Chapitre 56: Réunion de l'alliance

« VOOOI ! Qu'est-ce que vous attendiez pour répondre ?! »

« SQUALO ! » s'écrièrent tous les gardiens de la seconde génération et l'homme à l'écran eut un sourire de prédateur.

« Qu'est-ce qu'il y a, les nuls ? Je vous ai manqué ? »

« Bien sûr ! » fut la réponse de Tsuna, dont les yeux brillaient et le sourire de Squalo s'attendrit un peu. Observant les visages de ces hommes qu'il n'avait pas vu depuis si longtemps, Giotto décela une lueur de nostalgie bien dissimulée dans les yeux du jeune homme.

« Squalo ! As-tu réussi à les trouver ? » demanda soudainement Ryohei d'une voix excitée et alors que tous partageaient leur attention entre lui et Squalo, oubliant Dino pour le moment, le requin blond sourit d'un air triomphant.

« Un peu qu'on les a trouvés. C'était vraiment chiant, mais on les a tous rassemblés. Et ils sont vivants, tous sans exception. »

En entendant cela, Lambo ne put retenir un cri de joie, Ryohei sourit jusqu'aux oreilles et même Kyoya eut l'air légèrement soulagé. Mais tous les autres ne pouvaient que les regarder d'un air confus.

« Eh ? Trouvé qui ? » demanda Takeshi, perplexe.

S'approchant de la caméra, son sourire s'élargissant comme s'il allait leur livrer un secret merveilleux, Squalo révéla, « Les Shimon ! »

Un moment de silence s'en suivit puis le chaos le plus total envahit la salle.

« Tu as trouvé Cozart ? » s'enquit Giotto, la joie luisant dans son regard.

« Est-ce que Mami et Enma vont bien ? » demanda Tsuna.

« Où étaient-ils ? » fit Ryohei.

« Pourquoi avaient-ils disparus ? » rajouta Takeshi.

Les questions fusèrent de toute part et à bout de patience, Squalo explosa de frustration et hurla, « VOOOIII ! »

Le silence se fit aussitôt.

Souriant en coin, Squalo hocha la tête d'un air satisfait avant de dire, « Vu que plusieurs d'entre vous viennent du passé, je vais vous expliquer la situation. La guerre entre les Vongola et les Millefiore a en fait commencé lorsqu'ils attaqué nos alliés. Comme ils étaient les plus proches de nous, les Shimon ont été les premiers et les plus durement frappés. Ils ont perdu beaucoup de leurs membres. Ils n'ont pas mis longtemps avant d'aller se cacher et laissez-moi vous dire que lorsque les Shimon veulent rester cachés, il est presque impossible de les trouver. »

Squalo grimaça d'un air ennuyé, comme s'il en avait déjà fait l'expérience et les gardiens de la première et seconde générations ne purent retenir des éclats de rire.

« Quoiqu'il en soit, pendant que la seule personne capable de les retrouver facilement, votre super espoin ici présent, » -il montra Kyoya- « était parti faire dieu sait quoi, c'est devenu le boulot des Varia de rechercher ses foutus Shimon. »

« Et alors... où les as-tu trouvés ? » demanda finalement Tsuna en essayant de contenir son fou rire devant un Squalo plus que frustré.

Celui-ci leva les yeux au ciel avant de répondre, « A Bhutan. »

« … Où ça ? » fit Giotto.

« Bhutan. » répéta Squalo. « Un petit pays près de la Chine. »

« … Bon, eh bien... »

O-o-o-o-o-o-o-o-O

Lorsque Mukuro se réveilla dans une pièce qui lui était totalement inconnue, il se mit aussitôt sur ses gardes.

Remarquant sa sœur allongé dans le lit d'à côté, il se leva et alla s'assoir près d'elle, observant la chambre avec méfiance.

La dernière chose dont il se souvenait était d'avoir puisé dans ses dernières forces, avec sa sœur, pour piéger leur adversaire.

Mais que s'était-il passé après cela ?

S'était-elle enfuit ?

Ou avaient-ils été capturés par l'ennemi ?

… Ou peut-être, osait-il espérer qu'ils avaient été retrouvés par leurs alliés ?

Soudain, la porte de la chambre s'ouvrit et Mukuro fit volte-face, matérialisant son trident pour faire reculer son agresseur, qui se trouva en fait être...

« Tsunayoshi ! » s'écria-t-il, et son petit frère fronça les sourcils.

« Mukuro-nii, tu devrais encore être au lit. Toi et Chrome-nee- »

Mais avant qu'il ne puisse dire quoi que ce soit d'autre, son frère le prit brusquement dans ses bras.

« ...Mukuro-ni... ? » fit Tsuna d'une voix confuse. Mukuro se contenta de le serrer d'avantage contre lui, plongeant son visage dans les cheveux bruns de son petit frère et clignant rapidement des yeux alors qu'il essayait de retenir ses larmes.

Mukuro était tellement sûr qu'il l'avait perdu.

« Dieu merci tu vas bien. » murmura l'illusionniste. « Elle... elle a dit qu'ils t'avaient tué... »

C'est à ce moment là qu'il remarqua qu'il tremblait, si fort qu'il ne comprenait pas pourquoi il ne l'avait pas vu avant. Tsuna ne savait pas si c'était dû au choc ou à la fatigue, mais il ne fit tout de même assoir sur le lit.

Cela fait, Tsuna posa une main sur sa joue et le fit à lever la tête pour le forcer à regarder dans les yeux.

Il lui offrit alors un sourire rassurant et dit, « Calme-toi un peu, d'accord, Mukuro-nii ? Je vais bien. Ils ne m'ont rien fait. »

« M-Mais Tsunayoshi... que se passe-t-il ? Notre maison, notre manoir du Japon... il est complètement détruit ! Qu'est-il arrivé ? Où sommes-nous ? »

Faisant un pas en avant, Tsuna prit Mukuro dans ses bras et celui-ci fit de même, posant sa tête contre son ventre.

« Tu as beaucoup souffert depuis que tu es arrivé ici, Mukuro-nii, mais tout va bien maintenant. » dit le petit brun. « Ce manoir que tu as vu... c'est vraiment le nôtre. Nous sommes dix ans dans le futur. »

Mukuro se recula légèrement, juste assez pour fixer Tsuna d'un air perplexe.

« Dix ans dans le futur ? » répéta-t-il, et Tsuna hocha la tête.

« Un nuage de fumée est apparu devant toi et Chrome-nee et vous vous êtes retrouvés dans un endroit complètement différent, pas vrai ? »

« Oui... » admit Mukuro. « On s'est retrouvés à Kokuyo Land... C'est à ce moment que c'est arrivé ? Notre passage dans le futur ? »

Tsuna acquiesça.

« Alors... ça veut dire... que dans ce futur, tu as été tué ? » demanda-t-il d'une voix amère. « Comment cela est-il arrivé ? Comment avons-nous pu te laisser mourir ? Et pourquoi avons-nous été transportés dans le futur ? »

Tsuna laissa échapper un petit soupir et allait lui dire qu'il faudrait mieux attendre que Chrome se réveille, mais comme si elle avait lu ses pensées, ses paupières s'ouvrirent à ce moment-là.

Elle se frotta les yeux comme si elle venait de sortir d'un long sommeil et pendant un instant, elle regarda autour d'elle d'un air perdu avant d'apercevoir le petit brun. S'exclamant de joie, elle sauta hors de son lit et accourut vers eux en se jetant au cou de Tsuna, répétant ce que Mukuro avait fait en se réveillant avant elle.

Cinq minutes plus tard, lorsque Chrome se fut assise sur le lit près de son jumeau, Tsuna prit une chaise pour se mettre devant eux et il commença alors à leur expliquer ce qui était arrivé.

O-o-o-o-o-o-o-o-O

Adriano Moretti, fondateur et actuel Don de la Famiglia Trad 6 de Sicile relut à nouveau l'invitation qu'il tenait dans sa main, sans réussir à comprendre ce qui était écrit.

A ce niveau là, ses yeux ne faisaient que survoler vaguement les lignes car à force, il avait déjà mémorisé la lettre phrase par phrase. Mais ce n'était pas vraiment sa faute, ce qu'elle contenait était juste trop incroyable pour être vrai.

D'ailleurs, si ce papier n'avait pas porté le sceau des flammes du ciel, il n'y aurait jamais cru.

Il n'y avait personne, absolument personne, au monde qui soit capable de créer une flamme d'une telle pureté, mis à part Giotto... et peut-être son fils, Tsunayoshi. Malheureusement, le jeune Secondo avait été abattu dans la fleur de l'âge, il y avait quelque temps de cela.

Beaucoup avaient porté le deuil du jeune Don dans le monde de la mafia. Ils étaient peut-être des criminels, mais ils n'étaient pas sans-coeur et comment pouvait-on ne pas regretter ce garçon si gentil et réfléchi qui promettait d'être un leader exceptionnel...

Mais ces pensées ruinaient le premier moment de bonheur qu'il éprouvait depuis des mois et Adriano les chassa de son esprit avant d'appeler son bras-droit pour qu'il prépare son jet privé.

Ils partaient pour le Japon !

Tandis que le Don quittait la pièce, l'invitation demeura posée sur son bureau et l'on pouvait y lire ces mots audacieux :

Giotto Taru, fondateur et actuel Don de la Famiglia Vongola de Milan en Italie souhaiterait avoir l'honneur d'inviter Signore Moretti Adriano de la Famiglia Trad 6 de Sicile, à une réunion d'alliance qui se tiendra à -insérer nom- à la date du -insérer date-. Nous serons heureux de vous accueillir prochainement.

Lorsqu'Adriano entra dans la salle de réunion, il sut qu'il avait bien fait de venir.

En observant les personnes présentes, il reconnut beaucoup de visages familiers et cela le fit frémir d'exaltation. Il sentit grandir en lui un sentiment qu'il avait depuis longtemps oublié : l'espoir.

Parmi les sept sièges disposés autour de la grande table, seuls deux étaient encore vides et il était évident de voir à qui ils appartenaient. L'un était pour lui et visiblement, le deuxième n'attendait que Vongola Primo, qui devait encore arriver semblait-il.

Mais même sans sa présence, leur groupe paraissait déjà très puissant.

A gauche du siège d'Adriano étaient assis les fameux frères Leilei de Chine. Et leurs visages d'ordinaire si fermés exprimaient à présent la satisfaction (ce n'étaient que de très légers sourires mais ils étaient sincères), à l'instar d'Adriano.

A la droite de celui-ci se trouvait le Don des Guigue, grand et imposant malgré le masque de mort qui faisait la renommée de sa Famiglia. Pour cette fois, son visage séduisant portait un masque de sérénité.

Assis à côté de lui trônait l'intimidante silhouette du leader des Varia, Xanxus et il arborait un air renfrogné qui laissait transparaître son impatience.

Le siège vide en face de lui semblait être la source de cette irritation, mais Adriano avait l'impression qu'il n'était pas fâché du retard de Primo... en fait, il paraissait presque... excité à l'idée de revoir quelqu'un... Primo, peut-être... ? Adriano avait entendu dire que les deux cousins étaient assez proches...

Mettant ces réflexions de côté pour le moment, Adriano se tourna alors vers l'homme qui occupait la place adjacente au siège vide.

Ce n'était nul autre que Cozart Shimon, qui discutait joyeusement avec Dino Chiavarone, dont le sourire allait jusqu'aux oreilles.

Adriano trouvait étrange de voir le Don des Chiavarone aussi enthousiaste et heureux car il savait combien la mort de son père l'avait traumatisé.

Mais plus étrange encore fut de revoir Cozart, en chair et en os.

Tout le monde savait que lui et sa famille avaient disparus au commencement de la guerre, victimes d'un cruel massacre que nul n'avait pu prévoir.

Vongola avait réussi un miracle en les retrouvant tous et en les rassemblant au même endroit.

Comme s'il avait senti son regard, le rouquin se tourna soudainement vers lui et le fixa droit dans les yeux. Adriano avait beau être le Don d'une Famiglia en pleine ascension dans le monde de la mafia mais il n'était encore qu'un petit nouveau parmi tous ces grands boss et il commençait à se sentir complètement dépassé.

Cozart sembla percevoir son désarroi et il lui sourit d'un air amical, lui enjoignant de s'assoir. « Bienvenue, Don Moretti. Prends donc place, je suis sûr que Giotto va bientôt arriver. »

Essayant de cacher sa nervosité, Adriano hocha la tête et prit place sur sa chaise. Il venait juste de s'assoir quand les portes de la salle se rouvrirent à nouveau.

Les secondes qui suivirent semblèrent passer au ralenti, tandis que chacun des leaders présents tournait la tête pour essayer d'apercevoir l'homme qui avait organisé tout cela.

Et devant eux apparut alors Giotto, dans toute la gloire de ses trente-six ans, et affichant un sourire familier alors qu'il leur disait, « Bienvenue ! »

O-o-o-o-o-o-o-o-O

Et ça y est ! Version originale rattrapée !

L'auteur, SkyGem, n'a pas vraiment précisé quand sortirait le prochain chapitre, mais je le traduirai dès qu'il sera là.

Merci pour vos reviews en tout cas, et désolé si la traduction de ce chapitre est d'assez mauvaise qualité. J'ai un peu de boulot à côté, mais je voulais le finir vite...

Ciao