Titre : Jours du mariage.
Résumé : La suite de « Demandes en mariage ». Le jour du mariage est arrivé, et a, lui aussi, droit à ses péripéties… En parallèle avec les demandes effectuées, l'ordre est donc le même que celui des demandes.
Disclaimer : Le monde de la magie et les personnages appartiennent à JK Rowling.
Couple du jour : Arthur Weasley et Molly Prewett.
Arthur soupira le plus discrètement possible – il tenait quand même à la vie – avant de regarder les différents plans qu'il y avait sur la table.
C'était un tel casse-tête… Une opération suicide. C'était un charabia. Pire que les casse-têtes des Moldus. Pire que les énigmes des Sphinx. Pire que de devoir mentir à Dumbledore. Pire que tout ce qu'il avait connu, et pourtant, il avait connu des tas de choses, sa vie durant.
Il soupira une nouvelle fois et, cette fois, ne fut pas assez discret pour sa fiancée. Molly lui lança un regard noir. Il rougit, déglutit, et, confus, replongea le nez dans les papiers, espérant avoir adopté une attitude suffisamment repentante pour ne pas que Molly reprenne la parole.
Peine perdue.
- Et si, au lieu de te plaindre, tu m'aidais un peu ?
Il hocha la tête, penaud, et regarda une fois encore les plans qu'il avait sous les yeux. Rien à faire. Il avait beau se torturer les méninges, ce qu'il avait sous les yeux ne lui provoquait aucune réaction. Aucune idée géniale ne lui venait à l'esprit. Alors il fit la chose la plus sensée qu'il pouvait faire vu son état de détresse, et la chose la plus insensée à faire devant Molly Prewett.
- J'abandonne, finit-il par soupirer en poussant au loin les plans. Je ne comprends rien à ces plans de tables, et je ne vois pas du tout en quoi ils sont problématiques. Les gens s'assoient, mangent et ensuite, fin de l'histoire !
- Fin de l'histoire ? s'énerva Molly.
Le ton employé fit aussitôt regretter à Arthur la réflexion qu'il venait tout juste de faire.
- Mais ce n'est pas du tout la fin de l'histoire, au contraire ! Ce n'est même que le début ! Enfin, Arthur, je ne te demandais de t'occuper que de ça !
Et d'envoyer les invitations, songea-t-il mais ça, il ne le dit pas à voix haute. Il tenait un peu à la vie, quand même.
Bien qu'il soit engagé dans l'Ordre du Phénix.
Bien qu'il soit sur le point d'épouser Molly Prewett.
- Il faut que tu fasses attention aux personnes que tu mets côte à côte, Arthur, enfin !
Ah mais oui. Qu'il était bête…
- Regarde, tu as mis les Londubat à côté de mes frères !
- Tes frères sont très sympathiques, s'empressa de dire Arthur.
Il reçut un regard noir. De toute évidence, elle avait bien compris que ce commentaire n'était pas vraiment sincère, mais plutôt une façon de la caresser dans le sens du poil. Sauf qu'elle n'était certainement pas assez bête pour se faire avoir par une ruse aussi simple.
- Ils manquent de s'entretuer à chacune des réunions de l'Ordre ! lui rappela-t-elle.
Ah. C'était pour ça qu'ils n'étaient plus jamais conviés en même temps… Tout à coup, il comprenait mieux.
- Et là ! Tu as mis les Potter aux côtés de Maugrey !
- Ben, quel est le problème ? s'étonna Arthur. Ils s'entendent bien !
Elle lui jeta un regard d'avertissement. Message compris. À présent, il allait se taire avant de s'enfoncer encore plus dans son ignorance des différentes relations des personnes conviées à ce mariage.
- Enfin, Arthur, ils s'entendent bien lorsqu'ils sont dans l'Ordre, mais Maugrey ne leur a jamais parlé avant qu'ils ne rejoignent tous Dumbledore ! Ils ne sont pas même censés se connaître ! Tu imagines, si un espion est là et les surprend ? Tu veux que l'Ordre soit découvert le jour de notre mariage ? gronda-t-elle.
Il n'avait jamais été très doué, lui, aussi, pour les secrets…
- Et tu as mis Bilius à côté d'Augusta !
- Je trouve qu'Augusta est très seule, depuis la mort de…
- Enfin, Arthur, c'est une femme distinguée, elle ne va pas se rabaisser à fréquenter ton frère !
- Euh, Molly, Bilius est certes…
Quand même, on parlait de son frère. Certes, ce n'était pas la personne la plus sensible, ou la plus diplomate, ou la plus romantique, ou la plus distinguée qu'ils connaissaient, mais tout de même !
- Pardon, je ne voulais pas être méchante, se reprit-elle immédiatement. Mais… enfin… Bilius ! s'exclama-t-elle.
Arthur soupira. Qu'est-ce qu'il n'aurait pas donné pour une petite intervention d'urgence, là, maintenant, tout de suite… Se servir de sa baguette, ne pas penser à autre chose qu'à l'ennemi, au lieu de se torturer les méninges à propos d'un plan de table, devait être tellement reposant !
- Et tu ne m'écoutes même plus ! lui reprocha-t-elle.
Il sursauta. Sa divagation avait duré un moment, apparemment. En tout cas, Molly le regardait avec un air sévère. Il soupira, puis se leva.
- Molly, j'ai une idée. Et si on ne faisait pas de plans de table ? Si les invités s'installaient comme bon…
La fin de sa phrase mourut dans sa gorge quand il reçut de plein fouet un regard où il pouvait voir l'éclair d'un Avada Kedavra.
- J'espère que tu plaisantes, siffla-t-elle.
- Évidemment, rit difficilement Arthur. Évidemment…
Il se rassit, Molly apprécia le geste en acquiesçant rapidement. Un silence s'établit entre deux.
- Les invités qui s'installent où bon leur semble, c'est bien lorsqu'on a sept enfants, et que leurs amis, les fiancées des frères, des amis, et tout ce que tu veux sont invités. Mais ça, mon cher Arthur, ça n'est pas prêt d'arriver ! affirma-t-elle d'un air fier.
Il hocha la tête, tout à coup terrifié à la perspective d'organiser le mariage de ses enfants, alors qu'ils n'avaient même pas encore finalisé le leur. Les mariages, définitivement, ce n'était pas sa tasse de thé, et il espérait sincèrement qu'il n'aurait pas sept enfants dont il devrait organiser les mariages, en plus de faire passer à leurs compagnons les tests d'entrée dans la famille – il était encore chamboulé de sa présentation aux frères de Molly, lesquels l'avaient fixé pendant près d'une heure sans rien dire, tandis que les parents lui tournaient autour en l'observant sous toutes les coutures.
Non, vraiment, pas autant d'enfants.
Si seulement ils avaient su…
Yop, avant que je n'oublie. Quand je parle des Potter, je parle des parents, hein, pas de James et Lily. Je me suis dit qu'ils faisaient peut-être partie de l'Ordre, eux aussi, avant leur fils. (Ce serait cool que J.K. m'envoie des infos, de temps à autre, pour que je sois au courant de ce que je peux mettre ou non dans mes mariages, non mais oh !)
Eh, au fait : merciiiiiiiiiiiiiii pour vos reviews, vous êtes adorables, si, si !
