Titre : Jours du mariage.
Résumé : La suite de « Demandes en mariage ». Le jour du mariage est arrivé, et a, lui aussi, droit à ses péripéties… En parallèle avec les demandes effectuées, l'ordre est donc le même que celui des demandes.
Disclaimer : Le monde de la magie et les personnages appartiennent à JK Rowling.
Couple du jour : Vernon Dursley et Pétunia Evans.
Tout devait être normal, Pétunia avait insisté là-dessus, parce qu'elle ne supporterait pas que la robe ne soit pas blanche, que les fleurs ne soient pas traditionnelles, qu'il n'y ait pas l'inévitable lancer de bouquet à la fin de la cérémonie, que son père ne la mène pas jusqu'à l'autel, que Vernon voie la robe avant le jour J. Oui, tout était normal, tout était parfaitement orchestré, tout devait l'être.
D'ailleurs, Pétunia n'avait cessé de le répéter à son futur mari mais, celui-ci, depuis qu'il savait pour l'anormalité de sa belle-sœur et de son ami, avait fait en sorte que tout soit le plus normal possible. Les gens normaux devaient avoir la possibilité de garder leurs traditions. Ils devaient pouvoir vivre leur vie comme bon leur semblait ! Et non pas se plier aux conventions de ces… de ces… sorciers.
Il s'ébroua et sourit le plus hypocritement possible à cette amie de sa mère qui venait le féliciter.
Pauvre idiote, tu as encore mis cette robe qui te boudine.
Ils s'assemblaient vraiment bien, avec Pétunia. Ils pensaient exactement la même chose de cette robe.
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- Si tu fais un seul pas de travers, je t'étripe, lui apprit la rousse.
Le brun leva les yeux au ciel, retenant de justesse sa main qui voulait à tout prix aller ébouriffer ses cheveux.
- Et, bon dieu, tu ne pouvais pas les discipliner ? siffla-t-elle.
- C'est pour cela que j'a-do-re ces jours où on va voir ta sœur. Tu es tellement agréable, gentille, prête à…
Il se tut en voyant le regard assassin de Lily Evans. James Potter n'était pas fou.
- OK. Je vais faire un effort. Quant à mes cheveux, tu as passé plus de sept ans à me faire remarquer qu'ils étaient dans un désordre monstre et, depuis deux ou trois ans, tu as commencé à émettre l'hypothèse qu'à force de les ébouriffer, ils allaient finir par être indisciplinables à vie. Sois contente, Lily, ta théorie vient d'être prouvée !
- Fais une seule réflexion de cette sorte devant Pétunia, et je… Oh, Pétunia ! Félicitations ! C'est un mariage magnifique !
James grimaça en entendant cette hypocrisie évidente, grimaça un peu plus quand le pied, chaussé d'un talon pointu, écrasa ses orteils. Cette fille avait des yeux derrière la tête, c'était l'unique explication.
- Vraiment beau, confirma James en tendant la main à sa belle-sœur.
Quoiqu'il n'était pas encore marié à Lily. Peut-être que, pour l'instant, il pouvait éviter de mentionner ce lien de parenté… Il avait dans l'idée que cette idée ne serait pas pour déplaire à Pétunia. À moins qu'elle ne l'ait déjà mise à exécution. C'était possible, ça aussi.
- On sent bien l'amour qui vous unit ! renchérit-il avec un sourire mielleux.
Pétunia les remercia le plus froidement possible – quoi que James se demandât si elle était capable d'être plus chaleureuse – et s'éloigna le plus rapidement possible d'eux.
- Je suis sûre qu'elle serait en train de courir, si sa robe lui permettait, grommela Lily.
- Non, tu crois ? ironisa James.
- Eh ! Il n'y a que moi qui a le droit de critiquer ma sœur. Et d'être hypocrite avec elle, le menaça-t-elle.
Il leva les yeux au ciel. Finalement, être fils unique, c'était une chance dont il allait profiter pleinement.
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- Quand même, Pétunia, Lily aurait pu être demoiselle d'honneur, elle en pleurait, et…
- Maman, voyons, Lily n'est pas capable de se tenir correctement en réception. Elle n'est pas capable de marcher avec des talons. Je veux dire, ce n'est pas là-bas…
Elle baissa le ton et vérifia que personne ne les écoutait.
- Qu'elle a appris les conventions adéquates à ce genre de situations. Et… Oh, et puis, de toute façon, maintenant, c'est fait, bougonna Pétunia avant de se détourner de sa mère et de partir parler à quelqu'un d'autre.
Elle jeta un coup d'œil à sa petite sœur, avec son petit ami, et frémit malgré elle en devinant la présence de leur baguette dissimulée dans la manche de leur haut.
- Cela me fait le même effet, grommela Vernon en les désignant d'un geste de la tête.
Pétunia sursauta.
- Je veux dire, comment peut-on les laisser évoluer au milieu de nous ? grommela-t-il. J'ai dû dire à la plupart de nos amis qu'il n'était qu'un vulgaire magicien, qui fait des tours avec ses cartes. Entre nous, je doute qu'il soit plus doué que cela.
Elle ne répondit rien. Vernon s'éloignait déjà.
Ce n'était pas un frémissement de peur, qui l'avait parcourue. Mais un frémissement de jalousie.
Elle se secoua. Vernon avait certainement raison. Elle ne pouvait pas être jalouse d'une personne comme sa sœur. Sa sœur n'était pas normale, pas plus que ne l'était ce Severus Rogue avec qui elle traînait en étant enfant, pas plus que ne l'était ce fameux James Potter. Non, ils n'étaient pas des personnes normales. Elle n'avait aucune raison de les envier.
Elle ferait mieux de les détester. De haïr ce monde auquel ils appartenaient. De ne pas dire qu'elle avait une sœur. De ne pas prendre trop de nouvelles. De ne pas faire d'efforts.
Faire comme si elle était fille unique quand une personne inconnue lui posait la question.
C'était une bonne résolution, pour ce jour de mariage, pour le départ de sa nouvelle vie. Effacer, oublier les personnes qui ne méritent pas d'en faire partie, qui vont l'empêcher d'aller de l'avant. De toute évidence, sa sœur en faisait partie.
Elle arrêta le photographe.
- Vous voyez, les deux personnes là-bas ?
L'homme hocha la tête, l'appareil déjà brandi.
- Le strict minimum, exigea-t-elle. Que sur les photos de groupe avec ma famille. Et encore, s'ils ne sont pas là, vous ne les attendez pas. C'est compris ?
Le photographe hocha la tête, bien que surpris. Enfin, tant qu'il était payé…
Pétunia sentit son cœur la serrer. Peut-être que ce n'était pas la meilleure chose à faire, peut-être qu'elle le regretterait lorsqu'elle verrait le peu de photos de sa sœur qu'elle possédait.
Mais au moins n'auraient-ils pas besoin d'expliquer à leurs invités qui ils étaient, ce qu'ils faisaient.
Oui, c'était la meilleure chose à faire.
N'est-ce pas ?
Notre couple Moldu favori ! Que vous dire... Pas grand-chose, en réalité.
Vous êtes des amours, j'aime vos reviews, vous êtes tous géniaux !
