12

Eclipse (Ou quand le Soleil rencontre la Lune)


L'homme courait. Si vite qu'il donnait l'impression de voler. Il gravit les escaliers quatre à quatre, avant de toquer à la porte d'un bureau. Une voix le fit entrer, et l'homme pénétra dans la pièce.

- Madara-sama !

Miyamoto se retourna, et l'homme s'inclina.

- Alors ? s'enquit aussitôt le nouveau chef des Fils du Vent.

- C'est fait.

- Les deux ? demanda Madara.

- Affirmatif, maître.

Magnifique, lui répondit Madara en se levant pour se diriger vers la fenêtre de son bureau.

Il jeta un coup d'œil à la circulation de Tokyo, avant de se retourner vers l'homme toujours agenouillé.

- Et qu'en est-il de l'autre mission ? Celle de Natsuo ?

- Il a réussi à avoir l'avion. Mais nous n'avons pas encore de ses nouvelles.

- Et pour ce qui est des banques ?

- Un jeu d'enfant. Nous avons volé plus de cent millions de dollars en deux heures. Face à nos pouvoirs, tous leurs systèmes de sécurité sont obsolètes.

- Très bien. Décidément, tu ne sais pas me décevoir, Raven. A tel point que je compte te confier une autre mission, celle de Natsuo, s'il s'avérait qu'il ait échoué. Après tout, quoi de mieux qu'un corbeau pour en chasser un autre ?

Le dénommé Raven bomba le torse, les yeux brillants.

- Je ne vous décevrai pas, Madara-sama.

Puis il partit sans un bruit, sa cape volant au vent. Une cape noire, parsemée de nuages rouges au contour blanc…

- Alors, ça fahrt ? s'exclama Benjamin.

Le blond était vêtu d'une chemise à fleurs et un bermuda bleu ciel. Il portait un collier à dents de requin, et ses chaussures étaient roses fluo.

Evidemment, tout le monde dans l'aéroport avait les yeux fixés sur ces trois apollons dont un qui attirait particulièrement l'attention.

- Tu ne peux pas savoir comme je me suis fait chier sans toi… J'avais tant de trucs à te dire que je pouvais pas te dire vu que tu n'étais pas là !

Karasu lui répondit par une spécialité Uchiha, à savoir un silence.

- Non sérieux ! Et comment c'était là-bas, au Japon ? reprit Benjamin sans se démonter.

- Calme.

Après un instant de flottement, les deux amis se mirent à rire, à la grande surprise d'Akio qui n'avait rien compris à l'échange, faute de parler la langue.

- Au fait, toi, t'es qui ? s'enquit Benjamin, remarquant pour la première fois la présence d'Akio.

- C'est mon frère, Akio, lui répondit Karasu. Pour l'instant, il ne parle pas français, mais parle assez bien anglais, donc…

- Ok, j'ai compris ! Hi Akio ! My name is Benjamin, but you may call me Benji ! Nice to meet you ! I hope that we'll become friends...(Salut Akio ! Je m'appelle Benjamin, mais tu peux m'appeler Benji. Ravi de te connaître ! J'espère que nous deviendrons amis…)

Benjamin tendit la main, et Akio la serra après un temps d'hésitation.

Akio, un sourire en coin, se mit alors à compresser la main de Benjamin de toutes ses forces avec. Ce dernier se prit au jeu -évidemment- et se mit à serrer la main du brun encore plus fort, alors que Karasu regardait la scène avec amusement.

Au bout d'un moment, Akio lâcha la main de Benjamin et se tourna vers son frère, avant de dire, toujours en anglais (à partir de maintenant tous les dialogues se feront en anglais et seront donc immédiatement traduits):

- Ce type… Il a beaucoup de force ! D'habitude, avec mes pouvoirs, je peux broyer la main de n'importe qui…

- Tu veux dire que tu voulais lui broyer la main ? lui demanda Karasu sévèrement.

- Bah… C'était juste un petit test… Ok, je m'excuse, ajouta-t-il précipitamment en voyant le regard noir de son grand frère.

Celui-ci sortit ensuite Gamataki de sa poche, à la grande surprise du blond.

- Gamataki, est-ce que… commença Karasu.

- J'essaie de te le dire depuis d'taleure ! piailla le crapaud, la bouche pleine. Ce mec possède plus de chakra que ce que je bouffe en ramen en une journée !

Karasu ouvrit des yeux ronds comme des soucoupes.

- A ce point-là ? Et bien ça promet…

- Ouaiche ! Je dirais qu'il a en a environ deux fois plus que toi, ce qui n'est pas peu dire. Impressionnant ! Maintenant, passe-moi une chips, mec ! ordonna le batracien à son « maître ».

Karasu s'exécuta, avant de relever la tête vers le blond qui le regardait la bouche ouverte.

- C'est quoi ça ? dit-il en montrant Gamataki du doigt.

- Apparemment, il est encore plus bête que les autres, celui-là, lâcha le crapaud. T'as jamais vu un crapaud de ta vie, demi-portion ?

- Demi-portion ? s'étrangla Benjamin. Et c'est toi qui dit ça espèce de…

- Tais-toi, baka, lâcha Akio.

- Quoi ? C'est quoi « baka » ? s'égosilla le blond qui avait reconnu le « shut up ».

- Ça veut dire idiot en japonais, dit Karasu en souriant, avant de s'asseoir près d'un bureau de change pour admirer le spectacle qui allait suivre.

Benjamin, après avoir longtemps pesé le pour et le contre (environ deux secondes), se décida à employer la technique de la « Benji-répartie », que Karasu qualifiait souvent d' « âge mental trois ans ». Et il était généreux.

- Baka toi-même, Akio-baka ! s'exclama-t-il.

A la grande surprise de Karasu, Akio riposta à son tour.

- Tais-toi, Benji-teme.

- Ferme-là baka ! Akio-teme-baka !

- Pff… Teme…

Karasu, en voyant que tout l'aéroport avait les yeux rivés sur eux, enfouit sa tête dans se mains. Qu'avait-il fait pour mériter ça ?

- Baka, reprit Benjamin.

- Teme.

- Baka.

- Tem...

- Ça suffit ! les interrompit Karasu.

En son for intérieur, il se félicita de ne pas s'être mis entre les deux, car les yeux des deux adversaires lançaient des éclairs, et il aurait certainement été foudroyé. Karasu reprit néanmoins la parole :

- Est-ce que vous pourriez arrêter de vous comporter comme des gamins de cinq ans ?

- Mais c'est ce baka… entonnèrent les deux protagonistes dans un ensemble parfait.

Karasu sourit.

- En tout cas, vous avez l'air de bien vous entendre…

- Quoi ?! s'exclamèrent le blond et le brun d'une même voix. Jamais de la vie !

Karasu, en les voyant ainsi, laissa libre cours à ses pensées. Son frère était à la fois plus introverti et plus caractériel que lui. En effet, l'orphelinat avait laissé des traces, et il s'était à la fois enfoncé dans la solitude tout en refusant de se laisser marcher sur les pieds. Karasu se surprit à sourire à nouveau. L'ombre avait rencontré la lumière, et le résultat s'avérait détonant.

Alors qu'il se faisait cette réflexion, Karasu sentit Gamataki tressaillir dans sa poche. Surpris, il l'en sortit, et constata que le crapaud avait perdu connaissance et tremblait. Un sceau était en train d'apparaître sur sa peau visqueuse.

« Qu'est-ce que c'est ? » pensa Karasu.

Alors que son ami et son frère remarquaient le problème et se taisaient enfin, Karasu posa délicatement le crapaud sur le guichet du bureau de change. Sous les yeux ronds de l'homme qui s'occupait des transactions, Karasu commença à ausculter le crapaud. Il se redressa rapidement pour lâcher un soupir de soulagement. Gamataki respirait.

Les trois hommes attendirent, sous le regard curieux des voyageurs. Karasu entendit notamment un couple d'anglais marmonner à leur propos, ne distinguant que deux mots : « french » et « froggies ». Il constata également, avec plus d'énervement, que certaines personnes commençaient à sortir leur appareil photo. Ils n'avaient pas besoin de ça !

Soudain, Gamataki toussa et ouvrit les yeux. Aussitôt, Karasu l'enfourna dans sa poche, et se dirigea vers la sortie vitesse grand v, suivi par Akio et Benjamin. Le jeune shinobi se doutait qu'une grenouille dotée de la parole provoquerait une esclandre.

- On a suffisamment attiré l'attention comme ça, dit Karasu alors qu'ils faisaient irruption à l'extérieur.

- Comme tu dis, lui répondit une voix derrière eux.

Karasu, surpris, fit volte-face. Cette tenue…

Il détailla l'homme des pieds à la tête. Ce dernier portait des vêtements noirs décorés de nuages rouges. Akatsuki… Le regard de Karasu se porta sur le visage de l'homme, et il reconnut un membre des Fils du Vent. Un certain Natsuo, si ses souvenirs étaient bons.

Akio et Benjamin ouvrirent de grands yeux lorsque le shinobi dégaina son katana et le lécha avec un sourire vicieux. Karasu, d'un geste, les dissuada de parler. Il ne fallait pas sous-estimer cet homme.

- Qu'est-ce que tu me veux ?

- A ton avis ? répondit le ninja, sarcastique.

Karasu jeta un bref coup d'œil aux deux garçons derrière lui.

« Ils ne sont pas encore assez forts pour se défendre seuls. Je ne peux pas prendre de risques. » Sur cette pensée, Karasu dégaina son sabre, et le pointa vers son adversaire, avant d'enclencher son Mangekyou Sharingan.

Natsuo frémit en voyant la pupille, mais se détendit vite.

- Ho ho ! Que comptes-tu faire avec ce jouet ? demanda-t-il à Karasu en désignant le katana de ce dernier. Je sais très bien que tu n'auras pas le courage de me tuer, Karasu. Tu m'as laissé en vie, il y a deux jours. Tu te souviens, le soleil…

Natsuo fit une pause, puis reprit :

- Ton point faible est ton cœur, et ce depuis toujours. Tu…

D'un seul coup, les yeux de Natsuo s'agrandirent sous la surpris, alors qu'un filet de sang s'échappait de ses lèvres. Il baissa les yeux sur sa poitrine et y vit le sabre. Celui de Karasu, planté dans sa poitrine jusqu'à la garde. Puis il tomba. Il ne l'avait même pas vu bouger.

La réincarnation d'Itachi s'approcha alors de lui, et murmura au mourant :

- J'ai changé… A trop t'accrocher à tes connaissances et à tes convictions, tu as oublié que les gens changent Natsuo. Sois en paix…

- Va… au… diable, susurra le ninja, qui luttait pour survivre. Akatsuki me vengera… Tu vas mourir ! Sur cet ultime avertissement, Natsuo se mit à rire, puis rendit l'âme.

Le visage toujours fermé, Karasu désactiva son sharingan, rengaina son sabre et se détourna du corps, alors qu'une foule de curieux s'agglutinait autour d'eux. Certains semblaient être en train de téléphoner à la police.

Karasu marcha lentement vers les deux autres, et posa ses mains sur leurs épaules.

Ceux-ci frémirent imperceptiblement. Mais pas pour Karasu. La colère de ce dernier grandit lorsqu'il vit de la peur dans leurs yeux.

- Je l'ai fait pour vous protéger ! hurla Karasu. Vous ne savez pas de quoi ils sont capables ! Je l'ai fait pour vous, et vous avez peur de moi…

- Karasu… Je suis désolé, dit Benjamin, livide. Ton frère et moi, on sait pas ce que tu as traversé, et on a été surpris, c'est tout. Toute cette violence, on ne connaît pas, tu sais. On ne voulait pas te blesser.

Akio opina de la tête et dit :

- C'est vrai, Karasu. Je sais que tu es quelqu'un de bien ! Je regrette ma réaction…

Benjamin et Akio l'entourèrent de leurs bras, et Karasu se calma.

- Désolé, je ne sais pas ce qui m'a pris.

- Mais non, tu n'as pas à t'excuser, l'assura Benjamin. J'aurais fait pareil à ta place.

- Non, toi, tu aurais fait un grand sourire pour cacher ta peine, comme toujours, répondit Karasu en souriant.

Benjamin eut un sourire et se frotta l'arrière de son crâne, gêné.

- Touchez-moi le bras, dit soudain Karasu, alors que les sirènes de police se rapprochaient.

Intrigués, Benjamin et Akio s'exécutèrent. Karasu composa des signes, et tous trois disparurent, à la grande surprise des badauds.

Quelques secondes plus tard, ils se trouvaient dans le parking de l'aéroport, au centre de l'anneau que formait le Terminal 2 de l'aéroport Charles de Gaulle. Un peu secoués, Benjamin et Akio mirent un certain temps à reprendre leurs esprits. Karasu demanda à son ami blond où se trouvait la voiture.

- Suivez-moi, les gars ! s'exclama Benjamin avant de partir bille en tête sous le regard blasé de Karasu.

Ce gars était irrécupérable. Mais il récupérait vite !

La petite troupe s'installa dans la Clio orange, et roulèrent vers Paris. Le trajet dura environ une heure, pendant laquelle Akio resta le nez collé à la fenêtre. Il découvrait la France, dont on lui avait dit tant de bien. Mais pour l'instant, tout lui semblait bien gris…

Il en fit la remarque à son frère, qui répondit en souriant :

- Et encore, on est en été…

Lorsqu'ils arrivèrent chez Benjamin, Karasu crut rêver.

- C'est chez toi, ça ?

- Et ouais, répondit simplement Benjamin.

Un véritable palace se dressait devant eux. Situé dans le XIIIème arrondissement, près de la porte d'Italie, l'édifice du XVIIIème siècle était impressionnant.

- J'en ai hérité à mes dix-huit ans, dit Benjamin, répondant à la question que se posaient les deux bruns. Mes parents étaient assez riches, avant de mourir.

- Je vois. Akio et moi avons-nous aussi hérité pas mal d'argent et un château. Il semblerait que la richesse aille de paire avec la tristesse, soupira Karasu. Enfin… Ce ne sera pas de trop avec tout ce que j'ai à faire…

- C'est-à-dire ? lui demanda le blond.

- Je vais tout t'expliquer…

- Ok, mais avant tout, on bouffe ! Il est midi et j'ai les crocs, moi ! s'exclama Benjamin.

Aussitôt, la tête d'un batracien sortit de la poche de Karasu.

- Tiens tiens… On dirait que tu as prononcé la formule magique, Benji, ricana Karasu en désignant le crapaud.

- Salut petite grenouille ! s'exclama Benjamin. Ça va mieux ?

- Je suis un crapaud, idiot. Ça n'a rien à voir.

- Ah oui, pardon. Alors… Tu as faim ? s'enquit le blond.

- Un peu…

Karasu regarda le crapaud fixement.

- Tu es sûr que ça va Gamataki ? Au vu de ce que j'ai vu hier et avant-hier, j'ai l'impression que tu as toujours une faim de monstre, non ? Et qu'est-ce que c'est que ce sceau ? Pourquoi es-tu tombé dans les pommes tout à l'heure ?

- On a parlé de pommes ? s'exclama soudain Gamataki en levant la tête.

- Gamataki… Je suis sérieux, lui dit Karasu.

- Ok… Ça te concerne après tout. Disons que mon malaise et l'apparition de ce sceau signifient que la stèle des Noms a été détruite. Karasu eut un flash et se souvint de la stèle. Celle qui lui avait révélé qu'il était la réincarnation d'Itachi.

- Elle a été détruite ?

- Oui, probablement par Madara… Heureusement, Jiraya avait tout prévu. Grâce à ce sceau, je remplace la stèle, et je peux désormais connaître les noms des shinobis.

- Et bien, tu deviens de plus en plus précieux, mon cher Gamataki, sourit Karasu.

- Oui… Néanmoins, il y a beaucoup plus grave. Madara a peut-être détruit l'Autel de l'élu.

Karasu se souvint de cet autel sur lequel Miyamoto l'avait forcé à mettre les mains.

- Et alors, si ce truc ne sert qu'à reconnaître l'élu, tu peux le faire aussi non ? Le reconnaître au chakra ?

- Oui, mais le problème, c'est que c'est cet autel qui permet de générer le portail interdimensionnel… Sans autel, l'élu ne pourra pas quitter ce monde. Donc si cet autel a été détruit, il n'y a qu'à espérer que Jiraya avait prévu autre chose, car sinon, on est très mal, conclut le crapaud. Puis il se tourna vers Benjamin en criant :

- Alors le blondinet, elle vient c'te bouffe ? Pourquoi faut-il que la réincarnation de Naruto soit aussi débile que l'original ?

Un long silence succéda à ces paroles, puis Benjamin demanda à Gamataki :

- Euh… Gamataki c'est ça ? C'est vrai ce que tu viens de dire ? Que je suis Naruto ?

Le crapaud sauta sur la tête du blond est murmura d'une voix beaucoup plus grave que d'habitude :

Uzumaki Naruto

Aussitôt, Benjamin fut pris de tremblements, puis se prit la gorge, avant de tomber à genoux.

Il ouvrit la bouche, comme s'il allait vomir, les yeux révulsés.

Alarmés, Karasu et son frère coururent vers lui, mais il leva la main, les dissuadant d'approcher.

Un sourire s'installa progressivement sur son visage. Soudain, il se mit à bondir.

- Je me sens bien ! Bien ! BIEN !

- La ferme, baka, lui lança Akio en souriant malgré lui. Tu ressemble à une grenouille à sauter comme ça.

Benjamin se calma aussitôt et se tourna vers Karasu.

- Bon, on va aller botter le cul de Madara ?

- Calme-toi, Benji. Et puis d'abord, comment connais-tu Madara ?

- Ton frère m'a expliqué pas mal de trucs pendant que tu discutais avec Gamakiki.

Aussitôt, le crapaud bondit et mordit le pouce du blond (avec quelles dents me demanderiez-vous). Naruto alias Benji cria de douleur en agitant le pouce, puis reprit :

- Avec Gama… (il jeta un coup d'œil au crapaud sur sa tête)… taki. Du coup, je suis au courant de pas mal de trucs, surtout que je connais le manga par coeur !

- Et… Tu serais prêt à abandonner la fac pour devenir shinobi ? lui demanda Karasu.

- La question ne se pose même pas : Je suis avec toi ! Banzai !

Karasu sourit, et déclara :

- Lorsque j'étais membre des Fils du Vent, il était conseillé de cacher son nom de shinobi. Mais je pense qu'il vaudrait mieux le divulguer désormais… Cela facilitera le travail d'équipe. Donc moi, c'est Itachi.

Akio et Benjamin opinèrent de la tête.

- On s'en doutait, dirent-ils en cœur.

Akio prit ensuite la grenouille du crâne de Benjamin et l'approcha de son oreille.

Au bout de quelques secondes, Akio se mit à trembler, puis sourit.

- Alors ? lui demanda Naruto.

- Sasuke, répondirent les deux frères en cœur. Ils se regardèrent, et tous les trois éclatèrent de rire.

Ils rirent ainsi jusqu'à ce que retentisse la voix aiguë de Gamataki.

- C'est pas tout, mais moi j'ai la DALLE !

Et tout le monde fila à la cuisine.

Après un repas délicieux, à base de surgelés avariés et de Ramen made in Japan pour Gamataki, toute la clique se rendit au salon. Les trois garçons s'assirent sur des fauteuils, tandis que Gamataki s'allongeait la panse à l'air sur un sofa.

- J'ai eu une proposition à vous faire, dit Karasu.

- Ziva, dit Benjamin, alors qu'Akio acquiesçait lui aussi.

- Bien, j'aimerais donner un nom à notre organisation, qui, je l'espère, s'agrandira bientôt.

J'avais pensé à Amaterasu, la déesse du Soleil. J'ai toujours adoré ce nom.

- Ah ouais, les flammes noires ! Trop classe ! s'exclama Benjamin.

- Pourquoi pas ? dit Akio. C'est toi le chef, c'est à toi de décider.

- Je ne suis pas…

- C'est à toi que le Général à confié la mission, non ? reprit Akio.

- Et en plus tu es le seul à savoir te battre, nous on est des noobs, surenchérit Benjamin.

Karasu acquiesça, et conclut :

- Nous sommes donc Amaterasu. J'avais pensé à un uniforme comme celui des fils du vent, mais avec des flammes noires. Le général était attaché à cette tenue, et je ne voudrais pas tout changer.

- Ça me va ! dit Naruto.

- Une dernière chose, reprit Karasu. Je pense qu'à l'intérieur de l'organisation, nous devrons désormais nous nommer par notre nom de réincarnation. Cela facilitera la compréhension, lorsque l'on sera beaucoup.

- A vos ordres, Itachi-sama ! dit Naruto en se mettant au garde à vous, faisant sourire les deux bruns.

- Bien. Naruto et Sasuke, vous voilà membres d'Amaterasu.

Les trois garçons sourirent puis se levèrent. Itachi se leva et dit :

- Mes amis, notre première priorité est le recrutement. Il nous faut trouver de nouveaux shinobis.

- Et tu veux t'y prendre comment ? demanda Naruto.

- J'ai mon idée.

Les trois garçons se dirigèrent vers le bureau de la maison, qui contenait un ordinateur.

- Je vais chercher sur Internet tous les articles qui mentionneraient des évènements extraordinaires, genre un saut de dix mètre de haut, dit Itachi dans un sourire complice avec le blond.

- Et nous ? Que fait-on pendant ce temps-là ? demanda Sasuke. Il n'y a qu'un seul PC…

- Je suis assez doué en informatique, j'irai vite, lui répondit Itachi. Pendant ce temps-là… Vous vous entraînerez. Je vous ai concocté un petit programme d'entraînement, dit-il, un grand sourire sadique sur les lèvres. Les deux autres déglutirent. Ce sourire ne leur disait rien qui vaille.