Titre : Kokoro's cards

Disclaimer : L'histoire sort tout droit de ma tête mais ce n'est pas le cas de l'histoire originale qui m'a inspirée et qui elle est aux CLAMP.

Nous avions sept longues heures de route à faire jusqu'à la presqu'ile de Giens où se trouvait le camping que nous allions occuper durant la semaine. La première heure, tout le monde semblait avoir envie de finir sa nuit mais après la pause pipi et casse croute, c'était l'effervescence dans le bus.

Entre les consoles de jeu et les écrans tactiles à disposition pour chaque fauteuil, le voyage était bien vivant. Le repas, une seconde pause, l'après midi qui se déroulait avec lenteur puis enfin, après neuf heures, le bord de mer à fait son apparition pour la première fois. Le temps était plus que clément avec vingt-quatre degrés cinq, je m'imaginais déjà plonger dans l'eau salée.

Le bus s'est arrêté à l'entrée du camping, nous laissant entrevoir des bungalows flambant neuf. D'après ce que j'avais compris, après la saison touristique, les déchets sur la plage avaient tendance à se multiplier. Je bénissais les déchets de nous offrir des vacances de rêve comme celles là après un seul mois de cours.

-Alors les enfants on se calme. Je vais vous annoncer le programme de la fin d'après midi.

Le silence se fit progressivement dans les rangs, nous étions tout ouïe, Shriver n'avait plus qu'à parler.

-Nous avons une petite demi-heure de retard sur le programme mais on devrait pouvoir se débrouiller pour la rattraper si vous êtes sérieux en rangeant vos affaires. Vous allez être dispatché dans des bungalows par groupe de quatre.

Un murmure joyeux commença à enfler.

-Mais vous ne choisissez pas avec qui.

Quelques vagues de protestations furent vite étouffées par le regard noir de Shriver.

-Ma collègue Madame Joubert est allée récupérer les clefs alors je vais déjà commencer par vous annoncer les groupes. Premier groupe chez les filles. Estelle, Mizuno, Namie et Sandra. Ensuite le second groupe.

Il continua d'énumérer les groupes jusqu'à ce que chaque personne sache avec qui aller. Les clés en main nous avons découvert notre résidence pour les jours à venir. Une grande pièce équipée d'une télé fixée sur un des murs, deux canapés ainsi qu'une table de salon accompagnée de ses chaises. Une porte sur le mur du fond menait à la chambre, deux lits superposés trônaient de chaque côté parfaitement bordés, une grande armoire était aussi à notre disposition. Une autre porte dans la pièce commune menait à la salle de bain où une douche dernier cri nous narguait de sa brillance immaculée.

Après avoir chacune choisit un lit, j'avais préféré rester près du sol en prenant un des deux du bas, nous avions rangé nos affaires en un éclair. Sortant maillots de bain et crème solaire, nous étions plus que décidées à tester l'eau avant qu'il ne soit trop tard.

Serviette sur l'épaule, j'ai couru jusqu'à la plage qui n'était pas à plus d'un kilomètre. Le sable était brulant, quand mon pied pénétra l'eau tiède un frisson de bonheur me parcourut de haut en bas. Ca n'avait rien à voir avec notre Océan Atlantique. Immergée jusqu'au cou, je me suis mise à faire quelques longueurs mais la mer fut rapidement envahie et tout tourna rapidement en une bataille d'eau géante.

Le soir après le repas, nous avions discuté un moment puis une à une les filles s'étaient endormies, même Namie. Il ne restait que moi, une nouvelle fois, j'ai sorti mes cartes pour utiliser le passe-muraille. Marchant tranquillement sur la plage, je me suis étirée avec délice.

Elle était déserte, il n'y avait que la lune pour me tenir compagnie. J'ai enlevé mes vêtements, les pliant avec soin le temps de faire de nouveau quelques longueurs dans l'eau. L'eau était un peu plus froide pourtant ça ne me dérangeait pas, j'étais habituée l'eau gelée. Faire la planche en pleine nuit pour contempler les étoiles avait quelque chose de magique. J'avais envie de voler jusqu'aux cieux pour y cueillir les étoiles, un sourire amusé s'afficha sur mon visage. Je pouvais voler jusqu'aux étoiles.

Retournant sur la rive, j'ai invoqué la carte du vol pour planer au dessus de la mer, enchainant looping et figures acrobatiques improvisées. Je m'amusais comme une folle. Je n'ai pas pu m'empêcher de remarquer que la carte tirait moins mes forces que les premières fois. C'est à une dizaine de mètres du sol que je l'ai aperçu. Shaolan me surveillait.

Je m'en doutais depuis qu'il était intervenu aussi rapidement pour la précédente carte. Récupérant mon pyjama, je l'ai renfilé pour en avoir le cœur net. Volant jusqu'aux quelques arbres bordant la plage, j'ai de nouveau décelé des mouvements.

-Shaolan ? Sors de là, il faut qu'on parle.

Une bonne trentaine de seconde se passa sans que rien ne bouge puis finalement, les branches se sont écartées pour le laisser passer. Un ricanement stupide m'échappa en le voyant habillé d'un pyjama noir orné d'une grosse tête de chat blanc en plein milieu du tee-shirt. Il se renfrogna.

-Pourquoi tu me suis ? Pour être prêt à capturer les cartes avant moi ?

Il détourna la tête sans répondre, c'était tout comme dire « oui ». J'étais exaspérée par son attitude hautaine et méprisante. J'avais envie de lui demander s'il se sentait capable de me pousser dans le vide juste pour gagner la guerre des cartes. Évidemment, je ne pouvais pas poser la question de cette façon, sans explication. J'ai soupiré en attrapant la clé du sceau.

-Une ballade dans les airs ?

Il m'a regardé sans comprendre et j'ai souris en invoquant la carte du vol. En même temps que les miennes, deux ailes ont poussé dans son dos le déséquilibrant légèrement.

-Essayes juste de ne pas trop t'éloigner de moi, je ne sais pas quelle distance ma magie peut couvrir.

Je me suis envolée sans attendre et lui, il est resté bêtement au sol. Il ne voulait pas voler avec des ailes que je lui avais données. Sans doute préférait-il attendre d'avoir capturer toutes les cartes pour tester lui-même. Je suis redescendue, il attendait toujours assis en tailleur, ses yeux fixés sur moi avec froideur. Je me suis assise face à lui et à mon tour, j'ai attendu que quelque chose se passe.

J'avais du mal à le cerner, il semblait exister entre nous une sorte de rivalité naturelle passablement hostile.

Malgré la chaleur pour une nuit d'automne, je me suis rapidement mise à frissonner à cause de mon pyjama humide. Je m'apprêtais à partir quand une présence obscure s'est manifestée, l'aura diffuse d'une carte au loin. J'ai regardé autour de moi, Shaolan ne semblait pas réagir à cette nouvelle apparition.

-Tu ne sens pas ?

Son regard interrogatif entraina mon esprit dans une suite d'idée logique. Il ne sentait rien du tout, il n'avait jamais rien sentit des cartes. Il n'avait fait que me suivre. La seule fois qu'il avait réagit à une manifestation magique, c'était lorsque mon double avait lâché la bride à son immense pouvoir. C'était la raison pour laquelle il n'arrivait jamais avant moi.

-Il y a une carte de Sakura. Par là bas.

J'avais tendu mon doigt dans le sens inverse à l'emplacement de la carte et il s'était mis à courir pour me dépasser. Ca confirmait mon impression.

Je ne savais pas comment un garçon capable d'enflammer son épée pouvait être incapable de sentir simplement les présences surnaturelles. Plus qu'un simple enjeu de fierté, capturer les cartes semblait être à ses yeux une mission de grande importance. Un sentiment de honte mêlé de pitié m'étreignait, il fallait que je lui dise que j'avais menti.

Mes ailes se sont de nouveau déployées, le rattraper était un jeu d'enfant. Plaçant mes mains autour de ma bouche pour crier plus fort, j'ai pris une grande inspiration.

-Je t'ai dis n'importe quoi elle est dans l'autre sens !

D'une certaine manière, ma propre mission me semblait trop importante pour que je joue à ce genre de jeu. Des vies humaines étaient parfois menacées, la rapidité importait plus que la personne obtenant la carte à la fin. A peine essoufflé, il m'avait dévisagé, incertain sur laquelle de mes deux affirmations il fallait croire.

-Je te propose un pacte de paix. Je t'indique où trouver les cartes et on s'entraide pour les capturer. Peut importe qui l'obtient à la fin du moment qu'il n'y a pas de blessés. Si ça ne crains rien, on pourra se disputer les cartes comme tu veux. Si il y a des gens en revanche on s'occupe de la carte avec rapidité. Qu'est ce que tu en penses ?

Il s'était muré dans une réflexion intense.

-Je sais que tu ne peux pas sentir les cartes.

Il m'a regardé avec une pointe de jalousie clairement visible dans ses deux yeux.

-J'accepte mais seulement si on est bien d'accord qu'en cas de terrain libre, le pacte n'a plus lieu d'être.

Je me suis posée au sol pour lui tendre la main, après un instant d'hésitation, il me l'a serrée avec force. Les ondes négatives fluctuaient, la carte était en mouvement.

Cette fois encore, j'ai invoqué la carte du vol. A peine avais-je décollé qu'une seconde paires d'ailes battait en écho dans mon dos m'arrachant un sourire satisfait. Un coin dans mon esprit pensait avec espoir qu'une alliance avec Shaolan ferait surement disparaître mes songes étranges.

En m'approchant, il était devenu évident que la carte se déplaçait rapidement sur de courtes distances.

-Sois prudent, elle bouge très vite.

Sentir soudainement sa main sur mon épaule m'a remplie de terreur, je revoyais mon rêve presque plus nettement qu'il m'était apparu jusqu'alors. Je m'imaginais déjà chuter, un hurlement naissant dans ma gorge fut stoppé net alors qu'il me tirait en arrière. Une chose venait de passer devant moi à toute vitesse. L'ombre furtive se matérialisa plus clairement sur le sable. C'était un enfant à la longue crinière rose flashy agrémentée d'une mèche jaune hérissée vers le haut. La carte de Sakura.

Avant que j'ai pu recommencer à réfléchir, elle recommença à bouger en tout sens essayant de nous viser. La vitesse qu'elle atteignait ne me laissait qu'un vague doute sur les conséquences d'une collision de face. Esquiver en battant d'une aile puis de l'autre était facile mais ne faisait pas beaucoup avancer la situation alors que la carte allait de plus en plus vite.

Ce fut finalement Shaolan qui me proposa une solution en s'approchant de moi pour me glisser son idée à l'oreille.

-Je vais créer une illusion et tu couperas ce mioche en deux quand il passera à travers.

-Je...

-Il n'en mourra pas alors coupe le un point c'est tout.

J'ai lancé un regard de détresse dans sa direction mais son air borné m'a informé qu'il comptait s'en tenir à ce qu'il avait prévu. Il sortit une de ses cartes, celle que je ne connaissais pas, celle de l'illusion. Son épée faisait office de sceptre et grâce à elle, il invoqua la carte. Énervée, la furie rose se précipita vers l'image qui venait de se former face à moi. Je me suis entendue invoquer la carte de l'épée, son poids rassurant entre mes mains ne suffisant pas à me décider à frapper.

Tel un éclair, l'enfant rose traversa l'illusion pour me passer devant sans que j'ose bouger et derrière moi, Shaolan le coupa en deux. Sa forme vacilla les yeux écarquillés avant de ses transformer en une longue carte rose, la carte du tir. Je me sentais piteuse, je n'avais pas réussi à trancher la carte.

En revanche, Shaolan semblait fier de lui, il venait d'obtenir sa quatrième carte. C'est moi qui avais posé les règles du jeu, en terrain libre le meilleur gagnait la carte.

-Bravo pour la carte.

Il m'a regardé un fin sourire ornant ses lèvres. C'était surement la première fois qu'il souriait autrement qu'avec arrogance devant moi. Pourtant, c'était sans aucun doute celui qui m'énervait le plus. Sa niaiserie alors qu'il venait de planter son épée dans un gamin sans sourciller. J'étais certainement injuste et mauvaise perdante. La certitude que cette façon de capturer les cartes était mauvaise restait cependant fermement ancrée dans mes convictions.

-On ferait mieux de rentrer, il est tard.

La lune avait bien avancé dans le ciel, je me suis glissée dans mon lit pour me rouler en boule et dormir jusqu'au matin. Je n'ai entendu ni le réveil, ni Namie qui avait pourtant mis de la bonne volonté à me secouer.

J'ai ouvert les yeux vers neuf heures et quart alors que le petit déjeuner était prévu pour neuf heures pile. Me précipitant vers l'armoire pour me changer, un rapide reniflement m'a rappelé qu'après ma baignade j'avais laissé le sel me coller à la peau. Pestant contre moi-même, je me suis préparée le plus vite possible.

La salle de restauration était pleine quand je suis arrivée. Namie m'a apostrophée pour me dire de la rejoindre. Sandra et Estelle étaient aussi à sa table, elles pouffèrent de rire en me voyant. Jetant un coup d'œil interrogatif à Namie, celle-ci m'a énoncé tous les moyens employés pour me réveiller. Le doigt dans l'oreille pour commencer, elle m'avait tiré aussi bien les cheveux que les joues avant de me hurler dessus sans succès. La scène avait du être drôlement comique car tout le long du repas, chaque fois que je croisais le regard d'une de mes colocataires, elle se retenait d'éclater de rire.

Shriver était venu me trouver pour me demander si tout allait bien. Il devait penser que je faisais des cauchemars ou ce genre de choses, en lien avec ma grand-mère ou mon étrange disparition sur l'autoroute. Je n'ai pas vraiment cherché à démentir.

Le programme du matin était simple, nous étions en route vers une mine de cuivre de la région, assez connue semblait-il. Une petite vingtaine de minute en bus avait suffit à nous mener à bon port. Tous les élèves avaient du enfiler un casque dans l'antichambre taillé à même la pierre. Un guide nous avait expliqué que la mine n'était plus exploitée depuis des années et enfin nous étions entrés au cœur de la terre. Passé les deux grandes portes en bois, la température avait brusquement chuté. Notre groupe avançait en silence, laissant la voix du guide résonner contre les parois, seuls quelques chuchotements bruissaient de temps à autres. Tous les tunnels n'étaient pas éclairés donnant une étrange impression d'immensité à la caverne.

Un courant d'air froid s'engouffra sans prévenir dans notre couloir provoquant des chutes de pierre du plafond. Certains se mirent à hurler sans raison, ce n'était que des gravillons. Moi, j'avais plus peur de la carte qui venait de se faire sentir. Un regard de Shaolan me fit par de ses doutes. Quand j'ai hoché la tête, il s'est préparé à recevoir la présence maléfique qui s'était engouffrée dans cet endroit sombre. L'aura venait d'un tunnel non-éclairé. Le contraire m'aurait étonné.

D'un signe de main, je l'ai invité à me suivre et nous nous sommes engouffrés dans l'ombre. Il utilisa un de ses talismans pour invoquer une lumière diffuse qui suffisait amplement à illuminer le chemin. Alors que je m'attendais au silence absolu, des bruits de pas continuèrent à nous suivre. Un bref doute m'a traversé l'esprit alors que je faisais volte face.

-Mais qu'est ce que tu fous là ?!

Un cri de peur contenu m'avait répondu, Namie nous avez suivit.

-Ca va pas de me faire peur comme ça ?

Elle prenait à nouveau son légendaire air indigné.

-Je te signale qu'en ce moment tu m'écartes un peu trop facilement de la scène.

-Je t'écarte de la scène ? Mais Namie ce n'est pas un jeu !

Son regard se plongea dans le mien tandis que ses mots traversèrent mon crâne avec force.

-Tu crois que je ne suis pas bien placée pour le savoir ?

Son ton était calme mais elle n'avait pas pu s'empêcher d'y glisser une note de rancœur. Shaolan loin d'être enchanté par sa présence intervint d'un air courroucé.

-Il est hors de question qu'elle vienne. Tu te souviens du terrain libre ? Si elle est là, tu me considéreras comme coupable si elle est blessée et que je ne fais rien !

Namie le jaugea avec scepticisme.

-De quoi il parle ?

-On a passé un accord, s'il y a des personnes à protéger on s'entraide pour capturer la carte au plus vite. Si tu es là, comme tu n'as aucun pouvoir, tu ne pourras pas te défendre.

Elle ouvrit la bouche, outrée.

-Tu veux dire que je ne peux pas venir ?

-Même pour toi c'est...

Ma phrase fut coupée par une violente rafale de vent qui entraina une nouvelle chute de pierre. J'ai béni les casques qu'on nous avait fait porter, aussi moches soit-ils, quand un claquement sur ce dernier m'a fait comprendre que le pire avait évité. Shaolan venait de prononcer des mots dans une autre langue, à l'intonation je devinais des jurons bien salés.

Une femme était apparue, deux ailes entrelacées autour de son corps. Sa coiffure étrange m'interpella un instant. Deux immenses mèches recourbées se croisaient devant elle.

Elle plissa les paupières, le vent s'intensifiait autour d'elle mais elle ne semblait pas attaquer. Sans réfléchir à un quelconque plan, Shaolan s'était lancé à l'assaut. Il n'avait même pas réussit à s'approcher, le vent était trop fort et la carte continuait d'observer, l'air mélancolique. Ses tentatives étaient vaines, il fallait certainement procéder autrement. En fermant les yeux, je visualisais mieux l'aura de la carte, l'aura sombre était agitée chez elle. Comme si elle lutait. A chaque fois que Shaolan attaquait la couleur noire gagnait du terrain.

-Arrêtes de l'attaquer !

Interloqué par ma remarque, il s'arrêta sollicitant dans explications.

-Je ne sais pas ce qu'il se passe avec elle mais plus tu l'attaques, plus elle bascule du côté noir.

-Le côté noir ?

Namie s'était prudemment avancée, jetant un coup d'œil méfiant vers la femme qui flottait toujours dans le boyau souterrain.

-L'énergie des cartes qu'on utilise si je devais lui donner une couleur ce serait un blanc scintillant. Avant qu'on les capture, je vois un peu de cette couleur brillante mais elle semble absorbée par une énergie sombre. Chez cette carte c'est diffèrent, les deux parties sont plus ou moins à égalité avec un léger avantage pour l'énergie blanche.

J'ai fixé la carte dans les yeux.

-Le problème c'est qu'elle est en train de perdre.

Mot de l'auteur : Que ceux qui n'ont pas compris qui était la carte lèvent la main !

Personne ?

Ouf !

Bon, voilà un nouveau chapitre encore proche du précédent, comme quoi ne plus avoir de date imposée par moi-même me motive ! D'autres éléments de réponse ne vont pas tarder à arriver dans l'histoire, je fais mes plans dans la joie et la bonne humeur !

Sur ce, au prochain chapitre !