Yo o/ Voici donc le nouveau chapitre. Avant de le lire, je conseille fortement d'écouter la musique : "I love you too much" ou en version française "Je t'aime un peu trop" de la Légende de Manolo. (Je conseille d'ailleurs de regarder le film. Qui est génial.) Cette chanson est présente à un moment dans le récit et c'est toujours sympa d'avoir l'air à l'esprit !
Maintenant je passe à une petite note, n'hésitez pas à la zapper si vous voulez juste lire le récit ! Je vous remercie de me suivre, de lire l'histoire, etc. comme d'habitude. J'aime voir de nouveaux lecteurs ! Et je vous remercie aussi de votre gentillesse lors du dernier chapitre cela n'allait pas très fort. Ma confiance se situait un peu au niveau de Neville face à Rogue en première année... Donc j'ai pu prendre du recule et je me suis rendue compte que je m'étais mise carrément trop la pression. Ce qui était tout à fait ridicule. Donc j'ai décidé que désormais, il y aura un chapitre posté toutes les deux semaines et si j'ai de l'avance, je posterai durant la semaine creuse. Et je vais essayer de prendre de l'avance et je vous avertirai par le biais de ma page FB si un jour je ne peux pas poster le chapitre dans les temps tout simplement.
Réponse aux reviews des invités
Olane - Je t'avoue que ta review m'a un peu mise mal à l'aise. L'idéal c'est que quand tu accuses quelqu'un de plagiat c'est de lui laisser un moyen de te contacter, parce que là je ne pouvais pas vraiment. Je ne sais même pas si tu vas lire ma réponse ! Donc Dorcas Meadow est un personnage qui appartient à J.K. Rowling. Elle était membre du premier ordre du phénix. J'aime bien utiliser des personnages de l'époque et qu'on ne connait pas tant que ça. Après je ne vais pas m'amuser à faire un listing de quel personnage j'ai créé de toute pièce et quel personnage j'ai simplement pris le nom. Si on me pose la question j'y répond sans soucis néanmoins. Donc voilà, ça m'a rendue quand même plutôt triste qu'on puisse penser que je plagie quelqu'un. Je travaille énormément sur cette fic, je fais des recherches de toute part, je n'hésite pas à discuter de mes sources d'inspirations, etc. J'espère que la suite t'a plu malgré tout.
Éthel - Mille mercis pour ta review, elle m'a fait super chaud au cœur. J'ai réussit à prendre du recule, mais je vais continuer, comme ça je garde tout le plaisir de l'écriture ! Je suis contente que Queenie te plaise, moi aussi je l'adore. Si tu veux en savoir un peu plus sur elle, tu peux aller sur ma page FB ( DamoiselleGaea) où il y a toute son histoire !
Godric's Hollow
Se retourner une derrière fois pour regarder le château. Prendre une derrière fois le Poudlard Express. Enfin faire une ultime traversée du mur qui la séparait du monde moldu. De l'autre côté, personne ne les attendait. Elle serra Sirius dans ses bras, la gorge serrée par les émotions.
– Fais attention de ne pas mourir dès le premier jour.
Il fut secoué d'un rire nerveux. La majorité de ses affaires avaient déjà été installées dans le cottage où il vivrait désormais avec Andraste. Il ne restait plus qu'à apporter sa valise et lui-même. Durant le trajet il n'avait cessé de parler de sa fiancée et de la vie qui les attendait. Derrière ses airs bravaches, il était tout simplement terrifié, mais bien trop fier pour l'avouer et son amitié pour Andraste était bien trop forte pour qu'il l'abandonne.
– Si elle essaie de te faire dormir dans une niche, tu viens chez nous. Lui rappel encore une fois James.
– Ne t'inquiète pas, elle m'a promis une niche de luxe !
Après un dernier signe, Sirius s'en va, les laissant seuls dans King Cross. Lily décoiffe un peu plus les cheveux de son petit-ami.
– Tout va bien se passer, ne t'inquiète pas.
– Je sais.
Elle pince les lèvres et se retient de lui demander pourquoi est-ce qu'il était aussi inquiet s'il savait que tout irait bien pour Sirius. Il avait à peine parler de tout le trajet. Ignorant presque les élèves qui s'arrêtaient dans leur compartiment pour lui dire au revoir. Sirius disparut de leurs champs de visions, Lily l'embrassa sur la joue et réussit à lui arracher un sourire.
– On devrait y aller si on ne veut pas rater le magicobus.
Lily suivit James, la boule au ventre. Pour la toute première fois elle n'irait pas retrouver ses parents. Ce soir il n'y aurait pas tarte à la mélasse préparée par sa mère, ni même les questions pressantes de son père. Ce soir, elle serait chez elle, chez eux. James dû sentir sa nervosité, car il lui prit la main et la pressa comme pour dire : ne t'inquiète pas, tout ira bien. Ce simple contacte la soulagea. Ils rejoignirent une file d'élèves qui montaient dans le magicobus. Un bus avait été mis à disposition à l'occasion du retour des élèves.
– Deux billets pour Godric's Hollow. Demanda James.
– Chocolat chaud ? Brosse à dent ? Il sortit quatre brosses à dents aux effigies des maisons. Ce sont des éditions limités !
– Merci, nous avons déjà les nôtre. Intervint Lily.
– Oh mais je doute que vous en avez d'aussi chouettes que celles-ci. Elles sont
– Deux billets. Juste deux billets. Coupa James avec impatience.
Le contrôleur se renfrogna et leur tendit deux billets que James paya. Lily s'empressa de s'éloigner de l'importun. James avait le visage pâle et grave quand il prit place à ses côtés.
– Je déteste le magicobus.
– Le contrôleur est un peu... agaçant, mais sinon ce n'est qu'un bus comme les autres.
– Tu ne sais pas de quoi tu parles ma chère et tendre enfant.
James avait raison. Elle ne savait pas de quoi parler. Plusieurs fois elle crut voir la mort arrivée. Par deux fois, ils foncèrent droit sur des bâtiments, le chauffeur ne semblait pas savoir que la route avait un sens, il ne semblait pas connaître le fait qu'il y ait une route tout simplement. Les deux mains agrippées à son siège, elle s'était mise à prier Cernunnos de s'assurer qu'ils arriveraient sains et saufs.
– Descend le premier, je vais prendre les valises.
Si Lily avait mal vécut le voyage, ce n'était rien en comparaison de James qui avait le teint verdâtre. Sans un mot, il se leva et sortit le plus vite possible que ses jambes tremblantes lui permettaient. Elle le suivit, faisant léviter devant elle leurs deux lourdes malles et cognant par une malencontreuse erreur le contrôleur. James s'appuya sur elle le temps de reprendre ses esprits.
– Le cottage n'est pas loin.
Plus ils approchaient du cottage, plus James devenait nerveux. Il était situé un peu à l'écart du village. Il lui annonça qu'il allait lui bander les yeux. Cette fois-ci ce fut à son tour d'être nerveuse.
– Avance doucement. Chuchota James au creux de son oreille.
Les mains sur ses hanches il la fit avancer lentement. Elle entendit des petits cailloux crissaient sous leurs pieds à chacun de leurs pas. Il l'avertit d'une marche, puis d'une seconde. Une porte s'ouvrit. Compte jusqu'à dix ma Lily et tu pourras les ouvrir lui dit-il. Elle rit. Elle veut savoir pourquoi. Compte seulement jusqu'à dix. D'accord, d'accord, c'est ce qu'elle va faire. Un. Deux. Trois. Elle entend James s'éloignait. Elle a envie de l'appeler lui demander où il va. Sept. Huit. Neuf. Dix. Au loin la voix de James lui hurle de ne pas ouvrir tout de suite les yeux. Elle est arrivée à dix. Alors elle se remet à compter encore une fois. Il n'est plus là, mais elle sait qu'il sera déçu si elle ouvre les yeux maintenant. Dix de nouveau. Cette fois-ci elle ouvre les yeux.
Elle est dans un grand salon chaleureux, son grand salon chaleureux. Un sourire enfantin naquis sur ses lèvres. Une grande bibliothèque en bois recouvrait tout un pan d'un mur, des fauteuils aux allures confortables étaient disposés ici et là. Des boules de suies poussèrent des couinements à l'approchent de la sorcière et partirent se cacher dans la grande cheminée. Le salon aurait besoin d'un bon coup de balais, de peintures et de quelques meubles. Ainsi que des livres, des tas de livres pour remplir cette bibliothèque vide. Il serait parfait ensuite. Les yeux brillants elle se tourna et poussa un cri de joie à la vue du jardin sauvage de l'autre côté de la fenêtre.
– James ? Où est-ce que tu te caches ? Demanda-t-elle en riant.
Son sourire disparut quand elle n'entendit aucune réponse. Elle pensait qu'il voulait voir sa réaction. Il avait choisi leur demeure. Il lui avait demandé de lui faire confiance, elle avait signé l'acte de propriété sans avoir vu une seule fois la maison.
– James ?
Elle fronça les sourcils et attrapa machinalement sa main à sa baguette quand elle entendit un drôle de bruit. On aurait dit qu'un mille patte géant s'amusait à faire des claquettes.
– Ce n'est pas drôle Potter. Je te promets que si je te retrouve. Je...
L'étrange apparition qui s'approchait d'elle la fit taire. C'était un coffre, tout ce qu'il y avait de plus banal si ce n'est qu'il avait des pattes. Elle se recula méfiante. Il ressemblait un peu trop au Bagage qui poursuivait Rincevent dans le Disque-monde. Il ouvrit largement les rebords révélant deux rangées de dents pointus. Si Mélusine n'était pas devenue son amie, elle l'aurait accusée sans hésitation de l'avoir envoyé pour qu'il la dévore. Le meurtre parfait. Pas de corps, pas de coupable, pas de motif, plus de Lily. Il n'y avait donc aucune explication rationnelle pour que le Bagage se trouve chez elle.
Il claque une nouvelle fois de la mâchoire et se précipita sur elle sans le moindre préambule. Les runes sur ses jambes s'illuminèrent et elle bondit sans la moindre difficulté par-dessus sur son ennemi pour retomber en douceur. Un sourire benêt éclaircit son visage quand elle se rendit compte de ce qu'elle venait de réaliser. Elle n'avait pas encore eu l'occasion de mettre à profit les runes que Cernunnos lui avait dessinées sur sa peau. Son sourire disparu bien vite quand elle se rendit compte que le bagage venait de la piéger et de la mettre dos au mur. Elle recula d'un pas, puis d'un second. Elle n'eut pas le temps de mettre un plan au point que des bras sortaient d'un miroir qui venait tout juste d'apparaître et l'attirait à l'intérieur. Elle appela James, se débattit et fit tout pour échapper à ceux qui l'emmenait, mais rien à faire, elle plongeait dans le miroir.
– Vous étiez presque en retard ! C'est bientôt l'heure du thé ! Heureusement que ce gentil Bagage est venu vous chercher.
L'herbe était anormalement verte et avait une odeur de menthe. L'une des mains qui l'avait capturée réapparut devant elle. À l'autre bout du bras auquel elle était accroché il y avait un drôle d'homme aux vêtements colorés et portant un chapeau haut de forme qui avait encore l'étiquette du prix : 10/6.
– Vous êtes le Chapelier Fou. Dit-elle en acceptant sa main pour se relever.
Le Chapelier éclatât d'un grand rire radieux et la relâcha pour l'applaudir. Elle retomba lourdement sur ses fesses et poussa un grognement.
– Oh mille excuses ma chère ! Mais voyez-vous, je ne croyais pas votre ami quand il disait que vous alliez me reconnaître. Que je suis heureux de prendre le thé avec vous ! Et vous ? On m'a dit que c'était votre plus grand rêve.
Elle refusa la main qui lui tendit une seconde fois et préféra se releva d'elle-même. Non loin il y avait une grande table couvertes de gâteaux entamés, d'assiettes sales et de tasses abandonnées. Il y avait beaucoup trop de chaises et de fauteuils autour de la table. Bien entendu chaque siège était unique, certains semblaient être neuf et d'autres sur le point de s'écrouler. Un lièvre – sans aucun doute le Lièvre de Mars – lui faisait de grand signe. Il ne manquait plus que le Loir qui était probablement en train de dormir dans sa théière. Il n'y avait pas de doute, Lily venait d'être emmenée aux Pays des Merveilles. Sa maison lui manquait déjà.
– C'est James qui vous a demandé de me faire venir ici ? Demanda-t-elle méfiante.
– Oui, oui ! Il avait besoin de temps ! Mais ne vous inquiétez pas nous allons passer un bon moment tous les quatre !
Elle s'efforça de sourire, même si intérieurement elle réfléchissait de quelle manière elle allait tuer James. De toute évidence il avait pris un peu trop à cœur son désir de vouloir prendre le thé avec le Chapelier Fou. Et il avait oublié le fait qu'elle avait mentionné que c'était son désir d'enfant. Maintenant qu'elle était adulte le personnage la mettait tout simplement mal à l'aise. Boire du thé provenant d'une théière où un loir dormait n'était pas hygiénique du tout. Et elle ne préférait même pas penser à l'idée qu'il fallait toutes les cinq minutes changeaient de places.
– Bienvenue ! Bienvenue très chère ! S'exclama le Lièvre de Mars en lui jetant dessus une tasse.
Elle fit un bond sur le côté pour l'éviter ce qui amena le Chapelier à exploser de rire, ce qui fit rire à son tour le Lièvre et une théière où probablement devait se cacher le Loir. Elle voulait rentrer à la maison.
– Nous avons un thé très spécial pour vous ! Expliqua le Chapelier. Prenez place, prenez donc place.
On la fit s'asseoir de force dans un fauteuil rouge confortable et on lui mit dans les mains une tasse de thé fumantes. Ils la fixaient avec de grands yeux ronds et des sourires qui allaient de part en part de leur visage. Cela avait l'air si amusant quand elle lisait les aventures d'Alice, mais maintenant cela ne faisait que l'inquiéter. Comprenant qu'ils ne cesseraient de la regarder tant qu'elle n'aurait pas bu, elle se résigna à souffler sur la tasse. Des volutes de fumées blanches s'élevèrent sous la forme d'oiseaux. Le thé était parfois violet, parfois bleu. Elle avait l'impression qu'on l'avait sucré avec les étoiles.
– Un nuage de lait peut-être ?
Sans attendre une réponse, le Lièvre de Mars laissa tomber au-dessus de tasse un cumulonimbus qui fit pleuvoir du lait dans son thé. Elle but une gorgée. Le thé avait le goût de celui que sa grand-mère faisait pour le goûter. Elle se disputait avec Pétunia pour le privilège de remplir les tasses. La seconde gorgée c'était le thé que son père lui faisait quand elle était malade. C'était ces instants où elle était cachée sous une montagne de couvertures et une pile de livres à ses côtés, avec Pétunia qui passait la tête par la porte toutes les cinq minutes pour savoir si elle n'avait besoin de rien. Son père apportait une tasse fumante et restait à ses côtés jusqu'à ce qu'elle l'ait bu entièrement. Elle prenait tout son temps, parce qu'elle savait qu'après il devait retrouver travailler. Elle n'arriva pas à identifier la troisième gorgée, mais ce fut celle qui lui plus le plus.
Autour d'elle le décor changea, elle se sentait tomber, mais elle était toujours assise. Le monde se transformait en volute de fumé en forme d'oiseau. Elle était de retour dans son salon, mais il était changé. Le mur était recouvert de photos, la bibliothèque était rempli de livres, il y en avait aussi sur la table et la commode et la plupart des fauteuils constata-t-elle amusée. Contre un mur était posé un ukulélé, à côté il y avait un balai miniature pour enfant. Un fléreur sauta sur le fauteuil, la traversant comme si elle n'avait pas la moindre consistance. Elle se leva d'un bond face à la vision du félin lui traversant le ventre. Elle fit quelques pas dans la pièce et déposa la tasse de thé qui disparut à son tour dans cette perpétuelle volute de fumée en forme d'oiseaux.
Elle entendit la porte d'entrée s'ouvrir. Un petit garçon de quatre ans à peine jugea Lily courut en direction du balai.
– Harry James Potter ! Je te préviens que si tu touches à ce balai, je le jette au feu.
Elle reconnaissait cette voix. Elle la connaissait parfaitement, c'était la sienne. La main d'Harry s'approcha pourtant du balai. Lily ne put retenir un gloussement amusé. Il avait la même expression que James quand il savait qu'il allait faire une bêtise, mais la faisait quand même.
– Harryyyyyyyyy.
Lily entrât dans la pièce. Enfin, une version plus âgée d'elle-même entrât dans la pièce. Une version beaucoup plus enceinte aussi. Lily posa la main sur son propre ventre qui était plat et ne put s'empêcher de se sentir jalouse par rapport à la vision. Elle voulait un enfant, encore plus depuis qu'elle avait compris que le monde dans lequel ils vivaient, elle ne pourrait pas avoir d'enfant. Elle ne voulait pas donner naissance à un petit être pour qu'il connaisse la guerre et la destruction. Harry s'empressa de cacher ses mains dans son dos et de s'éloigner du balai, mais Lily-enceinte était loin d'être dupe.
– Est-ce que tu as fait tes excuses à Gryffondor ?
– Mais c'est lui qui les veux pas ! Protesta le petit garçon. Il arrête pas de s'en aller.
– Tu lui as foncé dessus avec ton balai. Trois fois. Lui rappela sa mère.
– Mais je voulais faire comme papaaaaaaaa. Comme quand il attrape le vif d'or.
– Gryffondor est un fléreur et non un vif d'or Harry. Maintenant va t'excuser !
Après un lourd soupir d'exaspération exagéré qui se transforma bien vite en un petit regard honteux, Harry se dirigea vers le fléreur qui était sur ses gardes. On frappa à sa porte et profitant de cette aubaine inespérée, Harry courut en annonçant qu'il allait ouvrir. Lily-enceinte secoua la tête, un petit sourire contrit sur le visage.
– C'est Oncle Sev ! Et il un cadeau pour moi !
Lily se figea quand elle vit Severus rentrer. Il avait les cheveux courts et ses manches retroussées ne révélaient aucune marque de mangemorts sur l'avant-bras. Lily-enceinte s'empressa de venir l'enlacer.
– Tu le gâtes trop. Lui reprocha-t-elle.
– Que veux-tu, la concurrence est rude pour être son oncle préféré.
– MAMAN ! MAMAN ! C'est un kit pour m'occuper de mon balais ! Comme celui d'Oncle Pa'mol ! Est-ce que je peux l'utiliser ? Hein ? S'il te plaiiiiiiiiiiiiit.
– Je crois que tu viens de gagner la compétition. Constata Lily-enceinte amusée. Attend le retour de papa, il est avec oncle Peter, ils devraient bientôt revenir.
Harry hocha gravement de la tête avant de s'en aller en courant serrant contre lui le précieux kit. Lily-enceinte poussa un gémissement douloureux en posant la main sur son ventre.
– Tout va bien ?
– Juste le bébé qui commence à peser. Marlène m'a assuré que c'était une grossesse tout à fait normal, mais j'ai l'impression que cela fait une éternité que je suis enceinte !
– À peine huit mois. S'amusa Severus. Le mois prochain tu pourras enfin le tenir dans tes bras.
Un gros boum se fit entendre à l'étage. Lily-enceinte leva les yeux.
– Je vais bien maman ! Hurla Harry.
– La maison par contre j'en doute. Soupira-t-elle en se dirigeant vers les escaliers. Depuis que ses pouvoirs se sont manifestés...
Lily n'entendit pas la suite de la conversation. Ils étaient bien trop loin désormais. Elle ne les suivit pas, quelque chose en elle lui disait qu'elle ne pouvait pas quitter la pièce. Elle s'approcha du mur recouvert de photos. Son cœur s'emballait un peu plus à chaque photo. Il y avait la vie qu'elle désirait. Le mariage d'Andraste et Marlène, toutes les deux rayonnantes. Plus loin le sien, elle était dans les bras de James, Severus et Peter étaient là. Ainsi que Pétunia qui n'était pas au bras de Vernon, mais d'un inconnu qui la rendait rayonnante. Elle retrouva sa sœur plus loin tenant dans les bras Harry, à ses côtés il y avait Severus. Ses yeux s'embrumèrent de larmes, la joie laissa place à l'amertume. Cette vie, elle ne l'aurait jamais.
Le décor disparu encore une fois. Elle se retrouva de nouveau dans son salon vide. Elle était de retour à la maison. Elle essuya ses larmes, ne comprenant pas vraiment ce qui venait de se passer. Il n'y avait plus de Bagage, plus de miroir, plus rien. Un avion en papier tomba sur ses genoux. Elle sourit en se souvenant des petits avions que James lui envoyait en cours. Elle ne prenait même pas la peine de les lire. Quand elle voulut en envoyer à son tour, il était trop tard, elle avait rejoint l'étude du corbeau.
– Rejoins-moi dans les hauteurs. Lut-elle à voix haute.
Elle inspira profondément et essuya les larmes qui avaient fait couler son maquillage. Elle savait que c'était inutile, James savait tout. Il savait quand elle quelque chose l'énervait, quand elle avait mal, qu'elle était heureuse, qu'elle avait besoin d'une bouillotte, d'une tasse de thé ou de patacitrouilles. Elle fit le même chemin que Lily-enceinte dans sa vision et monta les escaliers. Elle se figea de surprise quand elle vit des feuilles d'arbres allant du vert forêt au rouge rubis en passant par un bel orange automnale avaient été répandues sur le sol. D'habitude c'était des pétales de roses, mais elle préférait les feuilles. Elles avaient toute une forme et une couleur différente. Les notes de musiques s'élevèrent avec hésitation tout d'abord.
– James ?
– Je t'aime un peu trop pour vivre sans que tu m'aimes aussi. Je t'aime un peu, je t'aime tellement que c'est pour la vie. Chantait-il accompagné de son ukulélé.
Lily se précipita dans la pièce, suivant les paroles de la chanson.
– Et sur ton balcon, tu écoutes cette chanson, c'est le plus beau des sentiments, car je t'aime vraiment. Je vis pour ta peau. Je rêve de tes charmes nuis après nuit.
Il était là, un genou à terre. Elle ne savait même pas qu'il savait chanter ou jouer de l'ukulélé. Elle trouvait ça cliché, elle adorait que cela soit cliché.
– Je t'aime un peu trop, c'est le sentiment qui éclaire ma vie. Je te demande pardon si cette chanson te parle de mes sentiments, mais je t'aime vraiment. Le ciel m'est témoin que j'ai prié pour qu'enfin tu sois près de moi, car sans toi plus rien ne peut compter.
Elle avança un peu plus et s'agenouilla devant lui pour écouter sa chanson qui faisait battre son cœur comme jamais.
– Ton amour mérite tous les combats. Je t'aime un peu trop. Je t'aime un peu trop. Je t'aime tellement que c'est pour la vie. Tu es mon âme sœur. Je t'ai dans mon cœur. C'est le plus des sentiments qui m'enchaînent. C'est le plus de mes tourments, car je t'aime. Ce serait le plus des moments si tu m'aimais vraiment. Lily ! Tu pleures.
– Ah oui. C'est vrai. Elle rit. C'était magnifique.
James essuya avec tendresse les larmes qui roulaient sur ses joues. Elle ne s'était même pas rendue compte qu'elle pleurait. Il prit une petite boîte qui était à côté de lui et l'ouvrit.
– Lily Evans, voulez-vous m'épouser ?
– Oui ! Oui je le veux ! Mais seulement si tu ne me vouvoies pas. Et aussi que tu reconnaisses que Sirius a fait exprès d'écraser la chocogrenouille, sinon c'est moi qui aurais gagné.
Il glissa la bague à son doigt. Elle la trouva magnifique. Elle se rendit compte que quelle que soit la bague qui lui aurait glissé à son doigt, elle aurait été magnifique.
– Tu reconnais alors.
Il prit son visage entre ses mains et l'embrassa.
– Je reconnaîtrais quand toi tu reconnaîtras que tu étais en train de préparer de ton côté ta propre demande.
– Je ne vois pas de quoi tu parles. Mais je devrais tout de même avertir Andraste. Reconnut-elle.
La nuit dernière en récupérant leurs dernières affaires dans le refuge, elle avait avec Andraste mis au point la parfaite demande en mariage. Elle refusait d'accepter la victoire de James. Son amie lui avait promis qu'elle ne dirait rien à James, mais elle avait insisté un peu trop sur James. Sa manière à elle de l'avertir qu'elle dirait tout à Sirius ou Remus. Son ventre se mit à gargouiller, elle se rendit compte que son dernier repas datait du petit déjeuner hâtif qu'elle avait pris le matin avant de quitter Poudlard. Légèrement honteuse, elle posa sa main sur son ventre.
– Il doit me rester quelques gâteaux. Proposa James. Je ne voulais pas qu'il m'arrive la même pendant que je chantais.
Il farfouilla dans les feuilles et sortit un paquet de gâteaux qui se révéla vide.
– Ceci est un motif suffisant pour demander le divorce James.
Il prit une mine penaude, prenant conscience qu'il avait effectivement mangé tous les gâteaux.
– J'espère qu'ils étaient bon au moins.
– Très. Il y en avait à la cannelle et au citron. Au chocolat aussi je crois.
– Comment est-ce que tu peux croire ? Demanda-t-elle les yeux plissés. Tu aurais pu au moins les savourer ! Moi j'aurais été digne d'eux.
– Je vais m'occuper du repas ! S'empressa-t-il d'annoncer soucieux de se faire pardonner. Tu vas voir ça sera délicieux. Andraste m'a dit qu'elle avait fait des courses.
– J'espère que tu cuisines mieux qu'elle...
James lui adressa un grand sourire qui n'augurait rien de bon. Les deux cousins avaient été élevés dans un manoir où un elfe de maison s'occupait de tout. Ils n'avaient jamais eu à s'en soucier ce qui eu des conséquences plutôt désastreuses quand Andraste avait décidé de faire un gâteau dans les cuisines du château. Sans l'aide des elfes de maisons, elle aurait probablement réussit à détruire la moitié de la cuisine. Lily se releva et la suivit jusqu'au escalier, mais hésita à les descendre craignant de retrouver le Bagage ou pire le Chapelier fou et son gang.
– Tu es certain qu'ils ne vont pas revenir ?
– Mélusine m'a assurée qu'ils ne seraient là qu'une petite heure guère plus. Le temps que je prépare tout.
– Retire ce sourire fier de ton visage Potter ! J'ai été attaquée, kidnappée et droguée. Tout ça pour que tu gagnes du temps ! S'agaça-t-elle en descendant enfin les escaliers.
– Je n'avais pas vu ça comme ça. Cela devait être juste un thé qui te donnerait la vision de ce que tu désirais le plus et TADAAAM. Cette vision se réaliser ensuite.
– Si tu supposes que mon plus grand désire sois de t'épouser tu te trompes très cher.
Elle passa devant James qui avait les sourcils froncés.
– Je ne sais pas si je dois m'en réjouir ou m'en inquiéter.
Comme prévu, James avait les même talents de cuisine que sa cousine. Il était cependant un élève attentif et suivait avec attention les consignes de Lily. Andraste avait probablement eu peur qu'ils meurent de faim, car les placards et le buffet de glace qui servait à la fois de réfrigérateur et de congélateur débordaient de provisions. Le repas était délicieux, mais Lily avait l'impression que tout était plus délicieux depuis que James avait glissé la bague à son doigt. Même l'air semblait meilleur. La conversation tournait essentiellement autour de la vision que Lily avait eut. Il faisait poser des questions de plus en plus précises. Elle refusait de révéler à James ce qu'elle avait vu. Soi-disant pour lui faire regretter d'avoir mangé tous les gâteaux. Lily avait l'intention de tous lui raconter le lendemain. Elle savait qu'elle se remettrait à pleurer dès l'instant qu'elle évoquerait sa vision. Une vision qui ne pourra jamais se réaliser. James n'était pas encore très doué pour la cuisine, mais il savait faire du thé.
– Le thé des Potter ! Je suis sûre que tu n'en as jamais bu comme celui-là !
– Je suis sûre de l'avoir bu pourtant. Remarqua Lily en fronçant les sourcils.
– Peut-être quand tu étais venu au manoir.
– Probablement oui !
Mais ce n'était pas au manoir Potter qu'elle avait bu ce thé pour la première fois. Il avait le goût de la troisième gorgée. Celle qu'elle n'avait pas su identifier. Elle posa une main sur son ventre, espérant égoïstement qu'une partie de sa vision pourrait se réaliser, malgré l'avenir qui les attendait.
J'espère que ce chapitre vous a plu o/ OUI James a demandé en mariage Lily. ENFIN. Dites-moi ce que vous en pensez et si vous auriez préféré que ce sois que Lily fasse la demande. (Moi oui, mais James nous a pris de court toute les deux le mécréant è.é). Pour la référence aux Annales du Disque Monde de Pratchett. C'est un gros anachronisme, à cette époque les livres n'étaient encore édités. MAIS, pour moi Lily & Andraste sont toutes les deux des grandes adeptes des Annales du Disques Mondes. Le personnage préféré de Lily c'est Nounou Ogg et pour Andraste c'est La Mort.
Pour le prochain chapitre rendez-vous le 9 septembre ! (Ça sera mon anniv et je veux commencer ma vingt-troisième année par l'écriture héhé.) Sinon à dans quelques heures pour le chapitre bonus :D
