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La libération du renard


- Debout ! s'exclama Hinata en ouvrant les rideaux.

- Deux secondes, maman… répondit Kakashi en enfouissant un peu plus sa tête dans son oreiller.

Une claque de la Hyûga le ramena soudain à la réalité. Kakashi se leva en ronchonnant, marmonnant un vague bonjour.

- Tu pourrais me remercier de te lever ! rugit Hinata, les mais sur les hanches.

- Merci beaucoup Hinata ! Merci pour la claque ! Tu ne peux pas savoir à quel point je suis heureux que tu me réveilles alors qu'il fait encore nuit, dit Kakashi avec ironie.

- Crétin, lui répondit la brune en riant.

L'entraînement avait commencé depuis à peine deux jours et il en avait déjà marre.

« Se lever à six heures, même le dimanche… C'est pas une vie ça ! »

Les deux adolescents se dirigèrent ensuite vers la cuisine pour prendre leur petit déjeuner. « On dirait que je ne suis pas le seul à avoir du mal à supporter ces horaires loufoques. » songea Kakashi en regardant Shika qui, la tête posée sur la table, s'était rendormie.

- Bonjour Shika, lancèrent les deux nouveaux arrivants.

Ils n'obtinrent aucune réponse, bien entendu. Même si un trompettiste avait soufflé dans l'oreille de la jeune fille, il n'aurait pas pu la réveiller. Quand Shika dort, elle ne fait pas semblant ! Néanmoins, il y avait bien pire qu'un trompettiste… D'ailleurs le voilà qui arrivait.

- Bonjour ! Bonjour ! s'écria Naruto en entrant dans la cuisine. Vous avez bien dormi ?!

- Oui, merci. Bonjour à toi aussi Naruto, lui répondit Hinata en souriant.

- Yo, fit Kakashi en levant la main d'un air blasé. Et si tu pouvais faire un peu moins de bruit le matin…

- Bien sûr ! répondit le blond encore plus fort.

- Ah au fait Naruto, on a un problème, sourit Hinata en désignant Shika affalée sur la table.

La banane de Naruto s'allongea encore plus.

- Je m'en charge !

Le blond retroussa ses manches et prit son élan.

- Eh Shika, réveille-toi ! cria soudain Naruto à tue-tête en s'élançant vers cette dernière.

Le boute-en-train secoua la brune, qui releva la tête pour lui lancer un regard noir. Une grosse marque rouge ornait le front de la kunoichi, témoin de son sommeil prolongé.

- Naruto, t'es relou…

- Allez, dépêche-toi ! Tu devrais prendre exemple sur Hinata !

Celle-ci rougit, tandis que Naruto reprenait son sermon :

- Allez ma vieille, il faut se lever tôt pour profiter de la vie un max !

Kakashi le regarda avec des yeux de merlan frit (cf Exam Chûnin, Gai et Kakashi sont assis, Gai parle, Kakashi se retourne en lui disant « tu disais ?» avec un regard mythique).

- Apparemment, on a pas la même notion de ce qu'est « profiter de la vie »…

- Qu'est-ce que tu veux dire ?

- Et bien disons que se lever à six heures du mat pour ensuite courir comme un dingue, c'est pas ce que j'appelle profiter de la vie… répondit Kakashi d'une voix traînante.

- Oh la la… soupira Naruto tout en conservant son éternel sourire. Quelle bande de rabat-joies !

- Tais-toi baka, fit Sasuke en entrant à son tour dans la cuisine.

- Bonjour à toi aussi teme, répondit le blond. T'étais où ?

- Mon frère m'entraînait à développer mon sharingan, répondit le brun en tirant une chaise et en s'y laissant tomber.

- 'tain, vous êtes pas humains, vous… grommela Shika. Vous n'avez jamais envie de dormir ?

- Si, si, ça m'arrive, dit Sasuke en souriant. Au fait bonjour, tout le monde.

Hinata répondit avec entrain, tandis que Shika et Kakashi ne lâchaient qu'un vague grognement.

- Et ben ! Vous n'êtes pas du matin tous les deux ! ricana Sasuke, un air narquois sur le visage.

- Arrête un peu, Sasuke ! intervint Naruto. Si tu continue à parler autant, tu risques de devenir sociable !

Sasuke allait répondre lorsque la porte s'ouvrit à nouveau.

- Bonjour les enfants ! s'exclama Itachi en entrant.

Levant la main, il intercepta in extremis la tasse qui filait vers sa tête.

- Eh ! Doucement, avec ces choses-la, Hinata !

- On est pas des gamins ! Répondit cette dernière. J'ai presque ton âge, baka !

- Et moi j'ai deux ans de plus que toi ! fit Naruto.

Sasuke faillit s'étouffer en buvant son lait.

- Toi, t'as dix-neuf ans ? Eh ben ça ne se voit pas… Surtout intellectuellement.

Naruto ne répondit pas, et Hinata empoigna une autre tasse.

Itachi eut un geste apaisant envers Hinata.

- Je plaisantais, voyons… Vous prenez la mouche vachement vite, dites donc !

- Mmh… répondirent les autres, dubitatifs.

- Bon, c'est pas tout ça, mais c'est l'heure de l'entraînement !

- zzzz… (Shika)

- Youpi ! (Naruto)

- Allons-y ! (Hinata)

- … (Sasuke)

- Crunch crunch (Gamataki)

- Esclavagiste… (Kakashi)

Itachi prit un air outré.

- Moi, un esclavagiste ? Mais vous ne vous entraînez que douze heures par jour ! Bientôt, on passera à seize. Naruto et Sasuke sont passés par là, vous savez…

Shika et Kakashi tiraient des gueules d'outre-tombe, aussi Itachi jugea préférable de s'arrêter là.

- Ok, s'il le faut… Mais je finis d'abord mon manga, dit Kakashi en sortant un manga de nulle part.

- C'est quoi comme manga ? demanda Hinata intéressée.

- Un Hentai, répondit le brun comme si de rien était.

Hinata fonçait les sourcils, tandis que Shika semblait s'être définitivement réveillée.

- Un Hentai ! hurla Shika, hors d'elle. Mais tu te rends compte de la dégradation de l'image de la femme ?! Jette moi ça tout de suite ! Et tu as de la chance que je sois de bonne humeur sinon tu allais apprendre à voler !

Kakashi s'exécuta à contrecoeur. Il était courageux, mais pas suicidaire.

- C'est bon, vous avez fini ? demanda Itachi, sarcastique. Bon. Je laisse un de mes clones dans la salle. Pendant ce temps-là, Naruto et moi on va faire les courses.

Le blond fut aussitôt la cible de quatre regards noirs. Très noirs.

- Fayot, lâcha Sasuke.

- Eh ! Je n'y suis pour rien, moi !

- Toujours est-il que faire des courses, c'est nettement moins fatigant que s'entraîner ! répliqua Shika.

Itachi croisa les bras.

- Shika, c'est bien toi qui m'a dit qu'il n'était pas question que ce soient les filles qui fassent les courses. Tu te contredis !

Hinata donna une petite tape à Shika.

- Toi et ton féminisme…

C'est ainsi que sous les protestations des shinobis condamnés à s'entraîner, Itachi attrapa l'épaule de Naruto et ils disparurent.

- Bon, tu t'occupes des laitages et de la viande, moi je fais le reste, dit Itachi lorsqu'ils arrivèrent devant l'entrée du supermarché.

- Ok, mais n'oublie pas le Nutella pour Hinata-chan ! lui répondit le blond. Elle est peut-être végétarienne, mais qu'est-ce qu'elle bouffe de Nutella !

- Tiens, tiens… Tu l'appelles Hinata-chan, maintenant ? Et elle est au courant ?

Naruto rosit soudain, et choisit la fuite.

Itachi le regarda s'engouffrer dans un des rayons, puis se dirigea vers les légumes.

- Et n'oublie pas mes Ramen ! fit une voix en provenance de la poche du brun.

- Tiens, c'est maintenant que tu te réveille toi ? Enfin je suis désolé Gama, mais on ne trouvera pas de Ramen dans ce supermarché… J'irai en chercher dans un restau japonais…

- T'as intérêt ! l'avertit Gamataki en sortant la tête de la poche.

- Range ta tête, stupide batracien. J'aimerais éviter que les gens te voient…

- Oh ça va…

Le crapaud replongea sa tête dans la poche en maugréant, alors qu'Itachi se trouvait confronté à un choix majeur : Carottes ou radis ?

Une demi-heure plus tard, ils faisaient la queue à la caisse.

- Et dire qu'on pourrait disparaître sans payer, ricana Naruto.

Son ami lui lança un regard noir.

- Eh ! C'était pour rire ! dit précipitamment le blond.

- Mmh…

Les deux garçons prirent donc leur mal en patience. Il y en avait, du monde, le samedi matin !

- Poussez-vous de là !

Les deux shinobis firent volte-face, et virent une dizaine de jeunes, d'allure plutôt menaçante.

- Pardon ? fit Itachi d'une voix posée.

- Dégagez, les mecs ! Ou on vous casse la gueule !

Itachi tourna la tête vers la caissière, mais celle-ci faisait mine de ne rien voir. Il dit alors au blond :

- Laisse-moi faire, Benji… Je ne veux pas de castagne…

Itachi se retourna donc vers le groupe de jeunes qui attendait une réponse.

- Je suis navré, mais nous étions devons vous. Vous n'avez qu'à faire la queue comme tout le monde.

- Fils de pute ! lâcha l'un des délinquants.

Itachi sentit Naruto se raidir à côté de lui. Le brun savait que son ami détestait que l'on insulte ses parents…

- Retire ce que t'as dit, dit le blond d'une voix menaçante.

- Et pourquoi je ferais ça, fils de pu…

A la surprise générale, un nuage de vapeur rouge commença à se dégager de Naruto, alors que ses ongles et ses incisives poussaient. Ses yeux, eux, avaient pris une teinte rouge : Des pupilles démoniaques.

Voyant cela, les jeunes commencèrent à reculer.

- Sale monstre, murmura celui qui avait proféré les insultes.

Aussitôt, le chakra rouge qui entourait le blond prit la forme d'une main griffue, qui frappa l'adolescent téméraire.

Sous le choc, ce dernier vola et s'écrasa contre un mur. Le reste du groupe partit en courant sans demander son reste.

Itachi, voyant la gravité de la situation, surgit devant Naruto et, le sharingan activé, pénétra l'esprit du blond.

Cette fois-ci, Itachi arriva directement devant la cage du Renard. Il constata immédiatement l'absence du blond.

- Te revoilà, Uchiha… fit le démon de sa voix grave.

- Kyûbi… Je n'ai pas été assez clair la dernière fois. Laisse-le tranquille !

- Ah oui ? Et pourquoi je ferais ça, misérable petit insecte ?

Itachi ne répondit pas, mais activa le Mangekyou Sharingan. Le brun, tout en fixant les yeux du Kitsune, concentra toute sa volonté sur son objectif.

La tâche demandait beaucoup de chakra, mais une minute plus tard, le blond commença à se séparer du démon, qui l'avait semble-t-il absorbé, et sortit de la cage. Naruto se releva, tandis que Kyûbi, furieux, grondait.

- Ces maudits Uchiha et leur Sharingan…

- Merci Itachi, fit Naruto tout penaud.

Le leader de l'Amaterasu, le sharingan toujours activé, ne répondit pas. Il avait vu quelque chose de bizarre… Une sorte de sceau se trouvait à l'intérieur de Kyûbi. Se pourrait-il que…

Le brun fronça les sourcils, et son sharingan, voyant à travers le chakra du démon, distingua le sceau. Ce dernier était immatériel, et n'était par conséquent gravé sur aucun support.

« Il n'a pas été posé physiquement », songea Itachi. « C'est un sceau mental. Celui qui l'a posé a vraisemblablement emprunté le même chemin que moi… Il y a donc des chances pour qu'il s'agisse d'un Dôjutsu… Le sharingan ? »

Sur ces entrefaites, Itachi se concentra encore plus, les veines de ses yeux semblaient au bord de la rupture. Le brun, en utilisant le pouvoir d'interaction dimensionnelle du Mangekyou, était en train d'effacer le sceau.

Lorsque la moitié de ce dernier fut effacée, Itachi reprit son souffle. Ce truc était super fatigant !

Au bout de trente minutes d'utilisation intensive de la pupille, le sceau disparut complètement. Itachi leva alors les yeux vers le renard, qui le regardait…

Itachi crut rêver. Kyûbi le regardait avec gratitude !

- Merci, Uchiha. Merci de m'avoir libéré de l'emprise de Madara.

Itachi ne dit mot. Son hypothèse se vérifiait. C'était bien le Madara de l'univers de Naruto qui était à l'origine de l'attaque de Konoha treize ans auparavant.

Sur cette réflexion, Itachi sentit monter une grande fatigue en lui. Il avait dépensé trop de chakra. Ce n'était pas bon…

- En temps normal, moi, Kyûbi, je suis le protecteur du Pays de Feu. Je n'attaque jamais que pour me défendre… Si je tenais ce chien de Madara…

- Je… présume que… l'autre Kyûbi est toujours contrôlé par Madara… hein ?

Itachi parlait avec difficulté. Sa vue se brouillait de plus en plus, et la fatigue se faisait étouffante.

- Oui… Le Kyûbi qui se trouve en Uzumaki Naruto possède encore ce sceau… Il te faudra l'enlever lorsque tu iras dans son monde.

- Non…Je… ne suis… pas… l'élu… parvint à articuler Itachi.

- Karasu ! ça va ? s'exclama Naruto inquiet.

- Ben…ji… Rien… Juste… fatigué… Je…

Soudain, Itachi disparut de l'esprit de Naruto. Ce dernier reprit alors conscience dans le supermarché. Le blond mis quelque temps à reprendre ses esprits, puis chercha Itachi.

Ce dernier était allongé par terre. Naruto se précipita aux côtés du blond, et put constater que celui-ci respirait. Il ressentit aussitôt un profond soulagement.

- Excusez-moi ! Mon ami ce sent mal ! J'ai besoin d'aide ! s'écria aussitôt le blond.

- Poussez-vous, je suis docteur, dit une voix.

Naruto, soudain silencieux, s'écarta et attendit le verdict. Au bout d'un moment, celui-ci tomba :

- Coma.

Shika, Hinata, Kakashi, Sasuke et Naruto se morfondaient depuis de longues heures dans la salle d'attente de l'hôpital.

Naruto faisait les cent pas, tandis que Sasuke avait enfouis son visage dans ses mains. Shika et Hinata avaient les yeux rouges et restaient assises en regardant l'horloge de la salle. Kakashi, pour sa part, lisait un manga. Il lisait la même page, sans comprendre, depuis une demi-heure.

Lorsque le médecin entra dans la salle, tous les regards convergèrent aussitôt vers lui.

- Je suis désolé.

Tous les membres d'Amaterasu se raidirent.

- Il est entre la vie et la mort. C'est un coma de stade trois. On l'appelle également coma profond.

- On s'en tape de votre jargon à la noix ! explosa Naruto. Il va s'en sortir oui ou non ?

Le médecin, habitué de ce genre de réactions, soupira.

- Ça, Dieu seul le sait…

- Et on… On peut le voir ? demanda une Hinata fébrile.

- Oui, bien sûr. En revanche, j'aimerais vous parler, Monsieur Naranza, si ça ne vous dérange pas.

Naruto opina du chef et suivit le docteur dans son bureau, tandis que le reste du groupe allait voir Itachi dans sa chambre.

- Monsieur Naranza, j'ai cru comprendre que Karasu n'a pas de famille ? Ni parents, ni oncles, ni rien ?

- En fait, je crois qu'il a un oncle, mais je ne connais pas son nom. Pourquoi ?

- Karasu n'est pas encore majeur. Je dois…

- Docteur, le coupa Naruto. Je préviendrai ses proches en temps voulu. Mais j'aimerais vous poser une question.

- Je vous en prie, faites, répondit le docteur en essuyant ses lunettes.

- Pouvons-nous prendre Karasu avec nous ? Je veux dire chez moi ? Vu que c'est un coma, il n'y a rien à faire, non ?

- Oui, mais vous n'avez pas le droit de…

- Docteur, je vous en prie. Karasu est seul. Il a besoin de nous, et nous avons besoin de lui, vous comprenez ?

- Mais…

- Monsieur, je suis prêt à utiliser la force si nécessaire, menaça Naruto.

Le docteur ouvrit de grands yeux, puis blêmit en constatant que le blond ne plaisantait pas.

Ce dernier, pour faire bonne mesure, se mit à broyer les accoudoirs de sa chaise en bois massif.

- Je… Très bien, je n'y vois pas d'inconvénient. Mais faites très attention !

- Oui docteur ! s'exclama Naruto en souriant.

Le docteur déboussolé ne savait comment réagir face à ce jeune homme si versatile.

Deux heures plus tard, Itachi et ses amis étaient de retour chez Naruto. L'ambiance était morose. Sasuke, qui de jour en jour devenait plus ouvert, se renfermait de nouveau sur lui-même. Seul Naruto gardait le sourire mais tout le monde voyait bien que ce sourire n'était qu'une façade. Naruto était vraisemblablement le plus touché de tous, hormis peut-être Sasuke.

C'est ce que se disait Hinata en regardant le blond. Elle repensa à l'accident, qui était survenu alors qu'ils s'entraînaient au Taijutsu. Le clone d'Itachi avait disparut, et ils s'étaient aussitôt inquiétés. Au bout de trente minutes d'angoisse, le téléphone avait sonné. Naruto les appelait de l'hôpital. Hinata, le cœur serré, partit se coucher.

Au milieu de la nuit, elle se leva soudain, sans aucune raison apparente. Prenant garde à ne pas réveiller Shika, qui ne lui aurait pas pardonné, elle se dirigea vers la chambre d'Itachi. Elle avait entendu un bruit. Se pourrait-il que…

Elle poussa la porte et vit Naruto agenouillé devant le lit d'Itachi. Il pleurait.

Mue par une force irrésistible, elle entra et enlaça le blond, qui pleura encore plus fort.

- C'est de ma faute, Sue… C'est parce qu'il a voulu m'aider que tout ça est arrivé !

- Mais non… C'est fini, Naruto… C'est pas de ta faute. Et il va se réveiller, tu va voir, répondit Hinata en versant quelques larmes à son tour.

Naruto se calma progressivement, et ils restèrent ainsi un long moment. Pourtant, alors que le matin allait se lever, Naruto s'échappa de l'étreinte de la jeune fille, qui se réveilla.

- Merci… souffla-t-il, avant de quitter la pièce.

Hinata ne dit mot, mais une larme coula le long de ses joues. Etait-ce une larme de joie ou de tristesse ? Hinata ne le savait pas. Et elle ne voulait pas le savoir.

Désormais, les prochains jours seraient teintés d'une tristesse profonde et constante.

Mais Hinata savait qu'Itachi, qu'ils se réveille un jour ou non, aurait voulu qu'ils continuent à vivre heureux.