Aloha ! Tout d'abord un grand merci pour vos reviews, de suivre l'histoire (de me suivre même !) ou encore de la mettre en favoris. Je suis toujours hyper happy et surprise je dois l'avouer quand je vois une nouvelle notif à ce sujet ! D'ailleurs, vous pouvez aussi suivre ma page facebook ficdemoisellegaea. Elle est pas hyper vivante, mais je vais m'efforcer de poster régulièrement dessus. Mettre des anecdotes, etc. Par exemple cette semaine vous pouvez découvrir l'histoire complète d'Andraste ! Quoi que je compte réécrire la fiche pour l'améliorer c'était un premier test !
Réponse aux reviews invités
Guest - Oui c'est très triste, mais la mort de Marlène était... inévitable. Je sais pas trop comment expliquer, mais je savais qu'elle devait mourir. Maintenant ils vont se reconstruire, lentement. Merci pour ta review !
Au revoir
– Est-ce que vous allez rentrer aujourd'hui ? Demanda d'une voix douce le portrait d'Helga Poufsouffle.
Cela faisait une semaine que tous les soirs Lily se présentait devant le portrait et restait devant jusqu'à ce qu'elle se résigne à l'idée que cela ne serait pas ce soir là qu'elle ouvrirait de nouveau la porte. Mélusine et Léandre étaient retournés dans la famille de ce dernier. Comme de nombreux autres élèves. Lily ferma les yeux et prit une profonde inspiration. Comme si le trop plein d'oxygène pourrait lui donner la force dont elle avait besoin.
– S'il vous plait. Je désirerais rentrer. Dit-elle à voix basse.
Le portrait acquiesça, un sourire triste sur les lèvres et se dégagea pour laisser apparaître la porte. Lily resta sur le pas de la porte, hésitant encore une fois à rentrer. Elle pensait que le premier serait le plus difficile, mais il se révéla que chaque pas était plus dur que le précédent. Chacun remonter en elle un nouveau souvenir de sa vie ici. Elle se laissa tomber sur le lit que Marlène partageait avec Andraste. Elle n'avait plus la force d'avancer.
– Tu sais. Ils ont fait une grande cérémonie pour me remettre une médaille. Pour ma soi-disant bravoure durant la bataille. Sirius en a eu une aussi. Tous ces élèves qui me détestaient étaient en train de m'acclamer. Rusard est même allé de sa petite larme. Moi je n'en voulais pas, je ne la mérite pas, je ne t'ai pas sauvé. J'étais partie pour te retrouver, te protéger et j'ai échoué, je me suis détournée de ma quête. J'espère que tu me le pardonneras.
Elle sentit une odeur de jasmin, mêlait à celui des vieux livres et une pointe de poivre. Les yeux brillants d'espoir, Lily se releva. C'était le parfum de Marlène.
– Marlène ? Appela-t-elle doucement la gorge serrée. Non, bien entendu que tu n'es pas là. Tu es
Elle allait prononcer le mot morte, mais l'apparition de lumières dorées lui coupa la parole. On aurait des petites lucioles, mais c'était tout autre chose. C'était des minuscules motifs lumineux. Elles enveloppèrent Lily qui ne put s'empêcher de rire sous leurs chatouilles. Elle les suivit à travers la chambre, prenant les objets qu'elles désignaient en les enveloppant : le cadre photo où elles étaient assises en haut de la tour d'astronomie toutes les trois, Mr Pilliwick la peluche qu'Andraste avait offerte à Marlène, son journal intime pas si intime que ça, des lettres qu'elle avait écrites pour Andraste et qu'elle n'avait jamais eu le courage de lui envoyer. Elle les déposa dans une petite valise qui avait été abandonnée.
– Je donnerai ça à Andraste.
Les lumières l'entourèrent de nouveau, elle sentit le parfum de Marlène l'étreignait et perçu comme un léger baiser sur sa joue et les lumières disparurent comme elles étaient venues.
– Je ne douterai plus de ta présence. Promis Lily en souriant.
Elle serra contre elle le carton. Elle n'avait cessé de pleurer ces derniers jours, elle n'avait même pas eu le courage de récupérer ses affaires, c'était les elfes de maisons qui lui avait ramené dans le dortoir de James et Sirius. Elle était là depuis le début, elle l'attendait pour lui rappeler qu'elle serait toujours là à ses côtés. Elle jetât un dernier regard circulaire au refuge, elle y avait passé les meilleurs moments de sa scolarité à Poudlard. Il était temps pour elle de laisser la place à quelqu'un d'autre qui aurait besoin d'un refuge quand les temps seraient obscure.
– Je ne crois pas l'entendre pleurer. Dit Sirius inquiet.
– J'y vais. Quand elle pleure au moins je sais qu'elle ne fait pas de conneries.
Lily fut surprise de voir James et Sirius l'attendre à l'entrée du refuge. Elle se sentit honteuse quand elle vit leur mine soulagée. Ils avaient été là à chaque instant cette semaine. Se relayant pour s'assurer qu'elle mange, quitte son lit et ne se laisse pas lentement dépérir.
– Tu vas bien ? Demanda James inquiet.
– J'ai vu Marlène !
Les deux sorciers échangèrent un regard perplexe. Pour eux, elle venait définitivement de perdre la raison.
– Plutôt une manifestation de Marlène. Elle était là. Elle est là. Corrigea-t-elle. Je l'ai sentie. C'était. Sa présence m'a enveloppée et quand elle est repartie, elle avait emporté la tristesse avec elle. Il n'y avait plus que... les souvenirs.
– Cela veut dire que tu vas manger de nouveau ? Parce que si tu as faim j'ai plein de barres de céréales sur moi, des plumes en sucres et puis des chaudrons fondant.
– Corn, cesse de t'inquiéter, elle nous sourit enfin. Déclara Sirius en donnant une grande tape dans le dos de son ami. Bon retour parmi les vivants Lily.
– Je suis désolée de vous avoir causé tant de soucis.
– T'excuses pas, maintenant tout Poudlard pense que nous formons un ménage à trois. Jamais je n'aurais pu finir ma scolarité à Poudlard sur une telle rumeur sans ton aide.
Lily roula des yeux, mais un sourire trahissait son amusement. Sirius avait été son protecteur, allant jusqu'à lui donner la becqueter les jours où elle refusait de manger.
– Allez donne-moi une de tes barres de céréales James.
Elle croqua avidement dans la première qui lui tendit et se rendit compte qu'elle était affamée. Rien de mieux que la tristesse pour faire un régime. Elle devrait le dire à Sorcière Hebdo. Abandonnez tout vos faux régimes, devenez triste, déprimé et perdez toute joie, résultats garantis !
– Bon les enfants, venez, nous allons être en retard. Notre carrosse ne va pas nous attendre. Les pressa Sirius.
Des diligences avaient été mises à dispositions des élèves pour se rendre aux enterrements de leurs camarades qui avaient perdu la vie ce jour-là. Lily connaissait la plupart des victimes, mais c'était le premier enterrement auquel elle se rendait. Les élèves les dévisageaient avec curiosité, voir même les pointait du doigt. Elle n'aimait cette nouvelle célébrité. Ces même idiots l'avaient insultée et maintenant, ils l'admiraient parce qu'on leur disait qu'elle était une héroïne.
– Si je mange une seconde barre, est-ce que je pourrais te demander en mariage ?
– Non, mais tu auras moins faim. Tiens.
James lui tendit une seconde barre de céréale qu'elle avala tout aussi vite que la première.
– Et ça sera toujours moi qui te demanderai en mariage, même si tu en manges une troisième.
– J'en veux bien une troisième quand même.
Il lui tendit une troisième barre qu'elle mangea plus lentement cette fois-ci. Le professeur McGonnagal les attendait devant le carrosse qui devait les emmener à l'enterrement.
– Avant que vous partiez, je dois vous parlez tous les trois. Annonça-t-elle d'une voix grave.
Elle les emmena loin des oreilles indiscrètes, mais Lily remarqua non loin un brownie sur une souche d'arbre. Il faisait partie des êtres du petit peuple qui avait juré allégeance à Cernunnos. La fée buvait le lait qu'on avait laissé à son attention, mais il s'était installé de telle manière de pouvoir les observer.
– Je connais vos intentions de rejoindre l'Ordre du Phénix. Je ne m'y opposerai pas, mais vous devrez passer vos examens et vous miss Evans présenter votre projet avant de partir en mission.
– Mais ce n'est qu'à la rentrée ! Protesta Sirius.
– Je sais très bien qu'ils ont été annulés Monsieur Black et il est hors de question que vous mettiez votre vie en suspend pour combattre. Maintenant il est temps pour vous de partir. Annonça-t-elle coupant court à toute protestation.
James et Sirius étaient grognons à l'idée qu'on leur impose de passer les examens. Quand ils avaient entendu que les ASPIC et BUSES était reportés à la prochaine rentrée, l'un et l'autre avait déclaré que les ASPIC étaient inutile et qu'ils devaient combattre. Lily croqua dans sa barre de céréales, elle se doutait qu'on leur aurait imposé de passer leurs examens. McGonnagal la retint alors qu'elle s'apprêtait à suivre ses amis.
– Miss Evans, restez je vous prie, je dois vous parler. Seule à seule. Ajouta-t-elle à l'intention des deux sorciers qui restaient eux aussi. Je tenais à m'excuser pour mon attitude déplorable alors que vous étiez touché par la malédiction.
– Ce n'est rien Professeur. Dit-elle en se retenant d'ajouter que les excuses auraient été bienvenue plus tôt.
– J'aurais dû vous soutenir et vous protégez, j'ai échoué dans mon rôle.
– Tout est finit maintenant. Si vous voulez bien m'excuser le carrosse va partir.
Avant que le professeur McGonnagal puisse ajouter quelque chose d'autre, Lily tourna les talons et s'empressa de rejoindre ses amis. Elle ne l'avait pas pardonné. Elle ne voulait pardonner à aucun d'entre eux. Ils ne le méritaient pas. James lui tendit une main pour l'aider à monter.
– Est-ce que tu connais le sens du mot horaire ? Demanda froidement Dorcas. Nous allons être en retard par ta faute ! Tous les autres sont déjà partis.
– Qu'est-ce que tu fais là ? Marlène n'était même pas ton amie.
– Mais elle était ma cousine.
Dorcas n'avait pas vraiment l'air triste, elle adressa une moue de dégoût à Lily avant de détourner le regard pour observer le paysage qui devenait un objet d'attention fort fascinant. Du regard elle interrogea James et Sirius, mais ni l'un ni l'autre ne savait que Dorcas et Marlène étaient cousines. Marlène ne disait jamais grand-chose de sa famille. Issue d'un mariage mixte, elle était considérée dès sa naissance comme le mouton noir de la famille.
– Tu es sûre que tu vas mieux ? Interrogea James en brisant le silence.
– Elle a emporté ma tristesse. Je lui en veux. J'en avais besoin. Maintenant je n'arrive plus à l'être...
Elle se blottit contre lui, ce qui provoqua un claquement de langue agacé de la part de Dorcas. Sirius ne put s'empêcher de la parodier ce qui lui valut une bordée d'injure qui le fit exploser de rire. Dorcas les détestait, depuis que Lily avait rejeté son amitié, elle les considérait comme ses ennemis numéros un. Par chance, le trajet ne dura pas longtemps. À peine étaient-ils arrêtés, que Dorcas bondit hors du carrosse.
– Je ne sais pas qu'il y avait des furies à Poudlard. Commenta Cernunnos.
Il les avait attendus. Lily eut dû mal à la reconnaître sans ses cerfs de bois et surtout habillé dans une tenue décente. Il portait un costume sorcier de la dernière mode, ceux qui s'inspirait de la mode victorienne moldu et une paire de lunettes rondes aux verres fumés.
– Je suis beau n'est-ce pas ? Demanda-t-il.
– Désolé mec, je reste le plus beau, ensuite il y a James, mais je t'accorde généreusement la troisième place.
Cernunnos baissa ses lunettes juste pour montrer à Sirius à quel point il aurait pu se passer de son commentaire. Un autre que Sirius aurait fini transformé en arbre, mais il adorait Sirius et James. Le dieu ne cessait de répéter avec nostalgie qu'ils lui rappelaient ses anciens compagnons.
– Bon. Comme prévu ils ont emmenée la petiote. Lily tu viens avec moi la délivrer. Sirius et James vous surveiller le fiancé et les parents. Je vais vous mettre un charme qui va bloquer vos émotions par rapport à Marlène. Quand il se brisera, ils vous submergeront, pas d'inquiétude. Il frappa dans ses mains. Allez les enfants, à la file indienne devant moi.
Sirius fut le premier à recevoir le charme. Il se tenait plus droit ensuite, il avait ce sourire moqueur au coin des lèvres et se mit à siffloter. L'attitude de James changea aussi, il passa sa main dans les cheveux et semblait soulager d'un poids. Lily s'en voulut de leur avoir reproché de ne ressentir aucune tristesse à la mort de Marlène. Ils l'étaient, eux aussi avaient perdu une amie, mais ils n'avaient pas le droit de le montrer, parce qu'ils avaient dû s'occuper de Lily.
– Quelqu'un t'a déjà enlevé ta tristesse. Remarqua surprise Cernunnos.
– C'était Marlène, elle était là, sous
Cernunnos l'attrapa brusquement par les deux épaules, les yeux brillants d'espoir.
– Marlène dis-tu ? Vraiment elle ? Tu n'étais pas sous l'emprise de la drogue ou autre substance qui t'aurait fait croire que c'était elle.
Lily se dégagea avec brusquerie.
– C'était bien elle ! Ce n'était que des lumières dorées, mais je sais que c'était elle.
– L'ancien monde se réveille enfin... Tout n'est pas perdu.
– Comment ça l'ancien monde ? Quel rapport avec Marlène ?
Il ne répondit pas, se contentant d'ordonner à James et Sirius d'aller rejoindre la cérémonie. Lily insista.
– Je dois savoir.
– Autrefois, il y a longtemps, quand une personne mourrait, il y avait une présence. Elle était là pour s'assurer que ses proches allaient bien avant de rejoindre l'Univers.
– Mais ça Andraste sait déjà le faire !
– Ton amie ne fait que convoquer les souvenirs, lire l'histoire d'un objet ou d'une personne. Ou bien invoquer la magie sous une autre forme pour ses créations. Là Marlène a pu agir d'elle-même. Tes pouvoirs lui ont permis d'être cette présence pour veiller sur toi.
Lily était confuse, elle n'arrivait pas à comprendre comme ses pouvoirs pouvait permettre à Marlène d'être toujours là, avec eux, sous une forme de présence. Elle n'était pas un fantôme. Elle était autre chose, une sorte d'esprit qui était là pour l'apaiser. Et puis elle vit Andraste assise sur son banc. Elle avait maigri, sous une épaisse couche de maquillage, on voulait cacher les hématomes sur son visage. Elle n'était plus qu'une ombre qui était en train de dépérir. Le regard dans le vague, elle chantait une vieille berceuse. La même qu'elle chantait le soir quand Marlène n'arrivait pas à s'endormir. Elle ne sortit de sa torpeur que lorsque Lily prit place à côté d'elle.
– Est-ce que tu y étais ? À la fin. Interrogea-t-elle en guise de salut.
– Jusqu'à la fin. Sa seule inquiétude était que je ne sois plus ton amie. Elle avait peur que tu te retrouves seule.
– J'ai James et Sirius.
– Ils sont de ta famille. Cela ne compte pas selon elle.
– Je déteste quand elle a raison... Marmonna Andraste.
Cernunnos fit un pas en avant pour faire cesser ce qu'il nommait avec mépris des discussions mondaines. Andraste ne prit même pas la peine de lui jeter un regard, même quand il s'inclina devant elle.
– Étant donné que vous n'êtes pas curieuse de ma présence, je me permets de me présenter miss. Cernunnos, votre sauveur.
– Vous êtes un pervers nudiste surtout et je n'ai pas besoin d'être sauvée. Répondit avec froideur Andraste. Marlène était la seule chose qui importait dans ma vie. Si je suis libérée ils feront du mal à Sirius, James et Lily.
– Sauf si tu épouses Sirius. Suggéra Cernnunos.
Lily pinça les lèvres, furieuse. Elle aurait préféré qu'il s'emporte pour avoir été traité de pervers nudiste. Les traits d'Andraste changèrent. Elle connaissait de nouveau l'espoir. Elle avait parfaitement conscience que ce n'était que hors de la demeure qu'elle avait une chance de s'échapper et qu'ils n'étaient pas venu sans un plan.
– Il n'acceptera jamais. Pourquoi est-ce qu'il voudrait m'épouser ? Interrogea-t-elle incertaine.
– Ne t'inquiète pas pour ça, c'est son idée. Je pourrais même procéder moi-même à la cérémonie !
– Andraste on peut trouver une autre solution ! Je te le promets. Ne l'épouse pas par dépit.
– Il n'y en a pas tu le sais bien. Les anciennes lois permettent aux familles de sangs-purs d'imposer le mariage à leur enfant. Tant que je ne serais pas mariée, légalement je serais toujours sous la tutelle de mes parents. Si j'épouse Sirius, je serais enfin libre et ils n'auront aucun intérêt à faire du mal à l'un d'entre vous, car ils n'auront plus de pouvoir sur moi... Ignorant Lily, elle se tourna vers Cernunnos. Vous m'assurez que c'est une idée de Sirius ?
– Je te l'assure.
– Andraste !
– LILY. Écoute-moi, c'est ma vie. C'est le seul moyen pour moi d'être libre. Sirius a toujours fait un bon petit ami et fera un mari parfait. S'il agit ainsi c'est pour moi, mais aussi pour lui. Ainsi on le laissera en paix socialement. Alors. Juste. Tait-toi.
– Marlène voulait t'emmener danser quand tu serais libre. Et toi tu envisages de te marier le jour de son enterrement.
Marlène avait emmené la tristesse, mais il persistait chez Lily un profond sentiment d'injustice dans ce qui était arrivé à son amie. Elle voulait qu'Andraste soit heureuse et... elle était même pas fichue de respecter la dernière volonté de son aimée ! La claque retentit dans le silence du parc. Andraste s'était levée et la dominer de toute sa hauteur. Colère et tristesse se mêlaient dans ses larmes.
– Comment. Oses. Tu ?! Marlène aurait voulu que je sois libre.
– Marlène aurait voulu que tu sois heureuse et cesse de faire semblant ! Quand te décideras-tu à faire face à ta famille ?
– Tu ne comprends pas Evans ! Comment est-ce que tu pourrais comprendre toi et ta petite vie parfaite ?
– Mesdemoiselles, mesdemoiselles, calmez-vous je vous prie. Dit Cernunnos en s'interposant entre les deux filles. La cérémonie a commencé, il est temps de libérer Andraste.
Au loin un chant beau, mais très triste s'éleva. Lily sortit le petit poignard de sa manche et s'agenouilla devant la cheville d'Andraste.
– Qu'est-ce que tu comptes faire ? Me poignarder ? Demanda-t-elle méfiante.
– Idiote. Je sais bien que si tu es ici et non assistant à la cérémonie c'est que ton fiancé c'est amusé à t'enchaîner de nouveau.
– Et pourquoi lui ne pourrais pas le faire ? Insista Andraste en désignant du menton Cernunnos. Je ne veux pas t'être redevable.
– J'aurais fait moi-même avec grand plaisir, mais c'est une magie que je ne maîtrise pas.
Lily glissa la pointe du poignard sous la fine chaîne lunaire qui reliait Andraste aux racines d'un arbre non loin. D'un coup sec, elle trancha la chaîne qui pour se vengeait s'entortilla douloureusement autour de son avant-bras avant de disparaître avec plusieurs lambeaux de chaire. Andraste étouffa le cri de douleur de Lily en lui faisant plonger la tête dans sa robe.
– Je peux sembler cruelle. Mais je ne veux pas vous perdre. Aucun de vous trois. Avoua-t-elle. Le mariage et l'amour ont toujours été dissocié dans mon monde. La première chose que Marlène m'a appris, c'est de cesser de vivre pour les autres, mais pour moi. C'est ce que je fais aujourd'hui.
Elle caressa tendrement les cheveux auburns de Lily et l'aida à se relever.
– Il est temps pour nous de partir ! Annonça le dieu.
– Mais Lily est blessée ! Protesta Andraste. Il faut la soigner.
– Ne t'inquiète pas pour moi. Prend vite la fuite avec Cernunnos et n'accepte aucune alliance avec cet imbécile.
– Comment oses-tu parler ainsi de ton maître et seigneur ?
– Tu vois...
Cernunnos claqua de la langue agacée et passa sa main devant le visage d'Andraste qui se transforma. Elle devint sa propre version masculine. Il déposa une lourde cape sombre sur les épaules d'Andraste et rabattit la capuche sur son visage.
– Un jour je ne pardonnerai plus ton insolence Lily.
– C'est ce que tu dis à chaque fois que l'on se voit. Soupira la jeune femme avant de retourner vers la cérémonie.
– Aie au moins l'obligeance d'avoir l'air embêté ! Petite peste.
Derrière elle, Lily entendit le rire d'Andraste, cela lui fit du bien. La douleur à son avant-bras était atroce, mais ce n'était rien comparé à la marque sur sa joue qui lui cuisait. Elle l'avait bien méritée celle-la... Elle persistait à penser qu'Andraste faisait le mauvais choix. Elle sortit un mouchoir de sa poche et l'enroula maladroitement autour de la blessure.
– Je pense que je pourrais t'aider.
– Remus ! Je ne savais pas que tu étais de retour !
Elle ne put s'empêcher de serrer contre elle son ami même si la situation ne s'y prêtait pas et elle couvrit ses vêtements de sang.
– Je reviens tout juste des États-Unis. Je devais partir au Mexique, mais j'ai appris la nouvelle...
Il fait apparaître des bandes qui s'enroulèrent fermement autour de l'avant-bras de la jeune femme.
– Pourquoi est-ce que tu es autant en retrait ? Est-ce que tu as vu James et Sirius ?
– Je suis toujours publiquement un loup-garou, je ne suis pas particulièrement bienvenue dans ce genre de cérémonie. Par contre toi.
– C'est une longue histoire. Soupira Lily.
Elle jetât un coup d'œil à la cérémonie qui se déroulait sans eux. Les gens étaient tristes, pleuraient, rares parmi eux étaient ceux qui la connaissaient vraiment. Elle n'était qu'une camarade, une connaissance lointaine. Elle était avant tout une victime qu'il fallait pleurer parce qu'on avait peur. Marlène aurait détesté. Elle a toujours détesté les enterrements, elle déclarait que c'était bien trop déprimant. Elle affirmait d'ailleurs être ravie de ne pas avoir assisté à son propre enterrement, car elle s'y ennuierait.
– J'ai vu une taverne non loin. Allons honorer correctement sa mémoire. Proposa-t-elle.
L'endroit était vide, ils commencèrent d'abord par une simple bierraubeurre qu'ils burent en l'honneur de Marlène et rapidement, ils passèrent au whisky pur feu. Lily lui raconta tout. La destruction du double, la première tentative de libération qui échoua, puis la seconde qui venait d'avoir lieu. Elle lui parla de l'attaque de Pré-au-Lard et de la trahison de Peter. Remus était un auditeur attentif, il ne faisait que peu de commentaires. Quand elle eut fini de parler, elle commanda un nouveau verre.
– Mon voyage fut moins passionnant. J'espérais trouver une solution, en Allemagne on parle d'une potion qui empêche la métamorphose. On est simplement comme enfermé dans son corps. Ce n'est qu'à l'état de projet. Je suis allé aussi en France, en Grèce, en Norvège et en Islande. Quelques jours à chaque fois. Et puis je suis allé aux États-Unis. Là-bas les loup-garous ont créé leur propre communauté. Ils étaient prêts à m'accueillir parmi eux, j'avais l'intention d'aller au Mexique, puis de revenir parmi eux. Mais...
– Mais tu as eu la nouvelle de la mort de Marlène. Compléta Lily.
– C'est ça. Soupira Remus.
– Et tu as l'intention d'y retourner. Devina-t-elle.
Remus leva un regard penaud vers la jeune femme. Il donnait l'impression d'avoir été pris la main dans le pot de cookies.
– Là-bas j'avais vraiment ma place et on m'y attend.
– Comment s'appelle-t-elle ?
– Queenie. C'est une louve-garou et la jeune femme la plus belle et la plus intelligente que j'ai pu rencontrer. Dit-il en souriant. Mais je ne peux pas partir quelques mois pour que vous arriviez à ça... Queenie comprendra.
Lily voulut protester, lui dire que c'était stupide et qu'il ne devait pas mettre en suspend sa vie comme ça. Mais le regard de Remus la fit taire. Il avait le même regard décidé qu'Andraste plus tôt. Il savait que ce choix n'étais pas le meilleur, mais c'était celui qu'il faisait et elle n'avait pas à intervenir. Elle paya leurs commandes, insistant pour tout payer malgré les protestations de Remus. La cérémonie était finie.
– Lily ! Tu m'avais promis que tu serais au lieu de rendez-vous. S'énerva James.
– Remus ! S'exclama Sirius qui s'empressa de sauter au cou de son ami. Je t'avais bien dit qu'elle avait une bonne raison de ne pas être là !
James jaugea Lily qui prit un air innocent. Le plan avait été clair, elle devait les attendre et le carrosse devait repartir avec eux dès la fin de la cérémonie. Remus ou pas, elle n'avait pas suivi les consignes.
– Tu pourras venir nous retrouver à la cabane hurlante ? Demanda James en serrant à son tour Remus.
– J'y serais ce soir. Par contre, je vous conseille à tous les trois de partir très vite, car j'ai l'impression qu'Hector vous cherche. Dit Remus en pointant du doigt le fiancé d'Andraste.
Furieux, Hector n'hésitait pas à attraper des personnes pour regarder leur visage. Lily embrassa furtivement la joue de Remus avant de s'enfuir derrière James et Sirius. Sirius poussa un juron, tendit que James aidait Lily à monter dans la calèche.
– Cette peste de Dorcas est en train de parler avec Hector et je vous laisse deviner qui est-ce qui elle est en train de désigner.
– Et bien je vois donc que nous n'avons pas le choix que de partir sans elle. Commenta James en claquant la porte.
Les sombrales prirent ça comme le signal du départ et s'envolèrent en direction de Poudlard, laissant derrière eux une Dorcas les maudissant.
Si vous avez aimé ce chapitre ou non dites le moi o/ Est-ce que vous aimeriez en savoir plus sur les loups-garous aux Etats-unis ? Leur communauté et tout ? Ou bien découvrir d'autres aspects du voyage de Remus ? Lily n'était pas là pour l'enterrement de Marlène, mais je vous rassure dans le prochain chapitre, Marlène aura le droit à de vrais au revoirs. Comme elle aurait aimé les avoir.
