L'étau se resserre…

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Dédicace aux fidèles mousquetaires :

Paige0703, Jade181184, CoolMhouse, Coljayjay, Rochelle 17, Val81, Daniela

Et à notre Nourann

Lorina merci pour ton commentaire !

Bonne lecture

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Finch rappela son associé une heure plus tard

-« Du nouveau Finch ? »

-« En effet. J'ai retrouvé la trace de la procédure et les textes des licenciements de Miss Gerart. C'est assez édifiant sur sa véritable personnalité »

-« Et vous avez découvert pourquoi vous n'y aviez pas accès ? »

-« Oui et c'est troublant. Les dossiers ont été "purgé" »

-« Purgé ? » répéta Reese étonné

-« En effet. J'ai dû creuser très loin pour retrouver les preuves. C'était du travail bien fait »

-« Volonté de tout effacer ? »

-« Certainement mais à ce stade c'est du grand art M Reese. Cela relève de la manipulation informatique à un certain niveau »

-« Vous pensez qu'Alexandrine a ce genre de compétences ? »

-« Je l'ignore mais c'est envisageable à force de travailler dans le milieu de l'informatique. Et si c'est le cas, alors nous l'avons sous estimé »

-« Pour l'instant elle n'a rien laissé paraître » remarqua Reese

-« Mais si elle a trouvé le moyen de modifier ses dossiers pourquoi n'essaye t-elle pas de trouver un poste à la mesure de ses diplômes ? »

-« C'est peut être récent ? » supposa l'ex agent. Il se rappela les paroles de Marthy «ou elle a d'autre aspirations comme remplacer le directeur ?»

-« Voilà qui serait ambitieux M Reese»

-« Mais si Marthy a vu juste cela correspondrait assez au personnage»

-« Admettons. Vous pensez qu'elle pourrait aller jusqu'à s'en prendre à son supérieur physiquement ? »

-« Ce ne serait pas logique. Je pense qu'elle chercherait plutôt un moyen détourné de l'évincé, comme un complot. Cela ressemblerait plus à ses méthodes »

-« Dans ce cas elle serait la victime si son idée est découverte et que son adversaire riposte ? »

-« C'est un raisonnement qui tient la route »

-« Il nous faudrait des preuves d'une quelconque manipulation. Je n'ai rien trouvé dans son ordinateur, ni dans ceux de la société » constata Finch

-« Alors je vais continuer la surveillance jusqu'à ce que ça bouge et nous trouverons certainement des indices à ce moment là » affirma John

-« Je ne vois pas d'autre option »

-« Bien. J'y retourne. A ce soir ? »

-« A ce soir John »

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Comme la veille, Alexandrine quitta son travail à 18H30 pour rentrer chez elle se changer, puis se rendre dans le même club où elle retrouva ses amies. Reese les épia discrètement. Elles formaient un trio de charme. Alexandrine, grande blonde à l'allure sophistiquée. A sa droite une jeune femme brune de type latino, aux longs cheveux bouclés, et la troisième, plus classique, mais toute aussi élégante. Peut être même un peu trop ostentatoires. Il était facile de croire qu'elles étaient là pour se distraire, pourtant comme la veille il remarqua qu'elles déclinaient toutes les invitations, restant à discuter entre elles. C'était étrange. L'ex agent éprouva une sensation de déjà vue sans pouvoir la préciser vraiment.

Au bout d'une heure Alexandrine quitta le club et rentra chez elle directement. John resta en surveillance une demi-heure de plus puis regagna son loft.

Finch n'était pas couché, toujours installé devant son ordinateur.

-« Harold il est minuit vingt quatre : au lit ! » intima aussitôt Reese

-« Laissez-moi finir ceci » plaida l'informaticien

-« Les recherches sur notre numéro ? »

-« Oui » répondit brièvement Finch. Il continua quelques minutes puis laissa échapper un soupir frustré

-« Qu'y a-t-il ? » demanda John qui revenait de la salle de bains

-« Je ne trouve rien ! »

-« Que cherchiez-vous ? »

-« Je retraçais son parcours scolaire. Je n'ai pas de difficulté à retrouver ses dossiers dans les grandes écoles qu'elle a fréquenté mais rien de plus ancien, comme si elle n'avait jamais été au lycée ! »

-« C'est utile de remonter aussi loin ? » demanda John perplexe

-« Pourquoi pas ? À défaut de piste »

-« Ok » admis l'ex agent « Mais maintenant arrêt des opérations : c'est l'heure ! »

Finch fit la moue

-« Vous voulez que je l'arrête moi-même ? » proposa John « Je sais où est la prise »

-« Non ! » s'exclama précipitamment l'informaticien « Non je vais le faire ! »

-« Bien. Et allez vous changer rapidement sinon je vais être obligé de m'en charger » continua John. Il se pencha et lui murmura à l'oreille « Et si c'est moi qui vous déshabille vous allez y perdre quelques heures de sommeil ! »

- « D'accord d'accord ! « marmonna Finch en terminant d'éteindre son installation. Il se leva et voulu traverser la pièce mais Reese le stoppa pour l'embrasser

-« J'ai quand même droit à un minimum » argua t-il

-« Bien sur » approuva son compagnon en lui rendant son baiser. Il finit par le relâcher et alla s'installer. Finch le rejoignit quelques minutes plus tard et il l'attira aussitôt contre lui

-« Vous avez peur que je m'envole ?» se moqua l'informaticien

-« J'ai peur de perdre du temps. Je n'en ai jamais assez quand je suis avec vous »

Finch s'attendait à une taquinerie. Touché par sa déclaration il se blottit contre lui.

-« Alors ne perdons pas une minute » affirma t-il

Reese posa un baiser sur son front et ferma les yeux, apaisé.

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OoooooooooO

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Une nouvelle journée débuta, identique aux précédentes. A midi Alexandrine sortit déjeuner et Reese la suivi, ce qui lui permit d'échapper à Marge et à Marthy. Elle entra dans un petit restaurant proche de son lieu de travail et s'installa au fond de la salle. Elle paraissait attendre quelqu'un, consultant régulièrement sa montre, mais personne ne vint la rejoindre. Elle sembla vaguement contrariée et regagna son bureau, visiblement nerveuse.

Dès qu'il pénétra dans les lieux John sentit la tension presque palpable qui y régnait. Il comprit immédiatement qu'il avait dû se produire un incident. Il croisa Marthy qui traversait le couloir la mine sombre.

-« Ca ne va pas ? » demanda t-il l'air de rien

-« On est tous convoqué dans le bureau du boss »

-« Qu'est ce qui se passe ? »

-« Je ne sais pas » répondit l'ingénieur. Il hésita comme s'il n'osait pas s'exprimer. John lui adressa un regard interrogatif et un sourire encourageant auquel le jeune homme ne put résister

-« Il parait que le boss a reçu un dossier compromettant » affirma t-il en baissant d'un ton

-« Pour qui ? »

-« Ca par contre personne sait. Et même si je n'ai rien à me reprocher je crains le pire ! »

-« Si vous n'avez rien à vous reprocher je ne vois pas ce qui vous fais peur » suggéra Reese

-« Ouais. Mais l'ambiance est tellement bizarre ! » Jugea Marthy

A cet instant John entendit une voix bien connu résonner dans le couloir. Il se retourna pour avoir confirmation. Lionel eut un mouvement de surprise en l'apercevant mais cela ne dura que quelques secondes. Marge les escortait, lui et un autre homme, sans doute inspecteur lui aussi.

Fusco les laissa prendre de l'avance.

-« Qu'est ce que tu fou là superman ? »

-« En mission » répondit brièvement l'ex agent

-« Pour qui ? Le boss ? »

-« Non. L'assistante. Et toi ? »

-« La direction nous a contacté. Enfin c'est plutôt pour les cols blancs comme Arven » précisa Lionel en désignant d'un mouvement du menton l'homme qui l'accompagnait et qui se trouvait pour l'instant en grande conversation avec le directeur au seuil de la salle de réunion « Moi je suis là en renfort mais pour une histoire d'espionnage industriel je ne vois pas trop le risque » jugea t-il

-« Nous soupçonnions une histoire de ce genre » commenta John

-« Ce serait ta cliente la coupable ? »

-« Possible »

-« Alors quoi ? Elle a un flingue ? Sinon je ne vais pas être trop utile» constata l'inspecteur

-« Pas à ma connaissance. Mais le boss sera peut être très "nerveux" ? »

-« Un Fusco avertit en vaut deux » déclara Lionel, goguenard.

Il se dirigea vers la salle et Reese le suivi pour se poster à l'entrée. Il observa les employés y entrer un à un. Alexandrine passa devant lui, très raide, elle semblait particulièrement perturbée. Lorsque le dernier fut arrivé John referma soigneusement la porte et fit mine de monter la garde à l'intérieur pour pouvoir assister à la réunion. Mais tous étaient si tendus qu'ils ne firent pas attention à lui. Le directeur ne prit pas de gant et lança immédiatement ses accusations : Il y avait un traitre dans l'entreprise ! Et cet espion avait vendu à la concurrence leur dernière création, ce qui risquait fort de ruiner la boîte ! Il avait des preuves mais pas encore de nom. La discussion s'enflamma aussitôt, chacun haussant le ton pour protester de son innocence. Reese remarqua qu'Alexandrine restait étonnement silencieuse.

L'agent Arven imposa le silence et commença à énoncer les sanctions qui attendaient le coupable avant de l'inviter à se dénoncer. Alors qu'il faisait une pause, le son annonçant un nouveau mail retentit. Le directeur le consulta immédiatement puis releva la tête l'air furieux. Le regard noir qu'il lança à la jeune assistante la désignant plus clairement que des mots, toutes les personnes présentes se tournèrent vers elle d'un même mouvement. La jeune femme recula instinctivement, jetant des regards inquiets autour d'elle. Son plan ne devait pas inclure cette situation ! Acculée, elle protesta :

-« Ce n'est pas ce que vous croyez ! »

-« Ah oui ? » riposta le directeur « Vous niez avoir vendu notre nouveau jeu à la concurrence ? J'ai des preuves solides ! »

-« Je n'ai… ce n'est pas possible » bredouilla la jeune femme « personne ne devait savoir »

-« Vous avez été trahi par vos complices ! » brama le directeur

-« Non, non… » Répéta l'assistante affolée

John, qui guettait la moindre menace, avisa immédiatement le point rouge apparu sur son épaule et glissant vers sa poitrine. Il se précipita vers elle pour la plaquer au sol. La vitre explosa projetant des débris de verre alentour et la balle s'écrasa contre le mur et le tir provoqua un mouvement de panique autour de la table. Fusco s'était baissé près d'eux

-« Le tireur doit être dans l'immeuble d'en face » lui lança Reese

-« Comprit, je demande des renforts ! »

Fusco appela le central et donna ses indications tandis que Reese intimait aux employés de se glisser contre le mur sous la large fenêtre comme il venait de le faire. Tous obéirent à son ordre. Il aperçu Marthy et Marge, blottit l'un contre l'autre dans un coin, qui le fixait, impressionnés.

Alexandrine s'était laissée entrainer sans résistance, abasourdie par la tournure des événements.

-« Savez-vous qui veux vous abattre ? » lui demanda John

-« Non. Je n'en ai aucune idée » bredouilla t-elle

-« Vous aviez un plan ? »

-« Oui. Mais ça ne devait pas finir comme ça ! »

-« Qu'est ce que vous aviez prévu ? » insista Reese

-« Je devais fournir les copies. Ca devait passer pour un piratage pour écarter le directeur »

-« Et vous auriez obtenu sa place ? »

-« Heu…oui » approuva Alexandrine « Il n'était pas question de… de tout ça ! »

-« Apparemment vos complices ont décidé de ne pas laisser de témoin »

-« Ce n'est pas possible ! C'était une amie… »

-« Qui ? »

-« Mon contact. Je l'ai connu au collège, elle voulait m'aider… » Plaida la jeune femme

« Au collège » songea Reese. Finch avait donc raison de chercher dans son passé…

-« On dirait qu'elle a changé d'avis » affirma t-il « C'est peut être plus rentable de vous éliminer après emploi ? »

-« Et elle a un nom ? » interrogea Fusco qui avait écouté la conversation

-« Mais c'est seulement un logiciel de jeu vidéo ! » s'exclama Alexandrine visiblement à bout de nerf « Il ne rapportera pas des millions non plus ! »

-« En tous cas ils emploient les grands moyens » jugea l'inspecteur

-« Restez ici » exigea Reese « On y va Lionel ? »

-« Ouais on tente » approuva ce dernier

Ils longèrent le mur sans se redresser et réussirent à quitter la salle sans encombre. Ils se précipitèrent hors de l'immeuble et se dirigèrent vers celui d'en face

-« Il devait viser du 3ème ou du 4ème » estima l'ex agent

-« Ca me parait le meilleur angle » remarqua Fusco. Il interpella un agent arrivé en renfort. John s'accorda un instant pour prévenir son associé.

-« Les gars n'ont trouvé personne » annonça l'inspecteur en le rejoignant

-« Finch dit qu'il n'y pas de caméra dans cet immeuble »

-« Allons jeter un œil sur place »

Les deux hommes montèrent jusqu'au 4ème et finirent par découvrir l'emplacement d'où le tireur avait agit

-« Il n'a pas récupéré la douille » constata Fusco en ramassant le petit morceau de métal

-« C'est bizarre. Il avait le temps de le faire » estima John « Et pourquoi utiliser une arme à visée laser ? Sans cela il n'aurait pas été détecté »

-« C'est peut être un adepte de la technologie ? »

-« Ca ne tient pas debout » murmura John avec l'impression de manquer quelque chose

Fusco reçu un appel

-« Ouais ? »

-« Inspecteur Fusco, un véhicule a été prit en chasse, son conducteur ayant été vu sortant de l'immeuble peu après les tirs »

-« C'est peut être notre snipper ? » jugea Lionel

-« Le conducteur s'est réfugié dans un autre immeuble sur la 7ème » L'opératrice lui indiqua une adresse

-« J'y vais » affirma Fusco

-« Bien inspecteur »

-« Bien ? » répéta celui-ci. Il s'interrogea un instant « Ca doit être une nouvelle » jugea t-il devant le terme inhabituel employé par son interlocutrice. Les deux hommes redescendirent et quittèrent l'immeuble pour se rendre à l'adresse indiquée.

Reese la signala à son associé

-« Je vous appelle dès que c'est terminé »

-« Entendu. Soyez prudent M Reese » affirma l'informaticien

-« Même Finch connaît le code » marmonna Fusco par reflexe. Mais, concentré, il ne s'attarda pas davantage sur ce détail qui pourtant le perturbait. Il conduisit quelques minutes puis stoppa son véhicule devant un vieil immeuble. Celui-ci semblait à l'abandon.

-« Si c'est une planque elle est limite insalubre ! » constata t-il

Reese préféra sortir son arme, peu inspiré par les lieux. Ils avancèrent prudemment, visitant le rez de chaussé puis les deux étages sans rien trouver. Restait le sous sol où ils s'aventurèrent avec méfiance.

Fusco repéra une porte entrouverte et entra pour examiner la pièce. Il continua dans le couloir qui s'ouvrait au fond. Reese le suivait, sur ses gardes.

-« Une idée de où ça mène ? » chuchota Fusco

-« Aucune » Répondit John sur le même ton.

Ils étaient à mi chemin lorsqu'une lourde porte de fer coulissa et claqua bruyamment en se fermant derrière eux, obstruant le couloir. Les deux hommes échangèrent un regard interrogatif

-« C'est quoi ce truc ? » demanda Fusco

-« Impossible de faire demi tour » jugea Reese en examinant le lourd battant

-« Alors on avance » déclara Lionel

Ils continuèrent leur chemin le long du couloir et parvinrent dans une petite salle qui semblait sans issue.

-« Nous voilà bien » grogna Fusco

Ils firent le tour de la pièce. Les murs étaient blindés.

-« Mais c'est quoi cet endroit ! » protesta Lionel agacé

-« Je ne sais pas. C'est bâti comme une cage de faraday » estima Reese en consultant l'écran de son portable : aucun service « D'ici il est impossible de communiquer avec l'extérieur »

-« On est piégé alors ? » interrogea son comparse

-« Exactement ! » gronda une voix qui semblait venir du plafond. Ils levèrent la tête et aperçurent un micro dans l'angle d'un mur.

-« C'est quoi ce cirque ? »

-« Vous n'aimez pas la décoration ? » interrogea la voix, ironique

-« Ecoutez, qui que vous soyez, je vous conseille d'arrêter cette plaisanterie immédiatement, vous ne savez pas à qui vous avez affaire ! » lança Lionel « Je suis l'inspecteur … »

-« Fusco » l'interrompit la voix « De la police criminelle de New York »

-« Vous me connaissez ? »

-« Oh oui ! Parfaitement inspecteur. Je vous ai assez observé pour cela ces derniers jours. Vous et votre ami John »

L'ex agent se raidit

-« John Randall paraît-il, mais j'ai un doute sur votre nom Monsieur l'homme mystère. Vous êtes bien plus difficile à tracer que votre complice »

-« Je suis une personne très privée » ironisa Reese

-« Peu importe. Je vous tiens et c'est tout ce qui compte ! »

-« Vous pourriez faire les présentations ? » suggéra Lionel

-« Vous devinerez bien assez tôt » répliqua l'autre « Maintenant vous allez placer vos armes sur la tablette devant vous » exigea t-il. Une trappe coulissa dans le mur et ils aperçurent une petite ouverture.

-« Sinon quoi ? » lança Fusco

-« Sinon je vise » répondit tranquillement leur interlocuteur. Un point lumineux apparut sur chacun d'eux

-« Des lasers » murmura Reese

-« Vos armes !» Répéta la voix

A contrecœur, ils déposèrent leurs armes sur la tablette

-« Et vos téléphones »

-« Vous les avez déjà neutralisé » rétorqua John

-« J'ai très envie de les consulter »

Reese croisa le regard de Fusco

-« Allez, déposez vos téléphones ! »

John réfléchit à toute vitesse. Si l'inconnu s'emparait de leurs portables il découvrirait leurs contacts et pourrait remonter jusqu'à Finch. Il serra les poings à cette perspective. Il ne pouvait pas prendre ce risque.

-« Lionel. Tu me fais confiance ? » Chuchota t-il

-« Bien sur » répliqua l'inspecteur sur le même ton

-« Alors fait comme moi »

-« Ok »

-« Assez de messes basses vous deux » gronda l'inconnu « Obéissez ! Ma patience à des limites ! »

Reese fit mine d'avancer docilement, portable à la main, puis brusquement il jeta l'appareil sur le sol et l'écrasa d'un brutal coup de talon. Fusco n'hésita qu'à peine et l'imita. L'autre fut trop surprit par la soudaineté de la manœuvre pour tirer.

-« Non ! » glapit-il « Qu'est ce qui vous prends ! »

-« Je n'aime pas qu'on fouille dans mes affaires » commenta John

-« Idiots ! Je sais très bien pourquoi vous faites ça ! Vous voulez protéger l'autre, le troisième homme »

Reese tressaillit à cette affirmation

-« Nous ne sommes que deux » tenta Fusco

-« Vous mentez. Je sais qu'il y a un troisième homme et que c'est un hacker très doué »

John se mordit les lèvres pour ne pas répliquer. Fusco lui lança un regard inquiet.

-« Peu importe. Vous n'avez fait que gagner du temps. Je saurais bien le faire sortir de son trou lui aussi »

-« Mais qu'est ce que vous nous voulez ? » protesta Lionel exaspéré par la tournure des événements

-« Presque rien inspecteur Fusco. Une juste vengeance pour tout ce que j'ai subit à cause de vous »

-« Si vous ne nous dites pas qui vous êtes on est pas plus avancé ! »

-« Vous devinerez. En attendant entrez dans la cellule » exigea l'homme. Une porte s'ouvrit dans la paroi « Obéissez ou je vise un endroit suffisamment sensible pour vous faire beaucoup souffrir sans vous tuer »

Les deux prisonniers se consultèrent du regard puis se décidèrent à avancer. La porte se referma sur eux, les isolant dans une petite pièce, munies de vitres sur la face opposée, mais toute aussi blindée que la pièce précédente.

-« Merde ! Comment on va sortir de ce trou ? » Grogna Fusco

-« Je ne sais pas. Mais il faut trouver. Et vite » répondit John en examinant les lieux, obnubilé par la pensée du danger encouru par son compagnon.