Suis-je un voleur ?
Kurapika est allongé dans un lit aux draps immaculés. Le garçon est victime d'une fièvre délirante et ses songes se veuillent étranges. Ce soir, son rêve n'échappe pas à la règle générale et bien que Senritsu soit à son chevet, rien n'y change. L'hunter musicale sort sa flute et commence à jouer un air doux, qui a le don d'apaiser toutes les personnes qui ont la chance de pouvoir l'entendre. Kurapika, qui semblait souffrir à cause de son état, devient de plus en plus calme grâce à l'intervention de sa douce amie. Hélas, si son attitude devient sereine, ce n'est pas le cas pour son rêve actuel.
D'ailleurs, dans ce songe, Kurapika se trouve dans une petite pièce plongée dans une obscurité partielle. Une bougie reposant sur une caisse en bois tente de lutter contre les ténèbres à l'aide de sa vaillante flamme mais les nombreux lits de cire durcie à ses pieds prouvent que sa consommation va bon train. Le garçon se demande ce qu'il fait là. Soudain, ses doigts jouent avec une matière froide et lisse. L'hunter baisse son regard en même temps qu'il lève son membre et constate que l'objet qu'il tient dans ses mains n'est qu'une vulgaire carte à jouer. La carte du joker pour être plus précis. Celle-ci est tâchée de sang sur son coin supérieur gauche et Kurapika tente de comprendre la signification d'une telle possession. Soudain, des pas venant face à lui se font entendre. Visiblement, la pièce possède une issue mais comme la salle n'est guère éclairée, il est difficile pour lui de la distinguer clairement.
Soudain, l'hunter perçoit une aura diabolique en provenance de cet être qui s'approche de lui. Il lève alors sa main gauche, dévoilant sa chaîne et s'arme de courage pour adresser ces quelques mots :
« Qui vient là ? »
Les pas continuent de résonner et quelques secondes plus tard, un visage surgit de l'obscurité.
« Hisoka ? »
Oui, l'être malfaisant qui se tient en face de l'ami de Gon n'est autre que ce cher Hisoka, un sourire triomphant sur ses lèvres.
« Puis-je savoir ce que tu viens faire ici ? Lui demande Kurapika.
- Je viens récupérer ce qui m'appartient et d'ailleurs, je ne savais pas que le vol était l'un de tes passe-temps favori.
- Ne raconte pas de connerie s'il te plait. »
Ne voulant guère s'attarder davantage en la présence de ce membre de la brigade fantôme, Kurapika envoie la carte sur son véritable propriétaire. Ce dernier, habile, parvient à se saisir facilement de son arme avant de la faire disparaitre dans l'une des poches de son pantalon.
« Il est dommage que tu nous traques mon cher ami car je pense que tu aurais pu faire un excellent agent de cette brigade à laquelle j'appartiens, lui dit le joker humain.
- Profites-en car dans très peu de temps, ta bande de tueurs sanguinaires n'existera plus.
- Tiens donc, je te trouve bien sûr de toi mais bon, seul l'avenir nous le dira. »
Et c'est sur cette dernière phrase qu'Hisoka tourne le dos à Kurapika avant de disparaître dans les ténèbres.
