long.

- Eh ! Je suis une fille et je ne le prends pas pour un saint !

- Hum, admettons… Alors trouve lui un défaut !

Oups. Trouver un défaut à Remus ? Ca va être dur. « Carrément impossible, oui. Il est parfait ! » commente le neurone de la groupie en furie.

- Ah, tu vois, s'exclame Sirius devant mon silence. Tu ne vaux pas plus que les autres !

Merlin ! Et moi qui me croyais différente des autres groupies ! Je suis complètement atteinte. Le neurone de la raison se cogne la tête contre les parois de ma cervelle.

- Quoi ? Mais si ! je panique avec une mauvaise foi évidente.

Vite, un défaut !

- Non ! Regarde, on voit déjà les petites lumières dans tes yeux ! Ah Merlin, pourquoi m'avoir fait étoile si c'est pour être éclipsé par Remus Lupin ? Je devrais briller de mille feux ! Mais non, il m'a volé le cœur des femmes ! Ah, que…

- Arrête le mélo, Sirius, Remus ne t'a volé que la moitié des filles de Poudlard !

- Oh, oh et toi, tu fais partie de quelle moitié ? La mienne ou la sienne ?

Grand blanc. La pause du Pitiponk est la figure théâtrale que je réussis le mieux. Neurones, à l'aide ! « Tu devrais lui parler du Garçon Mystère, ça résoudrait le problème ! » suggère le neurone de la raison. Oh oui, brillante idée ! Mais comment ?

- Ah, ton silence parle pour toi ! Tu fais partie d'une moitié ! Et moi qui croyais que tu allais nier avec véhémence ! Tu t'es trahie, Luthine ! Alors, qui de moi ou de lui ? Réponds !

- Je suis justement en train d'y réfléchir, je réponds prudemment.

- Ouh la menteuse, elle est amoureuse !

Je vous présente Sirius Black, trois ans d'âge mental.

- Tu as déjà prouvé que la gent masculine t'intéressait. Par conséquent tu as forcément réfléchi à la question.

- Certes… Mais il y a quelques… jours un nouvel élément est venu changer la donne.

Je vois immédiatement les yeux de Sirius briller de curiosité. Il se redresse, posant sa tête sur sa main.

- Quel est donc ce nouvel élément ?

Comment tourner ça ?

- J'ai appris que j'avais un… soupirant.

A son tour de faire le Pitiponk.

- Quoi, c'est si étonnant que ça ? Je vais me vexer !

- Loin de moi cette idée ! il se reprend. Comment tu l'as appris ?

- J'ai mes sources ! Toujours est-il que je cherche à découvrir son identité. Et si cette identité est satisfaisante, je quitterai la moitié de Poudlard à laquelle j'appartiens peut-être actuellement.

Sirius fronce les sourcils. Il semble réfléchir à toute vitesse. Il pianote sur le lit d'une main tandis que l'autre tortille ses cheveux. J'ai l'impression qu'il est contrarié.

- Et je me disais que tu avais peut-être une idée de qui ça pourrait être…

- Qu'est-ce qui te fait croire ça ?

- Hum… Peut-être le fait que les Maraudeurs sont toujours bien informés ? je tente.

Mais ce n'est pas concluant. Faut dire qu'il y a mieux comme argument.

- On ne connaît pas la vie de tout Poudlard non plus !

- Quoi qu'il en soit, je pense que vous avez les moyens de savoir qui est ce garçon – plus que moi sans doute. Par conséquent j'ai un marché à te proposer.

- Propose toujours.

Je prends une grande inspiration au moment de jouer le tout pour le tout.

- J'échange ta journée de silence contre cette information.

Pitiponk, le retour.

- Wow. Tu dois vraiment vouloir savoir qui c'est pour me proposer ça !

- Je veux vraiment. Alors, tu acceptes ?

Question rhétorique, évidemment. Un grand silence s'installe, pendant lequel Sirius semble peser le pour et le contre. Parce qu'il trouve des contres ?

- Hum… Désolé, mais non, je vais devoir refuser.

- Qu… Quoi ?

Je reste un instant ébahie par sa réponse que je n'avais absolument pas envisagée. Fort heureusement mes neurones viennent vite à la rescousse. S'il refuse, cela signifie que…

- Tu sais qui c'est !

- Quoi ? Qu'est-ce qui te fait croire ça ?

- N'me prends pas pour une cruche, Sirius. Si tu refuses c'est que tu sais qui c'est ! Quelqu'un que tu n'as pas envie de dénoncer !

- Mais non, j'adore juste te faire tourner en bourrique !

- Désolée, sur ce coup tu t'es aussi bien débrouillé qu'un Cracmol face à un troll ! Si tu avais vraiment voulu m'embêter, tu aurais accepté, rien que pour me donner de fausses pistes ! Et si tu n'avais rien su, ta curiosité t'aurait poussé à accepter ! Ah, avoue, le grand Maraudeur est pris !

Je me suis redressée en parlant de plus en plus vite. Mon enquête progresse. Sirius s'est fait avoir ! Je n'y crois pas.

- Alors maintenant, tu vas me dire qui c'est !

- Euh… quelqu'un ? répond-il, visiblement furieux de s'être fait piéger aussi bêtement.

- Sirius !

- Je ne dirai rien !

- Si tu ne parles pas je… je dirai tellement d'horreurs sur James à Lily qu'elle le transformera en Graphcorn !

- Tiens, en parlant de James et Lily, fait Sirius en se levant, si on allait les rejoindre ?

- Tu ne bouges pas d'ici ! je crie en sortant ma baguette.

- Oh que j'ai peur !

Il éclate de rire en se dirigeant vers la sortie.

- Petrificus Totalus ! je m'exclame.

- Protego !

Je me lance à sa poursuite dans les escaliers du dortoir. Il rit en évitant mes sortilèges.

- T'es nulle, Luthine !

- Prends ça !

Et je lui lance un sortilège de Bloque-jambes. Qui l'atteint. Il s'affale sur le sol de la salle commune.

- Je t'ai eu !

Le traître essaye de se redresser en grognant une flopée de jurons aussi délicats les uns que les autres. Profitant du fait qu'il soit plaqué contre le sol, je pointe ma baguette sur sa nuque.

- C'est QUI ?

- Hum… Luth, je peux savoir pourquoi tu tortures mon meilleur ami ? lance une voix masculine, empêchant Sirius de répondre.

Nous relevons la tête. Toute la salle commune nous fixe, ahurie. Oh chouette. Je vais tuer Sirius. Je lève le sortilège et il se redresse en me traitant de sorcière. C'est James qui a parlé. Lily et lui ont migré près de la cheminée. Ils sont assis l'un près de l'autre, dans des positions détendues et surtout... proches. J'ai l'impression qu'on arrive au mauvais moment. Je lui murmure :

- T'es bête, Black, on n'aurait pas dû descendre !

- Ah, les femmes ! dit-il à tous les Gryffondors présents. Jamais contentes !

Et tandis qu'il fait le pitre pour faire oublier l'incident, je repère Ann qui est enfin rentrée de son rendez-vous amoureux et vais la rejoindre.

- Qu'est-ce que tu fichais dans le dortoir avec Sirius ? m'apostrophe-t-elle immédiatement.

- Je menais l'enquête.

- Ooooh, raconte !


Luth vous demande si vous savez, vous, pourquoi Sirius a refusé de parler, parce qu'elle trouve ça très louche.

Caprice, elle, sait très bien pourquoi mais ne dira rien. Elle vous retrouve la semaine prochaine avec le chapitre 8 qui se passe "A l'extérieur" et qui sera dédié à DDC et Shaman pour leur engouement au sujet de ce chapitre. Elle souhaite également remercier les reviewers, à savoir Gaef, lolinette et Lenoska, ainsi que les lecteurs qui mettent Memories en Favoris/Alerte (une vingtaine à ce jour), tout en souhaitant connaître leur sentiment à propos de son histoire :)

A la semaine prochaine!