C'est moi ! Avec le troisième chapitre de "La recette du bonheur" en plus ! :D Je remercie Sinasta et Jashinistefangirls qui se sont empressées de laisser une review à la sortie du précédent chapitre ! Merci du fond du coeur ! 3

Je m'excuse du fond de mon être pour les fautes -' Surtout à toi Sinasta que me le fait remarquer, j'essaie d'en faire le moins possible, promis ! :)

Dislaimers : Pas à moi -' *un jour viendra...*

Rating : ShikaKiba

Rated : M

Toujours face à face, les deux adolescents s'observaient dans un silence de plombs.

Shikamaru se battait contre lui-même pour ne pas tousser, ayant crier à s'en faire mal à la gorge, ce qui causait de petits spasmes du côté de notre noir. Kiba, l'ayant remarqué, se mit à rigoler d'un rire clair laissant apparaître ses canines pointues.

-Bon sang, mais il n'y a que toi pour être comme ça ! s'exclama le beau brun. Fier jusqu'au bout, hein !

Le surdoué se sentit gêné mais après tout, il se l'avoua : il était ridicule. Le tatoué s'arrêta de ricaner pour replonger son regard dans celui de son camarade.

-C'est une des raisons pour lesquelles je t'aime, Shikamaru.

Abruti ! Crétin ! Idiot ! Débile !

Shikamaru se répétait ça dans sa tête depuis bien deux minutes, la tête enfonçait dans son coussin, jusqu'au ne plus pouvoir respirer. Le noir se releva d'un coup, à cause du manque d'air, mais une crampe le prit au niveau du dos et il retomba comme un sac sur son lit.

Pourquoi ça lui arrivait à lui ? Qu'avait-il fait et à qui ?

Lorsque Kiba lui avait dit qu'il l'aimait, le cœur de l'ananas avait fait un bond phénoménal dans sa poitrine. Ça lui avait fait énormément plaisir. Cette petite bouille brune était si mignonne qu'il avait même fantasmer sur lui quelques instants. « Je suis maudit. Quelle galère… » pensa le jeune Nara.

Cette situation ne pouvait pas durer, cette journée avait été de trop, notre noir devait savoir ce qu'il se passait.

Shikamaru se leva de sa couette moelleuse, et passa le pas de la porte de sa chambre pour aller dans la cuisine.

-Maman ?

Une femme aux airs faussement sympathique se tourna vers le surdoué. Elle avait des yeux et de longs cheveux noirs, nombreuses des copines de Shikamaru l'avait prise pour une sorcière.

-Oui Shikamaru ? demanda Yoshino, la mère du fruit ambulant.

Son fils lui expliqua qu'il sortait prendre l'air, qu'il reviendrait avant le dîner, que oui il avait fait ses devoirs et que de toutes façons il avait tout le week-end pour les faire.

Quand il tourna dans cette rue qu'il lui était si familier, Shikamaru eut peur de « le » croiser. « Je suis sûr qu'il n'a pas fini de ranger les livres… » résonna le noir. Après tout, c'était Kiba qui lui avait dit de partir et de lui laisser le travail. « Je ne dirais rien à la Utatane, t'inquiète » lui avait assuré le tatoué en lui donnant un coup de coude. Shikamaru ne s'était pas fait prier mais maintenant il avait quelques remords. Tant pis, la générosité de son cadet lui permettait de rendre visite à son oncle. Si le blasé avait dit à sa mère où il allait réellement, elle aurait fait barrage de son corps devant la porte d'entrée. Cette idée fit sourire l'adolescent déboussolé.

La maison, le portail, la sonnette arrivèrent à lui plus vite qu'il ne l'aurait imaginé. Rien n'avait changé mais tout lui semblait différent. Depuis que Shikamaru avait fait la rencontre de Kiba, le premier voyait tout de façon différente et il ne savait pas pourquoi. « C'est pour savoir que je suis venu ici, même si c'est galère dans un sens… ».

-Oui, qui est-ce ? demanda une voix à l'interphone.

-Tonton Ensui(1), c'est moi, Shika…

-Shikamaru-kun ! s'écria mon oncle En' quand je rentrai dans sa maison.

Le frère de son père le serra dans ses bras et le taquina sur sa mauvaise mine, ça lui réchauffa le cœur : sa propre mère n'avait même pas remarqué son apparence de zombie.

-Tonton, je dois te parler, déclara le neveu d'un air grave.

Ensui perdit son sourire enchanteur et le scruta comme pour lire dans ses pensées. Finalement, il l'invita à boire un thé sur la terrasse, tranquillement.

-Alors que se passe-t-il Shika ? demanda l'oncle.

Shikamaru ne répondit pas de suite à la question, il préféra regarder son reflet à la surface du liquide marron clair.

Le surdoué faisait vraiment peur : ses traits étaient tirés et il semblait si fatigué, comme s'il avait vécu mille ans. La couleur de sa peau n'était pas réellement visible dans la surface du thé mais il était sûr qu'elle était blanchâtre. Ses yeux étaient encore plus plissés que d'habitude et le piquait qu'il en avait les larmes aux yeux. « Quelle galère, si Kiba me voyait maintenant, il s'enfuirait, ce qui ne serait pas pour me déplaire… » pensa l'ananas. Mais d'un autre côté, voulait-il vraiment que l'Inuzuka disparaissent de sa vie ? Non. Et c'était bien ça qui était galère.

-Dis-moi, Tonton, comment as-tu su au début que tu n'étais…pas comme les autres garçons ?

L'aîné n'eut aucune réaction, comme si il n'avait pas entendu la question.

-Galère… J'veux dire, homo !

Ensui sembla se réveiller au dernier mot mais Shikamaru avait plutôt l'impression que son oncle se moquait de lui.

Le Nara plus âgé fit « Haan… » et son regard devint vague, le surdoué aurait pu croire que Ensui se perdait dans de tristes souvenirs si il n'y avait pas eu ce petit sourire sur ses lèvres. Après quelques secondes de réflexion, Ensui tourna son regard vers celui de son neveu et lui annonça :

-Ce fut une révélation, une malédiction puis une libération. Je m'en suis rendu compte petit à petit. J'ai eu peur. Peur de la réaction des gens, de leurs regards, de leurs remarques, de leurs méchancetés. J'avais peur de mes sentiments. Mais au final, je me sentais soulagé : je n'avais plus à me poser des questions et je n'étais pas seul.

Le plus vieux des deux marqua un temps d'arrêt et d'anciens souvenirs refirent surface, ce qui le fit rire légèrement. Shikamaru l'observa durant cet instant, pour rire de cette souffrance, du moins pour l'ananas, il fallait être fort. Ou sacrément bête.

-Qu'est-ce qu'il se passe, Shika ? Pourquoi tu me demandes ça après tout ce temps ?

Le surdoué se défila et préféra ne rien répondre. Est-ce qu'il devait tout lui dire ? Faire comme si de rien n'était ? Le noir leva ses yeux au ciel pour contempler un nuage en forme de tortue. Ce nuage avait la belle vie : il se promenait de régions en régions, se laissait tomber sur les pauvres têtes sans parapluies, pour remonter jusqu'à la fin des temps. Lui il n'avait pas d'attirance pour un avion ou un cerf-volant, quelqu'un d'un autre monde, d'une autre espèce. Pas comme Kiba et lui. Ce nuage n'avait pas sa mère sur le dos pour le surveiller jour et nuit. Durant un instant, le jeune Nara s'imagina avec l'Inuzuka, vivant ensemble, marchant main dans la main dans les rues, riant en cœur, dormant l'un près de l'autre, sans l'ombre d'une mère tyrannique et surprotectrice. Laquelle de ces vies qui s'offraient à lui, lui irait le mieux ? On lui avait tant et tant répéter de ne jamais faire des choses originales, rester neutre, on ne lui avait jamais donné le choix, peut-être qu'il ne pourrait jamais décider d'une option dans sa vie. En pensant à ça, une boule vint s'installer dans la gorge du noir. Ce dernier planta ses yeux dans ceux de son aîné avec un air triste, perdu. L'oncle avait compris. Il ne dit rien, rien du tout, du moins pendant quelques secondes, à moins que ce fut des heures, puis Ensui demanda :

-Ta mère le sait ?

Le vieux Nara connaissait déjà la réponse, si Yoshino était réellement au courant pas besoin de faire appel à la célèbre intelligence de sa famille.

fait je ne suis sûr de rien, je ne sais pas si je le suis vraiment. Mais, il y a ce garçon, ce Kiba, chuchota Shikamaru, de peur qu'une certaine femme les entente. Quand il n'est pas là, je le veux tout entier mais quand il est là, je ne sais pas quoi faire ou quoi dire. C'est galère. Galère, galère, galère…

Ensui se releva sur sa chaise en soupirant. Bon sang : le destin avait vraiment choisi la mauvaise personne ! Si ces dernières années lui avaient appris quelque chose, c'est que les gens comme sa belle-sœur sont ingérables quand ils sont effrayés. Car oui : ce que l'on pourrait confondre avec l'intolérance, c'est bien la peur. La peur de l'inconnu, la peur de l'imprévu. Et si Yoshino avait peur, c'était bien à cause de ça. La découverte de l'homosexualité de son fils en faisait parti. Et c'est pour cela qu'elle avait toujours fait en sorte de son fils ait des petites amies, qu'il n'est jamais envie de faire la cuisine ou la couture. Yoshino en ferait une rechute, et le docteur l'avait bien dit : une rechute serait mortel.

-Je t'ai dit plusieurs fois de tout extérioriser, hein ? rappela Ensui à son neveux. Mais cette fois-ci c'est différent tu comprends ?

Shikamaru roula des yeux en soupirant. C'était trop galère.

-Ma mère s'en rendra compte un jour, elle sait toujours tout sur tout. Je préfère vivre comme avant, sinon c'est galère.

-On a rien sans rien. Tu ne peux pas vivre confortablement sans faire des concessions.

Ensui avait un regard dur et Shikamaru savait qu'il était pour lui. Mais depuis quelques jours, le surdoué avait comme l'impression que tous ses proches s'étaient donnés le mot pour ramener ce sujet sur le tapis. C'est comme si ses amis et sa famille l'entouraient en répétant inlassablement les mots « bonheur », « vivre » et « sans mal ». Encore quelque chose de galère à rajouter sur la liste de embrouilles ennuyeuses.

- Vivre caché, c'est pas mon truc. Je veux simplement vivre tranquillement une vie sans galères, répondit le fils de Shikaku.

-Et pour ne pas t'attirer d'ennuis, tu serais prêt à vivre comme ta mère te l'ordonne, même si cela te fait souffrir ?

-Oui. Je ne veux pas vivre comme « à cette époque ». Plus jamais, même si c'est galère.

-J'suis rentré ! cria, enfin tenta, Shikamaru, en claquant la porte d'un coup de pied, sans enlever ses mains de ses poches.

-Shika ! Combien de fois je t'ai dit de ne-pas-fermer-la-porte-comme-ça ? Ça fait du bruit, c'est très mauvais pour ma tête ! Il me faut du calme !

Sa mère était dans le salon, écoutant du classique. Les autres types de musique étaient, selon ses dires, trop violents pour son cerveau. « Le bruit de ses hurlements ne la gène pas le moins du monde par contre… » ricana le jeune Nara intérieurement.

-Shika ! Mes médicaments pour le stress ! Shikaku ! Le jeu de Shogi sur la table, c'est moi qui vais le ranger peut-être ?

Alors que Shikamaru grognait en se plaignant que « c'était trop galère », en remplissant un verre d'eau, deux pilules rouges dans la main, il regardait son père obéir sagement à son tyran de femme. Deviendrait-il comme ça en se mariant avec une fille que lui aurait choisi sa mère ?

-Je n'aurais sûrement pas une drogué de médoc', murmura le Nara pour lui-même.

Des pilules pour dormir, pour se réveiller, pour le stress, la fatigue, des calmants… Même en étant totalement shootée aux médicaments, sa mère restait la maîtresse de maison. Impressionnant. Tant qu'elle avait ses pilules, Yoshino ne serait pas trop violente. Effrayant. Comment un cachet ressemblant à un bonbon pouvait l'empêcher de tout saccager dès la première crise de colère ?

Shikamaru laissa son regard longtemps sur ces pastilles, créatrices de paix, comme si elles étaient la huitième merveille du Monde.

-Mes cachets !

L'ananas les lui apporta et le regarda les avaler rapidement. Une catastrophe de passé.

L'heure de s'endormir arriva pour notre jeune Nara et ce dernier ne prit même pas la peine de se glisser sous ses draps ou même de s'habiller, il tomba comme une masse sur son lit et ferma les yeux. Mais un courant d'air traversa la chambre de Shikamaru qui se rappela qu'il avait laissé la fenêtre ouverte. Alors qu'il s'avançait pour la fermer, une ombre apparut subitement devant lui, le surdoué poussa un petit cri bloqué par une main glacée qui le fit frissonner.

-Mais chut, mon cœur ! chuchota une voix trop familière pour le jeune Nara.

-Kiba mais qu'est-ce que tu fous devant ma fenêtre ? Même pas : sur le rebord ! Mais t'es le pire mec galère du monde !

D'un bond agile, Kiba pénétra la chambre de son amour et l'inspecta du sol au plafond.

-Moins fort, chou, lui dit l'Inuzuka en débarrassant son bureau de papiers inutiles.

-Galère mais arrête de toucher à tout ! Et dégage !

Shikamaru avait parlé moins fort mais gardait une voix autoritaire. Le tatoué devait partir tout de suite de sa chambre, sa mère était sous le même toit que lui.

-Je ne peux pas partir, Shika, je suis venu rien que pour toi, j'ai traversé toutes ses quartiers, évitait les petits pervers. J'ai bien le droit à une récompense, non ?...

-Mais tu as dit toi-même que tu connaissais ma situation, tu dois savoir que je ne peux pas faire ça, et puis j'en ai pas besoin. Laisse moi tranquille, homme galère !

Kiba ronronna de plaisir, ce ton autoritaire l'excitait au plus haut point, le pire c'est que le Nara ne s'en rendait pas compte ! D'un air coquin, l'Inuzuka susurra, en glissant une main baladeuse sous le tee-shirt, et retenant Shika avec une main dans le dos de ce dernier :

-Je sais exactement ce dont tu as besoin maintenant…

Le jeune surdoué était pétrifié par la peur et le désir. La peur de se faire prendre, que ce soit par Kiba ou sa mère dans différents contextes, le désir d'être encore plus proche de ce brun aguicheur qui commençait à lui grignoter le cou. Remontant vers ses lèvres, Kiba fit glisser sa main vers le haut des fesses de son aimé tandis que l'autre vint pincer un téton doucement, faisant gémir le noir.

C'est à ce moment que, le tatoué décida de happer les lèvres du jeune adolescent. Cette fois-ci, il ne retiendrait pas : il les lécha, les aspira, les goûta, alors que Shikamaru était bizarrement soumis, ne sachant plus quoi faire.

Et si on les surprenait ? Que se passerait-il ?

(1) : Il fait parti de la 3ième division, sous les ordres de Kakashi durant la guerre. Il n'est pas le frère de Shikaku mais on ne connait que lui, alors je me suis permise cet écart.

Voilà la fin d'un chapitre ! Je ne remercierais jamais assez les gens qui me soutiennent pour continuer cette histoire (je parle de mes lecteurs et de mes amis, évidemment) ! Je vous aime fort *-*

Mon cerveau tangue entre la suite de cette fiction (que je terminerais !) et un OS sur Gaara et Naruto M, je veux absolument en faire une, c'est une promesse que je me suis faite à moi même ;)

Je vous dis à bientôt, prenez soins de vous !

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