Salut à vous ! Je tiens tout d'abord à lever ma baguette aux victimes de Nice o/* J'espère sincèrement aucun.e d'entre vous ne fassent partie des victimes et/ou à de la famille, des amis victimes. J'envoie à tout le monde plein de chocogrenouilles, patacitrouilles et beaucoup beaucoup d'amour et de réconfort.

Encore une fois je remercie . celleux qui lisent cette fic, la commentent, la suivent, la mettent en favoris ! Cela me fait super plaisir J'ai découvert hier qu'il y avait une Madz parmi les .s, un énorme BIG UP à .s les Madzs o/ Sur le forum je suis Munin, n'hésitez pas à me m.p. ! (Je traîne souvent sur le topic de discussion HP :3 )

Réponse à MonekoFlo - Merci pour ta review ! J'espère que tu arriveras jusqu'à ce chapitre pour lire ma réponse x) Du prologue jusqu'à ce chapitre, cela t'en fait 10 à lire c'est pas mal ! x) Donc merci pour ta review, elle me fait super plaisir et j'espère que la suite de l'histoire t'a plu et continuera à te plaire !


Une histoire de famille

– Andraste ! Hurla Lily.

Elle se prit le sortilège de plein fouet dans le dos. Elle fut envoyée contre le buffet ancien des Potter. Une pluie d'éclats de verre lui atterrit dessus. Sonnée, elle vit le lourd meuble flanchait. D'un accio Sirius l'amena à lui. Le buffet s'écrasa avec fracas là où Lily se tenait quelques instants. Hector profita de ne plus être le centre de l'attention pour activer la prison. Des volutes de magies s'échappèrent de la lanterne en verre qu'ils tenaient et s'enroulèrent autour des poignets et des chevilles d'Andraste. À genoux devant Marlène en sang, elle poussa un hoquet d'horreur quand elle sentit les fers se fermaient autours de ses poignets et ses chevilles.

– Non ! S'écria Sirius.

Il était trop tard, déjà Andraste se réduisait et était emmenée dans sa nouvelle prison. La porte de la lanterne se ferma dans un petit claquement sec. Elle avait maintenant la taille d'un lutin de Cornouailles. Madeleine se pencha pour récupérer la baguette d'Andraste.

– Expelliarmus !
– Ne cherche pas à voler une autre baguette sale sang-de-bourbe ! Tu as déjà souillée suffisamment ma fille.
– Jamais vous n'aurez la baguette d'Andraste et jamais vous n'aurez votre fille. Nous allons la libérer et si ce n'est pas maintenant ça sera un autre jour. Et ce jour-là vous le regretterez. Nous vous enverrons à Azkaban pour tous vos méfaits !

Lily espérait capter leur attention pendant que Sirius cherchait à récupérer la prison d'Andraste. Elle agita la baguette d'Andraste sous le nez de Madeleine et d'Hector dans l'espoir de décupler leur fureur. Déjà elle voyait Sirius posait la main sur la lanterne, mais d'un coup de pied Hector le repoussa. Abandonnant, la baguette ils sautèrent tout deux par la fenêtre avant de se transplaner. Ils avaient échoué à sauver Andraste.

Sirius entreprit de déplacer les lourdes meubles qui bloquaient les portes. À quatre pattes, Lily partit rejoindre Marlène se vidant lentement de son sang. Elle poussa un juron, regrettant ne pas être plus douée pour les sorts de soins. Elle déchira des bandes de sa robe d'enterrement et en fit des compresses dans l'espoir que le sang cessait de couler. Les portes s'ouvrirent enfin, Lily appela James.

– Tu saignes. Fit-il remarquer.
– C'est le sang de Marlène, pas le mien.
– Le tient aussi. Il reporta son attention sur Marlène. Je vais m'occuper d'elle, ne t'inquiète pas.
– Andraste, elle est...
– Je sais. Nous allons la sauver, ne t'inquiète pas. Remus, il faut que tu ailles me chercher une potion de régénération sanguine pour Marlène. Tu la trouveras dans l'armoire de potion de ma mère.
– Aide-moi à la relever, il ne faut pas qu'elle s'étouffe. Ordonna James.
– Il faut l'emmener à St Mangouste.
– Ses blessures ne sont pas si graves qu'elles en ont l'air. J'en ais déjà refermé la plupart.

Il disait vrai. Il avait su prendre la situation en main, Marlène était maintenant recouverte de bandage et ne saignait plus. Elle n'avait cependant toujours pas repris conscience. Du bout des doigts, il repoussa les cheveux qui collaient à la plaie sur le front de Lily.

– Je m'occupe ensuite de cette vilaine plaie. Dit-il en souriant.

Elle l'admirait, pour savoir rester calme malgré ce qu'il était en train de vivre. Il avait enterré ses parents dans la matinée. La version officielle était que l'un et l'autre avait succombé de la dragoncelle. Ce matin devant le tombeau de ses parents, on lui avait appris qu'ils étaient tous deux membres de l'ordre du phénix et que c'était durant une mission qu'ils avaient perdu la vie. Il était resté étrangement calme en apprenant la nouvelle. Toute sa colère éclata quand il vit qu'on avait gravé Fleamont et Euphemia Potter sur les tombes. Son père détestait son prénom. Pour tous ceux qu'ils les connaissaient vraiment ils étaient John et Jane. C'était plus que des surnoms, c'était la preuve de leur amour. Lily s'inquiétait pour lui. Après l'enterrement il s'était enfermé, désirant rester seule. Et maintenant sa cousine venait d'être capturée par sa propre mère pour épouser de force un homme qui voulait juste la posséder. Remus revint avec la potion, se sentant de trop, elle laissa sa place ce dernier et prit congé d'eux.

Lily trouva Sirius prostré dans un coin. Il avait récupéré la baguette d'Andraste et la fixait d'un air absent. Elle voyait bien qu'il se sentait coupable de ce qui était arrivé. Tout était arrivé bien trop vite. Madeleine avait attaqué Marlène en plein milieux du thé. Le père d'Andraste en avait profité pour bloquer les portes avant de disparaître. Probablement dans l'idée de ralentir ceux qui étaient à l'extérieur de la pièce... Ils n'avaient compris leurs intentions au début, s'attaquant ensuite à Lily. Leur première tentative de capturer Andraste échoua, occupée à mettre hors de danger celle qu'elle aimait, Andraste n'entendit pas le cri et... ce fut trop tard.

– C'est ma faute. Marmonna-t-il. Je lui avais promis de la protéger et j'ai échoué.
– Seule Jane et John étaient capable de les retenir. Sirius. Elle l'attrapa par le menton pour l'obliger à faire face. S'ils n'avaient pas réussi à capturer Andraste maintenant, ils l'auraient fait à un autre moment. Tout comme tu m'as sauvée la vie aujourd'hui, nous allons sauver Andraste et ils regretteront amèrement. Je te le promets.

Rasséréné par ses paroles, Sirius s'osa à un sourire sans grande joie. James revint vers eux, soulagée Lily vit qu'il n'avait plus la mine inquiète qui le minait quand il auscultait Marlène.

– Elle est hors de danger. Annonça-t-il. Remus la ramène dans sa chambre pour qu'elle se repose. Laisse-moi voir ta plaie Lily.
– Ce n'est qu'une égratignure, elle n'a pas besoin de soins. Protesta-t-elle en repoussant la main de James.
– Attention Lily, Docteur Cornedrue n'apprécie pas qu'on refuse ses soins. Se moqua Sirius.

Il feignait d'être le même, mais il était trahi par son ton dénué de joie. James nettoyait déjà la plaie avant d'y apposer un épais baume, tout en ignorant les protestations de Lily. Elle le vit échangeait un regard avec Sirius. Elle les enviait d'être aussi proches l'un de l'autre, dans ce seul regard elle savait qu'il y avait toute une conversation.

– Quand allons-nous libérer Andraste ? Finit-elle par demander.
– C'est bien trop tôt.

Lily fut surprise par le ton sans appel de Sirius. Il était du genre à foncer tête baissée tout d'abord et d'improviser le plan une fois qu'il était engagé.

– Ils s'attendent à ce que nous cherchions à la libérer de suite. Expliqua James. Ma tante nous considère comme des adolescents idiots qui ne réfléchissent pas. Il faut endormir sa méfiance.
– Peut-être faire une fausse attaque où nous ne pourrons qu'échouer pour la rassurer.
– Dès que Marlène sera en état nous organiserons cela. En attendant nous éliminerons le doppelgänger, il ne faut pas qu'il se mêle à nos plans.

Lily n'aimait pas voir les choses se décidaient sans elle, mais elle devait reconnaître qu'ils avaient raison.

– On dirait que vous avez fait ça toute votre vie. Remarqua-t-elle amusée.
– Il est possible que nous ayons fait ça toute notre vie. Confirma Sirius.
– Seulement lorsqu'on a découvert que Remus était un loup-garou en fait. Quand on a commencé à devenir des animagus. Compléta James.
– Et quand est-ce que tu comptais me le dire ? Demanda Lily d'une voix froide.

Il n'y avait pas de raison pour qu'elle soit en colère, pourtant elle l'était et elle se sentait floutée qu'ils ne lui aient rien dit au sujet de leur capacité d'animagus. Elle lui avait tout raconté de ce qu'elle avait vécu avec Brann. Même comment elle était allée jusqu'à mentir au professeur Dumbledore pour qu'il ne renvoie par Brann pour ce qui s'était passé. Il lui avait fait promettre qu'elle n'ait aucun secret pour lui quand il découvrit à quelle point elle était douée pour mentir. Sirius tapota l'épaule de son ami d'un air entendu et s'en alla avant de devenir lui aussi la cible de la colère de Lily.

– Je n'en ais pas eut l'occasion. Expliqua-t-il penaud. Je me transforme en cerf. Tenta-t-il pour la calmer.
– Par contre tout savoir de moi, là tu en as eu l'occasion. Lire dans mon journal intime pendant qu'on prenait le thé avec mes parents c'était l'occasion selon toi.
– Tu m'en veux toujours pour ça.
– Je t'en voudrais jusqu'à la fin de tes jours Potter.
– Je déteste quand tu m'appelles comme ça.
– Est-ce que le ministère le sait au moins. Il préféra détourner le regard que répondre. Je vois. Dit-elle d'un ton glacial. Il faut donc que personne ne soit au courant, le ministère vous enverra à Azkaban.
– Ce n'était pas intentionnel, je te le promets. Si tu veux, je peux t'apprendre à le devenir même si tu n'es pas très douée en métamorphose.

Elle lui adressa un regard noir qui était adouci par le sourire qui s'étirait sur ses lèvres malgré elle. Elle voulait être encore en colère, surtout après ce qu'il venait de lui dire. Pourtant elle n'arrivait pas à rester énervée.

– Je suis dans la moyenne et tu es particulièrement doué en métamorphose. Je t'ai fait la promesse de n'avoir aucun secret pour moi, est-ce que tu peux faire la même chose pour moi ?
– Et si je veux te faire une surprise ? Par exemple si je compte te demander en mariage.
– Tu comptes le faire ? S'enquit Lily qui oubliait de s'agacer contre lui.
– Je ne sais pas, cela dépend de toi, enfin de nous, de comment évolue notre relation et d'autres choses.
– Pourquoi est-ce moi que je ne pourrais pas le faire d'abord ?
– Me demander de t'épouser ? Demanda James surpris.
– Oui.
– Parce que moi j'ai les maraudeurs et on pourrait faire quelque chose de fantastiques avec des licornes et des dragons et tout. Expliqua James se prenant au jeu.
– Ouais bha moi j'ai Andraste et Marlène. Et aussi Sirius, parce qu'il m'en voudrait si je ne le faisais pas participer. Rétorqua Lily amusée.
– Tu veux qu'on fasse une course de chocogrenouilles pour décider de qui fera la demande ? Demanda-t-il une lueur de défi dans le regard.
– Allons chercher ces chocogrenouilles.

Il se leva d'un bond et s'inclina pour lui proposer avec beaucoup d'élégance de l'aider à se relever. Ils avaient conscience du ridicule de la situation, mais ils en avaient besoin pour ne pas laisser la colère et la tristesse les envahir. Essayer de tromper les sentiments jusqu'à ce que le temps guérit leurs plaies, voilà ce qu'ils essayaient de faire. Ils repoussèrent du bout du pied les débris qui jonchaient le sol pour pouvoir sortir du salon.

X X X

Assise sur le lit, Lily jouait avec la peluche de la chouette effraie qu'elle avait volée à Pré-au-Lard par inadvertance. Finalement elle n'était jamais revenue dans la boutique pour la payer. Elle l'avait offerte pour noël à James et il l'emportait maintenant partout avec elle.

– Lil', me dis pas que tu boudes encore.
– Je ne boude pas ! Je réfléchis comment obtenir justice !

Elle partit se cacher sous la couverture pour cacher son sourire amusé. James avait gagné la course de chocogrenouilles, seulement parce que Sirius avait écrasé celle de Lily à quelques centimètres de la ligne d'arrivée. Soi-disant par inadvertance, mais elle affirmait haut et fort qu'il avait fait exprès. Elle poussa un couinement quand elle sentit un poids l'écrasait.

– Nous partageons le même lit, très chère je te rappelle. Tu ne peux pas te cacher plus longtemps sous cette couverture.

Depuis que leurs amis avaient découvert que derrière leur séance de révisions se cachait tout autre chose, ils avaient cessé se cacher. Lily avait même pris l'habitude de rejoindre James dans son lit à l'aide de la cape d'invisibilité plusieurs soirs par semaine.

– Jamais ! Dit-elle entre deux fous rire.
– Bien, si je suis forcé.

Il tira de force les couvertures et se mit à la chatouiller. Elle fut bien obligée de demander pitié et de reconnaître qu'elle cesserait de bouder. Elle concéda à faire une petite place dans le propre lit de James pour qu'il puisse s'allonger à côté d'elle.

– Après Poudlard je compte rejoindre l'Ordre du Phénix. Annonça brusquement James. Gideon Prewett m'a dit que je pourrais le contacter.

Cette décision ne surprenait pas Lily. Depuis qu'il leur avait raconté la vérité sur la mort de ses parents et l'existence de l'Ordre du Phénix, elle s'attendait à tout moment qu'il lui annonce qu'il allait le rejoindre.

– Je le sais. Tu peux compter sur moi.
– Lily non ! Tes parents pourraient être pris pour cible.
Lily se redressa, agacée qu'il ait osé lui dire qu'elle ne pouvait pas faire comme lui.

– C'est justement pour eux que je compte rejoindre l'Ordre. Severus les connait et je ne voudrais pas que lui et sa petite bande de mangemorts se vengent sur eux...

James pinça les lèvres. Severus était revenu vers elle encore une fois. Une dernière fois lui avait-il assuré. Il voulait qu'elle lui pardonne, qu'elle comprenne qu'il avait fait tout ça pour elle, pour la protéger, pour qu'elle ait la vie qu'elle méritait. Qu'il était prêt à abandonner la magie noire si c'était ce qu'elle voulait vraiment. Comprenant enfin que les sentiments de Severus allait au-delà de l'amitié, elle avait préféré dire que tout était fini. Elle l'avait aimé, à une époque, mais ce n'était plus cas. Tout ce qu'elle pouvait lui offrir c'était de l'amitié et il ne s'en contentera jamais.

– Il n'oserait jamais s'en prendre à tes parents.

Lily fut surprise qu'il prenne la défense de Severus. Après sa déclaration, lui et sa bande de copains avaient passé à tabac James. Elle effleura sa lèvre encore fendue.

– Si tu rejoins l'Ordre ils deviendront une cible pour les mangemorts. Insista James. Je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose.
– Ces gens détestent les sangs-de-bourbe. James ne put s'empêcher de grimacer. Il n'arrivait pas à se faire à l'idée que Lily le portait comme une fierté pour leur faire face. Et puis ce n'est pas comme si ma vie était un long fleuve tranquille. Cela fait deux ans que tout Poudlard s'attaque à moi à cause de cette créature. Et n'oublions pas les leçons avec Brann ou encore Cernunnos qui veut que je travaille pour lui une fois sortie de Poudlard. Rejoindre l'Ordre du Phénix sera probablement la chose la moins dangereuse que j'aurais fait.
– Essayer de t'empêcher de rejoindre l'Ordre serait la pire idée qui soit.
– Si tu fais ça, je répondrais non le jour où tu me demanderas en mariage.

Il l'attira contre lui et l'embrasse avec tendresse dans le cou. Elle aimait voir son visage s'illuminait à chaque fois qu'elle prononçait le mot mariage. Depuis qu'il avait appris la mort de ses parents il ne souriait que dans de rares moments où il redevenait lui-même.

– Il faudra tout de même que tu fasses quelque chose pour tes parents. Murmura-t-il soucieux.
– Cernunnos les protègera. Il me considère comme sa servante, mais tient à me rétribuer. De toute manière je compte disparaître de leur vie. Je reviendrai quand tout sera fini.

Elle ne voulait pas abandonner ses parents, ils étaient agaçants, parfois ils lui faisaient honte, mais c'était à ses yeux les personnes les plus importantes dans le monde.

– Tu n'es pas obligé Lily. Chuchota James qui prenant conscience de ce qu'elle annonçait.
– Pétunia est de mon avis. Elle me donnera de leurs nouvelles.
– Forcément qu'elle est de ton avis ! Elle est jalouse et veut être le centre de l'attention de vos parents ! S'agaçat-il.
– Demain j'irais, avec toi ou sans toi James.

Elle avait pris sa décision quand elle les avait vus au mariage de sa sœur. Elle était venue, même si elle n'était pas invitée. Elle s'était glissée dans la foule des anonymes observant de loin de le mariage. Une vie de famille qui se jouait sans elle.

– Et où iras-tu après Poudlard ?

Elle n'y avait pas réfléchis, mais elle était bien trop fière pour l'avouer. Disparaître de la vie de ses parents s'était quitté l'école avec ses maigres économies et nulle part où aller.

– Tu pourrais venir vivre avec moi. Proposa James. Je vais vendre le manoir pour acheter quelque chose de plus petit. Et avec Sirius qui a hérité de son oncle Alphard, je vais être seule. Si tu veux me tenir compagnie...
– Ne fais pas comme si c'était moi qui te rendais service. J'en serais ravie.

X X X

– Tu ne trouves pas Peter étrange ces derniers temps ?
– L'approche des examens. Il a peur de rater ses ASPIC. Expliqua James.
– Ils ne sont que dans plusieurs mois...
– Dis la demoiselle qui n'aura pas à les passer.
– J'ai d'autres épreuves ! Protesta Lily.

Ils étaient devant la petite maison des Evans depuis presque une heure assis sur un banc. Le chocolat chaud de Lily était maintenant froid. Elle avait tenu à faire une halte dans un fastfood. James était fasciné quand elle commanda et insista pour payer avec l'argent moldu. Elle n'arrivait pas à se décider à aller chez elle pour dire adieu à ses parents.

– Comment comptes tu t'y prendre ? Demanda James pour changer de conversation.
Il n'aimait pas qu'elle mette en doute la sincérité de Peter. Pour lui il restait toujours son ami sympathique, qui manquait bien trop de confiance en lui. Il était toujours aussi sympathique, serviable, peterien, mais il était de plus en plus souvent absents.

– Ils ont toujours voulu rejoindre mon oncle en Norvège. Ils ont leur économie pour partir, une maison, un métier, une vie qui les attend là-bas. Maintenant que ma sœur est mariée, il n'y a plus que moi qui les retiens ici. Tant qu'ils penseront que j'ai besoin d'eux, ils resteront.

Dans sa poche, elle avait de la poudre de felicis. Une poudre qui donnait le courage d'aller au bout de ses idées et de ses désirs. Elle s'en voulait d'envisager de droguer ses parents, mais elle voulait être sûre qu'ils quittent l'Angleterre. Elle se décida de quitter son banc, James l'attrapa nerveusement par la taille. Bien que ce soit la seconde fois qu'il rencontrait ses parents, elle se rendit compte qu'il était bien plus qu'inquiet qu'elle. Cela eut pour effet de la rassurer.

La porte s'ouvrit alors qu'ils étaient en train de traverser la rue.

– Lily, ma chérie ! Je me demandais quand vous vous déciderez à quitter votre banc. S'esclaffa son père en la prenant dans ses bras.
– Richard ! Tu m'avais promis que tu ne dirais rien. Je suis ravie de vous voir tous les deux. Entrez, entrez donc il y a des biscuits et du thé.

Ses parents savaient quand quelque chose n'allait pas et derrière leur grand sourire, Lily voyait leur inquiétude. Elle était censée être à Poudlard et non pas se présenter chez eux avec son petit-ami. Son père ne cessait de jeter des regards insistants à son ventre et sa mère était obligée régulièrement de le rappeler à l'ordre.

– Je ne suis pas enceinte papa.
– Ce n'est pas grave si tu l'es ma chérie. Affirma Brenda. De nos jours beaucoup de jeunes couples ont des enfants hors mariages. Il faudra juste vous marriez par la suite, mais cela fait évidemment partie de vos projets. N'est-ce pas James ?
– Maman !
– Je vous le promets Mme Evans que je serais ravie d'épouser votre fille !
– Et comment mon gars ! S'exclama Richard en tapant James dans le dos plus fort que nécessaire.
– Je vais partir en Italie avec James. Nous avons eut une offre d'emplois et donc nous partons vivre là-bas. Improvisa-t-elle pour qu'ils cessent de croire qu'elle était enceinte.
– Mais et ton bébé ? Tu ne veux pas qu'il soit anglais ?
– Mamaaaaaaaan. Je ne suis pas enceinte. Je suis juste venue vous dire que je quitte l'Angleterre avec James. Comme ça, vous pourrez enfin rejoindre Oncle Thomas en Norvège.

Ils hésitaient, c'était une chose d'affirmer qu'un jour ils partiraient en Norvège, c'était une autre de se décider finalement à le faire. Lily annonça qu'elle allait préparer le thé. Elle sut que James allait lui faire payer de l'abandonné lâchement avec ses parents quand elle les entendit demander de combien de mois elle était enceinte. Le thé était déjà prêt dans la cuisine. Bien trop préoccupée par l'utérus de sa fille, elle l'avait laissé refroidir. D'un sortilège, elle le réchauffa et le versa dans les tasses de thés toutes différentes. Sa sœur leur avait offert un service à thé, mais sa mère ne le sortait pas quand Lily venait. Elle savait que sa cadette préférait les anciennes tasses. Elle versa la poudre dans les deux seules tasses assorties du service. Celle que prenait toujours ses parents. Quand elle revint dans le salon, James était encore en train d'affirmer que non elle n'était pas enceintes.

– Parlons plutôt de la Norvège, je pense que c'est le bon moment de partir, vous ne pensez pas ? Lança Lily.
– Voyons ma chérie, un déménagement à l'étranger cela ne se fait pas comme ça. Qu'as-tu mis dans le thé ? Il est différent...
– Bon j'espère. S'enquit-elle
– Très bon, mais tu as raison, cela serait le bon moment de partir en Norvège.
– Vous vendez vos affaires ici, oncle Thomas vous aidera à avoir tout ce qu'il vous faut une fois sur place. Insista Lily.

La poudre agissait sur leur esprit et une fois leurs tasses vides, ils étaient déjà en train de préparer le voyage et se demandaient comment annoncer à Pétunia qu'ils partaient vivre à l'étranger. Ils avaient l'air heureux, c'était tout ce qu'il comptait pour Lily. Perdus dans leurs plans, ils ne firent pas attention au départ de Lily et James. C'était l'un des effets de la poudre, les personnes étaient tellement prises dans leur projet qu'il n'y avait plus que cela qui importait. C'était mieux ainsi, Lily ne le reverrait probablement pas avant de longues années. Le monde magique devenait trop dangereux pour qu'ils aient encore des liens avec. Elle devait disparaître de leur vie quelque temps.

– Tu n'as pas peur pour ta sœur ?
– Là où elle habite, elle n'a pas de sœur et elle ne porte pas le même nom que moi. Lily se mordit la lèvre inférieure nerveusement et finit par avouer. J'ai peur pour elle. Elle reste ma sœur, même si elle m'a évincé de sa vie. Partir en Norvège, c'est le rêve de mes parents. Ils me pardonneront si je ne donne pas de nouvelles durant quelque temps.
– On trouvera un moyen. La rassura James.

Les mangemorts étaient de plus en plus puissants hors des murs de Poudlard. Ceux qui avaient le malheur de leur déplaire ou s'opposaient à eux voyaient leurs familles et leurs amis périr sous leurs sorts. C'était le seul moyen qu'elle avait pour protéger ses parents.


J'espère que ce chapitre vous a plu 3 Si c'est le cas - ou non - n'hésitez pas à lâcher une review pour me dire ce que vous en pensez. Ou juste pour me dire : Hey o/ J'aime ton histoire, mais je ne sais pas quoi dire d'autre à part ça. A la prochaine ! Prenez soins de vous et de celleux qui comptent pour vous !