Chapitre 3 : Vérité

- Je n'aurai… Jamais pensé… T'entendre dire ça un jour. Dis-je ému et haletant.

Soudainement, les boules s'arrêtent de bouger, je pousse un soupir de soulagement bien que mon sexe me fait affreusement mal d'être ainsi tendu depuis trop longtemps sans avoir été touché.

- Je t'aime Harry. Dis-je sincèrement en reprenant mon souffle. Quand j'ai su que tu devais mourir… Une partie de moi est morte avec toi et ce jour-là… Quand j'ai vu Voldemort te lancer le sort, je me suis battu avec acharnement, parce que je n'avais plus rien à perdre. Je te pensais mort, et je voulais l'être aussi. Dis-je en laissant la tristesse percer dans ma voix.

- Je t'aime tellement Severus. Me dit Harry en s'approchant de moi pour m'embrasser.

- Me diras-tu un jour, pourquoi tu es parti ? Demandai-je avant d'embrasser son cou.

- Je te le dirai Severus, je te dirai tout. Mais pas avant d'avoir profité de ton corps. Me dit-il sensuellement.

- Alors enlève-moi ses boules, je te veux en moi ! Suppliai-je presque.

- T'inquiètes pas, tu m'auras. Mais pas tout de suite…

Harry relança le sort pour faire délicieusement tourner les boules en moi, mais plus doucement, affreusement lentement.

- Pourquoi ? Redemandai-je une fois de plus ce soir.

- J'étais dans un état second la première fois. Cette fois-ci j'en profiterai pleinement. Me dit-il en s'approchant dangereusement de moi.

Quand il fut devant moi, il m'embrassa voracement tout en déboutonnant ma robe. En quelques secondes, elle tomba à mes pieds, me laissant seulement avec une chemise fine et mon boxer, je n'avais pas mis de pantalon pour ne pas risquer de refaire comme avec l'anneau pénien.

- Pas de pantalon Severus ? Me demanda Harry taquin en glissant un doigt sur mon boxer, le long de ma verge gorgée de sang. J'adore. Dit-il en se mordant la lettre inférieure.

Il me lécha le lobe de l'oreille tout en me retirant ma chemise. Je n'avais jusque-là pas fait grand-chose, savourant ses doigts sur ma peau, et sa langue contre la mienne. Mais puisqu'il ne m'embrassait plus, pour me provoquer bien d'autre sensation toutes aussi délicieuses, je m'attèle à le déshabiller à mon tour. Sa robe ainsi que sa chemise chutèrent au sol à côté de ma chemise qu'il venait de retirer complétement. Une fois que je réussis de mes mains tremblantes à lui déboutonner son jeans pour le faire doucement descendre, il se colla à moi pour frotter nos deux érections.

- C'est trop bon Harry. Dis-je d'une voix rauque, pas plus haute qu'un murmure.

- Ca ne fait que commencer… Mon ange. Répondit Harry entre deux baisers qu'il déposa sur mon torse en descendant de plus en plus bas.

Quand Harry fut à genoux devant moi, je dus perdre encore un peu plus la raison, mais quand il lécha mon érection à travers mon boxer, je perdis pendant quelques secondes le peu qu'il me restait. Balançant la tête un arrière dans un râle rauque, je repris pied quand je sentis la main d'Harry sur mon érection, n'ayant même pas remarqué qu'il m'avait baissé mon boxer. Et s'en préambule, il me prit en bouche pour suçoter mon gland. Je crois que son but est de me faire perdre la raison, et il a parfaitement réussi. Je ne suis plus que sensation entre ses mains… Cette bouche. Il toucha délicieusement mes testicules d'une main alors qu'il me faisait la meilleure fellation du monde.

- Oh Merlin ! Dis-je en sentant un doigt de son autre main partir vers mon anus.

Je pus sentir sa si délicieuse bouche sourire alors qu'il continuait ses aller et venu horriblement lents. Je ne pouvais cependant pas faire un geste, j'étais cloué sur place, et seul le fait que j'avais les deux mains crispées sur le bord de mon bureau, faisait que je ne m'écroulais pas au sol. Son doigt entra lentement en moi, rien que cette sensation suffit à me faire éjaculer dans la bouche de ce démon ! Pendant quelques secondes mes jambes flanchèrent, mais Harry se remit rapidement sur ses pieds pour poser ses mains sur mes hanches et me maintenir debout.

- Nous devrions aller dans ta chambre… Me dit-il en souriant diaboliquement pendant qu'il frottait son érection à la mienne.

Une seule question me vint à l'esprit, quand avait-il enlevé son propre boxer ? Sa main sur nos deux érections me fit rouvrir les yeux que je n'avais pas conscience d'avoir fermés.

- C'est une bonne idée… Dis-je en réussissant à me retrouver dans cet abime de plaisir.

J'arrive difficilement à me décoller de mon bureau, j'ai les jambes encore flageolantes et j'ai peur de m'écrouler. Adieu le Self-control, je suis à la merci d'Harry Potter, si on m'avait dit ça un jour… Celui-ci se mit derrière moi, se collant à moi tout en me tenant par les hanches pour me maintenant toujours debout. Son érection frottait contre mes fesses. Je ne sais véritablement comment, mais nous finissons par arriver devant mon lit. Quand est-ce que j'avais ouvert la porte ? Je ne me souviens même pas du chemin parcouru jusqu'ici, je ne fais que sentir le sexe d'Harry s'y proche de mon antre bientôt plus si inviolé que ça…

- Prends-moi… Suppliai-je sans honte à Harry alors qu'il m'allongeait sur le lit pour se mettre au-dessus de moi.

- Oh non mon ange… Dit-il avant de m'embrasser et de venir me murmurer au creux de l'oreille. Je vais me venger avant cela…

Sans attendre il s'empala sur moi, me faisant me courber en deux sous le plaisir intense. Je sentais mon sexe délicieusement compressé dans ce petit démon, cet homme que j'aime tant… Au râle qu'il poussa, en jetant la tête en arrière, il n'avait ressentis aucune douleur. Mais avant que j'aie pu lui demander, alors que je me retenais de commencer des coups de reins, il commença de lui-même les coups. Nous ne sommes plus que gémissements, je ne pense pas pouvoir dire un seul mot cohérant de toute manière. Surtout au moment où les boules se remirent à bouger et que doucement l'une d'elle sortit pour entrer et ressortir avant de recommencer, encore et encore.

- Harry ! Suppliai-je dans une question que je ne pouvais poser.

Il dut avoir pitié de moi, car plusieurs boules sortirent, m'arrachant des gémissements qui auraient pu me faire honte si j'avais pu réfléchir plus d'une seconde. J'avais à cet instant, l'impression d'être le soumis alors que j'étais dans mon amour. Il était au-dessus de moi, il faisait tout, je ne faisais que lui caresser sa verge au même rythme qu'il s'empalait sur moi, de plus en plus violement donc. J'étais totalement dépendant de lui, du plaisir qu'il me procurait. Les boules de plus en plus grosses sortirent de moi, et d'un mouvement sec, alors que je retenais à grande peine quelques jets de spermes qui partaient malgré moi dans mon démon personnel, Harry retira les quelques boules restantes d'un rapide mouvement. Je ne pus même pas penser à retenir le hurlement de pur extase que je pousse tout en donnant un violent coup de rein totalement involontaire et je jouis au plus profond d'Harry, pendant que de longs jets de sa semence atterrirent sur mon torse.

Je m'écroule sur le lit, Harry sur moi, nous ne pouvons plus bouger. Nous sommes essoufflés et encore emplies d'un désir ardent. Par pur vengeance de ma part, je réussis à glisser ma main entre nos deux corps, et je prends sa verge qui est encore légèrement en érection, je le prends en main et surtout je passe mon pouce sans interruption sur son gland plus que sensible à présent. Il se cambre et gémit alors que de nouveaux jets de sperme sortent pour atterrir entre mes doigts.

- Oh Severus ! Dit-il en gémissant alors qu'il faisait des mouvements de bassin involontaire pour échapper à ma main.

Je sens mon sexe toujours en érection faire de nouveau va et vient à ses mouvements. C'est finalement une vengeance, mais aussi une torture pour moi. Après quelques secondes j'arrête mon geste. Harry se soulève légèrement pour me faire sortir de lui et il s'écroule à côté de moi, un sourire béat sur le visage, comme moi.

Et alors que j'étais encore en train de récupérer de mon orgasme, Harry bascula au-dessus de moi pour m'embrasser voracement, son érection de nouveau dur comme de la pierre frottant la mienne.

- Maintenant. C'est à ton tour, Severus. Fit-il avec un sourire goguenard.

- Depuis le temps que j'attends ça… Dis-je alors qu'il fraya délicieusement un doigt en moi.

Harry me sourit sans me répondre, il glissa rapidement un deuxième doigt. Avec les boules de geishas qui sont sortis il y a peu, je suis prêt, mais j'apprécie tout de même les caresses d'Harry, le laissant faire monter une nouvelle fois la pression. Après des mouvements de ciseaux tout en tapant machiavéliquement ma prostate, enleva ses doigts pour se placer entre mes cuisses.

Une brève inquiétude me fit oublier le plaisir, et si j'avais mal ? Après tout, les sextoys sont fait pour ne faire que du bien, enfin ceux d'Harry en tout cas, mais là ? Je sais que ça peut être douloureux. Je me donne l'impression d'être un gamin face à ça première fois, et c'est ce que je suis.

- Severus ? Me dit Harry attendant que je le regarde de nouveau. C'est ta première fois ? Demanda-t-il doucement, sans une once de moquerie.

- Oui. Avouai-je presque honteux.

- Oh ! Fit-il surpris. Si tu n'es pas prêt on remet ça à plus tard…

- Monsieur Potter. Dis-je d'une voix mortellement froide. Vous avez allumé un incendie dévastateur en moi. Et vous avez plutôt intérêt à l'éteindre. Quitte à ce que je m'empale moi-même sur ta… Ahhhh ! Finis-je de dire dans un gémissement d'extase et de bien-être.

Harry était entré d'une seule poussée en moi, d'un coup de rein rapide sans trop l'être. Et j'avais sentis mes chaires s'écarter doucement pour enserrer son sexe qui glissait en moi, ce sans aucune douleur, même minime. Il me masturbait doucement, et en quelques secondes c'est moi qui commençai le premier coup de rein pour demander silencieusement à ce qu'il me baise enfin !

Harry ne devait plus en pouvoir non plus, car à peine ai-je fini mon mouvement de bassin qu'il vint de lui-même en moi. De plus en plus rapidement, en finissant par de véritable coup de butoir. Des gémissements sortent de ma bouche, totalement indécents, tout comme ceux d'Harry, totalement excitants.

- Plus fort ! Demandai-je une seconde avant de sentir mon vœux exaucé. Je t'aime Harry ! Dis-je quelques secondes avant de jouir entre nos deux corps.

Harry éjacula en moi avant de s'effondrer à côté de moi, exténué.

- Je t'aime aussi, Severus. Me dit-il haletant avant de m'embrasser brièvement.

Quelques minutes plus tard, nos respirations rapides firent place à des souffles légers car nous plongions doucement dans un sommeil bienfaiteur.

HPSS HPSS

Je ne m'étais jamais réveillé avec quelqu'un dans mon lit. C'est donc sans étonnement que je me suis réveillé en sursaut après avoir sentis une tête sur mon torse. J'ouvris les yeux à la vitesse de l'éclair pour rapidement me rappeler que j'avais passé la plus merveilleuse des soirées.

Un frisson dû au froid me prend, mais je ne trouve pas ma baguette et ne veux pas réveiller Harry qui dort d'un sommeil profond dans mes bras. J'essaie tant bien que mal de me glisser vers le bas pour attraper le drap avec mes orteil mais rien y fait. Contre toute attente, Harry se réveille et doit avoir le même problème que moi. Je le sens frissonner de froid dans mes bras, d'un geste endormis de la main il fit lever le drap jusqu'à nous. Je le regarde, ébahis, mais il est déjà repartis dans un profond sommeil. Après quelques secondes, je fais fis de cet acte de magie très avancé, et je m'endors aussi, toujours aussi comblé.

Je me réveille quelques heures plus tard, cette fois-ci je resserre mon étreinte sur le corps chaud collé à moi. Je l'entends même soupirer de plaisir, ce qui me fit ouvrir paresseusement les yeux pour plonger directement dans les siens.

- Il est hors de question que je ne me réveille pas ainsi tous les jours. Dis-je me surprenant moi-même de ma déclaration.

- Je vais donc être obligé de rester ici… Répondit mon amour le sourire aux lèvres.

Nous nous embrassons, tendrement, doucement, délicieusement. Je pense n'avoir jamais été aussi bien dans toute ma vie, qu'aujourd'hui.

- J'ai omis de te dire quelque chose par contre… Commença-t-il doucement alors qu'il avait repris sa place dans mes bras, sa tête dans mon cou.

- Quoi ? Demandai-je calmement, cachant mon inquiétude.

- Je reviens à Poudlard après les vacances de Noël. Dit-il d'une traite.

Je le regarde, surpris, je croyais qu'il voulait passer ses ASPIC en candidat libre ?

- Pourquoi ? Demandai-je surpris, mon inquiétude bien loin derrière.

- Essentiellement pour surveiller Ron, je ne lui fais pas confiance et tu sais qu'il ne sera pas renvoyé cette fois, bien qu'en sursit. En plus, Poudlard me manque. Me dit-il triste. J'ai une évaluation de mes compétences la semaine prochaine, après le directeur me fera un planning sur mesure pour me perfectionner.

- Et ta boutique ? Elle marche bien, les mentalités commencent doucement à changer… Dis-je moi-même surpris d'admettre qu'une telle boutique puisse aussi bien fonctionner.

- J'ai déjà embauché quelqu'un. Je ne ferai que créer de nouveau produit, et tu es toujours le potioniste attitré bien sûr. Me dit-il un doux sourire sur les lèvres.

Je lui souris en guise de réponse. Je suis heureux qu'il reprenne ses études.

- Du coup… Tu ne pourras pas rester avec moi… Dis-je de nouveau inquiet et triste.

- J'en ai déjà parlé au directeur. Me dit-il à ma plus grande surprise. Etant donné que je n'aurai certainement pas le même planning que les autres, je ne serai pas vraiment considéré comme un élève, plus un… Etudiant. Je peux donc, dormir où je veux. Chez moi, dans la tour Gryffondor ou même dans le lit de mon professeur de potion. Fit-il souriant en me faisant un cli d'œil.

HPSS HPSS

La nouvelle année était passé, et la première semaine de cours aussi. Harry avait à ma plus grande fierté, réussi haut la main les tests d'Albus. Albus lui avait même dit qu'il pourrait directement passer ses ASPIC qu'il aurait pratiquement un Optimal dans toutes les manières. Harry avait donc des cours avancés, en Potion, Métamorphose et Défense Contre les Forces du Mal. Il avait aussi commencé les cours de Rune. Pour les cours avancés, il les avait individuellement, ou en même temps que les autres élèves, tout en faisant autres choses qu'eux. Albus était certain qu'Harry pourrait leur apprendre beaucoup chose en le regardant faire.

Je n'avais pas su grand-chose de ses tests, Harry et Albus gardaient le secret absolu. Je n'avais eu que les résultats et vu le planning de mon amour, assez léger vu le peu de cours, mais il en passerait beaucoup à la bibliothèque. Je me doutais que j'allais avoir de grandes surprises. Qui sait ce qu'avait fait Harry pendant ses quatre mois ? Nous en avions que peu parler, il avait gardé le mystère en me disant qu'il m'en parlerait après la rentrée. Et je comprenais bien pourquoi.

Ma mâchoire avait presque failli se décrocher quand j'avais vu mon Harry, non Harry Potter, faire une potion quasiment parfaite ! A chaque repas, j'entendais mes collègues qui eux aussi ne savaient rien de ses nouvelles compétences, s'extasier devant ses pouvoirs. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas entendu Minerva aussi excitée par les compétences d'un élève. Il avait réussi chaque métamorphose demandé, a une vitesse incroyable et ce du premier essai. Les élèves avaient passés le cours à le regarder, voyant cela Minerva lui avait demandé d'expliquer à la classe comment il avait réussi ce prodige. Harry avait donc pris la place de leur professeur et s'était mis à expliquer sa matière avec un regard que Minerva n'avait jamais vu. Elle aussi avait finalement appris. Les élèves avaient réussi leurs métamorphoses plus facilement après ça.

Le meilleur avait été avec le Professeur de Défense. Le nouveau professeur qui était pourtant depuis le début d'année, un peu trop sympathique à mon gout, avait pris en grippe Harry, pour je ne sais quelle raison. Je me souviendrai sûrement toute ma vie, du jour où ce crétin avait provoqué Harry en duel en plein milieu de la grande salle.

Flashback

Harry avait repris les cours depuis seulement trois jours. Il était installé, comme à son habitude le midi, à la table des Gryffondors avec son amie Hermione ainsi que mon filleul. Le cours de métamorphose venait tout juste de se terminer, et bon nombre d'élève ayant entendu les exploits du Survivant étaient curieux. Personne n'avait osé l'approcher, mais tout le monde le regardait, Hermione semblait lui parler avec excitation. Puis à sa demande il avait ouvert la paume de sa main vers le ciel, et des centaines de papillons en étaient sortis pour s'envoler dans la grande salle. Nous étions tous époustouflés, moi le premier. Soudainement mon voisin s'était levé, visiblement en colère.

- Monsieur Potter ! S'était écrit ce crétin d'Angus Douille. Avez-vous fini de vous pavanez devant vos camarades ! J'espère que vous vous êtes entrainé à vraiment combattre ! Je ne vous ferai pas de cadeau et ce n'est pas avec un sort aussi stupide et nié que vous me battrez !

Toute la grande salle le regardait comme s'il était devenu fou, et c'était sûrement le cas. L'acte de magie d'Harry était exceptionnel, encore plus sans baguette. Elèves comme professeurs étions impressionnés, et cet imbécile venait l'insulter. Ma baguette me démangeait furieusement, Albus me fit un discret signe de la tête pour m'en dissuader, avec un petit sourire malicieux qui ne présager rien de bon. C'est pour ça que je n'avais pas bougé, Albus ainsi que toute l'école était déjà au courant de notre relation, aucun de nous deux n'avait envie de la cacher, personne ne se serait étonné si j'avais lancé un Doloris à ce benêt !

- Que voulez-vous… Professeur… Dit Harry avait un profond mépris dans la voix, tout en se levant. Vous voulez un petit duel, ici, devant tout le monde. Pour prouver que vous êtes réellement meilleur que moi ? Demanda Harry en haussant un sourcil, tic qu'il m'avait emprunté.

- Je ne ferai qu'une bouchée de vous, Potter ! Dit-il avec hargne.

- Alors cela ne vous fait pas peur ? Fit Harry, il continua n'attendant pas de réponse. Si je gagne, vous nous laisserez tranquille. Dit-il avec colère.

- Et si je gagne, vous retournerez dans votre boutique infâme ! Dit-il toujours en colère mais plus calmement qu'auparavant, savourant une victoire qu'il pensait gagnée d'avance. A se demander pourquoi vous êtes revenu !

- Pour surveiller ce petit crétin ! Fit Harry en faisant un signe de tête vers Ron qui bouillait de rage. Je ne m'attendais pas à en avoir deux sur le dos !

Un silence de mort se fit, je ne comprenais pas tout. De quoi Harry parlait en disant « vous nous laisserez tranquille » ?

- Vous allez les laisser faire, Albus ? Demanda Minerva en regardant Albus, ainsi que toute la grande salle qui avait entendu la question.

- Monsieur Potter est considéré comme un étudiant, il est en plus majeur. Je ne peux empêcher ce duel si les deux le veulent.

D'un geste de baguette les tables se retrouvèrent sur le côté, les élèves furent surpris de se retrouver debout à côté d'elle. La surprise passée, l'excitation remonta vite quand des barrières de protections apparurent devant eux.

- Tout sauf les impardonnables. Enonça Dumbledore calmement.

- Vous surprotégez encore ce gamin ! Fit Douille avec colère en se positionnant devant Harry.

- Non. Dit Albus, ses yeux lançant des éclairs de colère. Je n'ai tout simplement pas l'envie de chercher un nouveau Professeur de Défense en cours d'année. Dit-il en se rasseyant pour admirer le combat.

Cette fois, Angus Douille dû vraiment s'apercevoir de sa bêtise. Il faut dire que les paroles d'Albus, bien que vrai, n'était pas fait pour le rassurer. Je me doutais qu'il devait se retenir de le virer sur le champ pour avoir provoqué ainsi un élève, bien qu'officiellement étudiant et faisant ce qu'il veut. Les deux duellistes se firent face baguette à la main, puis se tournèrent pour marcher les dix pas réglementaires. Arriver à huit, le professeur se retourna pour attaquer alors qu'Harry respectait scrupuleusement le protocole.

Harry évita le sort de stupéfaction puis attaqua avec un sort de furoncle. Angus Douille s'acharnait sur Harry, lançant sort sur sort, ne laissant aucun répit à Harry, sauf qu'il était bien trop puissant pour ce crétin. Il ne semblait même pas s'apercevoir qu'Harry avait l'air de s'ennuyer profondément. Quand cet abruti congénital envoya un Feudeymon. Harry ouvrit les yeux comme des soucoupes.

- Non mais ça va pas la tête ! S'écria-t-il en voyant des gerbes de flammes destructrices sortir de la baguette de son professeur.

- Ah, le grand Harry Potter est un prétentieux qui n'est, finalement, pas si puissant que ça ! Fit Angus Douille avec un sourire fier alors que le Feudeymon sortait toujours de sa baguette.

Albus commençait à renforcer les barrières de protections, le Feudeymon est très destructeur, les barrières doivent être très puissante. Harry lança lui aussi plusieurs sorts pour renforcer les barrières, faisant fît de sa propre protection.

- Un sort de Feudeymon dans une pièce remplis d'élève ! S'écria Harry en achevant le Serpent qui sortait des flammes.

Angus le regarda surprit, il était bien trop aveuglé par, je ne sais quoi, pour être censé ! J'étais moi-même en colère, le Feudeymon n'est officiellement pas un sortilège impardonnable, mais il est bien difficile à contrôler une fois crée. Je doute même que cet imbécile sache comment on l'arrête. Harry rangea sa baguette dans sa poche.

- Puisqu'il en est ainsi, fini de jouer. Je vous avais donné une chance, ne l'oubliez pas ! Fit Harry avec colère.

- Et c'est sans baguette que vous allez me vaincre ? Répondit celui-ci moins sûr de lui.

Harry lui lança plusieurs sorts, qu'il ne put éviter, des sorts inoffensifs, mais puissants. Il réussissait a en évité certains, mais à peine le bouclier invoqué qu'il partait en éclat.

- Je déclare forfait ! Cria Angus Douille d'une voix d'où perçaient la douleur et la peur.

Harry s'arrêta net. Il s'avança vers son professeur qui se recroquevilla de peur. Harry déposa sa main sur la sienne, ce qui me fit grogner de mécontentement. Comme avec Drago, les plaies qu'il avait disparurent, son visage se détendit pour laisser apparaitre un soulagement évidant. Les barrières s'écroulèrent, et Albus s'approcha des deux hommes, ainsi que moi.

- D'accord, il est vous, je vous le laisse. Fit Angus déçu.

- C'est un être humain, pas un objet ! Fit Harry agacé.

Harry se releva en me regardant, je n'avais pas compris la conversation, et ne chercha pour le moment, pas à comprendre. Je regarde Harry, aucune plaie, aucun bleu, il n'a reçu aucun sort. Je souris de fierté à mon amour, il m'en a caché des choses, et je suis sûr de ne pas être au bout de mes surprises.

J'emmène Harry avec moi alors que le bruit des élèves, qui discutaient du duel, se fit entendre. Arriver dans un coin de couloir, à l'abri des regards, bien que tous sont à cet instant dans la grande salle, je l'embrasse furieusement, amoureusement. La température monta rapidement, bientôt nous étions à frotter nos virilités l'une contre l'autre. Il mit sa main dans le creux de mes reins, et je sentis des vagues vibrantes se propager dans mon corps, et surtout dans mon sexe.

- J'ai envie de toi. Me fit-il entre deux baisers.

- Dans mes appartements ?

- Non, ici ! Dit-il en nous déshabillant d'un geste de main.

Je ne protestai pas, nous avions peu de chance de nous faire attraper, et c'était si… Excitant de prendre le risque !

Fin du Flashback

- Harry, dis-je encore dans le souvenir de cette journée.

- Oui ? Fit-il attentif.

- Vas-tu enfin me dire ce que cette andouille d'Angus Douille avait contre toi ? Demandai-je curieusement, pour la dixième fois depuis ce jour-là.

- Il n'y a que toi pour n'avoir rien vu… Me dit-il en souriant, moqueur. Il essayait de te mettre dans son lit ! Fit Harry en voyant que je ne comprenais pas.

- Quoi ? Dis-je en m'asseyant rapidement sur le lit, choqué par la nouvelle. Jamais !

- Bah j'espère bien, tiens ! Fit-il jaloux.

- C'est pour ça qu'il t'a dit « Il est à vous ? Demandai-je avant de voir un signe affirmatif de la part d'Harry. Merci. Dis-je en me rallongeant contre lui.

- De… ?

- De lui avoir dit que je n'étais pas un objet. Non mais en plus, même payé je ne serai jamais sortis avec lui ! Dis-je dégouté à cette idée.

Le rire d'Harry me refait vite sourire. Je l'embrasse tendrement, il est si beau mon bel amour.

- Je t'appartiens, Harry. Dis-je sérieusement. Mon cœur t'appartient.

- Ainsi que le mien t'appartient. Fit-il amoureusement. Mais… Dit-il hésitant.

- Mais ? Fis-je inquiet.

- Je ne t'ai rien dit. Sur ce que j'ai fait pendant ces quatre mois. Et je sais que, même si tu ne m'en parles pas, ça te tracasse.

Il fut pensif quelques minutes, tout comme moi. Allait-il enfin me parler de ces quatre long mois loin de moi ? Je ne savais toujours que peu de chose, et je m'imaginais un peu tout et n'importe quoi. Ne sachant pas si je préférais savoir la vérité ou rester dans l'ignorance, c'est sûrement pour ça que je ne lui avais pas posé trop de question. Par peur d'avoir des réponses qui ne me plaisaient guerre.

- Etant donné que je t'aime… Et que je veux passer ma vie avec toi. Je pense que tu dois savoir, tout ce que j'ai fait. Dit-il en se tournant sur le côté pour me regarder. Rien de bien étonnant, ni d'illégal ou d'exceptionnel. Mais je ne veux pas que tu imagines des choses qui n'ont pas lieu d'être. Fit-il en me caressant la joue. Je suis sûr que tu peux avoir une imagination débordante !

- Tu supposes bien. Dis-je avec un sourire crispé.

- Severus… Dit doucement Harry. Qu'est-ce que tu t'imagines ?

- Avec ta boutique… J'ai presque l'impression que… Humm. Dis-je sans réussir à finir ma phrase, honteux et peureux que ce que j'imagine soi vrai, sans oublier la pointe de jalousie qui m'étreint le cœur.

- Que j'ai découvert les joies du sexe pendant quatre mois ? Demanda Harry un sourire moqueur aux lèvres.

- Oui. Dis-je dans un murmure.

Ce n'était vraiment pas facile pour moi d'avouer cette faiblesse, cette jalousie, allait-il me dire que tout était vrai ? Mon cœur se sera encore plus à cette idée, alors que lui éclatait de rire.

- Je ne vois pas ce qu'il y a de drôle ! Dis-je en m'asseyant en taille sur le lit, vexé.

- Tu as, effectivement, beaucoup d'imagination ! Dit-il en se mettant dans la même position que moi.

Touchant rêveusement le bracelet que je lui avais offert, un serpent qui ondulait sensuellement sur une plaque en argent, il me regarda dans les yeux. Je sentais qu'il était prêt à tout me dire, pour la première fois, Harry Potter allait expliquer ce qu'il avait fait pendant ces quatre long mois. Je me tus, attendant sans un mot qu'il se décide, sachant le moment important pour lui comme pour moi.

- Tout comme toi, tu l'as appris. Dumbledore m'a dit que je devais laisser Voldemort me tuer. Dit-il doucement, mais le sens de ses mots me provoquèrent tout de même un frisson d'effroi, mon Harry mort. Comme tu l'imagines, ça a été très dur à accepter. Mais au fond, je crois que j'ai toujours su que cela allait se finir ainsi. Dit-il fataliste, laissant planer une minute de silence. Le soir de l'attaque, tu n'avais pas pu nous prévenir, Voldemort n'avait rien dit sachant qu'il y avait un espion dans ses Mangemorts. Mais malgré moi, je l'ai vu vous l'annoncé, cinq minutes avant de venir. J'ai tout juste eue le temps de prévenir Dumbledore. Et une fois que vous étiez tous devant nous, je n'ai plus eu peur. Dit-il sereinement.

Ma main se resserra sur la sienne, je me rappelle de ma peur à cet instant, et des longues minutes qui ont suivis. Tout a été si rapide et pourtant si net dans mon esprit.

- Voldemort a levé sa baguette vers moi, et je me suis senti calme, apaisé. J'ai tenu le coup pendant longtemps, très longtemps, prenant l'image d'un héros, d'un symbole. Pendant ses secondes là, le moment où je l'ai vu comme au ralenti lever sa baguette vers moi. J'ai compris que tout ce pour quoi nous nous étions battus, n'était pas vain. Que oui, j'allais mourir, mais que par le simple fait de ma mort, ma seule mort, j'allais réellement, pour une fois sauvée des vies. Dit-il les larmes aux yeux.

Si j'avais pu ouvrir la bouche pour au moins dire quelque chose, ça aurait certainement été pour lui dire qu'il était un idiot. Il n'a jamais été que l'image d'un héros, s'en était véritablement un, quoi qu'il en dise et quoi que j'ai pu vouloir croire dans mon infini stupidité. Mais je ne peux ouvrir la bouche à cet instant, cela attendra donc un peu.

- Le rayon vert s'est dirigé sur moi, et une image a surgi de mon esprit. Dit-il en détournant les yeux quelques secondes. Cela m'a rappelé la première fois où j'ai reçu ce sort, sauf que cette fois-ci, il ne sait pas retourner contre Voldemort. Et je suis mort. Dit-il simplement en me regardant de nouveau, alors que mon cœur était au bord de l'implosion. Quand je suis mort, j'ai vu mes parents.

- Tes parents ? Murmurai-je choqué.

- Oui, ils étaient assis sur un banc, à m'attendre. C'était… Etrange. Je pouvais les toucher et leurs parler, mais c'était comme-ci nous ne faisions pas partis du même monde.

- Comment ça ? Dis-je toujours dans un murmure pour ne pas briser ses confessions.

- Au fond de moi, je sentais que tout n'était pas fini. Et ils me l'ont confirmé. J'avais encore une chance d'échapper à la mort, et je l'ai saisi. Dit-il paisiblement, omettant volontairement de tout me dire, ce que je pouvais comprendre. J'ai repris mes esprits, et j'ai sentis que Voldemort aussi, j'ai donc essayé d'être plus rapide que lui.

- Pourquoi es-tu parti ? Demandai-je curieux après un long silence.

- J'étais mort Severus. Me dit-il ses yeux ancrés dans les miens. J'avais vécu ce que personne n'aurait pu comprendre, moi-même ne comprenais pas tout. Je savais que j'allais être encore une fois sous les feux des projecteurs. J'avais besoin de calme, d'être seul, d'aller là où personne ne pourrait savoir qui j'étais.

- Qu'as-tu fais ? Dis-je en voyant qu'il était reparti dans ses souvenirs.

- J'ai passé deux nuits dans un hôtel moldu, puis je suis allé dans mon coffre. J'ai pris de l'argent et je suis parti aux quatre coins du monde. J'ai commencé par l'Inde.

- Pourquoi ?

- Pendant que j'étais mort… Ma mère m'a dit d'aller sur une petite île qui se trouve pas loin, Bagaram, que je trouverai des réponses à mes questions. Et j'ai trouvé. C'est une île exclusivement sorcière, avec une tribu très ancienne. Quand je suis arrivé, ils n'avaient pas l'air surpris, j'avais même l'impression qu'ils m'attendaient. Nous ne parlions pas la même langue, mais cela n'a pas été un problème puisque j'ai été contraint de ne pas parler pendant trois semaines.

- Toi ? Trois semaines ? Dis-je en riant doucement.

- Oui ! Dit-il en souriant. C'était la première étape. Dit-il mystérieusement, attendant que je lui pose la question.

- La première étape ? Dis-je avide d'en savoir plus.

- Apprendre à se taire pour écouter, apprendre à se taire pour parler. Dit-il en souriant. Je n'avais pas le droit de dire un mot, je n'y étais pas contraint par la magie, cela devait venir de moi. Et j'ai tenu. Nous communiquions avec des gestes, j'ai dû tout faire avec mes mains et mon corps, aucune magie ne m'était autorisée. Je ne sais pas pourquoi j'ai accepté de faire tout ça, je sentais juste que cela devait en être ainsi, et que je comprendrais quand tout serait terminé. Dit-il en haussant les épaules, ne sachant lui-même toujours pas vraiment le pourquoi de son acceptation. Je ne regrette pas, la première semaine, j'ai appris à écouter les autres. La deuxième, j'ai appris à m'écouter moi-même et la troisième semaine, j'ai appris à communiquer. C'est cette semaine-là que j'ai commencé à soigner. Ils n'utilisent que leurs mains pour soigner, n'utilisant aucune baguette. Et ils ont pensés que j'étais assez digne pour apprendre leurs savoirs. Dit-il avec une pointe de fierté dans le regard, alors que j'étais moi-même complétement fier de lui.

- Combien de temps as-tu mis à apprendre leurs connaissances ? Demandai-je en imaginant que cela devait avoir duré plusieurs semaines.

- Une semaine. Me dit-il à mon plus grand étonnement. En réalité, ils m'ont fait plongés dans une sorte de transe où j'ai eue complétement conscience de la magie qui m'entourait. A mon réveil, le sorcier avait l'air surpris que cela eue durer si peu de temps, puis il m'a laissé voir son aura pour que je conduise ma magie comme il me le montrait, dans un autre corps. Une fois que ma magie rentre dans le corps, tout est instinctif, il me faut juste une grande concentration mais j'ai la sensation de tout pouvoir faire. Dit-il un peu rêveur. Après ça, ils m'ont fait comprendre qu'il était temps que je parte. Je ne savais pas moi-même où, et je m'étais attaché à eux, mais je savais aussi que je devais voir autre chose.

- Tu es parti où ?

- En Alaska, c'est un pays que j'ai toujours rêvé de voir. J'y suis restée deux semaines, j'avais découvert une librairie extraordinaire, j'ai découvert de nombreux livres, uniques. Je ne regrette pas de les avoir achetés. Dit-il en souriant. J'ai rattrapé le retard que j'avais pu avoir, et j'ai même pris pas mal d'avance. En fait, c'est à partir de ce moment-là que je n'ai plus arrêté de lire.

- Tu es devenu comme Miss Granger ? Demandai-je en riant.

- Je pense que… Oui ! Dit-il en riant à son tour. Pendant un temps du moins. Puis dans un de mes livres, j'ai lu qu'en Afrique, dans une petite ville du Mali, il y avait une tribu qui part un moment avait formé de très puissants sorciers, qui avaient une facilité à apprendre et faire apprendre ce qu'ils voulaient. J'ai voulu aller voir, si je ne pouvais pas changer mon regard sur ce que je lisais, voir s'il n'y avait pas un moyen pour faire apprendre plus simplement. En cours, parfois, tout a l'air si… Compliqué ! Dit-il presque désespérer. Je me suis souvent demandé si les choses ne pouvaient pas être plus simples. Alors j'y suis allé, je n'y croyais pas et pourtant j'ai trouvé cette tribu.

- Ils ont bien voulu t'enseigner ? Demandai-je avide de connaitre la fin de l'histoire, comme un gosse.

- Etonnamment, oui. Ils m'ont donnés un breuvage, et leurs langages que je ne comprenais pas me paraissaient soudainement familiers. J'ai su après qu'avec ça, je pourrai parler toutes les langues. Ils m'ont expliqués qu'ils ne formaient plus de sorciers, que leurs connaissances restaient dans leur tribu et que jamais une personne n'avait toutes les connaissances. Malheureusement, beaucoup de ceux qu'ils avaient formés, étaient envahi par ce pouvoir et ne souhaitaient plus que devenir le plus puissant. Je suis resté un peu plus de deux mois. Ils m'ont enseignés tout ce qu'ils savaient, je comprenais que c'était un honneur. Cela faisait des centaines d'années qu'ils n'avaient formés personnes, même pas dans leurs propres tribus. Pourtant, ils m'ont tout appris.

- Pourquoi ? Demandai-je étonné.

- Je leurs ai demandé. Et là, le chef de la tribu m'a simplement répondu : « Tu as déjà le pouvoir et pourtant tu n'en as jamais fait cas. Et j'ai lu dans ton âme que tu l'échangerais volonté contre ce que tu cherches en faisant ce voyage ». Moi-même, je ne savais pas vraiment ce que je cherche, enfin… Disons que je n'étais peut-être pas prêt à le savoir. Dit Harry en me regardant avec un étrange sourire aux lèvres.

- Que cherchais-tu ? Demandai-je dans un souffle.

- L'amour. Me dit-il simplement. J'étais amoureux de toi depuis un bon moment déjà, je pensais que cela ne pourrait jamais se réaliser entre nous deux. Je cherchais à la fois à t'oublier et à te trouver.

- Tu m'as dit avoir rencontré un moldu… Dis-je avec un pincement au cœur, la jalousie.

- Oui. Dit-il en souriant, ce qui n'améliora pas ma douleur. Après mon enseignement, je suis parti en France, à Paris. J'y ai rencontré un jeune homme, beau et sympa. J'ai pensé que je pourrai t'oublier avec lui. J'étais naïf et peut-être un peu triste d'avoir quitté la tribu du Mali, il me les rappelait sans cesse, grand, musclé et d'une peau chocolat noir.

A ses mots, je dois devenir un peu pale, je ne me sens moi-même pas très bien, pourtant Harry continue rêveusement à me parler de cet homme que je déteste déjà.

- C'était un moldu, un artiste. Je ne sais pas ce qui m'a le plus attiré chez lui, ou si c'est la ville de Paris qui m'a retourné, mais je me suis bien trop vite jeté dans ses bras. Et comme je t'en avais vaguement parlé, c'est lui qui m'a fait connaitre les sextoys, il en avait quelques-uns que nous utilisions parfois. Notre relation n'a duré qu'une semaine et je suis revenu ici.

Je ne disais rien, pas un mot. J'étais dévoré de jalousie, dévoré par la peur aussi. Pourquoi était-il avec moi ? Il pourrait avoir n'importe qui, n'importe quand. Mon silence dû alerté Harry car il me regarda de nouveau, étonné.

- Ca ne va pas Severus ? Me demanda-t-il soudainement.

- Très bien ! Dis-je un peu trop froidement pour être convainquant.

- Serait-ce à cause de cet homme ? Dit-il taquin. Et d'une certaine jalousie ? Fit-il avant de dire juste après mon regard interrogateur. Je connais, j'étais fou de jalousie avec cet… Andouille ! Fit-il rageur. C'est toi que j'aime Severus, uniquement toi. Avec lui, il n'y avait rien, aucuns sentiments. C'est pour ça que j'ai rompu et que je suis vite revenu ici. Je suis revenu pour toi Severus, uniquement pour toi.

- C'est vrai ? Demandai-je surpris et légèrement rassuré.

- Oui, je te veux toi. Personne d'autre.

- Pourtant je ne dois en rien ressembler à cet homme musclé à la peau chocolat noir… Dis-je un peu amer. Surtout que… Tu sais ce qu'on dit sur les hommes…

Harry retint un rire, ce qui me fit rougir malgré moi de honte, en arrêtant de parler. Je n'avais jamais eue honte de mes… Mensurations. Mais là ! Je sais que ce n'est pas forcement vrai, mais on dit que les hommes africains ont des proportions plus que généreuse. Je ne peux m'empêcher de me demander si Harry est déçu. C'est une attitude totalement puérile, pourtant je ne peux m'empêcher d'être blesser dans mon égo de « mâle ».

- Severus ! Dit Harry en levant les yeux au ciel. Si tu veux tout savoir, je n'ai jamais pris autant mon pied en une seule fois avec toi, qu'en toute une semaine avec lui ! Et ses sextoys étaient pour compenser alors que nous c'est pour faire durer, et pimenter. Tu n'as absolument rien à lui envier, crois-moi ! Dit-il fermement.

Je suis rassuré et un peu honteux d'avoir eue un tel élan de puérilité. Harry se met à quatre pattes devant moi pour m'embrasser, puis me murmure dans l'oreille.

- Crois-moi mon amour, tu es le seul qui ne m'ait jamais pris aussi profondément que toi. Le seul, qui m'ait fait crier à en perdre la tête. Dit-il à me rendre fou.

Je saute sur ses lèvres, basculant sur lui pour le mettre sur le dos, sous moi. Il me rend fou, et il le sait. Nous sommes encore nu et rien que ce fait attise encore plus mon désir. Harry frotte sa virilité à la mienne, c'est bon, délicieux. Je glisse deux doigts en lui, avalant de ma bouche ses doux gémissements, tapant sa prostate à le rendre fou à son tour. Un troisième doigt rejoins rapidement les deux autres alors que je le marque comme mien dans le creux de sa clavicule.

- Prends-moi Severus ! Me supplie-t-il.

Je retire mes doigts et les remplace par mon sexe. Je n'ai pas le temps de le pénétrer complétement qu'il remue déjà des hanches. Après ça, je le prends sauvagement, le faisant mien une nouvelle fois. Toute fierté mal placé oublié. Toute jalousie bien loin. Il est là, avec moi. C'est moi qui lui fais l'amour jour après jour. C'est lui que j'aime, et c'est moi qu'il aime.

Dans un crie de bonheur et de jouissance, nous crions nos prénoms une fois de plus. Prouvant qu'il n'y a que nous deux, pour toujours.


Moi qui avait écris qu'il n'y aurait que deux chapitres, trois dans le pire des cas... Je me fais bien rire tiens ! Voilà donc le troisième chapitre. Il ne manquera plus que l'épilogue !

Excusez-moi pour ce retard, je suis en train de me chopée toutes les maladies possible et inimaginable de l'hivers qui sont en train de me coucher et me condamne à 16h de sommeil par jour ! lol

Merci de me suivre !