YO o/ Vous êtes chaque semaine plus nombreux à suivre la fic, à la commenter, à l'aimer c'est super géniale ! Cela me donne encore plus envie de continuer l'écriture et de pousser à fond l'histoire et l'univers qui se créer autour des personnages ! Plusieurs d'entre vous en saisis la référence à Kaamelott, je suis contente de voir que je ne suis pas la seule fan de cette série ! :D

Réponses aux reviews des invités

Cad - Merciiii ! Je suis contente de voir que cela t'ai plu, j'espère que la suite te plaira autant ! Et oui tu as tu as bien remarquer la référence à Astier !

Erra-slyth - Cela me fait super plaisir que tu trouves que cela change ! J'essaie vraiment de créer un univers particulier et une aventure où les personnages ont au final leur vive propre et bref merciii *-*


Mangemorts

Deux semaines, c'était le délai que Cernnunnos lui avait laissé avant qu'elle n'ait d'autres choix que de se plier à ses exigences. Il voulait son oiseau mécanique. Discret, efficace, il avait été plus d'une fois son sauveur quand elle partait avec Brann ou qu'elle devait accomplir une mission pour Cernnunnos. Il était la toute première création d'Andraste et il avait choisi Lily comme compagne et non sa propre créatrice. Elle avait protesté, même si elle savait parfaitement que Cernnunnos aurait son oiseau. Elle n'avait finalement accepté que lorsqu'il leur avait promis qu'il les aiderait à libérer Andraste.

Elle avait eu deux semaines pour faire ses adieux à l'oiseau et le convaincre d'aller rejoindre son nouveau maître. La créature mécanique était devenue une présence constante dans sa vie. Il était toujours perché sur son épaule quand elle étudiait, l'encourageant quand elle voulait abandonner, l'aidant quand elle cherchait une information, la rassurant quand elle s'inquiétait pour Marlène ou Mélusine. Deux semaines ce n'était pas suffisant. Il était devenu une partie d'elle-même.

Lily était montée à la tour d'astronomie pour l'envoyer vers Cernunnos. Elle devait faire vite, ses amis l'attendaient pour aller à Pré-au-Lard.

– Nous séparons ici Hedwige.

L'oiseau lui mordilla affectueusement l'oreille avant de prendre son envol haut dans les cieux. Lily le suivit du regard jusqu'à ce qu'il devienne un petit point doré et finisse par disparaître.

– Ingrat. Hurla-t-elle blessée dans son orgueil. Après tout ce que j'ai fait pour toi tu ne fais même pas l'effort de faire semblant de ne pas vouloir me quitter.

Elle avait cru que l'oiseau aurait rechigné à prendre son envol. Andraste lui avait assuré qu'il resterait à ses côtés pour la protéger. Mais peut-être considérait-il qu'il avait accompli sa mission et atteint son but. La tête haute et la fierté en miette, elle tourna les talons et s'empressa de rejoindre ses amis qui l'attendaient dans le hall de Poudlard pour aller à Pré-au-Lard.

Marlène riait aux éclats d'un rire qui sonnait faux à une blague de Sirius. Elle s'était laissée convaincre seulement parce que ses amis avaient argués que c'était leur dernière sortie à Pré-au-Lard en tant qu'élèves à Poudlard. Pour une fois Peter ne s'était pas échappé, il était un peu plus pâle que d'habitude et semblait chercher à se faire le plus discret possible. Il sursauta quand il la surprit en train de l'observer.

– Tout c'est bien passé ? Demanda James en l'attirant vers lui pour l'embrasser.
– À croire qu'il n'attendait que ça. Soupira Lily en roulant des yeux. Hé ça ne serait pas Mélusine ? Demanda-t-elle pour changer de sujet.

La serpentarde s'en allait en gloussant en directions des cachots en tenant la main de Léandre. Elle les suivit du regard, ravie de voir que la déclaration de son amie s'était bien passée. La vie semblait enfin reprendre son cours, même si Andraste laissait un vide que personne n'avait envie de remplir. James passa son bras autour de la taille de Lily pour l'attirer contre lui.

– Je t'offre une bierraubeurre pour te consoler.
– Y a intérêt. Tu m'en dois trois déjà. Rétorqua-t-elle.

James prit un air faussement outré, mais il se mit à compter combien de bierraubeurre elle avait payé. Il poussa un grognement quand il se rendit compte qu'elle avait raison. Lily fit un petit signe à Rusard qui observait avec attendrissement Miss Teigne cherchant à faire trébucher les élèves. Libérée de la malédiction, elle avait pris l'habitude d'aller prendre le thé avec Rusard toutes les semaines. Le thé était poussiéreux, mais les ragots qu'il partageait le valait bien.

Ce jour-là de nombreux élèves se rendaient à Pré-au-Lard, même ceux qui avaient commencé leurs révisions pour les examens de fin d'année s'était décidé de quitter les murs du château. Il y avait un air de fête dans l'air pour les autres élèves. Des sourires égayés les visages, une bande braillait des chansons paillardes, certains faisaient la course. Ses amis y étaient hermétiques et Lily n'arrivait pas à se défaire de cette impression de tension. Marlène avait le regard dans le vague, ne réagissant guère à leur sollicitation et la plupart du temps s'en montrait agacée. James et Sirius entouraient Peter. Ils essayaient de le faire parler. Lily s'était agacée la nuit précédente quand ils avaient envisagé d'utiliser du veritaserum. Elle espérait qu'ils avaient enfin oublié ce plan ridicule. Se rapprochant de Marlène, elle décida de faire face à sa mauvaise humeur pour lui annoncer la bonne nouvelle.

– Tu sais Cernnunnos m'a promis de nous aider à sauver Andraste.

Tant qu'elle n'avait pas remis l'oiseau à Cernnunnos, elle craignait qu'il change d'avis et n'avait donc rien dit à Marlène. Maintenant qu'il n'avait plus le choix de les aider, elle pouvait enfin lui en parler.

– Est-ce qu'il tiendra vraiment sa promesse ? Demanda la serdaigle dubitative.
– Il n'a pas le choix, bientôt Andraste et toi serez enfin réunie.
– On pourrait partir en France... Commença Marlène hésitante. Ou peut-être aux États-Unis.
– Vous pourrez partir où vous voulez, faire ce que vous voulez, vous serez libre !
– La première chose que je ferais une fois qu'elle sera libre, ça sera de l'emmener danser. Confia Marlène. L'année dernière nous étions allée dans un bar caché. On n'y rentre que si on connait quelqu'un. Il y a des supers groupes de jazz ! Je l'emmènerai là-bas et on dansera toute la nuit.
– Hé Peter ! Reviens ! S'exclama James.

Les deux filles se retournèrent et virent avec surprise Peter s'enfonçait dans la foule sans même se retourner.

– Qu'est-ce qui s'est passé ? Demanda Lily inquiète par la mine grise de James et Sirius.
– Il... Il s'est excusé. Commença James avec hésitation. Et... Qu'il espérait que rien nous arriverait. C'est bien ça Patmol ?
– Il a ajouté qu'il espérait qu'on le pardonne un jour. Compléta Sirius.
– Ça doit être une mauvaise blague. Dit Marlène. Au fait James, Lily m'a offert l'une des bierraubeurre que tu lui devais. Tu m'en dois donc une maintenant à moi aussi !
– Absolument James ! Et on veut notre bierraubeurre maintenant ! Intervient Lily avant que les deux gryffondors puissent protester.

Les étranges paroles de Peter l'inquiétaient elle aussi. Elle essayait de se rassurer que personne n'oserait attaquer les élèves de Poudlard. Pas sous la surveillance de Dumbledore. James et Sirius durent arriver à la même conclusion, car ils se contentèrent d'acquiescer. Les trois balais était comme à son habitude bondé.

– Allez chercher une table vous deux. Proposa Sirius. Je vais aller chercher les bierraubeurre avec Lily.

La sorcière s'apprêtait à protester disant que c'était à James de les payer, mais le regard de Sirius lui fit refermer la bouche et elle le suivit jusqu'au bar pour commander tendit que leurs amis partaient à la recherche d'une table libre.

– Pourquoi est-ce que tu as dit à Marly que le vieux Cerf allait libérer Andraste ? Siffla Sirius furieux.
– Et toi depuis quand tu écoutes les conversations ? Rétorqua-t-elle piquée au vif.
– Ne change pas de conversation Evans. Tant qu'il n'a rien fait, tant qu'Andraste n'est pas libre, on considère qu'elle ne l'ait pas. Et si tout échoue encore une fois ? Marlène sera dévastée et cette fois-ci elle ne pourra pas s'en remettre.

Lily lui jetât un regard noir et commanda auprès de Mme Rosemerta quatre bierraubeurres. Il avait raison. Elle avait agi stupidement, simplement pour redonner le sourire à son amie.

– Elle se laisse dépérir. Je voulais lui redonner de l'espoir. Se justifia-t-elle. Et si Cernnunnos a dit qu'Andraste serait libérée, on peut lui faire confiance.
– T'as bousé Evans. Reconnais-le.

Lily n'eut pas le temps de faire preuve de mauvaises fois, des cris de terreurs se firent entendre de toute part. Au fond de la salle, des silhouettes vêtuent de noire attaquaient ceux qui avaient le malheur de croiser leur route. Leurs visages étaient cachés par des masques en forme de crâne. Du regard, elle chercha ses amis dans la foule qui se pressaient à l'extérieur. Sirius attrapa sa main et l'entraîna non pas en direction de la porte, mais vers l'étage. Les escaliers débouchaient directement sur un petit salon privé dont on avait fermé les rideaux.

– On ne peut pas se cacher et attendre ! Protesta Lily en essayant de redescendre.

Une voix lui ordonna de se taire et ce ne fut qu'à ce moment qu'elle discerna plusieurs personnes cachaient dans l'obscurité des pièces. Ignorant leurs protestations, Lily ouvrit les rideaux pour faire un point sur la situation. Dehors il y avait d'autres attaquants. Ils étaient une vingtaine de silhouettes, détruisant, attaquant, tuant. Ceux qui avaient le malheur de tomber se faisaient écraser sans pitié par ceux qui fuyaient, certains tentaient de se défendre, mais envoyaient les sorts sur de pauvres innocents.

– Ils sont tous partis. Annonça Sirius après avoir lançé un sort de reconnaissance. Ceux qui s'en sentent capable, allez dehors et ramenez les blesser, les plus jeunes et tous ceux qui ont besoin d'être protéger. Les autres organisaient une défense.

Des voix commencèrent à s'élever pour protester, mais elles se turent rapidement. Sur l'avant-bras de Sirius la rune de la meute venait de s'illuminer. Inconsciemment il commençait déjà à utiliser le pouvoir des tatouages que Cernnunnos avait dessinés sur sa peau cette étrange nuit du premier mai. Tous avaient cru que ce n'était que de l'encre s'en irait au bout de quelques jours, mais les runes se refusaient à quitter la peau des deux sorciers.

– Tu devrais rester ici pour assurer la défense Sirius. Les traits de Sirius se durcir quand il comprit que Lily était sérieuse. Tu seras plein plus utile pour prendre le commandement depuis ici que dehors à ramener les blessés. Insista-t-elle.
– Ceux qui comptent aller dehors, suivez Lily. Ordonna finalement le gryffondor. Les autres avec moi.

Les cris de l'extérieur étaient étouffés par les murs. Lily jetât un regard déçu aux personnes qui détournaient le regard. Seul un couple se leva et la suivit. Elle attendit, espérant que d'autres les suivaient, mais ils n'étaient que trois. Sirius lui fit signe de partir avant qu'elle ne s'énerve. Une fois en bas, elle se rendit compte qu'un sort de protection bloquait les portes et les gardaient enfermés.

– Moi c'est Alice. Se présenta la sorcière au visage lunaire. Et lui c'est Franck, mon fiancé.
– Enchanté. Répondit Lily d'un ton absent.

Le sortilège ne cessait de changer de formes, l'empêchant de le lever et d'ouvrir enfin les portes.

– Laisse-moi faire. Proposa l'homme en poussant Lily. J'ai déjà vu ce sort au cours d'une mission.

Il lui suffit de quelques secondes pour désactiver tous les sortilèges. Si elle avait eu le temps, Lily aurait été impressionnée. Elle se contenta de la bousculer pour s'empresser de sortir. Elle ne voulait pas sauver les gens. Elle voulait retrouver James et Marlène. Les sorts fusaient de toute part. On ne savait plus sur qui comptait, la seule chose qui importait c'était de rester en vie. Lily attrapa dans sa poche le retourneur de temps cassé pour se rassurer. Arrêter le temps à tout moment pourrait se révéler bien plus dangereux que de le laisser s'écouler.

Lily ne pensait plus. Elle se contentait d'agir en mode automatique. Elle protégeait ceux qu'elle rencontrait, leur ordonnant d'aller aux Trois balais quand ils pouvaient marcher. Elle aidait les blessait et les confiait à d'autres, toujours avec la même consigne : allez aux trois balais. Elle n'avait qu'un but, les retrouver. Elle vit deux élèves de troisièmes années recroquevillés dans un coin sombre. Elle les escorta jusqu'au Trois Balais, se contentant de les protéger, pas de sort d'attaques, elle n'avait pas le temps d'engager le combat. Une fois qu'ils étaient à l'abri, elle retourna dans la bataille. Elle passa devant le salon de thé de Madame Pieddodue en flamme. À moins que ce soit Plume magique la librairie juste à côté ?

Un sortilège l'envoya voltiger en direction d'un cul-de-sac entre deux boutiques. Étourdie par le choc, elle ne put retenir sa baguette qui fut happée par un sortilège de désarmement. Une silhouette encapuchonnée approcha, sa baguette était pointée sur Lily. Sorcha retira son masque et le jetât par terre. Triomphante, elle grimaçait un sourire fou.

– Tu pensais pouvoir m'échapper sale sang-de-bourbe ? Se mit-elle à chantonner en prenant une voix de petite fille.

La serpentarde partit dans un grand éclat de rire qui n'avait rien de sain. Lily s'était tordue le poignet en tombant et n'arrivait pas à atteindre le retourneur de temps. Elle chercha à se relever, mais un sortilège la souleva pour la plaquer contre le mur au-dessus du sol.

– Comment ça tu comptes me quitter alors qu'on n'a pas commencé à jouer ?
– Stupefix !

Sorcha tomba par terre dans un bruit sourd, figée dans son expression démente. La silhouette s'approcha de Lily et la retint pour qu'elle ne s'écrase pas sur le sol quand il la libéra de son maléfice. Elle n'avait pas besoin qu'il retire son masque pour savoir qui c'était.

– Je te l'ai promis. Chuchota Severus presque avec honte. Je te protègerai. À tout jamais.

Ils avaient huit ans quand il lui avait fait cette promesse. Lily lui jetât un regard méprisant et le bouscula pour aller récupérer sa baguette. Il n'était plus le petit garçon qu'elle aimait.

– Lily. S'il te plait. Supplia-t-il.
– Je dois retrouver James.

Elle voulait lui faire mal. Elle se pencha pour récupérer la baguette de Sorcha et la glissa dans sa poche. Elle ne savait pas ce qu'elle en ferait, mais au moins Sorcha ne repartira pas avec.

– Je t'ai sauvé la vie ! Je savais qu'elle allait te chercher et vouloir te faire du mal. Alors je l'ai suivi et

Lily se retourna et lui coupa la parole.

– Et tu aurais dû la laisser me tuer. J'aurais préféré être morte que te devoir quelque chose. Cracha-t-elle.
– Je t'aime Lily ! Hurla-t-il.

Elle ne l'écoutait déjà plus, quittant d'un pas vif le cul-de-sac. Severus la bouscula quand il la dépassa, mais il ne chercha pas à l'arrêter. Elle n'était plus sa cible. Il avait l'allure d'un homme qui cherchait vengeance. Elle s'empressa de le suivre. La plupart des combattants étaient partis et les combats cessaient peu à peu. On aidait les blesser, on pleurait les morts. La marque des mangemorts flottait dans le ciel, jugeant de ses orbites vides la tragédie avait lieu. Il ne fit pas attention à Lily qui le suivait, il ne faisait attention plus à rien. Sa cible était agenouillée par terre. James aidait Peter qui était blessé à se relever. Severus pointa sa baguette.

– Avada kedavra.

Le temps se figea. Un seul tour. Elle n'avait qu'une minute. En retirant sa main de sa poche, elle fit tomber le retourneur par terre. Tout en marmonnant d'antiques runes pour faire apparaître un bouclier magique, elle se jetât devant le sortilège. Elle ne pouvait pas échouer. Le cours du temps reprit, l'éclair vert s'écrasa contre son bouclier. Severus chancela en voyant celle qu'il aimait devenir la cible de son sort. Il recula, marchant sur le retourneur de temps, le brisant définitivement. Un de ses comparses l'attrapa par l'épaule et les fit transplaner tout deux. C'était fini.

Ils étaient repartis comme ils étaient venus. Laissant derrière eux un champ de bataille. Des pleurs, des adieux et l'écho de la guerre qui s'annonçait dans le monde magique. Maintenant qu'elle était hors de danger, les douleurs se réveillait en elle. Elle s'approcha en boitant vers James. Elle n'avait qu'une envie, le prendre dans ses bras et l'embrasser, mais avant, elle devait tenir sa promesse, elle devait venger Andraste. Il se leva et la prit dans les bras avec tendresse.

– Tu saignes. Remarqua-t-il.
– Il va s'enfuir. Si on... Protesta-t-elle.

Il la serra un peu plus fort contre elle. Elle vit par-dessus son épaule la figure Peter. Il la dégoûtait. Elle n'arrivait pas à le prendre en pitié. Il savait. Il était l'un des leurs. Tout comme Severus.

– Laisse le partir Lily. S'il te plait. C'est de ma faute.

Elle n'était pas d'accord, elle chercha à se dégager, mais il était plus fort qu'elle. Peter poussa un couinement et se métamorphosa en rat avant de disparaître parmi les décombres.

– Pourquoi est-ce que tu as fait ça James ? Après ce qu'il a fait à Andraste, il

James pleurait. La stupeur la fit taire.

– Est-ce que tu as mal quelque part ?

Elle se sentait stupide de poser cette question. James n'était pas le genre de personne à pleurer parce qu'il avait mal. Il était bien trop fier pour cela.

– Peter... Il n'a pas été capable de nous faire confiance. Il pensait qu'on ne l'aiderait pas. Qu'on l'acceptait en tant que maraudeurs simplement parce qu'il était dans notre dortoir. Sa voix se brisa. Cela faisait sept ans que je le connaissais, sept ans que je le considérais comme étant mon ami, mais je ne lui ai pas montré.
– Constance était ma meilleure amie. Pourtant, je crois que moi non plus j'aurais pu lui confier un tel secret. Avoua-t-elle. Parfois on n'a même pas conscience que l'amitié est bancale. Des deux côtés...
– Tu es blessée. Il faut qu'on te soigne.
– Allons aux Trois Balais, Sirius a organisé la défense de l'endroit pour accueillir les blessés et ceux qui voulaient se protéger. Mais pour Peter ce n'est pas de faute James. C'est
– Je n'étais pas là pour mon ami. Tout ce qui arrive est de ma faute, sans moi
– James arrête. Coupa Lily. Tu as vu les visions. La mère de Peter lui a fait croire que sa sœur devait être sauvée. Elle est la seule à blâmer. Maintenant aide-moi à marcher, ma cheville me fait mal.

Il déposa un léger baiser sur son front avant de la soulever dans ses bras. Elle se blotit tout contre lui et ferma les yeux. Elle ne voulait pas voir la destruction et le malheur. Pas tout de suite. Elle voulait ne pas être submergée par la tristesse de nouveaux.

– Je sais que tu as raison. Mais je me sens toujours coupable.

Il avait attendu qu'ils arrivent au Trois Balais pour le reconnaître. Lily ne pouvait répondre, ce n'était ni le lieu, ni le moment. Les tables avaient été repoussées pour permettre d'allonger les blessés. Avec précaution James slalomait entre les blessés à la recherche d'une place libre où il pourrait déposer Lily.

– James ! Montez donc ! Les appela Sirius du haut des escaliers.

Elle n'aimait pas le visage pâle de son ami. On aurait dit qu'il venait de rencontrer l'Ankhou en personne. James poussa un grognement de douleur quand elle enfonça profondément ses doigts dans ses épaules sous le coup de la crainte. À l'étage il n'y avait pas grand monde. Le salon privé avait été transformé en salle de soins pour les blessés les plus graves. Sirius les emmena dans un petit couloir qui donnait sur plusieurs chambres. Marlène avait été installée dans une petite chambre coquette. Allongée sur le lit, son visage s'illumina quand elle vit ses amis rentrer.

– Lily ! Assied toi donc à côté de moi. Demanda-t-elle d'une voix faible.

James déposa avec précaution la jeune femme sur le rebord du lit. Marlène grimaça de douleurs. Elle avait l'air fiévreuse, mais quand elle dégagea des mèches collées sur son front, elle se rendit compte que sa peau était glacée.

– On ne peut plus rien faire. Murmure Sirius.

Pudiquement, on l'avait recouverte d'un draps.

– Je peux ? Demanda Lily.

D'un hochement de tête Marlène l'autorisa à le soulever. Un haut de cœur la prit quand elle vit la plaie béante qui ouvrait son ventre. La magie ne pouvait pas soigner certaines blessures.

– C'est pas très jolie à voir. S'amusa Marlène.
– C'est artistique. Dit Lily d'une voix tremblante.

Elle s'interdisait de pleurer. Elle ne voulait pas que la dernière chose que voit son amie s'était son visage en pleur.

– Les garçons ? Est-ce que vous pouvez nous laisser ? Je dois parler à Lily.
– A bientôt Marly. Murmura James la gorgée serrée.
– On te rejoindra bientôt. Promis Sirius.

Les adieux cela n'avait jamais vraiment été le fort de personne. Sirius referma la porte derrière lui.

– Est-ce que tu veux bien ouvrir la fenêtre ? J'aimerai sentir le vent, même si je meurs de froid. Elle eut un petit rire jaune. Je suis ridicule.

Lily se leva et se dirigea vers la fenêtre en boitillant. Elle ouvrit en grand la fenêtre pour laisser le vent printanier entrer dans la pièce. Dehors, on nettoyait les débris, on aidait les blesser, on cachait les morts. On voulait faire comme si rien ne s'était passé.

– Est-ce que tu seras encore amie avec Andraste ?

Elle se retourna surprise par cette question incongrue. L'inquiétude rongeait Marlène. Elle n'avait pas peur de mourir, elle avait peur qu'Andraste soit seule.

– Même si Andraste avait l'idée de rejeter mon amitié, je lui imposerai.
– Elle n'avait que moi avant. James et Sirius ne comptent pas. Ils sont sa famille. Je suis contente qu'elle t'ait toi. Elle a aussi Mélusine, mais elle ne la considère pas comme une amie. Pas encore. Pas comme toi.

Ne sachant pas quoi répondre, elle se contenta de hocher de la tête.

– Lily ? Est-ce que tu veux bien faire cesser la douleur ?

Elle ne saisit pas de suite la demande de Marlène. Ses yeux s'écarquillèrent d'horreur et elle se mit à secouer frénétiquement la tête quand elle comprit la demande.

– Non. Ne me demande pas ça. Tout ce que tu veux, mais pas ça.
– Lily... Je t'en supplie.

Elle continuait à secouer la tête, elle n'arrivait plus à retenir ses larmes qui s'écoulaient maintenant abondamment sur son visage. Malgré elle, elle avançait lentement en direction du lit. Elle tomba à genoux sur le sol dur devant son pied.

– Ce que tu vois, ce n'est que la partie externe du sort. Il me dévore à l'intérieur. Je le sens. S'il te plait, fait cesser la douleur.

La main glacée de Marlène essuya ses larmes. Elle l'attrapa, l'embrassa doucement et du bout des doigts elle traça les runes de sommeil sur la main de Marlène en marmonnant entre deux sanglots la formule.

– Je n'ai aucun regret, grâce à vous tous. Marmotta Marlène avant de plonger dans le sommeil magique.

Endormie, elle ne souffrait plus. Lily resta agenouillée prêt de Marlène jusqu'à la fin, lui tenant la main. James vint s'asseoir à côté d'elle, elle ne l'avait pas entendu rentrer. Avec douceur, mais fermeté, il l'obligea à lâcher la main de Marlène. Quand elle voulut se relever, Lily se rendit compte que ses jambes engourdies ne la portaient plus. Il la souleva dans ses bras et l'obligea à quitter la chambre. Sirius lui caressa les cheveux au passage, une tendresse qu'il se permettait qu'avec Andraste d'habitude. Elle entendit James murmurer au creux de son oreille la formule qu'elle avait prononcée plus tôt. À son tour, elle tomba dans un sommeil magique.


Ce chapitre fut le plus dur de tous à écrire moralement. Je n'arrêtais pas de repousser l'écriture, parce que... Marlène est l'un de mes personnages préférés. Je la trouve juste tellement adorable avec Andraste. Et donc je ne suis que tristesse. J'ai même pleuré quand elle est morte. Tu seras toujours dans mon cœur Marlène.

Dites moi de ce que vous avez pensé de ce chapitre ou bien si vous voulez laisser un petit mot à l'attention de Marlène !