A/N : Chapitre un petit peu plus lent : nouveau personnage en perspective et nouveau pouvoir.
Disclaimers : Naruto ne m'appartient pas, mes personnages oui. Blablabla.
Tales of Spirits
Tome 1 Arc 1 - Sauver la Reine.
Chapitre 2 : L'histoire de la Reine amnésique
Résumé : Inari et Ashura sont deux Esprits, combattants aux pouvoirs surhumains. Lors de leur dernière mission, elles ont sauvé la Reine déchue Benzaiten, qui sans le savoir serait elle aussi un Esprit ! Malheureusement, ses talents de guérisseuse n'ont pas pu sauver la Reine...celle ci aurait été victime de magie noire!
Personnages : Ashura, Tokugawa, le docteur, Honoo, Benzaiten, Inari, Raidaito, Shinatsuhiko, Tiara, Dante.
Ashura attendait Tokugawa devant sa chambre. Elle avait remis son uniforme de l'armée, comme le reste des soldats : son armure lui couvrait la poitrine, le bras droit, l'épaule gauche, et le bassin. Le reste de son corps était revêtu de tissus rouges. Ses bottes en ferraille de l'armée, qui remontaient au dessus du genou, finissaient de terminer son uniforme. Elle était adossée contre le mur quand Tokugawa fit son apparition, lui aussi avec son armure de commandant des armées.
- Alors, que vous a appris Benzaiten hier soir ?
- La Reine n'a pas été empoisonné, elle a été ensorcelé.
- Une sorcière ? Voila qui est intéressant. Surtout qu'il n'en existe plus beaucoup, depuis que Chikara a anéanti le pays de la foudre. Il ne nous reste que peu de solution. Je vais de ce pas m'entretenir avec Honoo Hime.
- Voulez vous que je parte pour ma ville natale ? demanda Ashura. Puisque c'est là que se trouve une des dernières sorcières encore en activité.
- Non, ne te précipite pas, nous avons peut être d'autres projets pour toi. Reste tranquille une journée, le bruit court que Dante va peut être venir voir la nouvelle venue, tu ne voudrais manquer celle qui t'as tout appris pour rien au monde non ?
Sans attendre un instant, Ashura partit en direction du Hall principal, là où les invités étaient reçus avant d'accéder à la salle du trône. La 'Dante' dont parlait Tokugawa était la plus grande épéiste encore vivante, et c'était aussi celle qui lui avait tout appris, la seule autre femme qu'Ashura respectait. Non pas qu'elle respectait les hommes, elle les méprisait plus que tout, mais pour elle aucune autre femme ne pouvait lui arriver à la cheville. Tokugawa la regarda partir en souriant, il avait réussi à dompter la bête avec le temps.
Au même moment dans la chambre de la Reine, un médecin finissait son check up. Après avoir écouté son coeur et ses poumons, contrôlé ses pupilles, il enleva son stéthoscope de ses oreilles et se tourna vers Honoo.
- Son rythme cardiaque est plus régulier et bien frappé, c'est bon signe. Mais, sa fonction neurologique ne s'améliore pas…je ne sais pas si elle sortira du coma un jour.
- Merci docteur…fit Honoo assise sur ses genoux auprès de sa mère.
Le docteur sortit de la pièce, et tomba nez à nez avec Benzaiten. La jeune femme attendait dehors depuis un bon moment, et quand Honoo la vit elle lui fit signe de rentrer. Elle lui demanda si elle avait bien dormi par politesse et Benzaiten lui mentit, comme d'habitude. Honoo rentra sans plus attendre avec dans le vif du sujet, la journée d'aujourd'hui allait être chargée.
- Nous devons discuter de beaucoup de choses aujourd'hui, Benzaiten.
- J'essayerai de faire tout ce que je peux pour aider la Reine.
- Il ne s'agit pas seulement de ça. Mais, je préfère qu'Inari soit là pour en parler. Tout d'abord, parle-moi de toi.
Benzaiten, intriguée, regarda Honoo qui lui faisait signe de s'asseoir sur le fauteuil en face d'elle. Elle allait guider la conversation : elle voulait tout savoir sur sa vie, pour comprendre pourquoi le destin avait fait d'elle une fugitive, puis une Reine, puis une prostituée en à peine 16 ans.
« Il est vrai, commença-t-elle, que j'ai eu une vie bien remplie. Même si je ne me souviens que de la moitié. Toutes ces choses se bousculent dans ma tête, en permanence, mais la seule dont j'ai toujours été certaine, c'est que je n'ai jamais été maitre de ma vie. » C'est ainsi qu'elle commença le récit de sa courte vie.
« A huit ans j'ai été recueillie par les prêtresses du Temple de Senken. Il parait que je flottais sur l'eau quand ces femmes m'ont trouvée : elles ont pensé que j'étais un présage envoyé par la Déesse Hakuekkuchi et m'ont élevée comme quelqu'un à part. Vous savez, le pays de Kenmei où se trouve le temple, est une contré pacifique et qui vénère les Déités Lunaire connue pour ses lacs majestueux, son calme…le bruit de l'eau qui s'écoule lentement nous fait apprécier le temps qui passe. Le pays de l'eau était un havre de paix : c'est ce que j'ai de suite ressenti en me réveillant. Mes supérieures m'ont dit que j'avais dormi pendant un mois entier, et que la Reine en personne était venue à mon chevet. J'ai appris plus tard, lors de mon accès au trône, que c'était à cause de mes cheveux. Une fille aux cheveux bleus qui apparaît dans le sacré Temple du pays de l'eau ne pouvait pas être une coïncidence pour elle. Le fait que je ne souvienne de rien, mon apparence, et plus tard mes capacités à guérir les gens…je pense qu'elle voyait en moi une réincarnation de leur Déesse.
- Hum, l'interrompit Honoo, c'est peut être en voyant leur ferveur que la reine Noire a pris peur et t'as destituée. Oh, désolée de t'avoir coupée, continue. Je ne suis allée qu'une seule fois à Keimen et c'est vrai que c'était un endroit très calme…
- Oui, et le temple était d'une beauté, avec ses statues de prêtresse et ses jarres en céramique…
- Oui, un des plus beaux endroits.
« Nous étions quelques filles à être élevées à part, comme des élues, reprit-elle. Il y avait une autre fille qui restait souvent avec moi, puis à l'âge de 12 ans nous fumes toutes séparées, pour que notre quête spirituelle commence. Nous faisions des cérémonies, et un entraînement intense, du corps à corps et du tir à l'arc pour être plus précises, et beaucoup de prières. Et puis un jour, trois ans plus tard pour être exacte, celle qui m'avait recueillie sur la rivière à moitié morte est venue me voir pour me dire que j'avais été choisi par la Déesse pour régner sur le Temple, et sur le pays tout entier. Sur le coup je n'ai pas bien compris ce qui m'arrivait, mais de toute façon d'après cette femme, je n'avais pas le choix, telle était ma destiné. J'ai donc accepté ce rôle. Et je dois dire que, tout se passa bien, jusqu'à ce jour fatidique. L'ancienne Reine avait été retrouvée poignardée par une relique sacrée du temple, donc j'étais la seule à pouvoir m'en servir…Devant un tel fiasco, j'ai démissionné de mon propre chef, mais c'est après que cette accusation de meurtre m'a obligé à fuir le pays. J'ai passé des heures à prier pour que quelqu'un me vienne en aide…Et cette femme, qui m'avait entrainer pendant toutes ses années est venue. Elle m'a fait sortir en douce du temple et m'a dit de fuir vers le Nord, avec l'espoir de me faire rejoindre les Terres d'Asgard.
- Asgard, fit Honoo surprise une fois de plus. Tu veux parler de la contrée des Elfes interdites aux humains ?
- Celle là même que l'on trouve dans les livres, lui répondit Benzaiten. La Reine avait l'habitude de me lire des histoires petites avant de m'endormir, une parlait des elfes et de leur royaume d'Asgard, au fin fond d'une immense forêt. Je lui avais demandé où se trouvait Asgard sur la carte, et elle me l'avait montré. C'était dans la zone de non droit au sud de Chousho, à une centaine de kilomètre.
- Tu montreras l'endroit à Tokugawa quand il viendra pour le reste de l'après midi.
« J'ai emprunté son cheval et j'ai chevauché nuit et jour en demandant où se trouvaient les plaines d'Asgard. Beaucoup de gens me répondirent qu'elles n'existaient que dans ma tête, mais un beau jour, j'ai vu un panneau dans la brume. Il indiquait une auberge du nom d'Asgard, j'ai pensé que c'était là que je devais me rendre. Cette femme, elle m'avait dit que quelqu'un m'y attendait, quelqu'un que j'avais connu petite et qui s'occuperait bien de moi. C'est en voulant m'y rendre que je me suis faite capturer par les hommes de l'Akaisakaba Club. En passant dans un village, j'ai vu des filles se faire emmener de force dans une charrette insalubre, j'ai voulu les en empêcher. Mais les hommes de ce pays ne sont pas semblables à ceux du mien…je me suis faite capturer également. Mes traits fins et mes habits les ont renseignés sur mon rang, ils avaient entendu parler du meurtre, et ont utilisé cette information comme chantage. C'est comme ça que quelques jours plus tard j'ai atterri dans ce bordel. Et grâce à vous je n'y suis pas resté longtemps. Je vous en serai éternellement reconnaissante."
- Merci de nous avoir tout dit Benzaiten, fit Honoo en se levant. Je crois que, après ce que nous allons te dire moi et Inari, tu verras peut être plus clair sur ta vie. Je me demande comment tu as fait pour endurer tout ça, sans te souvenir de ton enfance et en restant si seule…
- Je te l'ai dis Honoo, je ne suis pas maitre de mon destin, la Déesse l'a tracé pour moi.
Honoo resta un peu abasourdie, non pas par ces paroles, mais par le regard de Benzaiten en face d'elle : il était si pur et si innocent, si fragile aussi.
On frappa à la porte. C'était la gouvernante, le déjeuné était servi. Honoo invita son hôte à la rejoindre, et elles mangèrent ensemble, puis la Princesse vaqua à ses occupations de souveraine.
Quelques heures plus tard, Inari se réveilla. Elle bailla bruyamment et s'étira tel un petit chat, elle avait bien récupéré. En descendant de ses appartements elle croisa Ashura en train de faire les cents pas devant la porte d'entrée. Mais c'était Honoo qu'elle venait voir, son amie, pour avoir ses conseils éclairés, et pour savoir où était passé Benzaiten. La salle du trône était bondée de gens du peuple venus faire leur requête et demander des nouvelles de la Reine. Quand la princesse vit la rouquine au fond de la salle, elle fit lever l'audience immédiatement.
Elle portait aujourd'hui sa robe rouge préférée, avec des roses cousues sur son épaule, ses hanches, et sur le bas de la robe. Elle ne s'était fait que deux tresses remontées sur les cotés de sa tête, mais cela lui allait parfaitement bien. Inari s'approcha et s'agenouilla comme il est coutume de faire.
- Relève toi Inari, je n'ai pas besoin de ça aujourd'hui.
- Il va bien falloir vous y habituer pourtant…j'ai bien peur que vous ne soyez proclamée Reine d'ici peu.
- Tu t'apprêtais à voir Benzaiten ? dit-elle pour changer de sujet. Elle est dans les jardins, près de la fontaine.
- C'est d'elle dont je venais vous parler. Je me souviens, ta mère avait su trouver les mots pour me le dire sans que je le prenne trop mal…
- Ne t'en fais pas pour elle, elle se considère elle-même comme une élue, le destin choisit sa vie pour elle. Elle ne bronchera pas d'un pouce, tu peux me croire.
- Une élue ? C'est un peu prétentieux de sa part, ça ne lui ressemble pas.
- Ce n'est pas de sa faute a mons avis, on l'a toujours considéré comme telle. Maintenant va, j'ai une entrevue avec Tokugawa. Dante devrait arriver d'ici ce soir.
- Bien.
Inari se dirigea vers la grande baie vitrée qui donnait sur le jardin, à gauche du trône royal. Honoo la regarda partir en serrant les poings, ça faisait partie du travail de Reine de ne montrer aucun lien affectif avec ses sujets.
Benzaiten se trouvait assise sur la grande fontaine au milieu des arbres et des fleurs multicolores du jardin. Un saule pleureur venait lui chatouiller le bras tandis qu'elle regardait les roses orange devant elle. Inari vint s'asseoir à côté d'elle, la fille aux cheveux bleus ne broncha pas. Un moment passa, sans qu'aucune d'elles ne prit la parole, il y avait juste le bruit de la fontaine en fond sonore. C'est Benzaiten qui rompit le silence la première.
- ça fait des heures que je suis assise ici, à écouter le bruit des oiseaux et celui de l'eau qui coule derrière moi. C'est apaisant, cela me rappelle le Temple où j'ai grandi. J'ai toujours trouvé cette ville trop bruyante.
- On s'habitue vite tu sais, lui répondit Inari en croisant les bras derrière la tête. L'agitation moi ça me plait ! Surtout la nuit, tu verrais les lumières…
- Je n'ai pas vraiment eu le temps de sortir la nuit me balader tu sais…lui rappela la princesse.
- …pardon, fit la rouquine en baissant les yeux. Je n'y avais pas pensé.
- Inari, ce que tu t'apprêtes à me dire…cela doit être grave pour que tu ne trouves pas le courage de me parler.
- ...En effet, dit-elle en repliant ses jambes sur elle-même. C'est un peu…délicat.
- Tu sais Inari, je ne dors pas plus d'une nuit toutes les deux semaines, je fais semblant de manger mais je n'ai jamais vraiment faim, je ne me suis jamais coupé, ni fait la moindre blessure. On dit au Temple qu'ils n'ont jamais vu une prêtresse aussi douée que moi. Et puis, il y a ça…
Benzaiten plongea sa main dans l'eau et la ressorti. Elle était sèche.
- J'adore la pluie, à chaque fois qu'il pleuvait je sortais, puis un jour les femmes qui s'occupaient de moi se sont rendues compte que seul mes vêtements étaient trempés, mes cheveux ma peau, tout mon corps était sec. Alors, tu peux y aller, je sais depuis un moment que je ne suis pas tout à fait normale.
Inari prit une grande respiration et soupira. Il fallait de toute façon qu'elle lui annonce la nouvelle. Et qui mieux qu'elle pouvait accomplir cette tâche…
- Quand j'étais petite, je suis tombée gravement malade. Je veux dire, j'étais mourante. J'avais une maladie du sang il parait. Ma mère a réussi à se faire engager à Yetsirah en tant que nourrice. Tu sais, ils ont une autre technologie là bas, et il semblerait qu'ils aient trouvé un remède pour moi. Ils m'ont injecté ce médicament…Et depuis, je suis comme ça.
Inari arracha de l'herbe à ses pieds et la mit dans sa main, puis elle ferma le poing. Des flammes en jaillirent quelque temps après et quand elle rouvrit sa main, l'herbe avait brulé.
- Tu l'as brulé…avec…
- J'arrive à faire bruler n'importe quoi, même mes cheveux. Apparemment, d'autres personnes ont reçu ce traitement, dont toi. Tu as du le recevoir quand tu étais à Yetsirah avec moi. La Reine Suiko en a entendu parler, et devant nos pouvoirs elle nous a comparés à des Esprits, comme dans le livre de légendes qu'elle lisait à sa fille quand elle était petite.
- Celui avec les histoires sur les Elfes ?
- Oui il y avait cette histoire aussi. C'était mon préféré…Nous sommes comme ces Esprits Benzaiten. Peut être même que nous sommes immortels comme eux.
- En effet, conclut Benzaiten à contre coup, c'était plutôt délicat comme nouvelle à annoncer…
- Benzaiten, tu as un don. Tu arrives à soigner les gens, tu sais peut être faire des tas d'autres choses ! C'est peut être pour ces talents qu'on a essayé de te faire taire !
- Pour l'instant soigner est la seule chose que je sache faire Inari, je ne vois pas ce que je pourrai faire d'autre honnêtement, lui dit Benzaiten en toute franchise.
- C'est pour ça que tu dois voir quelqu'un d'ici demain. C'est elle qui m'a appris à me servir de mon chakra comme ça. Tout est une question d'énergie ! fit Inari en imitant quelqu'un d'autre vraisemblablement.
- C'est juste un trop plein de chakra qui nous rendrait comme ça ?
- J'ai pas tout compris, mais apparemment c'est bien ça…
- Hum...il y a aussi ça qu'il faut que je te montre. Éloigne-toi.
Inari se leva et se plaça contre les roses orange. Benzaiten remit sa main dans l'eau de la fontaine et ferma les yeux. Quelques secondes plus tard, l'eau commença a geler, la mécanique de la fontaine s'arrêta.
- Oh non, ma main est encore coincée dedans...fit la princesse en essayant de retirer son bras piégé dans la glace
- Oh, euh, oui attend j'arrive, dit Inari en éclatant de rire au passage. Elle posa ses deux mains sur la surface gelée et la fit fondre. L'eau redevint liquide et jaillit à nouveau. Inari continuait de rire
- Qu'est ce que te fais rire comme ça? Fit Benzaiten un peu fâchée.
- Haha, non rien, la façon dont s'est arrivé, c'était assez comique, avoue le! Tu as mis ta main dans l'eau, tu as gelé l'eau, et ta main est restée piégée dans la glace!
- Oui...dit comme ça...mais arrête donc de rire comme ça Inari!
- Désolé...c'est plus fort que moi...dit-elle en continua. Ça m'ferais presque mal au ventre...haha!
Inari riait aux larmes et s'assit a coté de Benzaiten en se tenant le ventre pour essayer de se calmer. Puis, quelques instants après, Benzaiten fit quelque chose qu'elle n'avait pas fait depuis bien longtemps. Elle rit.
A quelques kilomètres de là flottait la forteresse volante de Yetsirah. Raidaito le bras droit de la Reine Noire, toujours revêtu de son armure aux reflets violacés, se rendait dans la salle du trône. C'était la pièce la mieux gardée du monde, des caméras se trouvaient aux quatre coins du couloir qui y menait, l'ascenseur pour les invités prestigieux était toujours gardé par plusieurs soldats...que de précautions inutiles! Puisque la femme la plus dangereuse du monde s'y trouvait, et qu'elle ne serait jamais aussi bien protégée que par elle même.
Et malgré toutes ces précautions une autre femme avait réussi à y entrer.
Mais l'heure n'était plus à ce petit incident. D'autres nouvelles un peu moins réjouissantes attendaient la Reine, et Raidaito n'était pas très motivé pour le lui annoncer.
Il salua les gardes qui se trouvaient devant la porte principale et posa sa main sur une dalle. Les portes s'ouvrirent, laissant apparaître une énorme salle toute blanche, éclatante, et un trône noir et gigantesque en plein milieu. La salle était vide de toute décoration, seul quelques armures vides se trouvaient contre les murs latéraux, une lance à la main. La Reine avait ouvert le toit ouvrant, et en levant la tête, l'homme en armure pouvait voir un coin de ciel bleu et les nuages bouger avec le vent. La Reine le regardait arriver d'un œil mauvais, comme si elle savait ce qui allait se passer. Elle caressait un de ses corbeaux, ses cheveux voltigeaient dans toutes les directions avec ce vent, elle posa son pied par terre et se leva. L'oiseau s'envola, et le toit ouvra se ferma en quelques secondes. Les portes se refermèrent dans un bruit fracassant, et l'homme s'agenouilla. La Reine lui fit signe de se relever et le regarda avec ses yeux noirs droit dans les siens.
- Et bien, parle je te prie. Tu n'es pas venu pour faire la carpe devant moi, j'ai déjà assez d'hommes très capables pour cette tache.
- Shina, on a un problème.
- Je t'ai déjà dit de ne pas m'appeler comme ça, grogna-t-elle en serrant le poing.
- Oui Ma Reine, reprit Raidaito. Il semblerait que la Princesse Honoo fasse encore des siennes.
- Cette jeune vermine? Va-t-il falloir que je la tue comme sa pauvre mère? Qu'a-t-elle fait cette fois ci?
- Il semblerait...qu'elle ait retrouvé Benzaiten avant que nos renforts n'arrivent. Elle se trouve maintenant au palais, avec les deux autres.
- Il faut réussir à la surveiller coute que coute, c'est le seul moyen, dit-elle en se rasseyant. On ne peut pas risquer une opération qui dure depuis huit ans pour un petit problème comme ça. Trouve un moyen, il nous faut une raison de mettre un de nos hommes dans ce fichu palais.
- Et pourquoi ne pas demander à Tiara? proposa l'homme en armure, ce qui éveilla la curiosité de son interlocutrice. Ce serait plus rapide et plus sur. Si jamais Benzaiten bouge, le temps que le message vous parvienne, elle aura peut être changé d'endroit.
- Tiara est mourante...fit Shina pensive, elle ne supportera pas une autre de mes demandes. J'ai déjà songé à sa remplaçante néanmoins. Tu devrais aller la voir.
L'homme en armure fit demi tour et partit de ce pas voir cette vieille femme clouée au lit par un mal inconnu. La Reine rouvrit son toit ouvrant et refit voler ses cheveux dans les airs comme elle aimait tant.
La porte principale s'ouvrit d'elle même et les deux soldats saluèrent leur supérieur encore une fois. Il prit le même chemin qu'à l'aller, mais au bout de ce long et interminable couloir, il prit a droite. Il ouvrit une porte qui donnait sur l'extérieur. Il y avait une petite plate forme à ses pieds, blanche et ronde. C'était un téléporteur, une navette entre les différentes parties de la forteresse, très rapide, beaucoup plus rapide que de faire le trajet à pied, qui ne pouvait transporter qu'une personne à la fois. Raidaito mit les deux pieds sur le transporteur et lui donna sa destination. La navette blanche partit aussitôt vers l'aile située le plus à droite de la salle du trône.
Arrivé à destination, une servante attendait : elle avait beaucoup de linges propres à ranger dans les différentes ailes de la forteresse et avait grand besoin du transporteur. Elle lui tint la porte, le salua et prit sa place en le remerciant. Raidaito ferma la porte derrière lui et prit la première porte a gauche. C'est là que se trouvait l'infirmerie. Le médecin en chef lui fit bonjour de la tête, lui montra un plateau posé sur le coté. L'homme en armure le prit et remercia le médecin. Il continua plus loin et finalement, frappa à une porte qui jouxtait celle de l'infirmerie. Une petite voix lui dit d'entrer. La porte grinça légèrement, une vielle femme était allongée dans un lit, avec une couverture bleu roi sur les pieds, surplombée de la lumière du jour. Elle toussa quand il ferma la porte. Il posa son plateau sur son lit, c'était ses médicaments. Les médecins ne savaient toujours pas ce qu'elle avait, la vieillesse qui venait frapper à sa porte sans doute, cela aurait pu tout expliquer, mais pas pour elle, pas pour une femme comme elle. Pas pour l'une des leurs.
- Oh, Rai-kun, fit la malade à la voix eraillée, tu es enfin venu.
- Tu as vu ma venue dans tes visions? Lui demanda-t-il.
- Hum non, mais j'ai vu autre chose qui impose ta visite. Installe toi donc.
- Qu'as tu donc vu Tiara?
- J'ai vu ma mort.
Raidaito s'assit lentement sur la couverture et regarda cette vieille grande dame. C'était une des plus sages qu'il avait eu la chance de rencontrer, la meilleure des Reines que Chikara n'ait jamais connu. Mais un mal terrible la rongeait ; et ce mal, il en était persuadé, était le résultat de leur expérience douteuse sur son corps pourtant si robuste. Depuis qu'ils l'avaient transformée, cette pauvre femme ne fermait plus l'œil de la nuit, elle ne mangeait plus, et elle avait sans cesse des visions, sur le futur, le passé, le présent. C'était un de ces êtres modifiés que la mère d'Honoo appelait Esprit.
- Tu as vu ta mort? Répéta calmement Raidaito.
- Et crois-moi, dit la vieille dame avec un petit sourire, ce n'est pas trop tôt, j'en ai assez de ne pas pouvoir sortir de mon lit.
- Comment se fait-il que...nous ne savons même pas ce que tu as, comment cela a pu t'arriver...
- Shina se trompe, elle croit notre pouvoir éternel, mais regarde moi, à trop l'avoir utilisé, c'est lui qui me tue, dit-elle comme pleine d'amertume. Elle va finir par se bruler les ailes à trop vouloir se rapprocher du soleil.
- Ne t'inquiète pas, je veille sur elle. Mais, elle m'a réclamé ton aide...
- Et je vous la donnerai, quand ce sera le moment venu, répondit la vieille dame en lui tournant le dos.
- Bien. Je suppose que tu ne vas prendre ni ton repas ni tes médicaments ?
- Non, tu peux partir maintenant. Tu dois avoir d'autre chose à faire dans cette immense forteresse. Je ne sais pas comment vous faite, je ne me sens jamais aussi bien quand dans ma chambre, si petite soit-elle.
- Bien madame, à demain alors.
- Attend Rai-kun, dit-elle, et il se retourna, la main sur la poignée de porte. Tu sais qu'au fond d'elle, elle veut les retrouver, tous les deux, c'est tout ce qui lui importe.
- Je sais Tiara, je sais. Sinon je l'aurai empêchée dès le début. Car c'est aussi ce que je veux.
Raidaito ferma la porte derrière lui, la vieille femme se tourna vers la porte et ferma les yeux.
Le soleil commençait à se coucher sur la ville de Chousho. Le médecin passa une deuxième fois voir l'état de la Reine. Il n'avait pas changé depuis ce matin, aucune amélioration des fonctions cérébrales. Honoo le fit partir et ferma la porte derrière elle. Quand elle se retourna, une femme se tenait assise sur le lit, au pied de la Reine, un sabre planté sur le sol et l'autre coincé entre les tours de son obi. Elle appuyait ses mains et son menton sur le manche, comme si elle voulait s'y reposer un instant. Honoo la reconnue de suite avec son maquillage et son kimono, de couleur blanc et vert pastel, avec son obi corail.
- Il était stupide de penser que j'allais passer par la porte qu'utilise normalement les invités. Tu me prends pour qui? Quelqu'un de normal? Dit l'inconnue sans regarder son interlocutrice.
- Dante, enfin vous voilà, lui répondit poliment la Princesse. Je n'ai pas gardé un très grand souvenir de votre dernière visite.
- Celle où tu t'es évanouie quand j'ai luxé le coude de la petite rouquine? Fit Dante en levant un sourcil. Elle a eu moins mal que toi. Bien brave cette petite. J'en reviens pas qu'elle ait réussi à esquiver tous mes coups.
- Je crois qu'il y a des gens fait pour ça et d'autres pas, voilà tout, répondit Honoo un eu gênée par le souvenir de cette journée.
- Voilà rien du tout, y'a des gens qui naissent dans de la soie et d'autres dans la boue, et ils se débrouillent avec ce qu'ils ont, dit-elle en se levant de la pièce. Bon alors, elle est où cette petite?
- Benzaiten doit être dans les jardins, c'est là la dernière fois que je l'ai vue.
- J'ai entendu parler d'elle. Vraiment spéciale celle là. Elle est née une fois dans la soie et une fois dans la boue. Enfin dans un fleuve donc ça devait être plus proche de la vase...divagua-t-elle en jouant avec la lame de son sabre.
- Je vais la faire venir, ne bougez pas., fit Honoo pour s'extirper au plus vite de cette conversation.
Honoo partit faire un tour dans les jardins, tandis que Dante, après avoir jeté un dernier coup d'œil sur le corps de la Reine, sortit de la chambre pour se rendre dans la salle du trône. Ashura, cachée dans la pièce observait son maître d'arme. Soudain, Dante lança une fine aiguille, vers un des rideaux rouges près du trône. Ashura l'arrêta avec ses dents et sortit de sa cachette. Elle commença à courir en sortant son sabre de son étui vers son adversaire mais celle ci dégaina à une vitesse incroyable et tapa avec la poignée de son sabre sabre la main d'Ashura. Cette dernière fit tomber son arme à terre. Le combat était terminé.
- Désolé Ashura, je ne suis pas venue pour toi aujourd'hui. Nous nous entrainerons une autre fois. Tu as perdu un peu de souplesse il me semble.
- Et vous avez gagné quelques rides, sans vous offenser, répondit-elle.
- Haha, ria-t-elle très fort, laissant apparaître ses rides près de sa bouche, je préfère que mon corps soit encore le témoin du temps qui passe que d'en avoir un qui se fiche du déroulement de la vie.
Ashura ramassa son sabre, et c'est à ce moment là que Benzaiten choisit de faire son apparition, suivie d'Honoo, puis enfin d'Inari. La rouquine se tint d'ailleurs mécaniquement le coude pour une raison qui lui restait parfaitement inconnu. Les présentations furent faites par la princesse, et de suite Dante fut intriguée par le regard de la jeune fille. Un regard très profond et sans aucune trace de peur. Dante la défia du regard, et pourtant Benzaiten ne bougea pas d'un poil, elle continuait de fixer son ainée.
- Pour ton jeune âge, tu as une prestance royale, admit Dante. Tes yeux en disent long pour moi, et j'imagine que ce qu'on raconte sur toi doit être vrai après tout.
- Je ne sais pas ce qu'on raconte sur moi Madame, et pour tout vous dire je n'ai que faire des racontars.
- Ah, les racontars...ils peuvent être utiles parfois...si tu les avais écoutés, tu saurais par exemple que j'ai horreur d'une chose, c'est qu'on m'appelle Madame.
Sur ce, elle lança une trentaine d'aiguilles sur la pauvre jeune fille. Honoo porta la main à sa bouche pour étouffer son cri quand elle vit que Benzaiten n'essaya d'en esquiver aucune. A sa plus grande surprise la majeure partie des aiguilles la traversa de part en part et vint se loger dans le mur juste derrière elle. Benzaiten en avait arrêté quelques-unes avec sa main, et une s'était logée directement sur son visage, entre les deux yeux. D'autres étaient plantées un peu partout sur son corps, son bras, son ventre. Inari avait poussé un petit cri, mais s'aperçut qu'aucune goutte de sang ne coulaiet de ses blessures. Les aiguilles contre le mur étaient recouvertes d'un filet d'eau et les aiguilles plantées en elle s'étaient incrustées dans de la glace. Dante alla chercher ses aiguilles, prit et analysa celle sur le mur, pour enfin revenir vers sa plus jeune disciple. Les dernières aiguilles tombèrent quand la peau de Benten reprit son aspect et sa couleur normale.
- Et, fit Dante en essuyant l'eau de ses aiguilles, tu fais ça instinctivement ou intentionnellement?
- En cas de danger, tout devient instinctif. J'ai essayé de me transformer toute seule mais les résultats ne sont pas concluant.
- On t'a appris à te défendre au Temple? Cela fait-il partie de l'accession au trône? lui demanda l'épéiste.
- Oui, répondit Benzaiten, les prêtresses au temple m'ont appris à me battre et à me défendre, avec un bâton ou une lance, comme celle que nous utilisons lors de nos rituels.
- Tu dois avoir de bons réflexes, c'est déjà ça de moins à travailler. Ashura? Peux-tu venir un instant?
Ashura savait ce que son maitre allait lui demander. Comme elle l'avait fait pour Inari. Ashura avait un don, en plus de ce chakra hors du commun, un don héréditaire, la seule chose qu'elle était heureuse de tenir de ses parents. Son Byakugan. C'était une technique de Dojutsu que ses ancêtres avaient développé et qui était jalousée par tout le continent. Ashura était capable de voir loin, très loin, même derrière son dos, et même à travers les tissus du corps humain. Le flot de chakra qu'elle voyait en Benzaiten était toujours le même. Impressionnant. Elle n'en avait jamais vu autant, à part une fois peut être...
- Aucun doute là dessus, c'est bien un Esprit, avec une réserve de chakra tout bonnement hallucinante. Mais il y a quelque chose qui me gêne chez elle. Rajouta-t-elle à voix basse à l'intention de son maître.
- Une anomalie peut être, dû à ce qu'on vous a administré ? Tu en penses quoi ? Lui demanda Dante.
- Non, il n'y a rien de semblable chez Inari ou chez moi, chuchota l'épéiste. C'est sur son épaule droite, je n'arrive pas à distinguer les flux. C'est comme si c'était…trop lumineux.
- Lumineux tu dis? Un trop grand afflux de chakra, si important qu'il aveugle ton Byakugan ? Se demanda Dante.
Ashura revint à sa place avec le reste des filles. Dante regarda Benzaiten une dernière fois avant de prendre sa décision.
- Benzaiten, si tu permets que je t'appelle par ton p'tit nom ma jolie, je te ferai passer quelques tests demain, et ensuite, nous établirons un programme d'entrainement.
- Un entrainement ? Mais, pourquoi donc ? Fit la principale interessée.
- Nous pensons que des hommes de Yetsirah étaient présents à l'Akaisakaba club, pour te kidnapper ou pire, te faire du mal, lui expliqua Inari. Il faut que tu sois prete a te défendre.
- De plus, je suppose que tu n'as jamais volontairement entrainer tes pouvoirs d'Esprit, continua Dante. Or, il n'existe qu'une seule spécialiste ici, et c'est moi.
- Très bien, si cela peut m'aider à me protéger alors…cela me va, répondit Benzaiten.
- Mais attention, le plus gros du travail, c'est toi qui devras le fournir, et seule. Tes capacités t'offrent des milliards de possibilités d'actions, je t'apprendrai les bases du combat et à lire dans ton adversaire, à anticiper ses mouvements, à canaliser ton énergie pour mieux l'utiliser, mais ce que tu en feras toi seule le décideras. Car ce que tu es capable de réaliser, personne ne l'a fait avant toi.
- Nous marchons donc vers l'inconnu? Fit Honoo en joignant ses mains pour conclure l'entrevue. Bien, j'espère que cette petite réunion fut enrichissante pour toutes. Dante, Tokugawa nous attend pour diner.
- Ah ! ce vieux fripon ! Comment va-t-il depuis le temps ? Son arthrose ne l'empêche pas de dédaigner son sabre encore? Ha ha ha !
Elle rigola encore fortement avant de suivre la Princesse qui lui montrait le chemin de ses appartements. Mais au fond d'elle, elle n'avait qu'une hâte, c'était de découvrit le potentiel de cette petite.
Fin du chapitre
Partie Bonus
Honoo Hime: Princesse Honoo, qui a la même coiffure que Princesse Leia par moment...
C'est la fille de sa mère (donc de la Reine!). Jeune de 20 ans, elle est brune aux yeux marrons. C'est une jeune femme qui n'est pas très à l'aise au pouvoir, mais qui a un esprit très revanchard. Elle fera tout pour sauver sa mère et pour découvrir qui se cache derrière sa maladie, quitte se mettre en danger.
Pour elle, je me suis rendue compte que je n'avais pas de brune dans mes personnages féminins...(vous verrez mes personnages féminins ont des couleurs de cheveux un peu spéciales!) Donc il m'en fallait bien une...C'est tombé sur elle!
Je n'avais pas spécialement de modèle, c'est une fille plutôt banale quand on y réfléchit, son titre et sa coiffure la rende un peu plus spéciale. Mais au fond d'elle, c'est aussi une fille banale.
Son nom vient du japonais Honoo qui veut dire « flamme. » (le 1er qui chante capitain flam...) et qui veut dire écarlate et de Hime qui veut dire princesse.
Raidaito : Homme d'apparence 40 ans. Chef des armées de la forteresse de Yetsirah. Il porte une armure violette foncée, un peu comme les surplis dans la partie hades de Saint seiya. Je me suis d'ailleurs beaucoup inspiré de Saga pour imaginer ce personnage. C'est un peu un mix entre Saga et Kratos de Tales of Symphonia. Pour le moment on n'en sait pas plus sur ce mystérieux personnage plein de testostérone! Il a de long cheveux violet et les yeux bleus clairs.
Merci de laisser un petit commentaire :)
Pour ceux qui veulent, n'hésitez pas à regarder mes autres fics, bien plus tournées vers l'univers de Naruto, dans le genre parodique :)
A très Bientot !
QueeniePi
