VIII.

Quand Sherlock avait dix-neuf ans il retourna chez lui pour les vacances. Il revenait toujours pour celles d'hiver, au moins pour la nourriture et peut-être pour une certaine personne de sexe féminin dont il chérissait la compagnie et la technique aux échecs. Cette année cependant, au lieu de jouer aux échecs comme ils le faisaient toujours le 26 décembre, la dite femelle de quinze ans le convainquit de l'accompagner faire les magasins à Londres. Si quelqu'un lui avait demandé il aurait dit qu'elle l'avait piégé pour qu'il accepte. La vérité était que la manière dont ses yeux bleus le regardaient et son parfum lui envoyaient des frissons dans la colonne vertébrale auraient été passés sous silence. Elle le persuada de conduire et ils prirent une des voiture familiale et ensemble ils allèrent à Londres.

Ils se faufilèrent à travers la foule de gens. Sa petite main effleurant la sienne alors qu'elle le traînait de magasin en magasin. A un moment elle acheta un chapeau de chasseur et le plaça sur sa tête.

« Ça te va, commenta-t-elle, les yeux rieurs.
- Sherlock Holmes, l'homme intelligent avec le drôle de chapeau. »

Ils passèrent toute la journée en dehors de Londres proprement dit. Il faisait nuit quand ils rentrèrent. A peu près trois kilomètres de la propriété des Holmes, Irène demanda si elle pouvait conduire. Il haussa les épaules et lui donna les clés, à la place de conduire directement à la maison elle tourna dans un coin et se rangea sur le bas-côté dans une clairière à côté de la route. La voiture était à peine visible derrière le tronc des chênes. Elle détacha sa ceinture et posa sa tête sur le volant.

Sherlock leva un sourcil.
« Est-ce que ça va ?
Les lumières au-dessus de leur tête s'éteignirent au moment où il parla les plongeant tous les deux dans le noir. Ses yeux s'ajustèrent et il eut juste une seconde pour la voir sourire machiavéliquement avant qu'elle ne soit sur ses genoux. Son corps entier se raidit à ce contact. Elle mit ses jambes de chaque côté de ses hanches, sa jupe déjà remontée.

- Ça va, l'entendit-il chuchoter, embrassant la ligne de sa mâchoire.
- C'est juste moi Sherlock.

Elle guida ses mains vers ses cuisses et pressa ses lèvres sur les siennes. Sa langue se glissa le long de la sienne et elle était douce.

- Irène, dit-il, à bout de souffle quand ils se séparèrent. Nous, nous ne devrions pas, ta mère-

- Chhh..., le coupa-t-elle, l'embrassant.
- C'est bon. Je veux que ça soit avec toi.

Sherlock resserra sa prise sur ses hanches quand ses mains s'introduisirent à l'intérieur de son pantalon soudainement ouvert.

- Je t'ai choisi », murmura-t-elle et quand le moment arriva, ce fut lui qui s'enfonça dans le mystère d'Irène Adler.

Il évita Mrs Adler et elle le reste de son séjour. Quand il partit quatre jours après Noël, il n'y retourna pas pendant longtemps.