Chapitre 03

Bonjour, j'espère que vous avez passé un bon week-end, désolé je n'ai pas eut trop le temps de poster.

Je remercie tout ce qui lise ma fiction et un grand merci a ceux et celles qui postent des reviews c'est toujours un plaisir de lire vos réactions. Bonne lecture

Félicity

Je repars vers l'ascenseur, Théa sur mes talons qui n'ose plus prononcer un mot et j'en fais de même. Je suis fâchée, contre elle mais aussi contre John et Laurel, comment ont-ils pu me cacher ce genres d'informations ? Et surtout comment ont-ils fait pour le laisser partir ? Je pensais qu'il le soutenait mais à voir ce n'était clairement pas le cas ! Si j'avais su que personne ne s'occupait de lui, j'aurai essayé de prendre de ses nouvelles ! J'avais pris son silence pour de la colère mais au final tout cela est à cause de sa fuite... J'essuie une larme qui a coulé, je n'ai pas le temps pour ça, je dois le retrouver ! Les portes s'ouvrent de nouveau et malgré la fatigue j'avance d'un pas décidé vers les ordinateurs tout en lançant un regard noir à John et Laurel.

- Vous pouvez rentrer, je prends le relais ! Et j'ai besoin d'être seule !

-(Dig) Felicity, je suis, non nous sommes désolés... Nous ne voulions pas t'embêter avec cette histoire.

Alors là je vois rouge ! Totalement même ! Comment peut-il oser me dire ça ? Comment peut-il croire que parce que nous ne sommes plus ensemble, j'ai cessé de l'aimer ?

- M'embêter ?! Tu te rends compte Dig que nous parlons de la disparition d'Oliver ? Mon Oliver ! Le père de mon bébé !

Je me prends la tête à deux mains, je sens les trois paires de yeux braqués sur moi, je pense qu'ils sont tout les trois choqués par ce que je viens de révéler accidentellement, mais c'est sorti tout seul, c'est mon bébé et Oliver en est le père, j'ai besoin de lui, maintenant, je lève le regard vers eux, ils semblent choqué, j'aurais peut-être du leur annoncer plus en douceur. Décidément je parle toujours trop, je devrais vraiment apprendre à me taire.

- (Théa) Tu es enceinte ? Depuis quand le sais-tu ?

Je soupire et la regarde fixement.

- Depuis exactement quarante minutes.

- (Laurel) C'est récent ?

- Non, d'après le docteur j'en suis à trois mois...

Il n'y a plus personne qui parle, je vois la tristesse sur leur visage, mais ça ne change rien au fait que je suis totalement furieuse après eux et que rien ne pourra me calmer ce soir, sauf peut-être trouver des pistes pour retrouver le père de mon enfant.

- Bon puisque vous ne semblez pas décidé à rentrer, rendez-vous utile, dites-moi ce que vous avez fait depuis trois semaines, où avez vous cherché ? Et surtout comment vous vous y êtes pris ? Parce qu'on ne peut pas dire que vous êtes très calés dans ce domaine sans vouloir vous offenser.

Théa s'approche et me tend des documents, je les parcours rapidement et je me rends compte qu'ils n'ont pas été si mauvais que je l'ai laissé entendre. Je repose le tout et pousse un soupir.

- Je suis désolée... Je crois que je suis trop en colère... Contre vous mais aussi contre moi. J'aurai dû me douter qu'il aurait fait ce genre de chose... Je le connais bien mieux que quiconque.

Je fais de mon mieux pour ne pas pleurer mais c'est très difficile.

- (Dig) Tu n'as pas à te blâmer Felicity, nous sommes tout trois responsables... Tu n'y es pour rien, tu tentais de l'oublier... C'est nous qui avons foiré... Nous pensions qu'il avait besoin de temps pour digérer le fait que tu l'aies quitté jamais nous aurions pensé qu'il aurait pris la fuite... Jamais... Comme tu as pu le voir ça fait trois semaines que nous cherchons sans relâche, j'ai même demandé l'aide de Lyla et rien, il a disparu c'est comme ci il n'avait jamais existé... J'espère sincèrement que tu auras plus de chance que nous parce que Felicity j'avoue que nous ne savons plus où chercher ni à qui demander.

Je m'affaire sur l'ordinateur sans un mot, je dois le retrouver, il le faut, il doit savoir que notre enfant grandi en moi... Et cet enfant va avoir besoin de son père.

Cinq mois viennent de s'écouler, cinq long mois sans nouvelles d'Oliver, toutes nos recherches n'ont abouti a rien. Je suis de nouveau dans l'équipe, j'ai tout fais pour le trouver avec l'aide des autres mais j'avoue qu'au début entre nous ça à été très difficile je leur en ai voulu et je crois qu'au fond de moi je leur en veux encore un peu, mais on ne peut pas refaire le passé, il faut aller de l'avant et savoir pardonner même si c'est difficile parce que bon sang que ça l'est, je me dis souvent que si ils n'avaient pas attendu trois semaines pour m'en parler peut être que j'aurai retrouvé Oliver et peut être que mon bébé aurait son papa mais voilà les « peut être » c'est comme les « si » avec eux on referait le monde. Je suis de nouveau au QG, cherchant la moindre information pouvant me mener à lui, je regarde tout les articles sur les sauvetages de personnes, les bagarres, les truc anormaux dans tout les pays et rien, il n'y a rien c'est comme ci Oliver ne sortait jamais, n'aidait personne. Je caresse mon ventre, le bébé bouge bien moins que le mois dernier, je pense qu'il commence sérieusement à manquer de place.

- (Théa) Toujours aussi en forme ce bébé ?

- Non, il ne bouge plus trop. Il manque de place et il est temps qu'il naisse parce que franchement Théa je n'en peux plus... Je me sens grosse, très grosse.

- Tu plaisantes ? Tu es magnifique... Tu n'as pris que six kilos comment peux-tu te trouver grosse ?

Théa s'approche et pose une main sur mon ventre un sourire sur les lèvres. Je pose ma main sur le sienne et lui souris en retour. Du soir où je lui ai annoncé que j'attendais l'enfant de son frère Théa a tout fait pour que je ne manque de rien, elle a été au petit soin avec moi durant ces cinq derniers mois et surtout elle a suivit toute ma grossesse, est venue avec moi à tout mes rendez-vous et échographies.

- Tu es toujours d'accord pour être près de moi le jour de sa naissance ?

- Bien sur mais Felicity, ce que je souhaite c'est que ce soit son papa qui soit là... J'aimerai tant qu'il soit là, qu'il prenne ma place parce que c'est à lui d'être auprès de toi.

Je pousse un soupir, je sais bien, je le sens au plus profond de moi qu'il ne sera pas là, en cinq mois nous n'avons rien trouvé, je ne pense pas que nous trouverons quoi que se soit en trois semaines.

- Je sais à quoi tu penses Felicity, je le vois mais ne perd pas espoir s'il te plaît, parce que si toi tu perds espoir alors ça voudra dire que c'est fini, qu'il est définitivement parti et que jamais nous ne le retrouverons.

- Je ne m'arrêterai jamais de chercher Théa ! Pour nous, pour moi mais surtout pour notre enfant parce qu'il mérite de connaître son père de voir à quel point Oliver est un homme merveilleux.

- Ça me fait plaisir de t'entendre parler ainsi. Je t'aime Felicity et j'aime ce petit bout. Tu sais que j'aurai quand même aimé qu'on demande le sexe parce que c'est frustrant de ne pas savoir.

- (Dig) Je parie que ce sera une princesse, aussi belle est intelligente que sa mère et pas stupide et borné comme son père... Vous avez faim les filles ? Je vous ai apporté des pizzas et Felicity ne souffle pas, des salades composés.

Dig s'approche et dépose un bisou sur mon front avant de déposer la nourriture sur la table centrale, il me connaît bien, depuis que je suis enceinte, je suis incapable d'avaler le moindre truc gras sans rendre mon dîner. Je le rejoins et m'installe avec eux.

Théa

Mon frère me manque énormément et pas qu'a moi... Près de sept mois qu'il nous a quitté sans un mot et six mois que Felicity nous a annoncé qu'elle attendait son bébé. Je fais de mon mieux pour l'épauler dans cette grossesse, j'essaie d'être présente un maximum pour elle, je l'accompagne à tout ses rendez-vous médicaux, à toutes les échographies et j'ai même participé aux cours de préparation à l'accouchement. Ça a été catastrophique la première fois, non seulement parce que je ne savais absolument pas comment m'y prendre mais aussi parce que tout le monde nous regardaient étrangement... J'avoue que je n'étais pas très à l'aise durant ces cours, devoirs prendre Felicity dans mes bras, la masser pour soulager ses douleurs c'était vraiment pas facile, chaque fois je me disais que c'était la place de mon frère et dans un sens c'est vrai c'est sa place mais voilà il a décidé de nous abandonner et de nous laisser en plan alors on avise sans lui et j'avoue que rien n'est facile que se soit avec Felicity ou avec notre travail de nuit.

Je m'allonge dans mon lit au petit matin après avoir passé la nuit à l'extérieur avec Dig pour arrêter ce foutu trafic de faux diamants qui sévit dans notre ville depuis quelque semaines. Je ferme les yeux et me permet de rêver de mon frère, je le vois revenir et tenir tout un long discours sur sa fuite mais je me fiche de ce qu'il me raconte je le prends dans mes bras et lui murmure à l'oreille qu'il va être papa, qu'il faut qu'il file au loft, qu'une belle surprise l'attend. Il me relâche, je vois ses yeux pétiller de bonheur, il me serre la main puis je le vois s'enfuir à toute jambe chez eux.

- Théa ! Théa ! Réveille-toi !

J'ouvre les yeux et je vois les yeux exorbités de Félicity, je me lève d'un bond, je comprends de suite ce qu'elle a, elle se tient le ventre à deux mains et geint doucement.

- Ça va aller Felicity, ne bouge pas je file me préparer et je te conduis à la maternité.

Bon sang je tremble comme une dingue, je redoutais ce moment et il est enfin arrivé, j'enfile rapidement un pantalon de sport et un T-shirt, je passe un sweat à capuche, peigne mes cheveux, brosse mes dents rapidement avant de rejoindre ma belle sœur qui est assise sur mon lit. J'attrape sa main et l'aide à se relever.

- Tu as des contractions depuis combien de temps ?

- Ça fais trois heures que ça dure...

- Trois heures ? Trois heures et c'est seulement maintenant que tu me réveilles ? Bon sang Felicity si j'ai déménagé ici c'était pour être un maximum présente et pour éviter que tu endures cette souffrance seule, pourquoi ne m'as-tu pas réveillé avant ?

- Je t'ai entendu rentrer et j'ai voulu te laisser dormir puis au début ce n'était pas si intense... Ça s'est accentué depuis que j'ai perdu les eaux, il y a trente minutes.

Je la soutiens et l'aide à descendre, heureusement les valises sont au rez de chaussé, j'ai eu la bonne idée de les descendre la semaine dernière une fois que Felicity les a bouclées. Nous arrivons rapidement à la maternité, Félicity est de suite prise en charge, je m'assoie près d'elle et j'avoue que je ne sais absolument pas quoi faire pour elle, me trouver ici me semble si étrange, ce n'est pas ma place pas du tout même, jamais je n'aurai pensé vivre un pareil événement, enfin si mais pas de cette façon, je m'étais imaginée moi à la place de Felicity et pas l'inverse.

- Comment tu te sens ?

- Mieux depuis qu'ils ont mis la péridurale...

Je vois des larmes perler aux coins de ses yeux mais elle les essuies rapidement, je sais pourquoi elle est triste et je partage sa tristesse, parce que moi aussi j'aurai voulu, j'aurai donné n'importe quoi pour qu'il soit présent, pour qu'il assiste à la naissance de son enfant... La sage femme qui a installé Felicity plus tôt entre dans la pièce.

- Bon et bien je pense que ce petit bout veut voir sa maman. Madame, il va falloir pousser, vous êtes prête ?

Felicity hoche la tête en guise d'acquiescement, elle se redresse, s'accroche au poignées et pousse le plus fort qu'elle peut. Entre deux poussées elle se rallonge et, je lui essuie le visage et l'asperge avec le brumisateur, je l'encourage du mieux que je peux mais j'avoue que ce n'est pas facile et en la voyant souffrir comme ça je me dis que jamais je n'aurais d'enfant c'est juste pas possible.

Après une dizaine de poussées, le bébé sort enfin, je le regarde, il est beau trop beau. Il a plein de cheveux brun et de grands yeux bleus. Je sens les larmes poindre à la vue de l'enfant de mon frère.

- C'est une petite fille ! Félicitation madame, vous avez été formidable. Mademoiselle Queen vous voulez couper le cordon ?

Je regarde ma belle soeur qui me fait un sourire puis je saisis les ciseaux que me tend la sage femme et coupe le cordon qui reliait ma nièce à sa maman puis la sage femme pose la petite puce dans les bras de Felicity.

- Elle lui ressemble tellement !. Elle est magnifique... Le même regard que son papa.

- Oui elle lui ressemble... Elle est trop belle... Je suis fière de toi Felicity tu as été forte.

- Merci Théa d'avoir été là, de m'avoir toujours soutenue et surtout je tenais à m'excuser.

Je ne comprends pas pourquoi elle tient tant à s'excuser, elle n'a aucune raison de l'être.

- T'excuser pourquoi ?

- Parce que je n'ai pas était très cool avec vous au début... Je vous en ai beaucoup voulu.

- Et c'était légitime.

La sage femme revient vers nous en souriant.

- Excusez-moi de vous déranger, je vais emmener la petite pour les premiers soins et prendre aussi son prénom.

- Alicia Queen...

- Je suis désolée madame mais c'est impossible qu'elle porte le nom de son papa si il n'est pas présent. Elle portera votre nom je ne peux pas faire autrement.

Les larmes de Felicity apparaissent de nouveau, merde ce qui devait être une journée remplie de joie et d'amour ce transforme de nouveau en tristesse, je refuse de la laisser pleurer.

- Felicity, moi aussi j'aurai aimé... Je te promets que lorsque nous l'aurons retrouvé, Alicia portera le nom de son père.

Felicity

Je suis de retour au loft avec Alicia, tout se passe pour le mieux c'est vraiment un bébé adorable qui fait déjà ses nuits, elle prend une dernière tétée vers vingt trois heures et ne réclame la suivante que vers cinq heures, ce qui me laisse largement le temps de me reposer. Théa vit désormais avec nous, elle m'aide énormément avec la petite, lui donne son bain, la change, la promène bref, elle fait ce que son frère aurait fait si il avait été là.

Je n'ai pas abandonné mes recherches, dès l'instant où j'ai posé mes valises dans le loft je me suis ruée sur l'ordinateur et j'ai fais le tour des journaux et autres sources d'informations pour voir si il n'y avait pas d'activité anormale et comme d'habitude je n'ai rien trouvé. Dig et Laurel continuent de chercher également avec l'aide de l'Argus, Dig est comme moi, je pense que jamais il n'abandonnera parce que pour lui Oliver est comme un frère. Je me lève lorsque j'entends la sonnette retentir, aujourd'hui nous donnons une petite fête pour la naissance d'Alicia et je pense que se sont mes invités qui arrivent.

Lorsque j'ouvre la porte je me trouve face à me mère qui est folle de joie d'être grand mère, elle entre dans la pièce en me demandant gaiement où es sa petite fille, Quentin la suit de près un sourire sur le visage.

- Tu sais qu'elle avait hâte de la rencontrer ?

- J'en doute pas, je suis désolée d'avoir écourté votre voyage.

- Ne le sois pas, cette petite mérite toute l'attention du monde.

Ma mère s'approche de nous tenant Alicia dans ses bras.

- C'est fou comme elle ressemble à son papa... Ma princesse un jour nous le retrouverons, ta maman le retrouvera parce que tu sais quoi ? Ta maman est la meilleure pour ça.

Je souris en entendant ma mère chuchoter ces paroles à ma fille et je me dis intérieurement si seulement c'était vrai, si seulement je pouvais, si seulement j'avais ce genre de super pouvoir mais encore une fois avec des « si » on referait le monde.