Yo o/ Et oui cette semaine il y a deux chapitres ! Je vous remercie pour vos reviews, elles sont super cools :3 J'en profite d'ailleurs pour faire un mini instant pub : vous pouvez retrouver 7ème année et moi-même sur le forum de fanfiction HP Riddikulus ! ( .fr/) N'hésitez pas à nous rejoindre :D

Réponse à dragonia malfoy - J'aime beaucoup ton pseudo x) C'est le féminin de Drago ? :D J'espère que l'histoire était tout de même un peu intéressante avant la fin du chapitre précédent x) Un grand merci pour ta review o/ J'espère que ce chapitre te plaira !


– Ta sœur t'a bien invitée à son mariage ! Tu n'es pas obligé de partir chez ce garçon.

Lily enlaça son père, elle n'osait pas lui avouer que Pétunia avait retiré son invitation à son mariage. Dans sa lettre précédente, elle lui avait même dit qu'elle sera sa demoiselle d'honneur, puis elle avait complètement changée d'avis. Elle osait même la supplier de cacher la vérité à leurs parents. Ce n'était bien entendu pas de sa faute, mais de Vernon. Il ne comprendrait pas et sa seule présence risquait de gâcher un jour qui devait être parfait. Andraste lui avait proposé qu'elles y débarquent pour réellement mettre Pétunia dans l'embarras, mais Lily refusa. Elle ne répondit pas au courrier non plus. Blessée, elle prit la décision de considérer à son tour qu'elle n'aurait plus de sœur.

– On s'est arrangée avec Pétunia, tu te souviens papa ? Moi je passais noël avec vous et elle et Vernon viendront pour le nouvel an.

Son père poussa un grognement sourd. Il lui en voulait d'être partit à Poudlard. Jusqu'à ce qu'il se mette à lui en vouloir de ne pas être rentré pour les vacances comme elle l'avait promis. Maintenant il lui en voulait de ne rester que pour noël et de passer le nouvel an chez les Potter.

– Je préfère passer le nouvel an avec toi qu'avec cet obscène personnage. Oh si tu le voyais ma chérie comment ils nous regardent de haut. Alors oui nous n'appartenons pas à la bourgeoisie, mais nous, nous avons de vrais valeurs humaines. Et pourquoi est–ce que ton James ne viendrait pas plutôt à la maison ?
– Papa ce n'est pas mon James...
– Richard ! Laisse ta fille tranquille où tu n'auras plus de lait de poule !

Son père se mit de nouveau à protester, scandalisé que sa femme envisage les fêtes de fin d'année sans lait de poule. Brenda roula des yeux et serra sa fille contre elle.

– Promet moi que dès que ce garçon deviendra ton James tu nous le présentes.
– Mamaaaaaaaaaaaan.
– J'ai le droit de vouloir connaître mon futur gendre ! D'ailleurs pourquoi est–ce qu'il ne vient pas te chercher ? C'est ce que tout bon gentleman ferait.

James avait bien proposé de venir la chercher, mais elle avait décliné l'offre. Elle ne tenait pas à ce qu'il rencontre ses parents. Oh elle les adorait, elle les aimait plus que tout, mais ils avaient l'art de mettre mal à l'aise n'importe quel garçon et au cours de son adolescence elle avait vu Pétunia être quittée par trois fois à chaque fois qu'elle présentait un garçon à ses parents. Pour Vernon elle l'avait présenté qu'une fois qu'elle était sûre qu'il allait la demander en mariage. Marlène lui sauva la mise en klaxonnant devant l'entrée. Elle avait suivi strictement ses consignes et après avoir claqué un baiser sur la joue de chacun de ses parents, Lily pris la pour d'escampette sac de voyage à la main.

– N'arrête pas le moteur Marly !

Elle balança son sac sur la banquette arrière et prit place à côté de Marlène. Son amie lui jetât un regard moqueur et se mit à entonner une chanson lui rappelant qu'elle était une fille indigne, qui abandonnait ses parents. Marlène faisait partit de ces sorciers qui jugeaient que le sortilège de confusion faisait office de permis de conduire. Le code de la route et surtout le respect des vitesses n'avait donc aucun intérêt à ses yeux. Lily crut plusieurs fois voir la mort arrivée, mais cela ne l'empêchait pas de chanter faux les chansons qui passaient à la radio. Loin de Poudlard elle se sentait enivrée par la liberté et la joie.

– Ne me dis pas que c'est ici que vis James... Marmonna Lily.
– Okay, ce n'est pas ici que James vit ici.

Pourtant elle s'arrêta devant l'ancien manoir. La seule chose qui rassurait Lily c'était que Marlène non plus n'était pas à l'aise. Elles savaient bien que la famille Potter était connue pour s'être enrichie à travers les générations, mais il y avait riche et être suffisamment riche pour avoir un salon où la maison de Lily pourrait rentrer entièrement.

– Il est peut–être encore tant de partir, non ? Demanda Marlène.

La porte s'ouvrit et Andraste vint les accueillir. Les deux sorcières soupirèrent de dépit à l'unisson et se résignèrent à sortir de la voiture. Depuis le perron, elle esquissa un vague signe. À Poudlard elle aurait couru et aurait sauté au cou de Marlène. Si elles avaient été à l'abri des regards indiscrets, elle l'aurait même embrassée. Cette façon d'être sur le perron sans bouger ce n'était pas elle...

– Ses parents sont encore là. Commenta inquiète Marlène. Ils devaient repartir après noël...
– Bienvenue au manoir Potter mes amies.

Lily aurait ri du ton solennel de son amie, mais la situation n'avait rien de risible. Derrière Andraste se tenait une femme qui ne semblait pas apprécier l'arrivée des visiteuses. Elle était indéniablement une belle femme, mais tout en elle faisait artificiel. De ses bijoux qui donnaient l'impression d'être du faux en passant à son sourire.

– Mère, je vous présente Lily et Marlène. Mes amies.

Ne sachant pas comment réagir face à la mère d'Andraste, l'une et l'autre restèrent à l'entrée de la porte. Après un long regard remplit de mépris, elle se contenta de leur adresser un petit hochement de tête avant de s'adresser à sa fille.

– Tu peux les amener à ton cousin. Mais ne lambine pas, je dois te préparer pour que tu rencontres ce soir ton fiancé.
– Bien mère.

Marlène avait pâli au mot fiancé et Lily dû lui écraser le pied pour la faire taire devant Madame Potter. Sans leur adresser un dernier regard, la mère d'Andraste les laissa seule. Andraste n'osait pas les regarder, elle avait les yeux baissés et de grosses larmes s'écrasèrent sur le sol.
– Fiancée ? S'insurgea Marlène à voix basse. Quand est–ce que tu comptais me l'annoncer ? Ne me dis pas que tu comptes vraiment épouser cet homme ?
– Je n'ai pas le choix... Ma famille l'attend de moi, mes parents...
– Et moi ? La coupa Marlène. Qu'est–ce que tu penses de moi ?

Un elfe de maison dû remarquer la gêne de Lily, car il s'inclina devant elle et lui proposa de la conduire jusqu'au jeune maître Potter. Elle s'empressa d'accepter et suivit l'elfe de maison à travers le manoir. Elle ne put s'empêcher de jeter un dernier regard derrière elle. Maintenant Marlène hurlait. Si la mère d'Andraste s'était montré désagréable, les autres habitants étaient chaleureux et plusieurs tableaux l'interpellaient pour la saluer ou lui demander si elle avait fait bonne route. L'elfe l'amena un petit salon et exigea de l'annoncer avant qu'elle puisse rentrer. L'annonce ne dû pas faire grand effet, car quand elle entra les maraudeurs étaient en grand débat.

– On te fera rentrer en douce, sous une autre identité ! Je suis sûre que Dumbledore sera d'accord !
– Sirius...
– Et tu pourrais pas suivre des cours par correspondance ?
– Peter a raison ! Comme ça tu pourrais finir ton année !

Remus la remarqua le premier. Il était plus pâle et avait l'air plus fatigué que d'habitude. Ses mains étaient cramponnées à une lettre froissée.

– Lily dit leur s'il te plait qu'on ne peut rien faire contre un renvoi.
– Comment ça un renvoi ? Pourquoi est–ce qu'on te...
– C'est vrai que tu n'as pas vu l'affichage. Je suis un loup–garou.
– Je sais. Mais pourquoi est–ce qu'on voudrait te renvoyer pour ça ?
– Je comprends pourquoi tu veux l'épouser James. Commenta Sirius d'un air très sérieux.

Lily devint cramoisie, tendit que Sirius se faisait attaquer par des statuettes décoratives que James venait d'ensorceler.
– Comment ça se fait que tu le sais ? Demanda abasourdit Peter.
– Ce n'est pas comme si on avait étudié les loups–garous. S'agaça Lily. Mais pourquoi est–ce qu'on veut te renvoyer pour ça ?
– Abott a fait afficher partout que j'étais un loup–garou. Les parents en colère refusent que leurs enfants pour camarade un loup-garou.

Lily avait la gorge serrée. Abott avait lancé la malédiction et maintenant elle s'attaquait à ceux qui la soutenaient. James dû lire dans ses pensées, car il la rassura.

– Ce n'est pas de ta faute. C'est Rogue qui a dû lui dire malgré sa promesse.
– Tu n'aurais jamais dû le sauver James. Grogna Sirius en détruisant les statuettes qui continuaient à l'attaquer. Depuis que ce double a révélé à Servilius la vérité sur Remus il cherchait le moyen de le faire renvoyer. À la vue de l'air désemparé de Lily, il ajoutât un peu penaud. C'est moi qui l'ai envoyé dans la cabane hurlante, je ne pensais pas qu'il suffisamment bête pour y aller.

Lily devint pâle. Elle comprit maintenant pourquoi les maraudeurs lui en voulaient. Ils pensaient qu'elle avait dit à Severus que Remus était un loup-garou. Elle aimait penser que c'était pour la protéger qu'il voulait prouver à tout Poudlard la lycanthropie du gryffondor, mais elle savait très bien que c'était par vengeance.

– Rien de grave n'est arrivé. Le rassura Remus. La malédiction vous a poussé tous les deux et James l'a sauvé.
– Abott a fait ça pour s'attirer la sympathie de Rogue. Expliqua Peter.

Lily jetât un regard méfiant à Peter, ne comprenant pas comment il pouvait savoir cela. L'arrivée d'Andraste l'empêcha de lui demander comment est–ce qu'il pouvait savoir cela. Elle avait les yeux rouges à force d'avoir pleuré. Elle ne pouvait s'empêcher pourtant d'essayer de rester digne tout en reniflant.

– Marlène est partie. Elle ne veut plus me voir. Plus jamais.

Les statuettes brisées cessèrent de se reconstruire pour reprendre l'attaque. Sirius se leva et la pris dans ses bras.

– Elle finira par comprendre. Ne t'inquiète pas. La consola-t-il en la berçant. Allez sèche les larmes de ton joli minois, ta mère va penser que je t'ai encore brisé le cœur.
– Déjà que tu as brisé le mien mon petit Sirius. Commenta Jane.

Elle surprit tout le monde par son arrivée, assise sur un fauteuil, une tasse de thé à la main, Lily se demanda comment elle n'avait pas pu la remarquer plus tôt. James roula des yeux agacés.

– Maman, tu m'as promis de ne pas le refaire.
– Tu es juste jaloux de ne pas être capable ! Mais si tu te concentrais un peu tu n'aurais pas besoin de la cape de ton père pour qu'on ne te voit pas. L'invisibilité c'est surfait, l'art réside dans ne pas attirer l'attention.

La mère de James était une petite femme menue aux cheveux grisonnant qui avait des allures de lutins de cornouailles. Lily remarqua qu'elle avait les même mimiques que James. D'un sort, elle fit disparaître toute trace de pleurs sur le visage d'Andraste.

– Granny et avec ta mère ma chérie. Tu devrais y aller avant qu'elles mettent feu au manoir. Sirius accompagne la s'il te plait. Et si Granny te dis de l'épouser, je compte sur toi pour accepter. Elle les regarde partir et soupira. Quel gâchis de l'obliger à épouser cet homme juste parce qu'ils sont ruinés. Mon beau–frère est plus idiot qu'un troll. Heureusement que j'ai épousé l'homme intelligent de la famille ! Bon les garçons, allez voir John, il a besoin d'aide pour la réception de ce soir. Interdiction de protester James.
– J'ai rien dis.
– Une mère sait tout. En échange vous pourrez avoir votre repas moldu.

James poussa un grognement et se leva, suivit de Remus et Peter. Lily voulut leur emboîter le pas, mais Jane la retint.

– Toi jeune fille, tu vas rester avec moi.

X X X

Assise sur le toit du manoir Potter, Lily repensait aux moments de la journée qui l'avait emmenés jusque-là. Malgré la cape qu'elle avait passée par-dessus sa robe, elle avait froid. Pourtant elle restait, elle attendait en regardant les étoiles qui semblaient ne briller que pour eux. Elle entendit la musique s'arrêter, minuit approchait. Elle le vit monter sur le toit, une bouteille de whisky pur feu à la main.

– Attend laisse-moi sauver la bouteille.
– Et moi tu ne me sauves pas ?

Elle lui tira la langue moqueuse, attrapa la bouteille d'une main et l'aida à monter de l'autre. L'un et l'autre était pieds nus, mais la neige fondaient à chacun de leurs pas. Ils avaient perdu leurs chaussures probablement au premier étage lors de la grande glissade de couloirs. À moins que ce soit dans les cuisines pour les envoyer sur Sirius.

– Alors tu l'as vu ?
– Il est jeune, beau et riche et toutes les femmes le veulent.
– Sauf Andraste.
– Sauf Andraste et Granny. Elle l'a rendu chauve, mais personne n'ose accuser une pauvre vieille dame mourante.
– Cela fait pas dix ans qu'elle est mourante ?
– Au moins.

Des feux d'artifices illuminèrent le ciel, les bonnes années retentirent de toute part, mais eux restèrent silencieux.

– Je t'aime.

Il ne répondit pas, il se contenta de faire tomber la bouteille de whisky pur feu qu'il avait récupéré. Elle roula le long du toit avant de chuter. Il n'y prêta pas attention.

– En fait c'est une blague. Je t'aime juste comme un ami tu vois. Se rattrapa Lily.
– Vraiment ?
– Non. Enfin si. T'es mon meilleur ami et plus si affinité.
– J'aime le plus si affinité. Ça fait toute la différence.

Elle se mit sur la pointe des pieds pour être à sa hauteur et l'embrassa. Sa cape glissa le long de ses épaules et tomba dans la neige. Le froid mordit sa chaire, mais elle ne cessa pas pour autant leur baiser.

X X X

Andraste était triste, elle avait mal aux pieds et avait surpris Peter en train de discuter avec Lucius Malfoy. Il était censé être dans le grenier à s'amuser en buvant de la bière moldue, mangeait des pizzas moldus et faire des choses moldus. Elle aurait aimé écouter leur conversation, mais Hector son cher fiancé - qui avait un avis sur tout et surtout sur comment devait être une femme - voulait qu'elle danse. Et ce que Hector désirait, Andraste devait le faire. Même sa mère commençait à douter du bienfait de ce mariage. Par un étrange coup du sort, il devint chauve et dû quitter la soirée plus tôt et Andraste pu profiter du reste de la réception. Sur la pointe des pieds, elle rentra dans sa chambre. Faisant attention de ne pas éveiller Lily qui s'endormait. Elle se figea quand elle vit que son amie n'était pas seule. D'un sort, elle éjecta le malotru hors du lit.

– Je peux savoir ce qui te prend James ? Elle commence enfin à t'apprécier et toi tu vas dans son lit comme ça ?

Tiré de son sommeille par la chute douloureuse, James m'y du temps à comprendre ce qui était en train de se passer. Il vit Lily se réveillée, toute aussi perdue que lui.

– Mais elle ne voulait pas être seule. À cause de Victor sous le lit.
– Victor est un épouvantard tout à fait charmant. Rétorqua Andraste. Et ce n'est pas une raison pour être DANS le lit avec elle.
– C'est le plus si affinité qui fait toute la différence. Finit par expliquer Lily d'une voix endormie.

Andraste remarqua qu'elle portait un t-shirt à James et que sa tenue était bien trop dénudée pour une jeune fille qui partageait le même qu'un garçon. Elle s'assit prêt d'elle, inquiète.

– Est-ce que James t'as fait quelque chose ? Ce n'est pas de faute tu sais. Quand il boit il devient stupide, mais cela ne l'excuse en rien.
– Non ! Protesta Lily bien réveillée. Je l'ai embrassé et puis je voulais pas qu'il parte, donc je lui ai demandé de rester.
– Est-ce que tu comptes l'épouser ?
– Non ! Enfin je ne sais pas. Mais non pas maintenant ! Pourquoi cette question ?
– Il aurait pu utiliser un philtre d'amour.

James se laissa tomber sur le lit à côté de Lily et jetât un regard sombre à sa cousine.

– J'apprécie l'image que tu as de moi Andy.
– Tu as harcelé son meilleur ami pendant des années et tu faisais l'intéressant pour l'attirer. Crois-tu que c'est un comportement sain pour qu'un être civilisé ait des sentiments pour toi ?
– En fait. Je crois que je l'aime. Je sais pas trop, je n'ai jamais vraiment aimé quelqu'un plus qu'un ami. C'est juste que j'aime être avec lui et puis j'aimerai que plus tard on soit encore ensemble, même quand on sera vieux et ridés comme des pommes et on se moquera des petits jeunes en buvant du thé. Je sais pas trop comment ou pourquoi c'est venu, mais maintenant c'est comme ça. Expliqua d'une petite voix Lily.

Andraste sourit, finalement il avait eu raison en affirmant qu'un jour elle l'aimera. Elle leur souhaita bonne nuit et quitta la chambre. Elle entendit le pas feutré de Lily qui voulait la rejoindre et James qui la retint. Il avait raison, elle ne voulait pas que son amie voit ses larmes. Elle les détestait d'être amoureux, alors qu'elle-même n'y avait pas le droit. Triste, silencieuse, elle partit se réfugier dans son atelier. Si elle s'était retournée, elle aurait vu Lily sortir de la chambre et être retenue par Jane.

Lily n'avait pas écouté James. Il lui avait dit de laisser Andraste seule. Elle ne pouvait pas la laisser seule. Elle l'entendit son sourire dans son soupire. Elle voulut l'appeler, mais Jane la retint. Durant quelques instants, Lily se demanda si elle n'était pas en train de rêver. Après tout elle n'avait pour tenue qu'une simple culotte et le t-shirt de James et était dans les couloirs du manoir Potter avec la mère de son nouveau petit-ami qui avait une tasse de thé à la main. Sauf que ce n'était pas un rêve et que Jane passa son bras autour de la taille de Lily pour l'entraîner en direction de son boudoir. Au cours de l'après-midi, Lily avait compris que Jane était le genre de personne que sa sœur et sa mère n'appréciaient pas. Elle vivait selon ses règles et attendaient que les autres fassent de même. À eux de deviner quelles étaient les règles en question.

– Mon beau-frère est un homme stupide. Il a dilapidé tout son argent au jeu et pourtant ils continuaient à vivre une vie de luxe et de faux semblant. Ils nous ont confié Andraste, car ils n'avaient plus les moyens de l'élever. Elle est ma fille et pourtant je ne peux même pas empêcher ce mariage.
– Je le ferais. Promis Lily.

Jane lui tendit une tasse de thé avec un petit sourire. Elle ne sut pas vraiment pourquoi elle avait fait cette promesse, mais cela semblait satisfaire Jane. Lily eut alors là désagréable impression d'avoir été manipulée.
– La première fois que James m'a parlé de toi ce fut lors de sa rentrée à Poudlard. Tu es la première chose dont il m'a parlé. Il m'a dit qu'il avait rencontré une demoiselle dont les cheveux avaient la couleur des feuilles en automne. Je me souviens que j'avais ris, c'était le genre de phrase que son père aimait me dire pour me charmer. Pendant un temps je me suis demandée si tu existais vraiment, Sirius est même allée jusqu'à m'affirmer que tu n'étais que le fruit de son imagination. Elle partit dans un grand éclat de rire. Et finalement tu es là, partageant le même lit que mon fils.

Lily devint cramoisie et fait mine de boire son thé pour ne pas avoir à répondre à cette remarque. Elle ne comprenait pas où voulez en venir Jane. Elle qui avait été si sympathique durant l'après-midi, l'interrogeant sur sa vie, partageant des anecdotes, devenait maintenant presque cruelle par son humour caustique.

– James est inconscient de notre époque. Des inconnus vous jugeront, simplement parce que vous n'êtes pas restés l'un et l'autre à votre place. Avec la monter au pouvoir de ce Lord Voldemort, le monde devient de plus en plus dangereux. Un jour je ne serais plus là. Bientôt. Ajouta-t-elle tristement. J'aurais aimé voir mon petit fils.

Lily ouvrit la bouche, mais se rendit compte qu'elle était incapable de parler. Jane lui sourit, comme si elle en était responsable. Elle se leva et apporta une petite boîte en bois qui s'ouvrit sur un retourneur de temps cassé.

– J'aurais dû le rendre au ministère, mais ils ne sont jamais rendu compte de son absence. Chaque tour que tu fais arrêteras le temps d'une minute. N'essaie pas d'aller au-delà de cinq minutes c'est inutile. Cela ne marchera pas.

Lily comprit qu'elle devait tendre la main, alors elle le fit. Jane déposa avec précaution le retourneur cassé. Lily vit qu'il n'y avait plus de sable dans les sabliers.

– J'aurais aimé pouvoir vous l'offrir plus tard, mais nous ne nous reverrons pas. Prend soin de James et Andraste je te prie Lily. Je sais qu'ils t'ont aidé, mais bientôt ça sera surtout eux qui auront besoin de toi. Je suis heureuse de t'avoir rencontré.

Le lendemain, quand Lily se réveilla, elle avait l'impression étrange d'avoir vécu un rêve éveillé. James dormait encore à ses côtés. Elle frissonna et s'empara de la couverture. James se refusa de la lâcher et après une brève lutte contre son petit ami endormi, Lily remporta la précieuse couverture et s'enroula dedans. Encore endormie, elle fit quelques pas hors de la chambre. La maison encore endormie était silencieuse.

- Lily revient dans le lit. Grogna James. Et apporte cette foutue couverture, il est trop tôt.
- T'avais qu'à être plus couvert.
- C'était pas ce que tu disais hier.

Elle poussa un soupir faussement tragique, il se leva pour l'attirer tout contre lui sur le lit. Ses mains étaient glacées et ses baisers brûlants. Elle finit par concéder à partager la couverture avec lui.

- Je m'inquiète pour Andraste. Dit-elle en repoussant James avec tendresse, mais fermeté.
- Elle doit être dans son atelier. C'est généralement là-bas qu'elle se réfugie. Il fronça les sourcils et replaça une mèche de cheveux derrière ses oreilles. Pour son mariage.
- Elle ne sera jamais heureuse avec cet homme, pourquoi est-ce qu'elle doit l'épouser parce que ses parents ont décidé pour elle.
- Elle espère qu'un jour que ses parents se comporteront en tant que tel et donc fait tout pour leur plaire. Malgré tout ce qu'elle dit, elle cherche leur approbation. Tu ne l'as pas vu hier quand tu es partie ?

Lily ne répondit pas et posa sa tête sur son épaule. Le retourneur de temps vidé de son sable reposait sur la table de nuit annonçant une menace invisible. Ce n'était pas un rêve.


N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez o/ Si ce chapitre vous a plu ou non, vos interrogations, vos doutes, vos pensées :D A la prochaine !