Yo o/ Un grand merci de suivre l'histoire, de la mettre en favoris et surtout de la commenter ! J'adoooooooooore vous lire ! Et voici donc le nouveau chapitre et à la fin il y aura une petite note ! :)


La fin d'un chapitre

Quelle tenue porter pour votre dernière journée à Poudlard ? Adapter votre maquillage selon votre maison ! Les lieux où il faut se rendre cet été. Lily soupira et arracha une nouvelle page du Sorcière Hebdo pour en faire un origami qui s'envola en direction de la fenêtre avant d'être happée par la tempête qui rugissait dehors. Elle se roula sur le dos et poussa un énième soupire.

– Position parfaite. Commenta Andraste en posant son vernis sur le ventre de Lily. Interdiction de bouger ou je te défenestre.
– On meurt de défenestration. Là je vais juste me blesser et encore.
– On se contente de passer par une fenêtre, mais si tu veux mourir je veux bien te proposer mes services : la corde, le poison ou encore un baiser de ton très cher Servilius, bien plus puissant que celui d'un détraqueurs.

Andraste avait toujours fait attention de ne pas blesser les gens qui comptaient pour elle, mais c'était finit. À moins que ce soit plutôt que plus personne n'avait d'importance pour elle. Elle n'arrivait pas à se décider sur ce point. Elle avait cessé de sourire, de rire et prenait plaisir à haïr les mots joie et bonheur, ainsi que tous leur synonymes. Même Cernunnos restait sur ses gardes en sa présence. Il avait essayé de lui faire jurer allégeance et avait fini par demander à James d'intervenir pour calmer sa cousine parce qu'il ne pouvait plus rentrer dans son propre manoir.

– Quand tu m'as demandée de monter à l'étage avec toi, je ne pensais pas que c'était pour te servir de support de vernis. D'ailleurs depuis quand est-ce que tu te vernis les ongles ?
– Demande-moi le nom de la couleur.

Lily lui jetât un regard dubitatif.

– Allez. Insista Andraste.
– Okay... Très chère Andraste, quelle couleur es-tu en train de mettre sur tes ongles ?
– C'est du sang humain.
– Vraiment ?
– Non. Mais j'aime voir la tête inquiète des personnes qui me poseront la question. Expliqua Andraste avec un air sardonique.

Elle souffla sur ses ongles pour les faire sécher plus vite. Lily se redressa, prenant garde de ne pas renverser le flacon rouge rubis de vernis sur ce qui restait de draps. Le souci de la Cabane Hurlante était que personne ne venait faire le ménage. Elle reprit le magazine et se mit à le feuilleter songeuse.

– Je ne comprends pas pourquoi tu as acheté cette... chose.
– Je l'ai emprunté. À Constance. Ou Dorcas. Je ne sais pas trop à laquelle il appartenait.

Andraste ne répondit pas et Lily dû lever la tête pour voir son air choqué. Depuis qu'elle avait retrouvé son amie elle avait eu le droit au dédain, à la supériorité, à l'amusement, au mépris, mais cette expression était toute nouvelle.

– Quoi ?
– Depuis quand est-ce que tu empruntes des trucs à ces... filles. Dit-elle en frissonnant sur le dernier mot.
– Oh. Non. Le mot emprunter n'est pas exacte. Elles voulaient que je vienne avec elles au banquet de fin d'année. Elles ont malencontreusement été enfermées dans un placard. Je n'aime pas laisser traîner les ordures par terre. Par rapport aux elfes de maisons tu vois. Donc je l'ai pris.
– Tu as avertis quelqu'un qu'elles étaient enfermées ?
– Peeves. Il avait leurs baguettes, donc j'ai supposé qu'il les cherchait pour leur rendre.
– Baguettes qu'elles ont par erreur laisser tomber quand elles t'ont proposé de venir au banquet avec toi.
– Oui. C'est tout à fait ça.

Des grands éclats de rire se firent entendre du rez-de-chaussée. Andraste se leva et sur la pointe des pieds se dirigea en direction des escaliers, Lily sur ses talons. Elle s'arrêta au niveau de la rambarde et se pencha dangereusement. Le bois craqua sous son poids, mais elle ne tomba pas. Elle fit signe à Lily de faire de même. En bas les maraudeurs réunis étaient en train de gesticuler, selon leur avis sans aucun doute danser et de lancer des sorts à tout va.

– Il est possible que la vodka serpentine ait été drogué.
– Heureusement que je n'en bois pas.
– C'est pour ça que je l'ai droguée.

Lily se redressa lentement. Elle n'était pas bien sûre de ce qu'elle venait entendre. Andraste ne lui laissa pas le temps de poser la moindre question. Elle l'attrapa fermement par le poignet et l'entraîna dans la chambre. La porte claqua brutalement derrière elles.

– Qu'est-ce qui t'a pris ? Pourquoi est-ce que
– Je ne veux pas qu'ils nous interrompent. La coupa Andraste. Ne t'inquiète pas, les effets vont se dissiper rapidement.
– NE PAS M'INQUIETER ?
– Je ne suis pas sourde, mais je vais le devenir si tu hurles ainsi.

James l'avait prévenue. Après l'enterrement Andraste avait effectivement changé, mais comme ils le pensaient. Il lui avait dit qu'elle serait plus difficile à supporter, plus sombre, mais jamais Lily se serait imaginée que son amie se mettrait à agir comme une petite idiote égoïste. La sorcière laissa tomber un lourd grimoire dans les mains de Lily. Elle manqua de flancher sous le poids.

– Elle ne s'est toujours pas manifestée ?

Elle retint un soupir. Cela faisait plus d'un mois qu'elle avait vu un ersatz de Marlène et elle n'avait pas jugé nécessaire de réapparaître de nouveau. Elle n'avait pas besoin de répondre pour qu'Andraste connaisse la réponse.

– Ouvre le livre au marque-page. Ordonna Andraste.

Lily supportait de moins en moins sa compagne, mais elle s'exécuta au nom de leur amitié. La page marquée était une invocation d'esprit de l'au-delà de magie ancienne. Lily était tout à fait capable de le faire, pourtant elle referma le livre.

– Je ne le ferais pas. On ne peut pas invoquer Marlène.

Une ombre fugace de tristesse passa sur le visage d'Andraste rapidement remplacé par de la colère.

– Si tu n'avais pas échoué la première fois dans le sauvetage, j'aurais pu être présente durant ses derniers instants. Je DOIS lui dire au revoir. Je
– Viens-là.

Lily la serra fort contre elle et lui donna une tape sur le dos quand elle argua qu'elle détestait les câlins. Elles restèrent ainsi de longues minutes, le silence brisé seulement par les sanglots d'Andraste. Quand elle se calma enfin, ses yeux étaient rouges et son maquillage coulé avait terminé sa vie sur le haut de Lily.

– Assieds-toi. Ordonna la sorcière en obligeant Andraste à s'asseoir à côté d'elle. Elle était enfin redevenue l'Andraste qu'elle connaissait. Tu te souviens de mon tout premier jour à l'étude ?
– Tu m'as volé mon oiseau, pour le donner ensuite à cet imbécile de dieu et tu as été attaquée par des mots. Commenta-t-elle froidement.

Okay. Finalement Andraste était redevenue vraiment celle qu'elle était avant.

– Je n'avais pas le choix. Il le voulait en échange de ta liberté. Finalement ta création avait probablement tout prévu pour te sauver.

Elle n'alla pas plus loin face au regard qu'Andraste lui jetait. Cela oscillait entre : te fout pas de moi et t'as fait une connerie, quoi que tu dises.

– Pour revenir à ce jour-là, tu m'as aussi expliqué ton don.
– J'ai déjà ramené son souvenir. Plusieurs fois. Avoua-t-elle d'un ton glacial.
– Je ne parle pas de ton don, je parle de ce que l'on devient à notre mort. Que nous appartenons à la magie et à l'univers. Marlène est là, tout autour de toi. Elle est présente dans l'air que tu respires, le soleil, tes rêves et même dans cette tempête elle est présente ! L'invocation la fera souffrir. On ne peut pas ramener les morts. Si tu veux lui dire adieu, fait le maintenant. Elle le saura.
– Qui est-ce qui te dit qu'elle là ? Elle voulut emprunter un ton narquois, mais l'espoir brisait tout.
– Je sais qu'elle veille sur toi. Tu étais la seule qui comptais.
– Okay. Je vais le faire.

Quand Lily se leva, elle lui attrapa le poignet.

– Reste s'il te plait.
– Bien.

Lily aurait voulu voir comment aller ses amis au rez-de-chaussée. Elle s'inquiétait pour eux, mais Andraste avait usé de politesse et cela signifiait qu'elle avait vraiment vraiment besoin de sa présence pour qu'elle s'abaisse à cela. Andraste s'éclaircit la gorge.

– Bien. Si tu me trouves ridicule Marl, c'est une idée de Lily. Je ne t'ai pas dit au revoir, parce que... parce que je ne veux pas. Je n'y arrive pas. J'essaie de vivre pour nous deux, je suis devenue blonde avec ses stupides pointes en roses comme tu avais toujours rêvé de le faire, vu que j'ai été obligée de racheter des vêtements j'ai pris ce que tu aimais, j'essaie de vivre pour toi sauf que. Sauf que tu n'es pas là. Tes parents ne connaissent même pas mon existence. Ils connaissent tous tes amis, mais pas moi. Je peux même pas t'en faire le reproche. Je t'en veux, de m'avoir abandonnée, de ne pas avoir parlé de moi à tes parents, de ne pas m'avoir attendu. Moi je t'ai attendu. Moi je t'attends encore et toujours. J'accepte d'épouser Sirius, je travaille pour la mafia pour rester au Royaume-Unis, j'ai même fais l'effort de devenir amie avec Remus. Tout ça pour toi. Pour que quand tu reviendras, je serais là. Si cela ne tenais qu'à moi je serais parti loin d'ici, j'aurais tout abandonné, j'aurais rencontré quelqu'un d'autre, aimait quelqu'un d'autre, devenir une créatrice de génie. Sauf que je t'attends et toi tu ne viens pas. Tu préfères te manifester à Lily. Tu devais avoir une raison. Probablement parce qu'elle maîtrise l'ancienne magie et moi non. Sauf que je suis jalouse et je t'en veux. Je ne te dis pas au revoir, parce que je continue à t'attendre. Te dire au revoir, serait cessé d'attendre. J'en suis incapable.

Une larme unique roula le long de sa joue. Elle laissa Lily l'essuyait avec douceur.

– Je ne savais pas que ses parents ne te connaissaient pas.
– J'appartenais à sa vie qui n'existais pas pour les autres. Tu as une araignée dans les cheveux.

Délicatement, Andraste l'ôta, mais ne la déposa pas de suite. Elle fronça les sourcils et attrapa la main de Lily. Devant elle une sorcière qui donnait plus l'impression de chanter que de parler apparut. Agenouillée devant elles, elle s'adressait à la petite araignée.

– Si Remus reste là-bas, je reviendrai te chercher, alors fais bien attention quand tu déroules ton fil.

L'araignée sauta hors de la main d'Andraste et disparut par la porte. Le souvenir lié à la créature argentée disparut dans une explosion de poussières.

– Ce n'était pas un insecte, on aurait dit plus un bijou...
– Andraste...
– Je ne veux plus en parler. Assena-t-elle d'un ton sec. Il faut prévenir Remus que cette fille le cherche.

Andraste partit sans l'attendre retrouver les trois garçons. Son amie n'avait pas pu faire ses au revoir, mais maintenant elle arrivait à comprendre une partie de sa souffrance. Elle récupéra le livre qui avait été laissé sur le lit et fit une moue désabusée quand elle vit le message griffonné sur la couverture intérieure : Ce livre appartient à moi, le grand Cernunnos, interdiction d'y toucher. Alors oust ! Repose-le. Comment prendre un tel dieu au sérieux avec de telles réactions... Elle partit récupérer son sac au rez-de-chaussée pour y glisser le livre. Bien entendu ça serait à elle de rendre le livre et à elle de faire face à la colère de Cernunnos. Par chance, elle était bien trop importante pour qu'il se venge sur elle.

Les effets de la drogue était dissipée sur les trois comparses. Andraste n'avait pas attendu pour leur annoncer la nouvelle au sujet de l'araignée qui suivait Remus à la trace.

– Il faut que nous sauvions Jill avant que cette fille débarque. Dit Sirius alors que Lily entrait dans la pièce.
– Jill ? La sœur de Peter ?

James fit une grimace. Elle s'était fermement opposé à ce qu'ils partent sauver la sœur de Peter, ils espéraient qu'ainsi Peter quitterait les mangemorts. Il ne quitterait jamais les mangemorts. Elle avait espéré que Severus changerait avant qu'il ne soit dans les mangemorts, mais c'était de pire en pire.

– On peut pas laisser une innocente entre leurs mains. Expliqua Remus.
– Et donc vous avez prévu de sauver leurs autres prisonniers ? Les trois sorciers la fixèrent d'un air penaud. Après tout si on ne peut pas laisser une innocente entre leurs mains, je ne vois pas pourquoi les autres ne doivent pas être sauvés.

Profitant de leurs inattentions, elle s'empara de la vodka serpentine pour aller la vider dehors.

– De toute manière si ce n'est pas les mangemorts qui tuent ce sale petit rat, ça sera moi.

Lily ne put s'empêcher de frisonner, elle avait promis qu'elle vengerait Andraste, mais jamais elle n'avait eu l'intention d'aller jusqu'au meurtre. James voulut protester, mais elle l'attrapa par le coude et lui fit discrètement signe de se taire.

– Occupons-nous d'abord de Jill et des autres prisonniers, Peter est quoi qu'il en soit condamné.
– Peter a besoin d'aide surtout. Asséna Sirius. On ne peut pas le laisser seul !
– Marlène est morte par sa faute ! VOUS avez failli mourir à cause de lui. J'AI été enfermée chez moi à cause de lui. Est-ce que vous avez seulement conscience de la gravité de ses actes ? Explosa Andraste.
– Elle a raison. Il est responsable de meurtre. Ce jour-là c'est Rogue qui m'a sauvée la vie.
– Tu ne m'avais rien dit. Lui reprocha à voix basse James.

Lily n'avait jamais eu l'intention de ne pas le dire à James. Elle n'en avait jamais eu l'occasion. Un silence pesant s'abattit sur le petit groupe tendit qu'ils prenaient conscience des conséquences des actes de leur ancien ami. Ils lui avaient trouvé une raison à ses agissements, cela les rassurait. Ils ne voulaient pas accepter que son silence avait tué Marlène. Maintenant ils n'avaient plus le choix.

– Andraste vient. On va dehors.
– Avec ce temps ? Hors de question !
– Tu n'as pas le choix. Grommela Lily.

Pour une fois elle s'abstint de toute remarque acerbe et elle la suivit dehors. Le porche à moitié détruit ne les protégeait guère et il suffit à la tempête pour que leurs vêtements deviennent glacés et leur colle à la peau.
– Peter était leur ami. Pour eux. Lui, il se considérait comme le quatrième gars du dortoir, que l'on accepte faute de mieux. Pour tous les autres, il était le gars qui suivait James et Sirius. Il n'a accepté qu'une seule fois de venir au manoir. Il devait y passer la semaine, mais il repartit le jour-même.

Lily repensa à sa propre relation avec Constance. Elle la considérait comme sa meilleure amie. Celle qui jamais ne la trahirait et avec qui elle pourrait toujours faire face. Severus ne l'aimait pas. Il disait qu'elle utilisait Lily. Elle ne le croyait pas, elle ne voulait pas le croire. L'amitié est une chose bien étrange.

– Tonto tiempo. (1) S'irrita une silhouette dans la tempête.

Les deux sorcières attrapèrent d'un même mouvement leur baguette. Elles avaient reconnu l'accent chantant du souvenir qui avait surgi de l'araignée, mais elles ne savaient toujours pas si l'inconnue était habitée par de bonnes ou mauvaises intentions. La silhouette se figea quand elle les aperçut l'attendre sur le porche. Elle leva les deux mains montrant qu'elle n'avait rien.

– Je viens en amie. Je viens voir Remus Lupin.
– Et qui te dis qu'il veut te voir ? Argua Andraste.
– Si vous lui dites que Queenie l'attend, je vous assure qu'il va venir. Répondit impérieuse la silhouette.

Un mince sourire se dessina sur les lèvres de Lily. Elle se souvint de la tristesse de Remus quand il lui avait annoncé qu'il ne comptait plus revoir Queenie, parce qu'on avait besoin de lui ici.

– Viens donc te mettre au chaud.
– Lily !

Elle poussa Andraste dans le dos et fit signe à Queenie de la suivre. Trempée et couverte de boue, elle n'en perdait en rien de sa beauté. Elle s'ébroua et une abeille argentée s'échappa de sa chevelure. Elle tourna autour d'elle transformant sa tenue de voyage en une robe bleue seyante, faisant disparaître toute trace de boue et de pluie. Andraste se permit de lever un sourcil avant de tourner les talons en qualifiant le prodige de tour de passe-passe.

– Alors c'est toi Lily... Elle la gratifia d'une moue songeuse. Il faudra que tu viennes me voir à ma boutique. Tes vêtements ne te vont pas du tout.

Lily baissa les yeux sur sa tenue. Sur le moment cela lui avait semblé une bonne idée de mettre un vieux pull à James et un jean. Maintenant qu'elle se rendait compte que son pull avait une tâche en plus d'être trop large et que son jean était couvert de boue, elle sentait poindre la honte.

– D'habitude je ne mets pas ça. Tenta-t-elle de se justifier.

Ce qui était faux. Archi-faux.

– Et cette fille... C'était Marlène ?
– Andraste. Corrigea Lily.
– Ah oui. Remus m'en a parlé, ils sont partenaires c'est ça ?

Lily se contenta de hocher la tête. Elle ne put en ajouter plus que Remus arrivait déjà pour soulever Queenie dans les airs. Son retour en Angleterre fut difficile, personne ne voulait engager un loup-garou. Finalement c'est Andraste qui fit en sorte qu'il devint son partenaire dans l'organisation mafieuse de Lady Trent.

– Tu n'aurais pas dû venir, tu avais ta vie là-bas et
– Ma vie est avec toi el lopo (2).
– Mais la communauté !
– Nous créerons notre propre communauté ici. Si eux y sont arrivés, alors nous aussi.

Andraste tendit un verre de jus de citrouille à Lily. Elle prit garde de le renifler avant de boire une gorgée prudente.

– J'ai besoin de ton aide. Murmura Andraste au creux de son oreille.

Lily la suivit dans le salon, laissant le couple seul. James et Sirius étaient tout deux prostrés, entourés par un épais nuage sombre. À chaque fois qu'elle voyait un tel nuage entourait un sorcier, cela finissait mal. Elle fit lever le vent et qui emporta loin des sorciers le nuage. James ne prit même pas la peine de réagir quand elle s'agenouilla devant lui. Elle ne savait pas par où commencer. Dans son dos, elle entendit Andraste babillait joyeusement au sujet du mariage pour essayer de sortir Sirius de sa torpeur.

– Si tu fais de nouveau apparaître ce nuage noir, c'est moi qui te demanderai en mariage. Le menaça-t-elle.

Un mince sourire apparut sur ses lèvres tendit qu'il la soulevait pour l'attirer tout contre lui. Elle se sentait coupable de ne pas avoir insisté plus pour qu'il prenne conscience des actes de Peter. Elle ne voulait pas voir qu'il était aveuglé par son amitié.

– Nous sauverons Jill et ensuite tout sera fini. Murmura-t-il.
– Ensuite un nouveau chapitre commencera. Rien n'est jamais terminé. Elle tapota son genou. Sourit et fait comment si tout aller bien jusqu'à demain. Pour Remus. Est-ce que tu penses pourras tenir ?

Elle savait qu'elle lui demandait beaucoup qu'utiliser Remus comme argument c'était bas, mais cela fit effet. James se leva pour accueillir la nouvelle arrivante avec un grand sourire. Lily ne sut pas ce qu'Andraste avait bien pu dire à Sirius, mais sa mine sombre n'était plus qu'un lointain souvenir. Remus tenait Queenie par la taille, la guidant comme si elle était un être fragile. Même si l'agacement se remarquait dans le sourire figé de Queenie, elle se laissait faire.

– Tu as déjà rencontré Lily et Andraste. Et voici James et Sirius, mes meilleurs amis.
– Je suis enchantée de vous rencontrer enfin ! Depuis le temps que j'entends parler de vous ! C'est comme si je vous connaissais.
– Fantastique ! Il nous reste plus qu'à nous faire mutuellement des tresses en échangeant des potins et mangeant des cupcakes. S'écriât d'une voix de fausset Andraste.
– Andraste. Gronda Remus.
– Quoi ? C'est ce que font les ex-copines de Lily !
– Assied-toi Queenie, tu as dû faire un long voyage. Proposa Lily avant qu'il n'y ait l'apparition d'un nouveau drame.
– Cela ne devait pas être si long, vu qu'elle espionnait Remus. Commenta Andraste acerbe.

Sirius lui colla un verre dans les mains et lui fit signe de se taire. Andraste n'était pas le genre de personne qui aimait faire de nouvelles rencontres, mais depuis l'absence de Marlène c'était pire. Queenie rougit face à la remarque, mais garda la tête haute.

– Je n'ai pas envoyé Ariane espionnait Remus. Je n'ai pas ton expertise dans ce domaine. Elle devait simplement veiller sur lui.

Andraste n'avait qu'une envie, verser le contenu de son verre d'alcool sur Queenie et ensuite d'y mettre feu. Cela se lisait sur son visage. James prit les devants à son tour avant que sa cousine puisse provoquer le moindre malheur.

– Et si tu nous parlais un peu de toi ? Remus n'étais pas capable de prononcer ton nom sans te morfondre, donc on ne sait pas grand-chose de toi finalement.
– Idiota ! Je t'avais dit de ne pas partir sans moi. Elle s'éclaircit la gorge. Moi c'est Ana Maria Flores, mais j'ai dû changer de nom quand je suis partie aux Etats-Unis rapport à l'immigration. Donc officiellement je suis Queenie Guipure. Le Mexique n'a pas de communauté de loup-garou. On est mal vu là-bas. Mal vu du genre, on veut vous arracher le cœur pour des potions. J'appartenais à la communauté des enfants de la lune et Remus devait y rester.
– Et toi aussi tu aurais dû y rester. Soupira Remus. Tu avais ta vie là-bas.
– Je suis une couturière. Le monde est mon atelier. Par contre je n'ai qu'un seul Remus.

Andraste fit semblant de vomir dans le dos de Queenie. La voyant enfiler sa cape, Lily se leva pour ne pas la laisser seule.

– Je dois finir ma valise. Prétexta-t-elle. C'était un plaisir de te rencontrer Queenie !

Son amie l'attendait déjà à l'entrée du passage secret. Elle voulait profiter de cette dernière nuit à Poudlard pour récupérer les affaires qu'elle avait laissées dans le refuge, ainsi que celle de Marlène que Lily n'avait pas encore emporté. Elles marchèrent en silence un moment. Obligée de se tordre pour pouvoir avancer dans l'étroit passage secret. Une fois dehors, elles remarquèrent que la tempête avait cessé, laissant place à une magnifique nuit étoilée.

– Je ne t'avais jamais vu jalouse.
– Je ne vois pas de quoi tu parles. Dit Andraste avec mauvaise foi. Je ne l'aime pas. C'est tout. Et puis Remus est mon partenaire et ça ne va pas lui plaire. Elle va imaginer qu'on a une liaison et après je vais devoir me retrouver avec un inconnu. Je ne peux pas être quelqu'un d'autre.
– T'es lesbienne.
– On parle d'une fille qui a traversé la moitié du monde pour rejoindre un type qu'elle connaît depuis quelques mois à peine. C'est n'importe quoi.
– Tu veux qu'on reparle de ton cousin ? En troisième année il m'a sorti que j'avais des yeux d'émeraudes et que l'automne se perdait dans mes cheveux. Il en était à sa dixième tentative.

Andraste partit dans un fou rire sincère. Le tout premier depuis l'enterrement de Marlène. Il y aurait maintenant beaucoup de premières fois.

– Laisse-lui une chance, c'est la première fois que Remus accepte d'être avec quelqu'un.
– De toute manière selon Cernunnos bientôt je vais rencontrer mon âme sœur. Donc elle n'aura plus de raison d'être jalouse.
– Je comprends mieux pourquoi tu l'as mis à la porte de son propre domaine.
– Je ne comprends pas comment tu as pu lui jurer allégeance.
– C'était ça ou devenir une banshee.
– Tu aurais dû devenir une banshee, tu as déjà le hurlement.

(1) Stupide météo en espagnol / mexicain selon le traducteur.
(2) mon loup


J'espère que ce chapitre vous a plus si c'est le cas ou non, n'hésitez pas à me le dire ! J'adore lire vos reviews

Note

La semaine prochaine il n'y aura pas de chapitres. Parce que je suis en train de prendre un peu trop à cœur cette histoire. Genre je stresse si je vois qu'un chapitre à moins de reviews (je suis un peu en mode : GOSH IL EST MAUVAIS), je stresse si je sais que je ne pourrais pas poster le chapitre le vendredi soir et c'est le troisième chapitre qui est entièrement réécris. Donc en fait j'écris mon chapitre et puis j'efface tout pour le réécrire entièrement.

Donc je suis très douée pour me mettre la pression toute seule comme vous pouvez le voir. Le prochain chapitre ne sera donc pas postée la semaine prochaine, mais la suivante pour m'obliger à prendre du recul. Je ne sais pas encore si je vais garder le rythme d'un chapitre par semaine ou bien passer à celui d'un chapitre toute les deux semaines.

En tout cas ne raccrochez pas, car pour le prochain chapitre. Je prévois un gros événement, très gros que j'ai super hâte d'écrire. Par contre je ne veux pas le rater comme la mort de Marlène.

A bientôt o/