Jeux forcés

Auteur : Angelscythe

Genre : Noir, violence, drame, shonen-ai quand même

Couple : RiffelXCain et RiffXCain !

Disclaimers : Tous les personnages appartiennent à Kaori Yuki, je ne devrais pas avoir le droit d'y toucher…


Chapitre 8

- My Lord… Souffla la douce voix de Riff.

Cain ferma les yeux.

Une baffe le fit se mordre violemment la lèvre. Le sang coula dans sa bouche. Il l'avala avaec révulsion. Il ne parvenait toujours pas à bouger que ce soit les bras ou les jambes. Ses membres comprimés lui faisaient mal. Il s'évertuait à ne rien laisser en paraître. Ses joues étaient en feu.

Il devait résister.

- My Lord…

- Ça suffit !

Clac.

Cain contint son gémissement. Il frémit de peur en sentant le genou entre ses cuisses.

- Ouvre les yeux.

Un ton d'ordre.

L'héritier Hargreaves ferma les yeux d'autant plus fort en exprès.

Un ricanement lui parvint, un souffle chaud sur son visage. Ça picotait ses chairs meurtries.

- Je peux frapper ailleurs. Tes cuisses, tes bras… Il paraît que la fessée est très érotique. Qu'en penses-tu ?

- Laisse-moi, Riffel.

Le valet le baffa. Entendre son nom prononcé par Cain était toujours plaisant. Là, il en jouait.

- Mon cher Comte des poisons… Ouvre les yeux ou tu le regretteras.

- Silence ! Riffel !

L'homme leva la main.

- Frappe-moi et… tu n'auras pas mon sang. Riffel.

Le nom était prononcé avec une telle langueur que le majordome frémit d'exultation.

- Je peux te faire soigner.

Cain mordit sa lèvre meurtrie. Le sang coula mais le jeune Noble l'avala.

- Je peux te mordre.

- Libère-moi ! Riffel…

L'homme se pencha sur lui et embrassa son ventre plat.

- Si tu savais comme tu as de la chance que je ne suis pas partageur. Je t'aurais déjà offert en pâture sinon.

Il rit en sentant sa proie trembler. Il appuya ses baisers sur son nombril.

- Quelle fragilité tu m'offres. J'aimerais tant te posséder.

Cain agita les jambes, tentant de fermer les cuisses.

- Patience… Je suis un gentleman. Je prendrais mon temps.

Il remonta et détacha lentement les bras rougit.

- Enlace-moi.

- Pff.

Cain fut plaqué contre le matelas.

- Enlace-moi, offre-moi ton sang et je te libérerais vraiment.

- Tu sais que tu as déjà perdu la partie ?

- Je n'ai jamais dit jouer de façon réglementaire. Et il ne m'a pas brisé.

- Dommage.

Le jeune Comte enlaça Riffel à tâtons. Il sentit son torse frémir lorsque le sien se pressa entre ses muscles. Il se mordit la lèvre à sang et l'embrassa.

La main lui relâcha le ventre pour le serrer rudement. La seconde venant épouser la forme de ses fesses et la langue entrait dans la plaie. Bien vite, elle vint se mêler à la sienne, cherchant, savourant. Et les dents mordaient, libérant les effluves sanguines.

Riffel s'éloigna de lui après un court instant. Il se pourlécha les lèvres et le garda contre lui.

Caïn ouvrit lentement les yeux. Le valet sourit puis le détacha. Il le repoussa rudement sur le lit et attrapa la chemise pour la lui jeter.

Le jeune Comte se hâta de l'enfiler. Il essaya de fermer les boutons mais ne réussit qu'à se dépareiller.

- My Lord…

- Qu'est-ce que tu as encore à chouiner ?!

Riffel regarda l'onguent.

- Comment vont tes fesses ? Besoin de soin ?

- N'en as-tu pas assez de tes jeux pervers ?!

- Je souhaite te détruire. Te voir prosterner à mes pieds et à mes ordres.

- Pourquoi ?

- Pour me venger, d'abord. Et parce que tu es magnifique…

Il s'approcha et caressa sa joue avant d'effleurer une mèche.

- Je veux voir une représentation d'Adonis faire ce qui me plait. Je veux voir ta Noblesse s'effriter. Je veux que tu me serves comme j'ai dû le faire.

- Riffel m'a servi. Rectifia Cain.

- Silence !

- Tu es ridicule !

Riffel leva la main. Cain lui tendit la joue, le regard brûlant de défi.

- Je vois… Tu n'as pas peur.

- Non.

- Bien… Je vais me laver. N'oublie pas que n'importe qui peut rentrer ici.

Riffel sourit avant d'aller dans la salle de bain.

- Je n'ai pas peur ! Cria Cain.

L'homme ne répondit pas.

Le Jeune Comte se recroquevilla. Son bourreau le connaissait bien. Mais il n'avait pas envie de lui céder. Pourtant, il se serait bien jeter dans la salle de bain.

Il prit une couverture et s'enroula dedans. Il s'empara d'un ouvrage et lut.

Ça distrairait son cerveau.

µµµ

Cain fut soulagé d'entendre la porte s'ouvrir. Il rangea son livre et se tourna vers Riffel. Encore un peu humide, l'homme était nu. Le jeune Comte se tendit et ferma les pans de la couverture. Il se recula au bord du lit.

Riffel éclata de rire.

- Crois-tu que ça te protégera de moi ? Une couverture ? Un drap !

- J'ai froid, c'est tout.

- Ah oui ? Je peux te réchauffer…

- Riffel… Prends-moi seulement dans tes bras. Riffel…

La gorgé serrée, le valet força un sourire sardonique.

- Il faudra que tu prononces souvent mon nom si je ne veux pas céder à mes pulsions.

- D'accord, Riffel…

L'homme s'approcha et le prit dans ses bras. Il serra son frêle corps contre le sien et s'enhardit de le sentir se blottir, que sa joue vienne sur son épaule et que la chevelure d'ébène titille sa peau.

Il se sentit doux en le resserrant.

- Regarde comme il me préfère !

Le ton était extatique, pas mauvais.

- Remonte un peu ta main, passe la contre ses cicatrices… Souffla Riff.

Le valet agit. Son cœur battit plus vite quand Cain s'abandonna un peu plus.

- Je l'apaise !

- Oui…

Riffel caressa sa joue avec extase.

- Comte des poisons…

- Riffel ?

- Prononce-le encore…

- Riffel… Ton cœur…

Cain passa ses doigts sur la brûlure. Il redressa la tête pour le dévisager. Le valet l'obligea, un peu rudement, à plaquer sa joue contre son épaule.

Le visage du Noble le lança à cause des douleurs dues aux coups.

- Aie !

Il serra les doigts sur la peau abimée où le sang pulsait si fort.

- Tu vas continuer de me malmener ?

- Jusqu'à ce que tu sois à moi !

Cain monta ses doigts jusqu'à sa gorge.

- Alors… Tu attends de moi que je te brise le cœur ? Quel masochisme !

- Ne t'inquiète pas ! Tu sombreras avant moi.

- Je me demande ce que ça te feras si je soufflais trois mots. Se moqua le garçon.

- Je n'ai aucune scrupule à te frapper. Ou à te faire plus mal encore. La honte qui t'emplit lrosque je te fais jouir est divine.

- Tu sais que je suis capable de tout pour lui ?

- Oui. Mais ça ne servira à rien.

- Tu es déjà à mes pieds. N'oublie pas ce que tu sais déjà : je suis un séducteur.

Cain embrassa son pectoral avec délicatesse.

- Je prends ça comme un accord pour te posséder.

Le jeune Comte eut un mouvement de recul qui fit ricaner Riffel.

- En effet. Ton petit jeu est bien rodé ! Quelle redoutable tactique : trembler comme une feuille.

Cain serra les dents.

- Tu ne pourras pas me briser le cœur. Je ne t'aime pas.

- Moi aussi, mon cœur s'emballe quand quelqu'un que je n'aime pas me touche.

- Pauvre Riff ! J'ai bien senti ton cœur. Il ne bouge pas. Tu lui jette des « je t'aime » pour le garder ?

- C'est toi qui me prends dans tes bras, Riffel. Je sais faire la distinction. Mais j'avoue… que tu m'as enlacé comme lui.

- Je peux être Riff cette nuit…

- Si je cède ?

Cain siffla avant de se coucher. Il lui tourna résolument le dos.

- Bien ! Je m'amuserais bien demain avec toi !

- Bien !

Riffel fixa le mur. Comment pouvait-il briser Cain avant qu'il ne soit trop tard ?