Chapitre tout beau qui à mit du temps à arriver ! Mais il est là. (je file manger moi x') )
Xavier c'est le prénom d'un mec qui se croit super puissant alors qu'il est impuissant au lit.
Dédicace à Polka-Pot, tu te reconnaitra en lisant ça !
La chambre était calme, le silence seulement perturbé pas deux respirations sereines. La nuit était tombée depuis quelques heures déjà. Charles et Erik ne s'étaient pas réveillés, toujours plongés dans un profond sommeil sans rêves ni cauchemars. Toute la maison était calme.
Les heures passaient et toujours rien, personne ne se réveillait, personne ne criait. C'est un petit moment que tout le monde à l'institut Xavier a un jour souhaité avoir. Une vie calme. Même s'ils le savaient pertinemment, cet instant n'allait pas durer et le jour levé, les cris et les rires raisonneraient dans toute la bâtisse.
Moira, Angel et Darwin était rentrés à la maison, tout le monde était présent. C'est vers les huit heures que Charles s'éveilla. Toujours contre le corps chaud d'Erik à l'admirer à la dérobée. Il fallait le dire il était plutôt bel homme. Grand, musclé, intelligent … Têtu aussi. Mais ce défaut restait mignon chez lui. Il lui donnait envie de le réconforter quand sa n'allait pas, ou de l'aider quand il échouait. Tout chez Erik était attachant. Et Charles s'était peu à peu laissé prendre dans ses filets d'où il ne pourra pas sortir, sa chaleur était devenue trop importante pour son équilibre.
Ils avaient été trop proches pendant leur recherche des mutants et l'attachement affectif et amical s'était transformé en autre chose de bien plus puissant et prenant. Quelque chose dont Charles n'avait jamais expérimenté la sensation. Relevant le nez il tomba net sur le regard gris qui l'observait lui aussi. Instinctivement les bras du plus grand s'étaient resserrés, raffermissant son emprise sur le corps plus petit. Dire qu'Erik n'était pas possessif serait insinuer que Charles n'était pas télépathe et cela, s'était inconcevable.
Leurs yeux ne se quittaient pas et leurs corps se rapprochaient sensiblement à chaque instant. Grand appel à la débauche. Leur souffle se mêlait, leur nez se rencontrait. Leurs lèvres étaient toutes proches. Dans un accord muet ils collèrent leur bouche l'une contre l'autre savourant le goût. Dans une lenteur incomparable Erik vint lécher les lèvres du plus petit lui tirant un gémissement plus que satisfait. Rien ne les obligeait à se presser. Lentement l'une des mains de Charles parcourra le torse finement musclé du plus grand pour ensuite se loger dans les cheveux court, les caressant au rythme du baiser.
Ils s'autorisaient à s'aimer, eux qui à l'accoutumé ne laissaient rien transparaitre quant à leur amour pour autrui. Charles ne montrait au monde que son unique amitié et son empathie pour les personnes malheureuses. Erik lui ne faisait transparaitre que sa haine et sa colère. Si bien qu'il avait commencé à être consumé par elles.
Ils se séparèrent, un baiser profond mais rapide en arrière-gout. Plongeant un peu plus dans l'autre, Charles utilisa son don pour augmenter l'intensité de leurs sentiments partagés, ouvrant son esprit pour donner et recevoir l'amour le plus sincère qui soit.
Se dire amoureux était une chose difficile pour Erik, mais il n'aurait jamais pensé être amoureux d'un homme. Il avait trop souffert dans son enfance dû à ses origines ethniques, alors l'homosexualité avait été un choc. Même s'il pensait que c'était plus par rapport à la personne. Il ne se sentait pas attiré par un autre homme que le Charles. C'est cela pour lui le plus troublant.
Ressentant les doutes et les tourments de son vis-à-vis, ledit télépathe reprit possession des lèvres fines et douces, effaçant ainsi les dilemmes intérieurs d'Erik. Profitant une nouvelle fois de l'étreinte, les lèvres de l'américain se mouvaient sur les siennes, venaient les lécher et ouvrir un passage dans sa bouche. Erik se laissa dominer. Pour une fois qu'il n'avait pas à avoir peur de ce qui l'entourait. Doucement Charles vint mordiller la lèvre inférieure, passant cette barrière pour caresser la langue tentatrice.
Un ballet, doux et sensuel débuta, sans quête de victoire, sans chercher à dominer l'autre. Juste coexister de façon naturelle. Charles bascula sur les hanches du plus grand, positionnant ses coudes de chaque côté du visage, il approfondi un peu plus son baiser. Il était avide de contacts, mais rien ne lui assurait que tout son corps suivrait. C'est bien pour cette raison qu'il cessa l'étreinte et se replaça dans les bras protecteurs pour terminer la nuit qu'ils avaient interrompus, laissant la fatigue les quitter jusqu'à onze heures le matin même.
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Hank, Raven, Alex, Sean, Darwin, Angel et Moira étaient réveillés depuis déjà trois heures alors que Charles et Erik n'étaient pas encore apparus. Ils n'avaient pas à s'inquiéter, les portes du manoir étaient verrouillées, mais que les deux hommes les plus matinaux ne soient pas encore descendus s'était étrange. Quand les autres s'étaient levés ils s'étaient attendus à les retrouver dans la bibliothèque en train de jouer aux échecs, mais rien. Ils n'étaient nulle part.
Évidemment personne n'était allé voir dans leur chambre. S'ils n'étaient pas descendus c'était sûrement pour une bonne raison mais tout ça les intriguait. C'est ce moment que choisirent les deux retardataires pour arriver dans la cuisine, là où Moira, Raven et Hank préparaient déjà le déjeuner. D'un regard entendu les deux mutants décidèrent d'attendre le repas du midi et ne prirent qu'un café pour Erik et un thé pour Charles, allant patienter avec une courte partie d'échecs.
Il était rare de les trouver en si bon termes, il y avait toujours ce moment ou soit Charles en rajoutait et devenait blessant sans s'en rendre compte, soit Erik se renfermait et arrêtait de parler à qui que ce soit. Cette situation devenait de plus en plus étrange pour les trois adultes les regardant partir. Il allait falloir garder un œil attentif sur eux et leurs possibles activités ensemble.
S'asseyant tranquillement dans les deux fauteuils l'un en face de l'autre, Charles et Erik profitèrent du calme apparent pour savourer lentement leur boisson. Ils n'avaient jamais de moments comme ceux-là, autant en profiter un maximum. Ils n'avaient pas pris le temps de parler de la situation dans la chambre et aucun des deux n'en avait envie. C'était gênant et dangereux. Ici les murs ont des oreilles. Il ne serait pas prudent pour eux d'en parler de vive voix. Mais rien ne les empêchait de faire autrement. C'est ainsi que le télépathe créa un lien avec l'homme en face de lui. C'était gênant, troublant mais ils devaient en parler. C'était le minimum.
Erik était enlisé dans sa mélancolie, il pouvait le sentir à travers lui et il n'en connaissait pas les raisons, il les lui cachait facilement, à son plus grand étonnement. Il ne le savait pas si doué ou alors c'était sa volonté de masquer ses troubles qui le déstabilisait dans sa recherche. Il s'était interdit d'entrer dans l'esprit de ses amis alors pourquoi, si Erik avait l'air bien, aurait-il chercher une source de trouble ? Voilà le problème. Jusqu'à maintenant il pensait que Magnéto avait retrouvé un semblant de paix. Mais non il était tout autre chose.
- Erik ?
- Oui … ?
- D'où vient le problème ?
- Quel problème Charles ?
- Celui qui t'obsède, qui te fait cauchemarder la nuit et peur la journée.
Charles était doux dans ses pensées. Il n'avait pas de raison d'être agressif certes, mais il préférait être prévenant. Personne ne pouvait prévoir les réactions d'un homme comme Erik quand il était en colère.
De son côté Erik était craintif, devait-il lui dire la vérité ou lui mentir ? Même s'il savait pertinemment que Charles le saurait. La réaction du plus petit lui faisait peur. Et si le fait qu'il y ait plus lui faisait perdre ce à quoi il tenait le plus. Et s'il commençait une relation mais que l'autre partait parce qu'il mettait trop de temps à s'ouvrir ? Tant de questions pour si peu de réponses. Parle-moi Erik, je ne t'ai jamais jugé et je ne le ferais jamais. Dit Charles par la seule force de son esprit. Son trouble était apparent, il ne fallait pas être un génie pour le voir. Mais Magnéto ne voulait pas lui dire, il s'obstinait à lui cacher l'information.
Charles prit les devant et se leva de son siège pour se planter devant l'autre homme. Son instinct lui disait une chose et sa raison le contraire. Que devait-il faire ? C'est ainsi qu'il avança lentement une main vers le mutant venant caresser la joue droite. Migrant vers la nuque, ses doigts dessinaient des symboles sur le cou tendre. Amenant sa deuxième main Charles retraça la courbe de la mâchoire. Ils avaient fait plus. Ils n'allaient pas mourir pour ça.
Les mains encadrant le visage, Charles se rapprocha du corps chaud en face de lui. Erik n'avait rien fait pour l'en dissuader, au contraire il avait accueilli le brun dans ses bras. Comme à chaque fois. S'asseyant sur les genoux Charles n'avait pas quitté le regard de l'autre. Il n'en avait pas envie, ses yeux étaient bien trop envoûtant pour qu'il y résiste.
Collé l'un à l'autre les deux hommes étaient tendus, ils n'avaient aucune certitude de prendre la bonne décision mais comme on dit : « La peur n'évite pas le danger ». C'est comme ça que leurs lèvres se joignirent dans un même mouvement, se caressant, se cherchant et commençant une légère pression Erik entrouvrit les lèvres pour laisser à Charles le bon vouloir de venir danser avec lui.
Elles se touchèrent et s'écartèrent pour mieux se contrôler. Contrairement à leur baiser du matin les deux mutants étaient plus affamés, plus rapide au fil des minutes. Ils se pressèrent et mirent fin au baiser par manque de souffle. Si ce n'est compter sur Erik pour en redemander. Ils étaient avides de contacts. Les mains de Charles parcouraient la chevelure du châtain, tirant sur les courts cheveux, les emmêlant autour de ses doigts. Il se faisait un plaisir de le décoiffer. Contrairement à lui les mains du plus grand ne bougeaient pas, elles étaient bien calées au niveau de ses reins, resserrant sa prise au fur et à mesure du temps.
Ouvrant son esprit à l'européen, Charles lui montra l'étendue de ses sentiments naissant comme preuve « d'autre chose ». Il lui promettait un hypothétique avenir ensemble. Chose plutôt incongru il faut le reconnaitre. Reprenant leur souffle les deux amis ne se quittaient pas, ils ne pouvaient pas ou ne voulaient pas, tel est la question.
C'est le bruit d'une porte que l'on frappe et qui s'ouvre qui les fit se reconnecter au monde. Malheureusement trop tard. Raven était déjà entrée alors que Charles avait à peine tourné la tête vers elle. Prit la main dans le sac. Midi trente avait sonné sans qu'ils ne s'en rendent compte. Raven n'avait pas bougée, elle était dans une intense réflexion. Deux minutes passèrent sans que personne n'ose bouger ou parler. Dans ce calme le rire de la mutante résonnait comme quelque chose de malsain, comme les mauvais coups que les enfants jouaient aux adultes quand ils s'ennuyaient.
« On va manger. » dit-elle de façon désinvolte.
Et elle partit comme si de rien n'était. Charles et Erik ne le sentaient pas bien, vraiment pas bien. C'est le plus âgé qui mit fin à ce moment gênant, faisant sortir le télépathe de sa léthargie.
« Nous devrions y aller Charles.
- Oui c'est une bonne idée. » Dit le télépathe, pas trop sûr de lui.
Se redressant, Charles prit avec lui la main de son vis-à-vis. Entremêlant leurs doigts il se colla au corps d'Erik dans une étreinte. Ils étaient debout, le télépathe passant ses bras autour du cou de l'autre, il se blottit contre l'épaule grassement offerte. La situation allait être de plus en plus compliquée, autant profiter de ses moments ensemble. C'est ainsi qu'ils partirent, côte à côte vers la cuisine déjà bien animée.
