Chapitre 6 :
-Adieu, mage de Fairy Tail ! S'exclama Yoshio.
Il maintenait toujours fermement Gajil inconscient, au sol. Menaçant de le tuer avec la seule puissance de son puissant coup poing, alors que le poing de fer exercé sur le cou de Gajil l'empêcher de respirer.
Levy avait assisté impuissante à la scène. Comment pouvait-elle l'aider, alors qu'elle n'arrivait pas à se sauver elle-même ? Quand elle avait vu la puissance de Yoshio et la manière dont il avait assommé Gajil elle avait eu si peur que sa douleur s'était brutalement interrompue. Elle ne faisait même plus attention à Kyoku, alors qu'elle se trouvait à côté d'elle. Pour le moment tout ce qui comptait c'était de sauver Gajil. Si elle ne trouvait pas une solution avant que le poing de Yoshio ne s'abatte, elle l'aurait perdu pour de bon. Elle prit une grande bouffée d'air et s'écria, sans se soucier de la douleur qui lui tiraillé le ventre :
-Non ! Ne faites pas ça !
Elle avait l'impression que son cœur allait s'arrêter et en eut le souffle coupé. Respirer lui faisait déjà mal, alors crier ainsi ne faisait que la faire souffrir d'avantage. Mais elle essaya de faire abstraction de sa douleur. Elle aurait aimé se lever et venir à son secours. Le sauver comme il l'avait fait pour elle plusieurs fois. Mais Levy n'était pas idiote, elle savait qu'elle était faible et qu'elle ne pourrait rien faire pour lui. Elle ne pouvait affronter ni Kyoku, ni Yoshio. Mais il lui restait une solution. Elle n'aimait pas cette idée, mais cette la seule qu'elle avait en ce moment même.
-Je vais le faire ! S'exclama-t-elle, plaçant tous ses espoirs dans ce qu'elle allait dire. Je vais vous aider à traduire ces inscriptions, je vous le promets ! Mais laissez-le !
Interpellé par ses paroles Yoshio stoppa net son geste, à quelques centimètres du visage du mage de Fairy Tail et diminua la pression exercé sur le cou de Gajil, dont les lèvres avaient commencées à bleuir, y laissant de larges marques, qui se transformeraient certainement en bleus dans quelques temps. Yoshio leva des yeux investigateurs vers elle.
Levy respira à nouveaux. Il aurait suffi qu'elle réagisse quelques secondes plus tard et s'en était fini. Il l'aurait vraiment tué, elle n'aurait jamais pu revoir Gajil. Rien qu'à cette pensée son cœur se serra. Elle était en train de se trainer à quatre pattes, enfin plutôt à trois vu qu'elle se tenait le ventre avec une de ses mains, pour essayer d'empêcher son sang de couler. Elle était terrorisé et furieuse en même temps. Comment avaient-ils pu en arriver là ?
Kyoku se trouvait juste derrière Levy, le sang de son ennemie coulant de ses longs ongles. Elle suivait la scène et essayant de ne pas en perdre une miette. Elle ne comprenait pas pourquoi cette fille acceptait de faire ce qu'ils voulaient juste pour aider cet homme, alors que de toute façon ils allaient mourir tous les deux. Elle était vraiment pathétique.
Levy aperçu Yoshio lâchait Gajil, qui resta tout de même inconscient au sol, et se redresser.
-Kyoku, ramène- là moi !
Levy sentit qu'on la saisissait par le dos de sa robe et elle fut devant devant Yoshio en un instant. Kyoku le jeta aux pieds du géant, lui faisant étouffer un cri. Ce dernier la fixait du haut de son mètres quatre-vingt-dix, comme si elle n'était qu'un vulgaire insecte que l'on écrasé sans effort.
Elle était terrifiée. Il pourrait la tuer en un seul coup. Mais en dépit de sa peur, elle continua à fixer ses yeux bleus. Elle était résolue à sauver Gajil, même si pour cela elle devait les aider à récupérer ce sceptre.
Yoshio lui saisit le bras et l'obligea à se tenir sur sa genoux, la faisant grimacer à cause de sa blessure, sur laquelle elle appuyé toujours sa main.
Elle avait tourné l à tête vers Gajil gisant sur le sol, l'air blême mais vivant. Elle aurait aimé le rejoindre, et rester à ses côtés. Lui dire à quel point elle était désolée : désolé de l'avoir entrainer dans tout ça, désolé de ne pas pouvoir l'aider contre ces mages. Même si au fond d'elle, elle espérait tellement qu'ils pourraient s'en sortir tous les deux. Repartir ensemble à Fairy Tail et oublier cette histoire. Comme si il ne s'était jamais rien passé. Mais pourquoi est-ce qu'il ne l'écoutait jamais ?! S'il l'avait fait, rien que cette fois, ils auraient prévenu la guilde et rien de tout cela ne serait arrivé ! Ils n'auraient pas risqué leur vie.
-Attendez… Dit-elle d'une voix tremblotante. Si... Si j'arrive à déchiffrer ces écritures. Laissez-nous partir, je vous en prie…
Elle entendit Kyoku pouffer, se moquant certainement de sa requête.
C'était vrai que ce qu'elle demandait n'avait rien de rationnel. Mais après tout elle n'avait plus rien à perdre.
- S'il vous plaît… Ajouta-t-elle, des larmes coulant encore sur ses joues.
Kyoku n'y croyait pas. Comment cette gamine pouvait-elle être aussi idiote ? Comment pouvait-elle croire une seule seconde qu'ils l'épargneraient ? Elle l'avait déjà trouvait assez pathétique quand elle c'était mise à panique pour son partenaire, mais là, c'était carrément risible.
Yoshio, contrairement à Kyoku, prit quelques secondes pour réfléchir le pour et le contre. S'il les laissait repartir, ils préviendraient Fairy Tail à coup sûr. Et la guilde entière se lancerait à leur poursuite, peut-être même le conseil de la magie. C'était plutôt une mauvaise idée. Il ne fallait pas qu'il s'attire des ennuis.
Mais après tout, pourquoi pas ? C'était bien ce qu'il voulait : prouver qu'il était invincible. Quoi de mieux qu'éliminer une guilde entière et un escadron de soldat pour rependre la rumeur de ses nouveaux pouvoirs. Il voyait déjà les gens trembler sur son passage, redoutant que le sceptre maléfique ne les fasse disparaitre. Il allait adorer ça ! Mais encore fallait-il qu'elle réussisse à les traduire ces inscription.
-Je vous laisserez partir si cela te donne une raison de plus pour traduire ces inscriptions. Après tout, je pourrais vous terrasser quand bon me semblera dorénavant. Mais si tu échoues dans ta traduction, je jure que je vous briserais les os uns à uns, en commençant par lui.
Son ton menaçant, fit trembler Levy. Elle savait qu'il en serait capable, il avait l'air assez cruel pour le faire. L'idée qu'elle pourrait être forcé à écouter Gajil se faire torturer et tué sous ses yeux, la révulser au plus haut point. Jamais elle ne supporterait ça.
Yoshio la tira par le bras jusqu'à la tombe, sur laquelle il la jeta littéralement, lui tirant un geignement. Elle avait mal, et sa blessure ne s'arrêtait pas de saigner. D'ailleurs sa tête commençait à tourner, elle perdait du sang. Elle en avait d'ailleurs laissé une trainée sur le sol, depuis là où Yoshio l'avait tiré. Elle espérait juste qu'elle aurait le temps de finir la traduction avant de faire une hémorragie.
Levy observa les inscriptions sur la pierre. Il s'agissait des mêmes que celles du parchemin.
- Il me faut le parchemin et la traduction pour pouvoir le déchiffrer. Lança-t-elle, d'une voix plus tremblotante que ce qu'elle aurait voulue.
-Et fait vite ! Je n'aime pas attendre ! S'exclama-t-il en lui balançant au visage la traduction et le parchemin original, qui dégageait cette horrible magie malsaine.
Celui que le maire lui avait donné était certainement une copie de l'original. En même temps, n'importe quel mage aurait ressentie cette magie noire et se serait poser des questions.
Elle déglutit et se mit de suite au travail, voulant en finir une bonne fois pour toute.
- Kyoku, fait lui un bandage provisoire. Je n'ai pas envie qu'elle se vide de son sang avant d'avoir fini. Annonça-il en s'asseyant à côté d'elle, sur la tombe, au cas où il lui viendrait l'idée de faire quelque chose qu'elle regretterait amèrement.
La brune vint près de Levy et arracha un bout de sa propre longue robe bleu, qu'elle banda autour du ventre de la mage, à l'air terrorisée, mais qui ne se déconcentra pas.
Gajil reprit lentement ses esprits. Il était conscient, mais incapables de bouger ou d'émettre le moindre son. D'ailleurs à cause des larges bleus qui lui entouraient le cou il avait du mal à respirer, cela lui faisait mal jusque dans l'abdomen, dû à ses côtes cassées. Mais le pire c'était une vive douleur qui lui mordait la tête. Cette douleur était déroutante et l'empêcher de bouger. Il aurait voulu rester là, sans faire le moindre mouvement et essayer de faire passer la douleur.
Il cligna des paupières et ouvrit mollement les yeux. Il distingua une faible lumière, à travers ses quelques longues mèches de cheveux qui se trouvaient devant ses yeux et se rendis compte qu'il avait un problème avec ses yeux. En plus d'être embarrassé par le sang qui s'était remis à couler de sa blessure à l'arcade et qui lui couler dans les yeux, il n'arrivait pas à faire le point, tout était flou. Il referma les yeux et tenta de faire le point. La seule chose qui lui vint à l'esprit, c'était Yoshio en train de le cloué au sol, puis plus rien. A part cette douleur. Il oscillait à la frontière de l'inconscience, à la recherche de réponse. Avait-il vraiment eut son compte ? C'était-il fait battre lamentablement, laissant Levy face à une mort imminente ? Levy !
Il rouvrit ses yeux sous l'effet de la panique. Il se rappelait que Levy venait de se faire transpercer le ventre par Kyoku et de son horrible hurlement de douleur. Il était resté là, sans rien faire, totalement impuissant. Il voulut l'appeler, pour voir si elle était encore en vie, mais son appel fut presque inaudible tellement il était faible. Il ne savait pas quoi faire. Il savait seulement qu'il fallait qu'il devait la protéger. A n'importe quel prix, il ne laissera personne lui faire du mal. Pas à elle.
Il fit un effort et tourna la tête avec prudence, très lentement, centimètre par centimètre. Il remarqua que sa vision s'était un peu améliorée, bien que toujours un peu trouble. Il aperçut Kyoku, à quelques mètres de lui, callée contre un pilonne en train de regarder ses ongles. Toujours avec son air de poupée insolente.
Il vit aussi Yoshio, assis sur le tombeau surveillant Levy, juste à côté de lui. Elle, était concentrée, un parchemin à la main. Elle était en vie. Malgré toute la douleur qu'il éprouve, il sentit une once de bonheur. Pendant un instant il avait bien cru qu'elle ne faisait plus partit de ce monde, et cela lui avait été impossible, inimaginable.
Il rassembla toute sa volonté et se redressa un peu. Il bascula sur sa gauche et prit appui sur ses coudes, se retrouvant à quatre pattes, ramenant ses long cheveux noirs dégoulinant de sang de chaque côté de son visage. Rien que cela lui avait donné l'impression que le frapper sa tête à coup de marteau. Il porta la main à l'arrière de sa tête et sentit une énorme bosse, dégoulinante de sang. Yoshio ne l'avait pas raté. Ca faisait longtemps qu'il ne s'était pas sentit aussi faible. Même contre Natsu, où pendant l'examen de rang S il n'avait pas autant souffert. Il sentait son pouls cogner contre ses tempes. Il voulait se lever mais n'arriva qu'à se redresser, à cause de ses côtes briser qui l'empêcher de forcer au niveau de l'abdomen. Mais même si il souffrait, il ne devait pas abandonner.
Il baissa la tête, gémissant à cause de son poignet qu'il avait voulu poser au sol pour s'aider à se soutenir. Il aperçut alors le sol brisé dû au fracas de sa tête contre celui-ci, et se rendit compte de la violence du choc. Heureusement qu'il avait encore ses écailles d'acier lors de l'impact, sinon il serait mort sur le coup.
Kyoku apparut devant lui, le toisant avec ses grands yeux verts.
- On se réveille enfin… Dit-elle avec un sourire méprisant.
Il éprouva une irrépressible envie de meurtre à cet instant, mais il se contenta de la regarder furieusement, sachant que dans son état il ne pourrait pas rivaliser avec elle et que de toute façon il aurait du mal à parler. Il rassembla ses forces et se releva comme il put : en prenant appuie contre un pilonne. Il ne voulait pas rester au sol face à l'ennemie, quelques soit son état. Sa tête lui tournée encore, mais pas énormément.
Kyoku se rapprocha lentement de lui et lui murmura juste assez fort pour qu'il puisse l'entendre :
- Ne t'inquiète pas, dans quelques minutes tu ne souffriras plus. Mais en attendant, tu n'as pas intérêt à faire quoi que ce soit à notre encontre. Ajouta-t-elle de sa voix méprisante, lui mettant ses ongles-lames sous la gorge.
Qu'est-ce qu'elle voulait dire par là ? Qu'elle allait le tuer ? D'ailleurs pourquoi lui n'était pas encore mort ? Il regarda Levy toujours concentré sur les inscriptions et comprit. Elle avait sûrement demandé qu'on l'épargne en échange de la traduction. Elle était inconsciente. Une fois la traduction faite, plus rien ne les empêcherais de les éliminer. Du moins d'essayer.
Gajil fixa la brune à son tour, et fit abstraction de sa blessure à la gorge.
-Et puis quoi encore ! S'exclama-t-il d'une voix enrouée, chaque parole lui décochant une grimace. Tu crois que je vais abandonner aussi facilement !?
Le regard de la jeune femme devint plus dur et elle serra la mâchoire.
-Tu crois être en état de-
-Kyoku laisse tomber. Intervint Yoshio, d'une voix grave. Elle a terminé.
Toutes les têtes se tournèrent vers Levy, dont le teint avait pâli.
Elle, se contenta de regarder Gajil et de lui faire un petit sourire rassurant, presque content. Il s'était réveillé et avait même réussit à se relever. Peut-être qu'il allait mieux que ce qu'elle pensait finalement. Elle voulait se redresser et le rejoindre. Qu'il la serra dans ses bras et qu'il la rassure. Mais Yoshio l'attrapa par les cheveux, la faisant pousser un cri, et la souleva. Elle se retrouva de nouveau à genoux devant lui.
-Enfoiré ! Gronda Gajil, prêt à bondir pour secourir Levy.
Il ne supportait pas l'idée que l'on puisse y faire du mal. Elle avait déjà tant souffert par sa faute…
-Alors ! Qu'est-ce que ça dit ?! S'exclama Yoshio, impatient.
-Il faut juste réciter une incantation ! Lança Levy qui se retenait de crier le plus possible.
-Laquelle ?! Parle !
-Celle qu'il y a gravée sur la tombe. Si vous me lâchiez je pourrais la lire ! S'écria-t-elle.
Il s'exécuta. Levy se plaça au-dessus des inscriptions et prononça des mots dans une langue inconnue.
-Levy ! Ne fais pas ça ! S'exclama Gajil, qui ne voulait pas courir le risque de libérer le sceptre.
Mais Levy continuait, voulant en finir au plus vite avec cette histoire. De plus, Yoshio lui avait promis que si elle lui obéissait il les laisserait partir et elle voulait y croire.
Elle prononça les derniers mots et la barrière protégeant la tombe se dissipa.
