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Gamataki


Soudain, Karasu s'arrêta, interpellé par l'une d'elle, qui semblait être une énigme : Un grand sceau était surmonté de deux phrases :

LEQUATRIEMEPROTEGECESECRET

HTZKCPXDRJNIUZMTWMV

Immédiatement, Karasu se sentit retourner quelques années en arrière. En effet, une grande partie de sa scolarité avait été consacrée au déchiffrage de codes, sa grande passion. L'école en elle-même ne lui prenait pas beaucoup de temps, et ce passe-temps s'était vite transformé en gagne-pain puisque Karasu s'était rapidement forgé une réputation. En effet, le déchiffrement de certains codes informatiques de haut niveau lui avait valu d'être contacté par la NSA (National Security Agency) qui avaient essuyé de le recruter, ignorant qu'il avait en réalité quatorze ans à l'époque.

A la vue du code, Karasu retrouva donc ses vieux réflexes. Il compta rapidement les lettres et sourit. Le code semblait facile, à première vue. La règle d'or, quand on avait à faire avec un code de ce type, est de compter les lettres. Ensuite, on pouvait calculer les fréquences en vue de dénicher une éventuelle substitution (code César, Vigenère ou autre).

C'est ainsi que Karasu s'aperçut que la première ligne contenait vingt-six lettres, tandis que la deuxième en comptait dix-neuf. Deux conclusions s'imposaient donc : Premièrement, il ne semblait pas y avoir d'interaction directe entre les deux lignes (par exemple faire la somme des deux). Mais surtout, les vingt-six lettres de la première faisaient immédiatement penser à un alphabet recomposé, puisque l'alphabet, comme chacun sait, contient vingt-six lettres.

Néanmoins, ce n'était peut-être pas aussi simple, car la première ligne contenait elle aussi un indice :

« Le quatrième est la clef »

Immédiatement, Karasu en déduisit plusieurs clefs possibles :

Yondaime / Minato / Namikaze

Il ne faisait aucun doute que Jiraya faisait ici allusion à son élève…

Par habitude, Karasu pencha donc pour un alphabet de substitution, mais avec base modifiée :

Il commença avec la clef Yondaime :

YONDAIMEBCFGHJKLPQRSTUVWXZ

LEQUATRIEMEPROTEGECESECRET

Ainsi, il changeait l'ordre de l'alphabet en commençant par les lettres de la clef.

Karasu reprit la deuxième ligne, et transcrivit :

HTZKCPXDRJNIUZMTWMV = RS…

Karasu abandonna très vite : R et S accolés ne faisaient jamais très bon ménage.

Il essaya alors la clef Minato, et là Bingo :

MINATOBCDEFGHJKLPQRSUVWXYZ

LEQUATRIEMEPROTEGECESECRET

HTZKCPXDRJNIUZMTWMV devenait avec cet alphabet :

RATTIGRECOQESTLACLE = Rat Tigre Coq est la clé.

Karasu sourit. Les choses devenaient nettement plus simples ! Après un court instant d'hésitation, il effectua les trois signes, se mordit le pouce, et appuya ce dernier sur le sceau qui était gravé sur le mur.

Aussitôt, le sceau s'illumina, et il y eut une détonation, vite suivie d'un nuage de fumée blanche.

Lorsqu'il se dissipa, Karasu ne vit rien. Jusqu'à ce que retentisse une VNI (Voix Non Identifiée) qui agressa particulièrement les malheureuses oreilles de Karasu.

- C'est toi le vieux mec qui m'a invoqué ?

Karasu baissa lentement les yeux vers le sol, jusqu'à ce qu'il le vit. Un minuscule crapaud se tenait assis sur ses pattes arrière, avec un air de supériorité évident.

- Et en plus, c'est un rapide… lâcha le crapaud, de dépit. J'espère que t'as à bouffer, au moins ? J'ai la dalleeeuh !

Karasu resta coi pendant quelques secondes, en mode bug. Il s'attendait à tout sauf à ça… Et pour cause, les invocations lui étaient totalement inconnues : aucun parchemin de ce type n'avait été retrouvé dans la grotte.

- Euh… Qui êtes vous ? demanda Karasu, perdu.

- Un crapaud qui a faim ! C'est tout ce que t'as besoin de savoir pour l'instant, imbécile !

Karasu sentit monter en lui une grande lassitude, instantanément suivie par une colère sourde.

Aujourd'hui, Karasu avait vu mourir ses deux mentors, et ses deux amis. Les insultes du crapaud étaient la goutte d'eau qui faisait déborder le vase…

- La ferme ! hurla Karasu. Je te demande qui tu es, crapaud débile ! Et je ne vois pas pourquoi je te donnerai à bouffer alors que tu me parles comme à un chien !

Ce fut au tour du crapaud de bugger. L'invocateur et l'invoqué se firent face pendant quelques secondes avant que le crapaud baisse la tête et marmonne :

- Gomen… Je disais ça pour rire…

Karasu se calma, et répondit au crapaud :

- Non, c'est moi. J'ai eu une dure journée et j'ai passé mes nerfs sur toi. Je suis désolé…

- C'est pas grave… T'es pas pire que Naruto… Vachement zarb ce gosse !

- Tu connais Naruto ? demanda un Karasu surpris.

- Wé, je l'ai vu lorsqu'il était au mont Mobyoku. Un peu bête mais plus buté tu meurs !

Devant l'air étonné de Karasu, le crapaud décida de commencer par le début.

- Je m'appelle Gamataki, et je suis un crapaud unique au monde !

- Ben voyons… ricana Karasu. Et les chevilles, elles vont bien ?

- Non, vraiment, c'est pas des blagues ! C'est justement à cause de mon pouvoir que Jiraya-sama m'a choisi pour être un jour invoqué ici.

Karasu était désormais toute ouïe.

- Un pouvoir ?

- Ouaip ! Je peux sentir le chakra des gens ! Jiraya-sama a dit que ça vous serait utile dans ce monde-là pour trouver ceux qui possèdent des pouvoirs…

- Tu ne crois pas si bien dire, Gamataki. Ah au fait, moi, c'est Karasu. Je faisais partie d'une organisation de shinobis qui avaient pour but de trouver l'élu…

- Ah ouais, Jiraya-sama m'en avait parlé ! le coupa le crapaud.

- … mais tous sont morts ou ont trahi, en rejoignant Madara, finit Karasu dans un souffle.

Le crapaud plissa le front, et lâcha :

- Ah ouais, ça craint… Et tu veux continuer le combat tout seul ? Créer une nouvelle organisation ?

- J'y compte bien. Et ton aide me sera très utile pour trouver de nouveaux coéquipiers.

- J'accepte ! rit Gamataki. Ça a l'air marrant !

- Oui, sauf que je suis tout seul contre plus d'une centaine de sbires de Madara…

- Ah, là c'est moins drôle, admit le crapaud, pensif. Tu as du fric au moins ?

- Oui, le Général m'a confié beaucoup d'argent. Pourquoi ?

- Et bien, il y a des dépenses prioritaires : Premièrement, le QG.

- C'est fait, j'ai un château.

- Ah ouais, carrément… Tu te fais pas chier, mon vieux ! s'exclama Gamataki. Sinon il y a aussi les uniformes, les besoins primaires, des exemplaires de Icha Icha Tactics…

Karasu tiqua au nom du bouquin de Jiraya, avant de dire :

- C'est bon, j'ai pensé à tout. Mais ne me dis pas que tu lis le torchon de Jiraya !

Gamataki leva la tête, comme offensé.

- Ça un torchon ! Inculte ! C'est la huitième Merveille du Monde !

- Pff…

- Mais ce n'est pas tout, il y a encore une dernière chose. La plus importante de toutes !

- Vraiment ? Vas-y, je ne vois pas…

- La nourriture pour crapaud ! Yahaaa !

La tête de Karasu tomba comme une masse, alors qu'une grosse goutte apparaissait derrière sa tête. Ce crapaud était un véritable ventre sur pattes.

Lorsque Karasu sortit de la grotte, Gamataki sur l'épaule, il entreprit, avant de pénétrer dans le château, d'enterrer Abdul, le dernier macchabée des environs. Les dépouilles de leurs adversaires avaient disparu, sans doute du fait de Madara.

Après une courte mais émouvante épitaphe, le batracien et son maître se rendirent au château, plus précisément aux cuisines, à la grande joie de Gamataki.

Karasu se dirigea vers le chef cuisiner, et lui exposa brièvement leur situation. Karasu étant l'héritier, le château lui appartenait, et il conserva les femmes de ménage, car la poussière s'y accumulait vite.

Néanmoins, il n'avait pas besoins des services des cuisiniers, qui faisaient d'habitude plus de cinq cent repas par jour, au grand désespoir de Gamataki.

Cependant, Karasu consentit à loger gratuitement les cuisiniers au château, qui se nourriraient à leurs frais. Ces derniers étaient bien lotis : une pension gratuite dans un château était chose rare…

Une fois sortis du château (et une fois que Gamataki se soit bien remplis la panse), Karasu demanda au batracien :

- Au fait, je me disais… Les invocations ne sont pas censées rester un temps limité ?

- Et non, pas moi ! Quand je te disais que j'étais spécial ! J'ai été envoyé ici pour une mission « exceptionnelle de longue durée ». La classe, quoi ! frima le crapaud.

- Pff… dit Karasu. Bon, accroche-toi, on va à Tokyo.

- Heing ? Pourquoi on bouge ? J'ai envie de dormir, moi… se lamenta Gamataki.

- Si tu es sage, ce soir tu auras une double portion de ramen…

- Youpi !

« Un crapaud qui aime les ramen… On aura tout vu ! songea Karasu. »

Sur ce, Karasu se « téléporta » en plein centre de Tokyo. Il ne pouvait pas se « téléporter » directement à l'orphelinat car il n'y était jamais allé. Du coup, il prit le bus, Gamataki blotti dans sa poche. Karasu sentit le crapaud bouger et eut un petit rire. Il avait toujours été chatouilleux !

Après quelques minutes de bus, et de honte pour Karasu qui avait rigolé pendant tout le trajet à cause de son maudit crapaud, il pénétra dans l'orphelinat. Ce dernier était plutôt luxueux. Akio avait eu de la chance dans son malheur. Il s'adressa aussitôt à l'accueil :

- Bonjour ! Je voudrais voir Yoake Akio s'il vous plaît.

- Akio ? Neuvième chambre à droite.

- Merci !

Karasu se rendit à la chambre indiquée et toqua à la porte. Au bout de quelques secondes, la porte s'ouvrit sur un adolescent d'environ quinze ans. Karasu le détailla de la tête au pied.

Son frère lui ressemblait énormément. Des cheveux d'un noir de jais encadraient un visage angélique aux yeux ébène. Il mesurait environ un mètre soixante-cinq, soit une tête de moins que Karasu.

Pendant ce temps-là, Akio observait lui aussi Karasu. Au bout d'un moment, il brisa le silence.

- Je ne sais pas qui vous êtes, mais vous avez dû vous tromper de chambre. Personne ne me rend jamais visite, dit amèrement Akio.

Karasu le regarda en silence, puis répondit :

- Je peux entrer ?

Avec un haussement d'épaules, Akio s'écarta, et Karasu s'engouffra dans la chambre de son frère. La chambre était très morne et triste. Rien ne prouvait avec certitude que cette chambre était habitée, et Karasu constata avec un petit sourire que son frère était beaucoup moins bordélique que lui.

Puis le regard de Karasu revint sur Akio, qui le fixait d'un air interrogateur. Karasu comprit immédiatement le message. Il fallait qu'il se lance. Il se racla la gorge et commença.

- Bonjour, je m'appelle Karasu. Et je suis ton grand frère.

Un long silence succéda à cette annonce, pendant laquelle Akio sembla s'efforcer de déterminer si Karasu se foutait oui ou non de sa gueule.

- Qu'est-ce que tu racontes ? répliqua sèchement Akio. Je n'ai pas de famille.

- Je le croyais aussi. Jusqu'à aujourd'hui.

Karasu, pour faire bonne mesure, lui montra sa carte d'identité.

Akio lut la carte, puis releva la tête vers Karasu.

- J'ai… un frère ?

Il s'avança vers Karasu avec hésitation, puis se jeta dans les bras de ce dernier, guère habitué à ce genre d'effusion. Akio, en pleurs, se confiait au frère qu'il attendait sans le savoir depuis tant d'années. Karasu l'étreignit à son tour, et lui chuchota :

- Akio… Tu n'es plus seul.

Le frère de Karasu sourit à travers ses larmes.

Ce fut à ce moment-là qu'un certain crapaud décida de faire une remarque particulièrement intelligente.

- « J'ai faim. »

La réaction d'Akio fut assez comique. Il sursauta, vit l'animal, et balbutia :

- Un crapaud qui parle ?

- Franchement, vous ne pouvez pas innover parfois ? Quel manque flagrant d'imagination… se plaignit Gamataki.

Ignorant les sarcasmes du crapaud, Karasu prit la relève.

- Akio, je te présente Gamataki. Je sais que tout cela doit te paraître bizarre, mais…

- Pas tant que ça, le coupa son frère. Il m'arrive beaucoup de choses bizarres ces temps-ci.

Par exemple, il y a trois jours, alors que j'étais poursuivi par trois mecs armés de couteaux…

- Tu étais quoi ? s'exclama Karasu.

- Bah la routine, quoi… L'orphelinat est bien mais le quartier est franchement craignos.

- …

- Enfin bref, il s'est passé un truc bizarre avec mes yeux. Tu ne vas sans doute pas me croire, mais c'est comme si je voyais les choses au ralenti. Du coup, j'ai pu éviter leurs couteaux et les mettre K.O facilement. En plus, le soir même, un des mecs de l'internat m'a dit que j'avais les yeux rouges et il me regardait bizarrement.

Karasu échangea un regard avec le crapaud, qui opina en disant :

- Vu son chakra, aucun doute ! Ce petit a des pouvoirs ! Et apparemment, c'est un Uchiha…

Karasu se tourna vers son frère, et activa son sharingan. Aussitôt, Akio sauta en arrière, surpris. Puis il s'avança, et admira les pupilles écarlates.

- Alors c'est ça… Et toi aussi tu l'as ! C'est de famille ?

- C'est à peu près ça… Mais c'est un peu plus compliqué. Je t'expliquerai tout ça quand on aura quitté l'orphelinat, ajouta Karasu.

- Mais… tenta Akio.

- Il n'y a pas de « mais », répondit Karasu. Tu n'es pas en sécurité ici… Et puis étant les derniers de notre famille, normal qu'on se serre les coudes, non ?

- Et l'école ? Il faudra que j'en change…

- Ne t'inquiète pas, tu pourras prendre des cours par correspondance, le rassura son frère.

Toujours est-il que tes pouvoirs te rendent différents des autres, Akio. Tu es né pour être Shinobi, mais le choix t'appartient.

- Shinobi ? Comme les Fils du Vent ? s'exclama Akio.

- Tu connais les Fils du Vent ?

- Qui ne les connait pas à Tokyo ? Tout le monde les adore ! Ce sont les défenseurs de la ville !

- C'étaient, corrigea Karasu.

- Qu'est-ce que tu veux dire, lui demanda son frère.

- Je faisais partie des Fils du Vent, mais ils ont tous trahi. Ils ont rejoint le camp ennemi, en quelque sorte…

- Le camp ennemi ? Euh… là tu m'as perdu, Karasu, sourit Akio.

- Je vais tout t'expliquer… Mais d'abord, quittons cet endroit.

Une fois qu'Akio eut fait sa valise, ce qui fut assez rapide, les deux bruns se rendirent à l'accueil, et Karasu expliqua leur situation.

La réponse de la réceptionniste ne se fit pas attendre.

- Je suis désolé, jeune homme, mais ni vous ni votre frère êtes majeurs, aussi il doit rester ici.

Karasu soupira. Il s'y attendait. Soudain, il releva la tête et regarda la réceptionniste dans les yeux. Celle-ci se sentit plonger dans le regard ébène. Elle crut y voir, pendant un instant, un reflet rouge, mais en voyant les deux garçons repartir vers la chambre d'Akio, elle se dit qu'elle avait dû rêver.

Au même moment, Karasu et Akio sortaient de l'orphelinat.

- Comment as-tu fait ? lui demanda son frère, abasourdi.

- Un simple sort d'illusion, lui répondit Karasu avec un petit sourire.

- Super ! J'ai hâte d'apprendre ça…

- Akio, le réprimanda Karasu. Il ne faut pas abuser de son pouvoir sur les autres. J'ai utilisé ce jutsu car c'était un cas de force majeure, mais un grand pouvoir implique de grandes responsabilités.

- Oh la la, ne fais pas ton rabat-joie, dit Akio en faisant la moue.

Une fois qu'ils eurent quitté le quartier, les deux frères prirent le train pour l'aéroport, à la grande surprise d'Akio.

- On s'en va ? demanda Akio étonné.

- Oui, je ne te l'ai pas dit, mais j'ai passé presque toute ma vie en France. J'y vais pour y retrouver un ami, ainsi que la dernière famille qui me reste, ou plutôt qui nous reste : Notre oncle Richard. C'était le frère de Maman…

Un long silence suivit cette déclaration, alors que les deux frangins se laissaient aller à leur tristesse.

Ce fut Karasu qui brisa ce silence.

- Bon, il est temps que je te raconte tout depuis le début, dit-il en souriant.

Une heure plus tard, ils étaient dans l'avion. Akio, pour la première fois de sa vie, quittait le sol japonais.

Karasu, un œil sur son frère, se remémora la conversation qu'ils venaient d'avoir. Akio avait très vite assimilé toutes ces informations, et semblait déterminé à devenir un shinobi.

« Maintenant, on est deux », songea Karasu, revigoré.

En jetant un coup d'œil au hublot, il aperçut le soleil. Ce jaune éclatant lui fit tout de suite penser à son ami Benjamin, qu'il allait enfin retrouver. Il devait avoir à peu près le même âge que Shisui, désormais, à savoir un peu plus de dix-neuf ans. Karasu avait toujours trouvé que ses deux amis se ressemblaient en tout, sauf sur le plan physique.

Il avait contacté Benjamin juste avant de partir, histoire de le prévenir de son arrivée. Celui-ci lui avait aussitôt répondu, en lui disant qu'il avait eu le Bac ! Et qu'il l'attendrai sans faute à l'aéroport, bien que Karasu ait tenté de l'en empêcher. Apparemment, il n'avait pas tellement changé…

« J'y tiens absolument ! Alors n'essaie pas de me faire changer d'avis ou j'amène toutes tes groupies avec moi !», lui avait écrit Benjamin. Sous la menace, Karasu avait souri. Il avait pas mal changé, de ce point de vue-là, et le gouffre qu'il maintenait entre lui et la gente féminine s'était peu à peu comblé. Néanmoins, le souvenir de ces chipies ultra collantes le fit frissonner. Comme elles étaient lourdingues ! Non, Benjamin n'avait vraiment pas changé.

Ce sentiment se mua en certitude lorsque, en descendant de l'avion, il fut accueilli par un blond bondissant et agitant sa main en tous sens. Karasu sourit, et, suivi de son frère, rejoignit le blond hyperactif. Le calme relatif de ces derniers jours touchait à sa fin !