Chapitre 02

Felicity

Je ne comprends absolument pas, ça fats presque quatre semaines que j'ai quitté l'équipe et personne n'est venu me voir depuis ce temps. Je reçois un texto de temps en temps de la part de Théa et John quant-à Laurel rien mais ce n'est pas étonnant étant donné qu'elle est chez sa mère à Central City donc je suppose qu'elle est très occupée. Je ne sais pas comment interpréter ce presque silence, je pensais que je valais quelque chose à leur yeux que j'étais leur amie. Je me suis bien trompée et bon dieu ça fait encore plus mal. Concernant Oliver c'est le silence le plus total, je n'ai pas eu de nouvelles de lui depuis que j'ai quitté le QG et j'avoue ne pas oser en demander à Théa. Je ferme mon ordinateur lorsque je vois la tête de Curtis apparaître dans l'embrasure de la porte.

- Tu dînes toujours avec nous ce soir ?

- Oui, ne t'inquiète pas. J'ai terminé, laisse-moi juste prendre mon manteau et je te suis.

Je passe la plupart de mes soirées avec eux depuis quinze jours. Ma mère est partie avec Quentin je ne sais où et elle leur a gentiment demandé de prendre soin de moi ce qu'ils n'ont pas hésité à faire. Ils m'invitent presque tout les soirs chez eux et Curtis me raccompagne tout les soirs aux alentours de vingt trois heures en me demandant toujours de le contacter en cas de coup de blues. Ils sont vraiment adorables et j'avoue heureusement qu'ils sont là parce que sinon je serais désespérément seule.

- Paul, le repas était délicieux comme d'habitude !

J'ai à peine fini ma phrase que je sens la nausée pointer, je me lève et court au toilette. Bordel c'est déjà la cinquième fois cette semaine que ce genre de chose m'arrive. D'habitude ce n'est que le matin... Je ne comprends pas. Je reviens dans la salle à manger après m'être rincée la bouche.

- Je suis désolée...

- Felicity ça ne vas pas tu es toute pâle ?

Je ne l'entends pas finir sa phrase que je me sens partir. Lorsque je rouvre les yeux je suis allongée dans la voiture ma tête reposant sur les genoux de Curtis.

- Qu'est-ce qui se passe ?

- Tu t'es évanouie et avec Paul nous avons pris la décision de t'emmener voir un médecin.

Je me redresse rapidement et mon dieu je n'aurai peut être pas dû aller si vite, ma tête tourne et je suis prise de vertige. Heureusement que je suis assise sinon je crois que je serai tombée.

- Paul stop la voiture, tout de suite.

Il a juste le temps de freiner que j'ouvre la portière et vomi sur la route. Merde, ça ne va vraiment pas.

Une heure que je suis dans une pièce dans ce foutu hôpital, une heure que j'attends que le médecin m'apporte les résultats de ma prise de sang. Curtis et Paul doivent en avoir marre de patienter dans la salle d'attente et j'avoue que moi j'en ai marre d'être allongée là à rien faire mais le docteur a insisté, ma tension étant très basse il a préféré que je m'allonge et que je ne bouge pas.

- Mademoiselle Smoak ! J'ai vos résultats et ça confirme ce que je pensais.

- A savoir ?

- Vous êtes enceinte de trois mois.

Je le regarde bouche bée. Trois mois ? C'est impossible, j'ai eu mes règles ces deux derniers mois... Je lui dis qu'il a du se tromper mais il est catégorique.

- Ne bougez pas, je reviens.

Il revient comme convenu quelques minutes plus tard avec un appareil à échographie. Il pose une quantité astronomique de gel sur mon ventre et pose la sonde dessus, il appuie sur un bouton et j'entends des battements de cœur. Il n'a pas mentit, je suis bien enceinte, à l'écran apparaît un bébé, je vois clairement sa tête, son ventre et ses petits membres. Je ne peux pas quitter l'écran des yeux tellement tout cela me semble surréaliste.

- Bon et bien vous êtes dans votre douzième semaine. Le bébé est en forme et semble se porter parfaitement bien.

Il retire la sonde puis essuie mon ventre avec du papier.

- Vous pouvez vous rhabiller, je vais vous prescrire des vitamines et surtout ménagez-vous un peu. Des journées de douze heures dans votre état ce n'est pas très recommandé. Vous devriez peut être demander au papa de vous soulager un peu.

Je me lève puis pars rejoindre Paul et Curtis, dès qu'ils m'aperçoivent, ils se lèvent et viennent vers moi.

- Alors ma belle tu as quoi ? Rien de grave ?

- Non juste un peu d'aérophagie durant les six mois à venir.

Il me regarde tout deux comme ci ils ne comprenaient absolument rien.

- Je suis enceinte les gars. Paul tu peux me déposer au bureau d'Oliver ?

Paul se gare devant le bureau, les lumières sont encore allumées ce qui veut dire qu'il est encore présent, enfin je l'espère. Je referme la porte de la voiture après avoir remercier mes amis pour leur soutient. Je pousse la porte du bureau, j'ai le cœur qui bât à toute vitesse, je ne sais pas encore si je suis prête a le revoir mais Oliver à le droit de savoir... C'est le père de ce petit bout qui grandit dans mon ventre et il est hors de question qu'il ne le sache pas.

J'entre dans l'ascenseur et appuie sur le bouton menant au sous sol. Lorsque les portes s'ouvrent, les regards de Théa, John et Laurel se tournent vers moi. Laurel mon dieu mais que fait-elle là ? Elle m'a pourtant dit qu'elle partait chez sa mère pour un mois.

- (John) Félicity ? Qu'est-ce que tu fais ici ?

John a l'air franchement surpris de me voir et les filles aussi, par contre ce que je ne comprends pas c'est pourquoi ils me regardent de cette façon, j'ai l'impression d'être de trop, de ne vraiment plus avoir ma place ici. Et Lorsque John me demande ce que je fais là, je sens les larmes me monter parce qu'a ce moment je réalise que je ne suis apparemment plus la bienvenue ici et que leur silence de ces trois dernières semaines voulait dire que je ne faisais plus partie de tout ça. Je reprends ma respiration et tente de ravaler mes larmes parce que bon sang ça fait mal de voir que les personnes à qui je tenais le plus après Oliver semblent m'avoir bannie de tout ça mais aussi de leur cœur.

- Je cherche juste Oliver... Je dois lui parler.

- (Théa) Il n'est pas ici Felicity, rentre chez toi... Je lui dirai que tu es passée dès qu'il aura franchi ces portes.

Je la regarde hébétée, je ne sais pas quoi dire, je ne pensais pas qu'ils m'auraient rejeté de cette façon, je baisse le tête et tourne les talons tout en éclatant en sanglot. Je m'engouffre dans l'ascenseur et avant que les portes ne se referment j'entends Théa dire que je devrai être mise au courant...

Théa

Ça fait trois semaines qu'on cherche après lui et trois semaines qu'on ne trouve absolument rien, nous n'avons aucune piste, mon frère s'est volatilisé. Nous nous en sommes aperçu deux jours après que Felicity ait quitté l'équipe, avec John et Laurel nous nous étions entendu et avions décidé de lui laisser un peu de temps et c'est que nous avons fait enfin essayé parce qu'après deux jours de silence total je me suis décidée à franchir le seuil du loft et j'ai été surprise de voir qu'il était propre et rangé. Je suis monté à l'étage pensant y trouver mon frère mais je me suis vite rendue compte qu'il n'était pas présent.

J'ai alors contacté Dig pour lui faire part de ma crainte mais il m'a rassuré me disant qu'il était probablement sorti prendre l'air. Je l'ai écouté, j'ai quitté le loft sans vraiment faire attention aux choses qui auraient du attirer mon attention. Ce n'est qu'au bout d'une semaine sans nouvelles que je suis retournée chez mon frère et rien n'avait bougé. J'ai trouvé cela anormal parce que zut Ollie a beau être un as du ménage et du rangement il a quand même besoin de manger et lorsque j'ai ouvert le frigo j'ai bien vu qu'il n'avait pas touché à la nourriture depuis des jours. Je l'ai refermé et suis montée dans sa chambre en courant, j'ai ouvert l'armoire et, je me suis effondrée sur le sol. Mon frère était parti et il n'avait laissé aucun message et pire que tout son téléphone gisait au fond de l'armoire.

J'ai alors de suite contacté Dig, il est arrivé rapidement avec Laurel et il en est arrivé à la même conclusion que moi. Nous avons décidé tout les trois de taire sa disparition à Felicity parce qu'on savait tous qu'à la minute où on l'aurait dit elle se serait sentie coupable alors que je trouve qu'elle a réagit de la bonne manière, mon frère lui à tout de même caché qu'il avait un fils... C'est surtout à moi que j'en veux parce que le jour où j'ai tout découvert plutôt que de le conforter dans l'idée que le mensonge était une bonne idée j'aurai du insister pour qu'il lui dise la vérité... Si j'avais fait ce qu'il fallait à ce moment là, Oliver et Félicity seraient mariés et heureux et tout serait comme ça devrait l'être. Merde j'ai foiré moi aussi.

Nous sommes une fois de plus réunis ce soir à la recherche de mon frère, nous avons tenté de le trouver par tout les moyens mais nous n'avons rien trouvé depuis trois semaines nous n'avons aucune piste aucun moyen de savoir où il est. Nous sommes à bout, John a même demander l'aide de Lyla et de l'argus pour le retrouver mais même eux n'y sont pas parvenus.

Je pousse un soupir d'agacement, je suis fatiguée.

Lorsque j'entends les portes de l'ascenseur s'ouvrir je me tourne rapidement vers celle ci m'attendant à voir mon frère mais ce n'est que Felicity... Merde Felicity mais qu'est-ce qu'elle fait là, à cette heure surtout ? Il est près de minuit. C'est John qui prend la parole lorsqu'elle s'avance, je vois qu'elle ne semble pas bien, elle est pâle et a les traits tirés. Bon sang son travail l'a fatigue, je me demande combien d'heure par jour elle fait pour tenter d'oublier son chagrin.

Elle dit à John qu'elle cherche Oliver, mon cœur se serre parce que mon frère n'est pas ici et que nous ne savons pas si nous allons le retrouver. Pour éviter qu'elle ne pose trop de question je lui dis gentiment qu'elle devrait rentrer chez elle, je sais que ce n'est pas bien, qu'il serait temps qu'on lui avoue tout mais je n'ai pas la force de le faire, c'est tellement plus facile de se taire que de lui faire face. Elle se tourne et éclate en sanglot merde pourquoi elle pleure ? Pourquoi ? Je ne voulais pas la blesser. Je me tourne vers John.

- Dig, il faudrait peut être la mettre au courant maintenant, ça fait trois semaines. Elle a le droit de savoir.

- Oui mais tu as vue comment elle est ? J'ai peur pour elle...

- Je pense que c'est notre manière de nous comporter qui est horrible. Je vais tout lui dire.

Je prends l'escalier et monte les marches quatre à quatre laissant Dig et Laurel seuls en bas.

Lorsque j'arrive dans le bureau d'Oliver la porte d'entrée se referme doucement, je cours vers celle ci l'ouvre et me retrouve face à Felicity.

- Felicity, tu as un moment ?

- Oui.

- Viens, allons nous asseoir dans le bureau.

Elle prend place sur le sofa tandis que je m'assoie sur le bureau, elle a son regard rivé sur moi.

- Théa, je peux savoir ce que je vous ai fait ? J'ai l'impression que depuis que j'ai quitté Oliver vous me fuyez.

- C'est vrai que c'est l'impression que nous donnons, mais ce n'est pas ça du tout Felicity. On t'aime trop pour te faire le moindre mal. Mais tu dois savoir...

- Savoir quoi ?

- Ça fait trois semaines qu'Oliver a disparu.

Elle semble surprise et choquée par ce que je lui dis, je pense qu'elle est mal et inquiète, mais en tout cas, elle régit aussitôt.

- Comment ça trois semaine ! Il est où ?

- C'est bien ça le soucis nous ne savons pas Felicity... Nous avons cherché et ne l'avons pas trouvé... Pas la moindre trace...

- Je vais le chercher, je dois le retrouver Théa, il le faut... J'ai quelque chose d'important à lui dire...

Felicity se lève et se dirige vers l'ascenseur déterminée à nous aider.