A/N : Fic en cours de réécriture.
Chapitre sponsorisé par Tarentino...ceux qui n'ont pas aimé Kill Bill, s'abstenir...
PEGI 16
Bonne lecture. Disclaimer : Naruto ne m'appartient pas, mes personnages si.
Tales Of Spirit
Tome 1 - Arc 1 Sauver la Reine.
Chapitre 1 : Le sauvetage.
Résumé du 1er chapitre : Inari est un Esprit au service du pays du Feu. Au cours de sa première mission, elle dérobé un objet de valeur sur Yetsirah, forteresse volante de l'ennemi. A peine est-elle rentrée que la Princesse Honoo et Tokugawa lui donnent une nouvelle mission: Récupérer une certaine Benzaiten.
Personnages par ordre de parution: Inari, Ashura, Benzaiten, soldats de Yetsirah, Tokugawa, Honoo, la Reine.
Inari se préparait pour le grand soir. Elle allait revoir son amie, avec qui elle avait passé ses jeunes années sur la grande forteresse de Yetsirah. La mère d'Inari avait été engagé comme nourrisse à l'époque spécialement pour s'occuper de Benzaiten, et les avait élevées toutes les deux, comme des sœurs, jusqu'à cet incident…
Elle mit son béret taupe sur sa tête. Pour rentrer dans le bordel sans être aperçue, avec son physique, il serait plus facile pour elle de se faire passer pour un garçon. Elle avait trouvé le béret et la fausse moustache dans un petit magasin, à l'emblème d'un papillon. Avec sa salopette large et sa chemise du dimanche, elle espérait faire planer le doute assez longtemps pour approcher son contact sans se faire repérer.
L'Akaisakaba club ouvrait ses portes à 23 heures environ, et déjà des gens faisaient la queue. Des grandes affiches étaient collées contre le mur de l'enseigne. Inari s'arrêta les pour lire : Une nouvelle geisha venait de rejoindre la troupe, et elle était selon l'affiche toujours, la plus belle de toute la région. Qu'est ce que les gens ne font pas pour attirer les pauvres gens frustrés, se dit Inari en passant son regard sur l'autre affiche. Cette fois ci, ses yeux tombèrent nez à nez avec le kimono entrouvert d'une autre geisha.
- Whoa mec, dit un homme complètement saoul derrière elle, t'as vu cette paire de nichons ! J'aimerai bien y mettre mon joujou entre si tu vois ce que tu veux dire !
- Euh…fit Inari un peu gênée et pas très sur de sa voix. Oué ça c'est clair, j'aimerai bien la…euh…
- Oué mais faut payer cher pour cette poulette là ! Enfin, pas autant que pour l'autre fille là, mais elle est si belle…si j'avais pas bu autant de saké j'aurai pu me la payer cette nuit !
- Qui est cette jeune fille ? celle dont parlait l'affiche ? La nouvelle ? Demanda Inari.
- Hé, tu veux t'la faire ? continua l'homme en titubant légèrement. Impossible de la louper hein, une fille avec les cheveux bleus…
- Ça court pas les rues. Merci pour le renseignement.
- Petit, n'écoute pas ce que raconte cet idiot, fit un autre homme un peu plus sobre, visiblement un ami au mec bourré. Depuis que cette fille est ici, tout ceux qui sont allé passé une nuit avec elle ont mystérieusement disparu. Si j'étais toi, je me rabattrai sur d'autres proies pour commencer ma soirée. Crois en mon expérience !
Inari se retourna mais les deux homme avaient disparus. C'était pathétique de voir à quel point certains hommes passaient leur vie aux putes. Elle attendit son tour pour pouvoir rentrer, le spectacle allait commencer dans quelques minutes. Elle ne savait pas trop ce que Tokugawa voulait dire par « spectacle », mais les étoiles dans ses yeux en disait long sur le calvaire qu'elle allait endurer.
Les premières filles se mirent à danser, en kimono très dénudé, par groupes de trois. Les hommes leur glissaient des billets quand elles venaient les voir, et certaines qui recevaient un gros pactole partaient avec dans des chambres à part. Mais aucune fille aux cheveux bleus ni de papillons dans les parages.
Inari en profita pour faire jeter un coup d'œil et faire le tour de la salle à la recherche de son contact. Elle avait vu à l'entrée quelqu'un qui ne semblait pas à sa place, avec un long manteau noir et le visage caché par une capuche, se pourrait-il que ce soit Ashura ?
Elle se résigna à retrouver son inconnu quand d'autres filles prirent place sur la scène. C'était un groupe de femme avec des sabres. Et l'une d'elle avait un kimono orné de papillons violets.
« C'est elle » pensa Inari en voyant ce magnifique 95 E sortir outrageusement de son décolleté. C'était une femme très grande, au moins 1m80, des cheveux noirs très longs, noués en queue de cheval très haut. Elle était fort bien maquillée et tous les regards étaient tournés vers elle. La démonstration de sabre était tout ce qu'il y a de plus classique, de belles figures, une jolie chorégraphie et un final éclatant. Inari c'était rapprochée de la scène, et comme convenu donna un ancien billet à son contact. Celle-ci comprit le message et fit signe à Inari de la suivre.
La grande femme prit un petit escalier et esquissa un sourire à ses collègues avant de prendre Inari par le bras et de l'amena dans une petit pièce. Elle alluma la lumière, ses yeux blancs étaient a moitiés cachés par une mèche de cheveux qui s'était échappé de sa petite barrette en forme de papillon.
- Inari ?
- Ashura ?
- Il semblerait que vous soyez bien le contact dont on m'ait parlé, continua Ashura en croisant les bras, mais je pensais que vous seriez une femme.
- J'en suis une, dit-elle en enlevant sa fausse moustache et son béret, laissant apparaître sa tignasse rouge.
- Oh, excusez moi, avec votre physique j'ai cru...Enfin avec une poitrine aussi inexistante que la votre c'était ce qu'il y avait de mieux à faire, remarqua Ashura. Venons en au fait. On n'a pas beaucoup de temps, c'est bientôt son tour.
- A Benzaiten ? On m'a dit de juste prendre contact avec toi ce soir, rien de plus, commença Inari, prise de cours.
- On n'a pas le temps, j'ai vu un type louche dans la salle. Il traîne depuis quelques soirs, j'ai peur que l'armée ennemie ne l'ait aussi repérée, insista Ashura en se rongeant l'ongle du pouce. On n'a pas le choix, il faut la récupérer ce soir.
- Mais…comment faire ? Tu as un plan ?
- Fait ce que je te dis. Son spectacle commence dans quelques minutes. Il faudra l'intercepter à la fin, avant qu'elle ne regagne sa loge pour poser son instrument.
- Un instrument ?
- Tu verras par toi-même. Forces la à te suivre dans la salle ou nous nous trouvons, je prépare sa sortie.
Ashura poussa Inari en dehors de la pièce et ferma vivement la porte derrière elle. Elle enfila a tout vitesse son beret avant que quelqu'un ne la voit et remit sa fausse moustache. Encore un coup d'adrénaline, et elle adorait ça.
Revenue dans la salle principale, Inari vit un autre groupe de femmes dénudées danser sur scène, et la salle se désemplir. Puis un homme avec un micro vint sur la scène, remercier les jeunes filles, pour en annoncer une autre.
- Je sais que tout le monde l'attend ce soir ! commença-t-il, et la voila ! La jeune femme au Biwa !
Des cris et des applaudissements se firent entendre dans toute la pièce. Inari s'avança le plus près possible et se mit presque devant, en même temps que l'homme à la capuche. Inari le regarda un instant, comme perturbée par quelque chose. L'homme la regarda en retour, mais fut très vite interrompu par la voix du micro qui continua son discours :
- On se demande encore comment une fille peut être aussi belle et aussi douée ! Elle est digne d'être une Princesse ou même une Reine ! Les Rois se disputeraient sa main en secret ! et rien que pour vous ce soir, la voici !
C'est à ce moment là que Benzaiten monta sur scène. Inari ne pouvait s'empêcher d'être émue, elle n'avait pas du tout changé depuis leur enfance : de long cheveux bleus océan et ondulés, qui lui tombés sur les hanches, des grands yeux bleus et pétillants, un visage parfait et harmonieux, tout était semble-t-il parfait, comme le disait la pancarte, sa beauté illuminait la pièce. Ses mains délicates prirent le Biwa, puis elle s'assit sur le coussin au milieu de la scène et commença les premières notes. Tous les hommes semblaient comme hypnotisés par son chant mélodieux et l'air de l'instrument. Un petit moment de paradis dans la puanteur de cet endroit, se dit Inari. Elle ne la quitta pas des yeux un seul instant, et quelques minutes plus tard, quand le chant fut fini, elle garda son regard fixé sur elle. La fille aux cheveux bleus, posa son instrument a terre, salua, puis regarda la foule. C'est à ce moment précis que le regard des deux femmes se croisa. Benzaiten resta bouche bée pendant quelques secondes, puis descendit de la scène.
La rouquine prit les devants et se faufila entre les hommes pour intercepter l'ancienne princesse. Dans le couloir prêt du rendez vous avec Ashura, Benzaiten sortait à peine de sa loge, et recevait comme d'habitude les félicitations de ses collègues. Elles lui disaient tous les soirs qu'elle avait une belle voix, qu'elle était envoûtante, mais cela ne semblait lui faire ni chaud ni froid. Inari se dirigea vers elle et la prit par le bras, pour l'amener vers la petite salle et Benzaiten se laissa faire sans broncher. Une fois la porte fermée, Ashura prit la parole en premier.
- Pas si mal pour une jeune recrue, fit-elle à Inari.
- Megumi ? s'exclama Benzaiten en voyant Ashura adossée contre le mur, mais, que fais-tu ici ? Que se passe-t-il ?
- A partir de maintenant, tu m'appelleras Ashura, lui répondit-elle. Nous sommes des soldats de sa Majesté la Reine venues vous secourir. Ne perdons pas de temps, les hommes du bordel doivent être à votre recherche.
- Non je-
- Benzaiten, c'est moi, tu ne te souviens vraiment pas ? fit Inari.
- Je vous ai vu…au Grand Palais, quand j'étais encore…mais, non, je vous l'ai déjà dit, je n'ai aucun souvenir de mon enfance, lui répondit-elle doucement. Megumi, je ne peux vous suivre, vous devez me comprendre.
- Il le faut, dit fermement la grande femme, ce sont les ordres. Vous viendrez avec nous, de gré, ou de force !
- Je ne peux pas quitter cet endroit…Ici je ne suis qu'une prostituée comme les autres. Dehors, je suis une reine déchue et une meurtrière…ils me pendront s'ils me retrouvent !
- Toi ? une meurtrière !? s'exclama Inari.
- Chut, parle moins fort. Évidement que non ! je n'ai tué personne ! Mais c'est la Reine Noire qui en a décidé ainsi. Je n'ai rien pu faire…
- C'est donc comme ça que Shina Tsuhiko vous a destitué du trône, constata Ashura. Nous vous cacherons de cette vieille peau Majesté, vous devez nous suivre.
- C'est urgent, dit Inari, il se pourrait que des hommes de Yetsirah soient déjà sur place !
- Des hommes de Yetsirah ? Dans ce cas, il semblerait que je n'ai pas le choix…
- Hey, vous ne devriez pas être un peu plus emballée ? remarqua Ashura. On est en train de vous sauver là !
- Je vous expliquerai plus tard. Le plus simple est de prendre la porte de-
Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase. Des hommes étaient en train de taper à la porte, des hommes armés prêt à défoncer la porte.
- Hey, pour consommer, il faut payer ! fit le 1er garde
- Sécurité ! venez vite !
- Il semblerait que ta surveillance soit quintuplée, fit Inari à Benzaiten.
- Pourtant je n'ai jamais essayé de m'enfuir. Que faire ?
Inari tapota sur le mur d'en face, en lançant un regard interrogateur à sa partenaire d'un soir. Ashura lui dit qu'il donnait sur l'extérieur. La rouquine recula d'un pas et donna un grand coup de poing à l'endroit du mur qu'elle tapotait quelques secondes plus tôt. Celui ci s'effondra comme un château de carte et ouvrit un passage vers une ruelle sombre, et miraculeusement vide. Ashura fit signe aux deux jeunes filles de passer en premier, qu'elle les rejoindrait plus tard.
Inari partit devant, et prit Benzaiten par le bras. La jeune fille encore très légèrement habillée, refusa d'abord, puis céda face au regard déterminé de la petite rousse. Ashura eut à peine le temps de les voir disparaître de son champ de vision que la porte derrière elle fut forcée, trois soldats pénétrèrent dans la petite remise.
- Elles s'enfuient ! cria le plus gradé d'entre eux, rattrapez-les !
- Bien chef ! firent les deux autres hommes en s'avançant.
- Pas si vite vous deux…
Ashura sortit son sabre de son fourreau qu'elle gardait attaché à son obi et leur trancha les deux bras d'un seul coup. Les deux hommes tombèrent par terre dans leur propre sang, hurlant de douleur. Des bleus, pensa Ashura un instant, avant de se tourner vers le plus âgé encore sur ces jambes. Celui-ci s'avança et l'attaqua de front. Ashura esquiva et riposta sur l'épaule droite de son adversaire. Son sabre transperça l'armure, au grand désarroi du soldat.
- Hg, fit-il en se tenant son épaule sanglante, comment…
- Ne jamais sous estimer son ennemi, et surtout, ne jamais me sous estimer.
L'homme tenta de lui asséner un coup fatal, mais Ashura esquiva encore un fois et lui donna un coup de coude bien dosé dans le ventre. Le soldat tomba a terre, et laissa échapper son arme. Au moment de se relever, la jeune femme planta son sabre dans sa paume et lui écrasa l'entre jambe avec ses talons aiguilles.
- Hg !
- Ça fait mal hein, dit-elle avec une pointe de sadisme. Combien t'as d'hommes dans le bâtiment ?
- Hg…Argh arrêtez ! je vais tout vous dire…mais n'appuyez pas plus…
- Ah les bijoux de famille, ça fait avouer beaucoup de chose. Combien ?
- On était dix… les renforts vont arriver…
- Mh, il en reste donc 7 à neutraliser…qui vous emploi ?
- Ggn…le gérant…
- Menteur ! cria-t-elle en appuyant un peu plus fort avec ses chaussures, qui ?
- C'est la vérité…arrêtez…
Ashura soupira, et relâcha son emprise. Elle reprit son sabre et avant que le soldat puisse se relever, ramassa le sabre d'un des deux soldats à terre et lui planta dans l'abdomen. Deux nouveaux soldats, avec les mêmes armures arrivèrent devant la porte et virent leur supérieur gisant dans son sang.
- Chef ! fit l'un, alors que l'autre regardait Ashura en tremblant
- …ceux d'entre vous qui ont une femme et des enfants qui les attendent à la maison, fit-elle en nettoyant le sang sur son sabre, fuyiez, je ne vous rattraperai pas.
Celui qui ne tremblait pas fonça tête baissé vers la jeune femme en kimono, qui le décapita sur le champ. La traînée de sang éclaboussa les murs et les deux personnes encore debout dans la pièce. Les genoux du dernier soldat le lâchèrent et le firent tomber lourdement sur le sol. Il voulut quitter la pièce, mais ses jambes refusaient toujours de bouger. Alors qu'il était coincé contre un mur, Ashura vint encore une fois transpercer son épaule avec son sabre et le regarda dans les yeux. Il était si jeune, se dit-elle, un bout de viande, de la chair a canon, et il avait peur. Très peur.
- Tu ne sais rien ? Lui demanda-t-elle simplement.
- ...je…je…je le jure ! Balbutia le jeune soldat entre deux sanglots.
- Hum, ça se lit dans tes yeux. T'as besoin de fric et t'as pas croisé la bonne personne en cherchant du boulot. Ils prennent vraiment n'importe qui, tu ne tiens même pas sur tes jambes et tu tenais ton arme à l'envers…constata tristement Ashura.
- …Me tuez pas…pitié…
- J'ai horreur des gens qui supplient.
Ashura enleva son sabre, une giclée de sang en sorti. Et merde, l'artère axillaire était touchée. Elle déchira un de ses manches de kimono et enroula le bras du jeune homme.
- Appuis bien fort, très fort, et trouve toi vite un médecin. Si tu as la tête qui tourne, c'est que ta fin est proche. Alors dépêche-toi, ordonna-t-elle.
- Mer-
- Pas la peine de me remercier, le coupa l'épéiste. Essaye plutôt de te relever.
Le jeune homme s'appuya contre le mur et finit tant bien que mal à se relever. Il quitta les lieux en évitant les plaques de sang, se tenait l'épaule sanglante tout en pleurant, et disparu du champ de vision. Ashura entreprit encore une fois de nettoyer son sabre et se dirigea vers la salle principale. Personne. Les cinq autres soldats étaient tous par terre devant l'enseigne, assommés, ou avec un membre cassé. L'un d'eux était encore conscient, le visage a moitié brûlé. Pas trop mal cette Inari, si dit-elle, elle sait se défendre.
- Hey toi là, lui dit-elle en mettant son sabre en évidence. Où sont-elles allées ?
- Pitié ne me frappez pas !
- Ces hommes, tous des mauviettes, marmona Ashura. Je vais pas te faire de mal, bien que l'envie ne manque pas, ma mission est finie pour ce soir. Dit moi où est passé celle qui t'as fait ça. Elle est partie vers le Palais?
- Oui…elles sont parties par là, après nous avoir tous mis à terre, on n'a même pas eu le temps de comprendre ce qui nous arrivait qu'on était déjà tous à terre, et puis elle-
Ashura s'assomma pour atténuer sa peine. Des brûlures ça fait mal, mais écouter se plaindre des soldats même pas foutu de voir arriver un coup d'pied en pleine poire, c'est encore pire. Il lui restait encore une chose à faire avant que les renforts n'arrivent, elle n'avait pas beaucoup de temps.
Ashura retourna dans la petite pièce ou le chef des soldats était étendu, son sabre toujours planté dans son ventre. Elle le prit en main et le tordit un peu. L'homme à terre grimaça.
- Bon, je t'explique ta situation, dit-elle en appuyant bien fort. Cette fois si c'est pas les couilles que je vais te briser mais, si par malheur j'enlève ce sabre, tu te videras en quelques secondes. C'est bête de mourir avant que les renforts n'arrivent.
- Arrrg, que me veux-tu à la fin ? laisse-moi mourir…
- Votre armure est différente de celle des agents de sécurité habituels. Je veux savoir qui t'as engagé.
- Je te l'ai déjà dis, le gérant nous a engagé-arg !
- Cesse de me mentir ! Cria-t-elle en tordant le sabre à l'intérieur de sa blessure. Tu crois que je n'ai pas reconnu la marque de Yetsirah !
L'homme parut tout d'abord surpris avant de froncer les sourcils. Ashura se redressa et prit le sabre de l'autre soldat à terre. Elle le plaça sur l'armure noire de l'homme à terre, pile à l'endroit où se trouvait son cœur.
- J'ai transpercé ton armure une fois, à l'épaule. Si je le fais cette fois ci, s'en est fini de toi. Alors maintenant, parle !
- Si je me retire ce sabre aussi. Et…nous savons tous les deux que je vais…
Le soldat retira lui même le sabre de son abdomen et, ricana avant de se vider de son sang. Ashura, de rage, jeta le sabre inutilisé à terre et entreprit d'effacer les preuves de leur passage.
- Vraiment...dit-elle en fermant la porte de la pièce où elle avait entasser les corps, quelle belle bande d'idiot...
Ashura revint sur ses pas et se prépara à fuir, elle entendait au loin de nombreux bruit de pas venant de l'extérieur. Tant pis, elle n'aurait pas le temps de rentrer les quatre corps inertes qui se trouvaient devant la porte.
C'est là qu'elle se rendit compte de son erreur. Il en manquait un.
Du haut de ses 10cm de talons, Ashura se mit à courir vers le Palais. Si Inari avait commis la même erreur qu'elle, il se pourrait que leurs vies soient en danger et la mission tombait à l'eau.
- Hey toi là bas !
Et merde les renforts arrivent du mauvais coté, se dit-elle. Ashura se glissa dans une petite ruelle dépourvue de lumière, perpendiculaire à la grand avenue qui menait au château. C'est là qu'elle vit le dixième corps. Il était posé délicatement, assis contre le mur. Mais le plus intriguant, c'était la cause de la mort. Du sang s'écoulait de sa bouche, son nez, ses oreilles, et ses yeux avaient explosés, lui semblait-il. Comme si sa tête avait explosé de l'intérieur…
- Quelle impressionnante technique…pensa Ashura abasourdie. Qui a bien pu-
- La voila !
Ashura se retrouva encerclée, coincée entre deux groupes de 10 hommes chacun. Il fallait qu'elle rejoigne le château au plus vite. Tant pis pour la discrétion. Il fallait qu'elle s'active.
Les soldats se mirent à charger quand un cercle lumineux violet apparu sur le sol, avec des signes d'un alphabet étranger qui dansait autour. La fulgurante quantité de chakra libérée ainsi que la lumière dégagée disparue brusquement, laissant sur le sol le kimono taché de sang d'Ashura, alors qu'une nuée de papillon s'envola dans les cieux. Bientôt les hommes se rapprochèrent du seul corps inanimé qui jonchait le sol, perplexes comme jamais, devant ce nouveau mystère.
A quelques kilomètres de là, Inari et Benzaiten arrivèrent sans encombre au château. Tokugawa les attendait discrètement derrière la grande porte. Les deux soldats postés à l'entrée changèrent de position quand les deux jeunes filles furent en vue, et la porte s'ouvrit. Inari rentra la première, et salua son supérieur.
- Mission accomplie ! Fit-elle avec sa maintenant légendaire bonne humeur.
- Je ne t'avais pas dis de prendre uniquement contact avec mon agent ce soir, dit-il d'un ton exacerbé
- Mais, chef ! y'avait urgence ! Tenta-t-elle de se justifier.
- Un jour de plus et on aurait eu un mandat de perquisition. Là maintenant, si nos ennemis apprennent que ce sont des hommes de la princesse Honoo qui ont fait le coup, son image va être plus que compromise !
- Quels hommes ? fit Inari. Y'a que des filles ici. Et heureusement, aucun de ceux que j'ai vu se battre n'en valait la peine.
- Même Shino était plus fort qu'eux ? Fit il un peu plus calmement.
- Oui, même cette brèle de Shino sait mieux tenir un sabre.
- Cesse de plaisanterie, reprit le vieil homme d'un ton un peu plus sérieux. Si Ashura ne m'avait pas prévenu j'aurai eu une crise cardiaque.
- Elle est déjà rentré ? Fit Inari surprise. Quelle rapidité...
- Disons plutot qu'elle est un peu partout à la fois...lui dit mystérieusement Tokugawa en lui montrant le petit papillon qui volait autour d'eux. Mais trêve de bavardage, nous devons soigner notre langage, nous sommes en face d'une grande Dame.
- Ce n'est pas la peine de me considérer comme tel, dit Benzaiten d'une toute petite voix. Je ne suis qu'une Oiran aujourd'hui…
- La Princesse vous attend, l'informa Tokugawa. Vous l'avez déjà rencontrée n'est ce pas ?
- Oui je suis déjà venu ici, pour les 50 ans de la Reine, quand j'étais encore moi-même à la tête d'un des vastes pays de ce monde, lui répondit-elle un peu plus à l'aise.
- Quelle élégance, même dans votre manière de parler, si jeune ! pas de doute très chère amie, pour moi vous resterez toujours une grande Reine.
- Bon vous deux vous avez fini de draguer ? j'veux voir Honoo moi ! A moins que tu veuilles qu'on attende Ashura.
- Telle que je la connais, elle doit déjà être avec la Princesse. Allons dans ses appartements, il ne faut pas que l'on vous voit ici votre Altesse.
- Vous pouvez m'appelez Benzaiten, fit la jeune fille aux cheveux bleus.
Tous les trois prirent un passage secret dans le jardin qui les conduisit directement dans la salle du trône. Honoo les attendait, cernée, avec Ashura qui avait revêtue un peignoir en soie rose pale.
- Que les Dieux soient loués ! vous êtes vivante ! fit Honoo en se précipitant vers son ancienne consœur
- C'est grâce à vous, fit Benzaiten en la serrant dans ses bras. Merci de m'avoir sorti de cet endroit.
- Un tel endroit n'est pas fait pour une dame comme vous, ajouta Tokugawa au garde à vous. Je vais vous laisser discuter. Je retourne dans mes appartements votre Altesse.
- Merci Ryô, tu peux disposer.
Les quatre femmes se retrouvèrent seules dans la salle de trône, et bientôt dans la chambre de la Reine. Cette dernière était toujours mourante, allongée sur son lit, le teint violet, les mains froides les yeux clos. Seule sa respiration, peu ample mais régulière, montrait qu'elle était toujours de ce monde.
- Quelle catastrophe, fit Benzaiten en portant sa main à sa bouche de surprise. Je n'en savais rien.
- Tout est tenu secret pour le moment, lui confia Honoo. Sinon, nous nous ferions attaquer par les autres contrés. La capitale du pays du feu se doit de ne montrer aucune faiblesse.
- Comment est-ce arrivé ? demanda Benzaiten
- Je pense que tout ceci est lié à ton éviction du pouvoir. Elle est tombé malade peu de temps après que tu aies été accusé à tord d'avoir tué cette pauvre femme…Quelqu'un essaye de faire tomber les contres pouvoirs les uns après les autres. Tu vois où je veux en venir ?
- Shina Tsuhiko aurait empoisonnée ta mère ? Lui demanda-t-elle gravement. C'est ce que tu insinues ?
- Tu es toujours aussi vive d'esprit. Pour ton jeune âge c'est plutôt remarquable. Je voudrais…je voudrais que tu essayes de la soigner. Je connais tes talents de guérisseuse, c'est d'ailleurs grâce à eux que tu as pu monter si jeune sur le trône. Si tu n'y arrives pas…
- Je vais essayer…mais il faut que je me prépare. Vous pouvez sortir de la pièce ?
La princesse acquiesça et fit sortir ses deux autres compères de la pièce. A nouveau dans la salle du trône, son regard se durcit :
- Bon, qui me fait le compte rendu ?
- Elle est vraiment très belle, commença Ashura. Elle avait plus de succès que moi.
- On parlera chiffon plus tard Ashura. Comment s'est passé la mission ?
- Bien, continua Inari. J'ai même pas eu à m'activer. Les hommes sur place étaient très médiocre.
- Tu confirmes ? fit la princesse à l'intention d'Ashura
- Affirmatif, même Shino sait mieux tenir un sabre que la plupart de ses types. C'était pour la plupart leur premier travail, mais j'ai reconnu un type d'armure utilisé par Yetsirah.
- Y'a que Shina pour faire ça…grogna Honoo. Elle a traqué Benzaiten jusqu'ici. Son ambition n'a aucune limite, agir sur un territoire ennemi...
- Elle a empoisonné votre mère vous vous attendiez a quoi, fit Ashura en se posant contre le mur. Elle en a pour combien de temps la petite ?
- Un peu de respect Ashura, la rappela a l'ordre sa Princesse, cette fille est l'une des vôtres.
- Vraiment ? répondit-elle piquée de curiosité
- Elle a passé son enfance à Yetsirah avec moi avant de disparaître brusquement un beau jour, commença Inari. Et elle n'en a plus aucun souvenir. De plus, on dit que c'est la plus grande guérisseuse que le temple de Senken n'est jamais connu. Étrange non ?
- Et vous savez comment on la considère dans son pays, n'est ce pas ? Continua Honoo avec son petit air espiègle. Ils la considèrent comme la réincarnation de leur Déesse...Alors tu nous crois maintenant ? C'est un Esprit il n'y a aucun doute.
- Et elle le sait ? Fit Ashura en levant un sourcil. Toute cette histoire…
- Non, pas pour le moment, répondit Honoo. Mais, je pense qu'elle utilise son pouvoir sans le savoir, en guérissant les gens. Si elle ne guérit pas ma mère, au moins, nous saurons en la voyant faire si elle s'active comme vous ou pas.
Benzaiten réapparut en leur fit signe de rentrer. La pièce était la même, mais des cercles étaient tracés sur le sol et sur le visage de la Reine. Benzaiten s'agenouilla et fit signe aux autres de fermer la porte et de se mettre contre le mur. Elle commença ensuite à dire quelques prières en joignant ses mains. Au bout de quelques instants, aux cercles de craie se superposèrent des cercles de lumière bleue, et une formidable quantité de chakra fut libérée. Aucun doute la dessus : c'était bien le processus d'activation.
Une aura protectrice enveloppa la pièce, et particulièrement les deux femmes posées sur le lit. Au bout de quelques secondes, la lumière s'éteignit. Honoo se pencha sur le corps toujours inerte de sa mère. Ses traits étaient apaisés et sa peau redevenue normale.
- Tu l'as guérie ? Dit-elle pleine d'espoir
- Malheureusement non, fit Benzaiten dépitée. Elle n'a pas été empoisonnée Honoo, elle a été ensorcelée. Mes talents ne peuvent pas lutter contre la magie. J'ai soigné les symptômes seulement, mais elle devrait vivre plus longtemps maintenant.
- Ensorcelée tu dis ? Fit Honoo en tombant à genou. Voila pourquoi aucun des médecins n'a pu nous dire ce qu'elle avait…
- Savez-vous si c'est dans ses habitudes d'utiliser ce genre de méthode ? demande Ashura en parlant de la Reine Noire.
- Non…répondit Honoo effondrée. Ce n'est mentionné nulle part dans les carnets de ma mère.
- Tokugawa devrait savoir. On lui demandera demain, fit Inari, qui s'était approchée de sa princesse pour la soutenir. Nous devrions toutes aller nous reposer, la soirée a été assez éprouvante pour nous toutes.
- Je vais rester dormir ici ce soir, fit Honoo. Inari, veux-tu conduire la princesse Benzaiten dans tes appartements ?
- Bien entendu.
Inari prit Benzaiten par le bras et la fit sortir de la chambre. Pendant qu'Honoo se plaça a coté de sa mère dans le lit Royal, Ashura ouvrit la fenêtre. Elle laissa son peignoir par terre, et passa son corps de l'autre coté de la vitre. Elle commença à se métamorphoser en millier de petits papillons, mais avant de totalement se déstructurer, elle voulut avertir la Princesse :
- C'est le troisième.
- Troisième ?
- Le troisième corps que l'on retrouve avec les yeux explosés et du sang sortant par tous les trous. Comme s'il avait implosé de l'intérieur. Les deux premiers étaient des habitués du bordel, le dernier un soldat qui poursuivait Inari et la petite.
- Tes conclusions ?
- Cette fille, fit-elle en mettant à jour son Byakugan, je n'ai jamais vu quelqu'un avec autant de chakra. C'est un monstre dans un corps rêve. Méfiez vous en Princesse.
Sa bouche se déforma et les papillons s'envolèrent loin dans les cieux. Une poignée d'entre eux prirent la peine de fermer la fenêtre et laissèrent la princesse seule avec le corps de sa mère mourante. De la magie..., pensa Honoo avant de s'endormir, l'affaire devenait plus compliqué que prévue...
De leur coté, Benten et Inari étaient sur le balcon. Elles avaient des chambres séparées, mais aucune des deux ne semblait avoir sommeil.
- C'est normal, lui dit Inari, avec ce que tu as enduré, tu dois avoir le sommeil léger.
- Ce n'est rien ne t'inquiete pas, lui répondit-elle en souriant, j'ai l'habitude. Merci encore d'être venue me sauver. Et, je m'excuse encore…
- Pourquoi donc ? Demanda Inari surprise.
- Ça se voit dans tes yeux, ta voix, que tu tends à moi, comme si on se connaissait. Mais je n'ai vraiment aucun souvenir de toi, s'excusa la Reine déchue. Ni de ta mère et de tes sœurs. Pourtant tu sais que j'aimerai…
- Déjà tu arrives à me tutoyer maintenant, ça me fait plaisir ! Puis, pour être honnête, ce n'est pas vraiment ta faute. Je pense qu'on t'a effacé la mémoire.
- Effacé ? Répéta Benzaiten. Mais dans quel but ?
- Ça, on ne le saura que quand tu l'auras récupéré. Tu devais savoir quelque chose de compromettant, pour qu'on te lave le cerveau et qu'on te jette comme ça dans la nature a huit ans. Et moi qui me plains de pas avoir mon bol de riz à l'heure ! Fit la rouquine avant de bailler bruyamment.
- Tu sais, dit-elle en souriant, j'ai jamais été du genre à me plaindre. Et puis, les prêtresses au temple m'ont accueillie comme l'une des leur. J'ai eu beaucoup de chance.
- Mouuuah, finalement le sommeil me guette. J'ai du forcer trop longtemps, en général ça ne m'arrive jamais. Bonne nuit Benzaiten.
- Bonne nuit.
Inari quitta Benten sur la terrasse, où elle passa sa nuit à regarder les étoiles. Comme depuis une semaine, elle savait qu'elle n'allait pas fermer l'œil de la nuit.
Fin du chapitre
Bonus chapitre 2
Personnages
Ashura :
Ashura est donc aussi un Esprit (mais de quoi ? Mystère...pour le moment). C'est une femme de 23 ans, grande brune de 1m82, la poitrine de Tsunade, un bassin méditerranéen...bref, c'est d'la bombe!
Son nom vient de Ashura, la reine des démons!
C'est un personnage qui a un lourd passé (que vous découvrirez plus tard donc!), ce qui n'explique absolument pas son sale caractère. Si y'a une seule personne a pas emmerder dans c'te fic, c'est elle.
C'est une épéiste originaire de Eiki -le pays de la Terre- qui est maintenant au service de la Reine Suiko. Elle possède aussi le Byakugan.
Plusieurs tenues: sa tenue 'de ville': son kimono rose pale avec des papillons violets dessus, ou alors son armure de l'armée.
Je me suis inspirée de beaucoup de personnage pour elle: pour son costume de l'armée (si je vous la dessine c'est flagrant) je me suis inspiré de Taki de Soul Ca II (le rouge vous savez!). Je me suis un peu inspirée de Bakei aussi, un personnage de guilty gear X, ainsi que de Savyna, un perso de Baten Kaitos. Je la vois bien avoir la même voix (c'est a dire une voix grave).
C'est un personnage que j'aime vraiment beaucoup (je les aime tous vous me direz) mais qui est assez intéressant.
Benzaiten :
On ne sait pas grand chose d'elle pour le moment. C'est une jeune fille de 16 ans, 1m72, aux mensurations parfaites et au visage parfaitement symétrique, les yeux et les cheveux bleus, ondulés, abondants. C'est la Reine du Pays de l'eau, qui a été accusé à tord d'avoir tué une prêtresse, et donc forcée de quitter son pays. Elle est amnésique et ne se souviens que de sa vie au temple.
Beaucoup d'hommes la considèrent comme une des plus belles femmes du monde. Elle est aussi mondialement connue pour ses talents de guérison.
Beaucoup a dire sur elle, tout d'abord son nom vient de Benzaiten ou Benten, un des 7 kami du bonheur. Au niveau design, c'est assez difficile vu qu'elle représente la beauté, de faire un perso qui plaise à tout le monde. Néanmoins, pour mon imaginaire personnel, je me suis énormément inspirée des dessins de Kaori Yuki notamment d'Alexiel et de Sarah/Gabrielle. Surtout pour le style de coiffure! Surtout d'Alexiel...vous comprendrez plus tard! Elle me fait beaucoup pensé a un personnage tragique d'Opéra. Peut être parce qu'elle pourrait très bien chanter de l'Opéra!
Pour le moment son vrai caractère est masqué par son amnésie. C'est une femme douce et chaleureuse, qui a un énorme sens du devoir et très croyante. Elle croit que son destin est scellé par les Dieux. Extrêmement naïve et innocent, elle changera assez vite en ayant retrouver sa mémoire (vous aurez d'ailleurs le droit a un petit up! de bonus, petit chanceux). Elle restera par contre extrêmement intelligente.
Sachez juste que c'est un de personnage qui renferme le plus de secrets, à découvrir au fur et a mesure de l'histoire. Et que personnellement je l'adore.
N'hésitez pas a me donner vos impressions.
Merci de votre lecture
QueenieP
