32

L'Ombre de la vengeance


- Madara-sama ! Madara-sama !

Le plus puissant des Uchiha se retourna, excédé.

- Qu'est-ce qu'il y a encore ?

Le sbire se recroquevilla puis murmura :

- Amaterasu voudrait négocier. Leur porte-parole se trouve devant l'immeuble.

Madara haussa les épaules et répondit sèchement :

- Envoie notre porte-parole, et cesse de me déranger pour des inepties. Je te rappelle que le Jour J est pour bientôt.

L'homme s'inclina servilement et partit en toute hâte pour prévenir l'émissaire de l'Akatsuki.

Madara le regarda partir, puis se rendit à la salle du Conseil.

Il entra dans la pièce dans laquelle l'attendaient déjà neuf silhouettes encapuchonnées.

- Bien, fit Madara en s'asseyant. Il est temps pour nous de faire le point sur la mission de reconnaissance d'il y a peu. Zetsu, je t'écoute.

Le shinobi schizophrène se leva et commença à parler :

- Les Capitaines de l'Amaterasu ont clairement démontré qu'ils ne devaient pas être sous-estimés. Tous les neuf sont clairement au-dessus de nos propres Capitaines. Le fait que nous ayons perdu cinq capitaines montre clairement l'écart de puissance. En revanche, très peu sont de notre niveau, hormis les deux ou trois premiers numéros. Apocalypse en particulier pourrait s'avérer problématique. Ouais, ce Kyuubi est vraiment chiant et… La ferme toi ! le coupa le côté noir de Zetsu.

Ce dernier s'éclaircit la gorge puis reprit :

- En revanche, Amaterasu ne possède plus que soixante-dix membres. L'assaut final sera donc assez facile, mais il ne faudra pas les sous-estimer.

- Peuh ! fit Kisame en caressant Samehada. Ces gars-là sont bien trop faibles pour nous résister. Ce sera un jeu d'enfant. Leur leader n'est qu'une larve à moitié aveugle !

- Tu parles de l'homme qui a détruit trois IEPP, t'a coupé un bras, a fait face à Madara-sama plusieurs fois et a vaincu Hiruzen-san ? fit remarquer une des Ombres.

Kisame se leva, énervé, mais Madara le fit s'asseoir.

- Pas de ça, Kisame. J'aimerais éviter de perdre un Capitaine prématurément.

L'homme-requin ricana.

- Mais non, je lui aurais juste arraché un ou deux membres…

- Je parlais de toi, Kisame, le coupa son Chef. Tu ne fais pas le poids contre Minato donc apprends à tenir ta langue.

Kisame grimaça puis croisa les bras dans un geste rageur.

- Très bien, dit finalement Madara. Zetsu, je te charge de surveiller les abords du château, et d'espionner les conversations dans la mesure du possible. L'intérieur du château nous est peut-être impossible d'accès, mais ce n'est pas le cas de l'extérieur. Notre priorité est d'obtenir une quelconque information sur les parchemins du Yondaime.

- Entendu, Madara-sama. Rah, on va encore espionner cette bande de tanches, se plaignit le Zetsu blanc avant de disparaître de la salle du Conseil.

Madara se tourna ensuite vers Kakuzu, la plus puissante Ombre après Minato.

- Comment se sont déroulés l'interrogatoire et l'étude préliminaire ?

Kakuzu dirigea ses yeux vitreux vers son chef et commença à faire son rapport d'une voix monocorde :

- Toutes les méthodes de torture n'ont rien donné jusqu'à présent. Elle est forte, mais je la briserai, promit le shinobi. Pour ce qui est des tests, l'ablation pourra être effectuée bientôt. De plus, l'étude du tatouage progresse.

- Très bien. Passons à Hiruzen. Qu'as-tu pensé d'Itachi ?

Hiruzen se gratta la tête puis répondit :

- Malgré ses problèmes oculaires, il s'est révélé être un adversaire assez coriace. Il a le niveau d'une Ombre, un peu moins fort que Kakuzu je dirais. Quoi qu'il en soit, Madara-sama devrait le battre sans problème.

Madara hocha la tête.

- C'est vrai. Néanmoins, le Mangekyou Sharingan pourrait être déterminant pour vaincre Kyuubi. Es-tu sûr de pouvoir battre Apocalypse, Minato ?

Minato releva sa capuche et vissa ses yeux dans ceux de son supérieur.

- Aussi sûr que vous mettrez la misère à Itachi, Madara-sama. Je ne connais pas la défaite.

- Il n'empêche que j'ai failli te battre la dernière fois, Haru ! intervint l'Ombre qui se trouvait à côté de Minato.

- La ferme Yuki, répondit l'autre en souriant. Ça coule de source que Namikaze Minato est plus fort que Senju Tobirama, le Nidaime Hokage.

La réincarnation du Nidaime baissa les yeux en grognant. Haru avait beau être son meilleur ami, le fait que ce dernier le batte à chaque fois le mettait en rogne. Le pire, c'est que Minato n'avait que seize ans, et était le plus puissant des shinobis après Madara. Un génie comme on en avait jamais vu…

- Taisez-vous, les mioches, fit Kakuzu de sa voix grave. Madara-sama ?

- Je t'écoute.

- Nous devrions peut-être assister aux pourparlers ? Je ne pense pas que quiconque ici ait quelque chose à ajouter…

Minato ouvrit la bouche, et Kakuzu le coupa instantanément en précisant :

- Quelque chose d'intelligent à ajouter…

Madara balaya la salle du regard, puis déclara :

- La réunion est terminée. Allons voir ces négociations, ricana le chef de l'Akatsuki.

Konan se tenait face au QG de l'Akatsuki, attendant que le porte-parole de l'Akatsuki vienne à sa rencontre.

A une vingtaine de pas derrière la kunoichi aux origamis, se trouvaient Itachi, Naruto et Tsunade, tous les trois étant venus assister aux négociations.

- Alors Milly ? sourit Naruto en se tournant vers Tsunade. Tout va bien ? Pas de soucis ?

Tsunade se retint de lui balancer un coup de poing. Son nom, Mylène Sansoucy, s'était révélé être une source d'inspiration inestimable pour l'humour vaseux du jinchuuriki, et elle avait eu droit à cette question stupide une bonne centaine de fois. Au moins.

- Pas de soucis… soupira Mylène.

- C'est cool ! s'exclama Naruto en croquant dans sa pomme. Et Hushwiremeuh ?

Tsunade lui lança un regard blasé :

- On ne t'a jamais appris à ne pas parler la bouche pleine ?

- Désolé. Et Hashirama ? Tout va bien entre vous deux ?

- C'est parfait.

Naruto réfléchit quelques instants, comme s'il hésitait à lancer la connerie monumentale qui lui brûlait les lèvres.

Puis il se lança finalement :

- Vous l'avez fait ? C'était comment ?

Cette fois-ci, Tsunade ne se retint pas, et envoya le Capitaine sur orbite.

Itachi, qui regardait la scène d'un œil distrait, eut un faible sourire.

« Il l'avait cherché… »

- Ce n'était pas la peine de frapper si fort, se plaignit Naruto en se massant la joue. Je me tenais au courant c'est tout…

- C'est ça…

Naruto eut un sourire puis chuchota :

- Si tu veux des conseils, j'ai une sacrée expérience dans ce domaine, alors n'hésite pas…

Le blond évita un nouveau coup de poing en éclatant de rire.

- Il arrive… déclara soudain Itachi, en voyant une silhouette émerger de l'immeuble.

Le sourire de Naruto disparut aussitôt, remplacé par un visage grave, dénué de toute émotion.

« Hinata… »

- Konan-san… Cela faisait longtemps, ricana l'émissaire de l'Akatsuki en se passant la main dans les cheveux.

- Danzou… souffla Konan en jaugeant son vis-à-vis.

Ce dernier, un brun d'une trentaine d'années, était connu pour ses coups bas et sa bassesse sans limites. Lorsqu'il avait suggéré le pacte anti-armes à feu, il avait sans doute déjà prévu la trahison… songea la porte-parole.

- Alors ? Que veut Amaterasu ? Vous êtes-vous enfin résignés ? Allez-vous enfin vous rendre ? ricana Danzou.

- Dans tes rêves, répondit Konan du tac au tac. Je viens marchander. Notre organisation veut récupérer la Capitaine Rédemption.

- Ah… La Hyûga… Mais sa valeur est considérable… siffla Danzou. Qu'avez-vous à offrir ?

Konan sortit un flacon et le lui tendit.

- Des yeux ? s'étrangla Danzou en arborant un air dégoûté.

- Nous vous offrons ces Byakugan, en échange de ceux de Rédemption.

Danzou eut un rire méchant.

- Des Byakugans contre une Hyûga, qui plus est est Capitaine ! Cet échange n'est pas très équitable, Konan-san…

Konan hocha la tête, et répondit :

- En effet. C'est pourquoi nous vous en offrons dix. Dix paires de Byakugans.

Danzou plissa les yeux en s'emparant du sac que lui tendait Konan et jeta un coup d'œil à l'intérieur.

- Dix Byakugans… C'est une pupille utile… Hmm… Très tentant… Mais je dois refuser, sourit Danzou. Le tatouage de la fille nous intéresse également, vous comprenez. C'est non.

- Donc vous ne comptez pas nous la rendre, quelque soit l'offre ? fit Konan en serrant les dents.

- Je n'ai pas dit ça, ricana Danzou. Il y a bien une chose qui pourrait faire l'affaire.

- Dites toujours…

- Livrez nous Itachi, et nous vous rendrons la fille, glissa Danzou.

Konan secoua la tête :

- C'est hors de question.

- C'est d'accord, intervint Itachi en s'avançant vers les deux représentants.

- Pas question ! s'exclama Naruto en lui coupant la route.

Itachi fronça les sourcils :

- Laisse-moi faire, Naruto. Tu ne veux pas sauver Hinata ?

Le jinchuuriki se passa une main devant les yeux.

- Itachi… Contrairement à ce que tu crois, je n'ai pas perdu la tête. Je sais qu'Hinata ne risque pas sa vie pour l'instant, et je ne compte pas foncer tête baissée. En revanche, toi, tu seras aussitôt exécuté si tu es fait prisonnier !

- Rien à faire, souffla le chef d'Amaterasu.

Tsunade laissa échapper un cri de surprise lorsque Naruto frappa son meilleur ami avec force, avant de s'écrier :

- Rien à faire ? Rien à faire ?! Tu sais Itachi, tu as beau prétendre le contraire, tu es totalement égoïste ! Oh oui tu veux sauver Hinata, quel beau geste ! Pour cela, tu es prêt à mourir, ça ne te dérange pas. Mais à tu pensé à Sakura ? As-tu pensé à Amaterasu ? As-tu pensé au monde ?! Tu es le chef, tu n'as pas le droit de prendre ce genre de décisions. Tu as des responsabilités, bon sang !

Itachi se releva sous les applaudissements de Madara.

- Joli discours Kyuubi-chan ! J'ignorais que les Bijuu avait un tel charisme. C'était si beau que j'ai dû laisser échapper une ou deux larmes.

- Va mourir Madara… grogna Naruto.

Madara ne répondit pas et rejoignit Danzou.

- Danzou, il est temps de mettre un terme à la parlotte ! Je compte bien garder cette Hyûga, et je ne changerai pas d'avis.

Danzou acquiesça, et Konan se retourna vers ses trois camarades.

- Navrée… Je crois que les négociations ont échoué.

- Ce n'est pas de ta faute, la réconforta Naruto. On trouvera un autre moyen…

- Un autre moyen ! Quel optimisme ! s'écria une voix.

Les regards des quatre shinobis d'Amaterasu se dirigèrent vers la personne qui avait parlé, qui se tenait au milieu de huit personnes vêtues de noir.

- Nous sommes les Ombres, reprit la voix. Les vrais Capitaines de l'Akatsuki. Nous nous reverrons sur le champ de bataille, Uzumaki Naruto !

- Qui es-tu ? fit ce dernier d'une voix où perçait l'ennui.

- Luke… Je suis ton père !

Naruto ouvrit de grands yeux, et Minato ôta son capuchon.

- Je suis la réincarnation du Yondaime, qui est comme chacun sait le père de Naruto. Je suis le plus fort des Neuf Ombres, et mon nom est Ookami Haru ! Ravi de te rencontrer !

- Moi non plus, répondit sombrement Naruto. Plus vite je t'aurais buté et mieux ce sera…

- Mon dieu, quelle brutalité ! s'insurgea un Minato outré.

Itachi cessa d'observer les Ombres, et se tourna vers les trois autres.

- On s'en va…

Il disparut dans une nappe de brume, vite suivi par Tsunade et Konan. Naruto fut le dernier à partir, non sans avoir échangé un long regard de défi avec son père de réincarnation.

Dès qu'ils furent de retour au bercail, Itachi fit signe à Tsunade. Il devait lui parler seul à seule.

- Tsunade… Lors de la bataille de l'autre jour, j'ai craché du sang. J'ai dit à Sakura que j'avais oublié de prendre mon médicament, mais je suis sûr de l'avoir pris.

Tsunade resta de marbre, et Itachi continua :

- Combien de temps me reste-t-il ?

Tsunade baissa les yeux.

- J'ai dit à Sakura que tes jours n'étaient pas en danger grâce au médicament que nous avons confectionné.

- Mais tu as menti ? lui demanda Itachi.

- En effet.

Itachi hocha la tête. Il s'en doutait…

- Dis-le moi s'il te plaît. Combien de temps ?

Tsunade s'adossa au mur et plongea son visage dans ses mains.

- Un ou deux… articula-t-elle en sanglotant. Un ou deux mois. L'un des ingrédients nécessaire pousse uniquement dans le monde de Naruto… Je suis désolée…

Itachi la regarda quelques instants, puis se téléporta dans son bureau.

- Un ou deux mois… C'est plus que je ne l'escomptais, dit-il tout haut dans un grand sourire.

Il laissa libre court à ses pensées jusqu'à ce qu'une personne toque à la porte.

- Entrez, dit machinalement Itachi.

- C'est moi, fit Sakura en pénétrant dans la pièce.

- Bonjour… répondit Itachi en perdant son sourire. Tu tombes bien, j'ai quelque chose à te dire.

Le Uchiha alla à sa rencontre et déclara :

- Je suis désolé Tamara, mais je ne t'aime plus.

Il y eut un grand silence, pendant lequel Sakura passa par toutes les teintes, jusqu'à ce que les larmes finissent par sortir.

Elle le gifla et quitta le bureau en courant.

Itachi resta immobile quelques instants, puis s'assit à son bureau. Le cœur brisé.

- Qu'est-ce que tu lui as dit pour la mettre dans cet état ?

Itachi soupira et redressa la tête pour regarder son frère qui venait de faire irruption dans le bureau.

- Je t'ai dit mille fois de frapper avant d'entrer, ce n'est pas un moulin…

- Réponds à ma question, nii-san, fit Sasuke en croisant les bras.

- Rien…

- Ce « rien » lui a fait beaucoup d'effet, répliqua le jeune Uchiha.

- Je lui ai dit que je ne l'aimais plus, révéla Itachi au bout de quelques instants.

Sasuke ouvrit de gros yeux.

- Tu ne l'aimes plus ? Et tu lui as dit comme ça ?

- Hn.

- Mais merde, tu es un vrai salaud !

- Je sais, Sasuke. Maintenant, sors de mon bureau.

Le frère d'Itachi s'exécuta et sortit mécaniquement. Son frère était de plus en plus bizarre ces derniers temps, mais il ne l'avait jamais vu comme ça…

« J'espère que ça lui passera… Il est toute la famille qu'il me reste, et je ne veux pas qu'on se brouille… »

Itachi resta prostré sur sa chaise pendant un long moment, jusqu'à ce que l'affaire des parchemins lui revienne en mémoire.

« L'expédition va bientôt partir… »

Itachi se leva brusquement, et disparut dans un nuage de fumée.

Au même moment, Haku et Zabuza s'apprêtaient à quitter le château. Ils avaient remercié Sakura et Tsunade pour les soins médicaux, mais Haku semblait décidé à ne pas s'éterniser.

- On s'en va Ray… Je n'ai aucune confiance en ces types. Ils ne sont pas si différents de l'Akatsuki, ce sont juste des enfoirés qui sont prêts à tout pour enrôler des gens comme nous.

Et il n'est pas question que je me retrouve prisonnier comme la dernière fois…

- Ils sont peut-être différents, tenta Zabuza en suivant son ami sur le sentier qui s'éloignait du château.

Il se tut quelques instants, puis ajouta :

- Et ils pourraient nous aider à le sauver. A sauver Karin ! Jusqu'à présent, toutes nos tentatives ont échoué, et j'ai été grièvement blessé à la dernière…

Haku ne répondit pas. Les yeux ronds, il regardait le garçon qui lui faisait face.

- Ka… rin ?

Ce dernier mit quelques temps à reprendre ses esprits, puis s'écria :

- Haku, Zabuza ! Mais qu'est-ce que vous faites là ?

- Je te retourne la question, sourit Zabuza. On te croyait prisonnier de l'Akatsuki…

Karin hocha la tête, et expliqua :

- Je l'étais, mais l'Amaterasu m'a sauvé, et m'a délivré de l'emprise de Madara. Vous m'avez cherché pendant tout ce temps ?

- Ouais, répondit Haku. On s'en voulait de t'avoir laissé derrière.

Karin sourit.

- Merci. Ça me touche vraiment.

Zabuza leva le pouce, tandis que Haku levait les yeux au ciel.

- Bon bah on dirait que notre quête est terminée, Ray… On fait quoi ?

Zabuza hocha les épaules, et Karin s'approcha des deux amis.

- Vous savez pas quoi faire hein… Dites, ça vous dirait de vous joindre à nous, d'affronter Madara, ça vous dirait de sauver le monde ?

- Non.

- Yessss !

Haku se tourna vers Zabuza, et lâcha :

- Tu veux les rejoindre ? Tu ne crois pas que l'on a assez risqué notre peau comme ça ?

Zabuza secoua la tête.

- J'ai eu vent de ce que projetait Madara. Il compte nous enfermer dans une illusion éternelle, et je refuse de vivre dans un tel monde. Je ferai tout pour l'en empêcher, même si je dois en mourir. Or, Amaterasu représente la plus forte opposition à Madara. Si quelqu'un peut le vaincre, ce sont bien eux !

Haku baissa les yeux, et lâcha :

- Je comprends. Bonne chance alors, mais je ne te suivrai pas. Je pense que je vais rentrer chez moi ou rejoindre Shiro et Angel. Je vais faire comme eux, rester neutre…

Zabuza s'apprêtait à dire quelque chose lorsqu'il fut coupé par son ami.

- Ne dis rien, c'est mieux comme ça. Je n'ai pas ton courage, et je ne veux plus me battre. J'ai envie de vivre, que ce soit dans l'illusion ou dans la réalité. A plus, Ray, Karin…

Haku fit volte-face et partit sans se retourner, au grand dam de Zabuza.

- Muriuki…

Itachi se dirigeait vers le hall d'entrée à pas lents, plongé dans ses pensées, lorsqu'il rencontra Kakashi qui marchait lui aussi la tête basse.

- Tu en fais une tête, lui fit remarquer Itachi.

- Toi aussi tu n'as pas l'air dans ton assiette, rétorqua le ninja copieur.

Itachi soupira, et répondit :

- J'ai rompu avec Sakura…

Kakashi ouvrit un œil surpris.

- Toi aussi ?

Ce fut au tour d'Itachi d'être étonné.

- Je pensais que toi et Shika c'était du costaud…

- Moi de même pour toi et Sakura… Enfin bref ça faisait un certain temps que notre couple battait de l'aile, et Amaryllis a été la goutte qui a fait déborder le vase… Je l'ai embrassée sans faire exprès, et Shika passait dans le coin…

Itachi eut un sourire narquois.

- Sans faire exprès ? Va falloir que tu m'expliques là…

- Oh ça va… répondit Amertume d'une voix lasse. Et toi alors ? Pourquoi…

- Parce que, répondit Itachi d'une voix tranchante.

Sur ce, le chef d'Amaterasu se remit à marcher, laissant le pauvre Kakashi sur place.

- Hey ! Je t'ai raconté moi !

- Je ne t'y ai pas obligé… A plus !

Kakashi partit dans la direction opposée en marmonnant dans sa barbe.

« Je l'aurai un jour… Je l'aurai… »

Lorsqu'il passa devant la chambre de Shika, Itachi s'arrêta net. La manipulatrice des ombres paraissait très occupée et semblait examiner des plans de bâtiments.

- Euh… Shika ? Je peux entrer ?

Celle-ci sursauta et rangea les documents à la hâte dans le tiroir de son bureau.

- Oui, oui…

Itachi s'appuya contre le mur.

- C'est quoi, ce que tu caches ?

- T'occupe. tout le monde a le droit d'avoir des secrets. D'ailleurs c'est aussi ton cas, n'est-ce pas ? Depuis pas mal de temps, tu sembles préoccupé par quelque chose, et tu deviens de plus en plus agressif avec les gens.

Itachi leva les bras en signe d'apaisement.

- Ok, je n'ai rien dit. Sinon, pour ce qui est du deuxième parchemin, ça avance ?

- J'ai abandonné, lâcha Shika. J'ai tout essayé, mais ce problème est totalement insoluble. Une flèche de fer… Je ne vois vraiment pas. Le mot « flèche » suggère sûrement un édifice, ou un relief, mais il n'existe aucune construction en fer qui date de mille ans !

- Bizarre, en effet… Et bien tant pis, ce qui nous intéresse est le premier parchemin. Une fois l'autel invoqué, il ne restera plus qu'à trouver cet élu que nous cherchons depuis si longtemps. Sans résultat…

Shika opina du chef, et demanda :

- Qui as-tu choisi pour se rendre au Mont Fuji ?

- Les équipes Terreur et Eclipse. Je pense que ça sera suffisant. Du moins je l'espère… Madara semble prêt à tout pour mettre la main sur ce parchemin avant nous.

- D'accord, et ils partent quand ?

- Maintenant, répondit Itachi en composant les signes de son jutsu de déplacement instantané.

- Eh ben, z'en avez mis un temps, Chef, se moqua Neji en voyant Itachi apparaître dans le hall.

- J'avais des choses à faire… Et ne te crois pas tout permis parce que tu es capitaine, Neji…

- Ne t'en fais pas, Itachi-san, même si je ne l'étais pas, ça ne m'empêcherait pas de te charrier !

- J'aime être un chef respecté, soupira Itachi, sous les rires des personnages présentes, hormis Sakura, qui regardait ailleurs.

Une fois que tout le monde eut retrouvé son sérieux, Itachi posa une nouvelle question.

- Neji, tu as bien pris Kiba dans ton équipe, comme je te l'avais demandé ?

- Affirmatif. Kiba rejoint la team Eclipse pour cette mission, tandis que Shino restera au château avec l'Equipe Apocalypse.

- Parfait, répondit Itachi. Son flair pourrait être utile dans une mission de recherche comme celle-ci…

Itachi interrogea les deux Capitaines, et estima que ces derniers étaient prêts à partir.

- N'oubliez pas que ce parchemin est vital pour nous ! Mettez le temps qu'il faut pour le trouver, mais ne revenez pas sans !

- A vos ordres, chef ! fit Neji en se mettant au garde à vous.

- C'est génial, j'ai toujours rêvé d'aller dans le cratère d'un volcan, s'extasia Lee.

- Et moi j'ai toujours rêvé de t'y pousser, rétorqua Chiyo.

- La paix, vous deux, intervint Sasuke, avant de se tourner vers les autres :

- Equipes Terreur et Eclipse, nous n'avons pas le droit à l'erreur. C'est parti !

Lorsque les six shinobis furent partis dans un nuage de poussière, Itachi se mit à penser à Hinata. Toutes les tentatives pour la récupérer avaient échoué… Que pouvaient-ils faire désormais ?

- Bonjour Hyûga, grogna Kakuzu en entrant dans la salle d'opération. Aujourd'hui, c'est le grand jour !

Hinata eut un regard affolé. Allait-on allait lui arracher les yeux ?

Kakuzu prit grand plaisir à constater l'angoisse de la jeune fille, puis déclara :

- Je plaisantais. Ce n'est pas pour tout de suite.

« Connard », pensa une Hinata néanmoins soulagée.

- Cependant, je vais continuer le travail. On s'est bien amusé hier, hein ?

Hinata mordit son bâillon. Si elle devait s'en sortir, elle atomiserait ce Kakuzu, foi de Patti-Sue.

- Aujourd'hui, j'ai apporté un nouveau joujou, sourit Kakuzu en exhibant une pince coupante.

Hinata déglutit. Il n'allait quand même pas…

- Je vais te couper un ou deux doigts, tu n'en auras pas besoin, hein… Mais bon, ça c'est pas pour tout de suite, ne t'en fais pas. Toujours garder le meilleur pour la fin, ajouta-t-il en attrapant son bon vieux scalpel.

Kakuzu s'étira puis approcha le scalpel du bras droit de la Hyûga. Ce dernier était déjà couvert d'estafilades, qui commençaient à peine à cicatriser.

- N'oublie pas, ma chère Hyûga : Si tu te rappelles de certaines choses à propos de votre organisation, et que tu décides de parler, hoche la tête !

Aussitôt, Hinata hocha la tête, à la grande surprise de Kakuzu.

« Au vu de ce que j'ai pu voir hier, je ne pensais pas qu'elle rendrait les armes aussi vite… »

Kakuzu ôta le bâillon de la prisonnière et récita :

- Je t'écoute. Si j'estime que tu nous a dit tout ce que tu savais, et que ces informations sont utiles, je mettrais fin à ces pratiques… regrettables.

Hinata toussa, puis répondit :

- Je tenais juste à te dire que je prendrai grand plaisir à écraser ta face de méduse sur le bitume. Ah oui, et aussi que je ne parlerai pas, quoique vous me fassiez, bande d'enfoirés !

Kakuzu, qui n'avait pas apprécié la comparaison avec l'animal marin, lui remit le bâillon d'un geste brusque, puis se permit un sourire.

- C'est parfait. Vois-tu, ça m'aurait ennuyé d'arrêter de te torturer ! J'adore ça… Si jamais Hidan revient, pas question que je lui rende ce job. J'ai enfin trouvé ma voie ! s'exclama Kakuzu avec un regard de dément.

Il enfonça son scalpel dans le bras d'Hinata qui serra les dents sous la douleur.

« Je pensais que je m'habituerai, à force, mais la douleur est toujours aussi vive… »

Pendant une vingtaine de minutes, Kakuzu utilisa divers instruments sur le bras droit, sa cible du jour. Lorsqu'il estima que c'était suffisant, il s'empara de la salière et répandit du sel sur l'ensemble de la blessure.

Kakuzu frotta alors le bras avec vigueur, et Hinata ne put retenir un cri. Elle avait l'impression d'être brûlée au vingt-huitième degré.

Kakuzu ferma les yeux, savourant le cri avec délice.

« Après le plat de résistance le dessert. Mais avant, il faut laver l'assiette», songea-t-il en s'emparant du seau d'eau posé non loin.

Kakuzu projeta l'eau salée sur le bras en sang d'Hinata, qui se mordit les lèvres pour ne pas hurler. La douleur était au-delà de tout.

- Tu as mal ? s'enquit Kakuzu en souriant.

« A ton avis, connard… »

Kakuzu s'empara alors de la pince coupante, et la brandit devant Hinata.

- Tu vois ça, ma jolie ? Tu vois comme cette pince est tranchante ? Je ne sais pas combien de temps l'os de ton doigt va y résister… Une demi-seconde, peut-être… Mais soit tranquille, je ferai tout pour que ça dure le plus longtemps possible ! conclut Kakuzu.

Il se saisit de la main gauche d'Hinata, la gratifiant d'un nouveau sourire.

- On va changer de bras. C'est mieux, pour la symétrie…

« Symétrie, tu parles… C'est juste parce que mon bras droit s'était déshabitué à la douleur, hein mon salaud… » pensa rageusement Hinata.

Kakuzu approcha la pince coupante de l'auriculaire, et Hinata ferma les yeux. Elle ne voulait pas voir ça.

Le cri résonna longtemps dans la salle d'opération, accompagné du rire diabolique du bourreau.

- Tiens, Deidara ? Quel bon vent t'amène dans le secteur médical ?

Deidara eut tôt fait d'identifier une des Ombres les plus puissantes, Hanzou en personne.

- Je viens voir la prisonnière, Hanzou-senpai. Vous savez, la Hyûga. Je suis chargé de lui apporter le repas.

- Ah oui ! Ça me fait penser que Kakuzu ne l'a pas loupée, la pauvre. Cet enfoiré semble vraiment prendre goût à la torture, ça ne m'étonne pas de lui…

Deidara s'efforça de garder un visage impassible, puis demanda :

- Qu'est-ce qu'il lui a fait ?

- Il lui a coupé un doigt… Je ne suis pas sûr que Madara-sama apprécie, mais bon, ce n'est pas si grave… Comme l'a dit ce vieux Kakuzu, on a juste besoin de ses yeux et de son tatouage, alors un ou deux doigts de moins…

Sur ces paroles, Hanzou disparut dans le couloir obscur, et Deidara reprit son chemin vers la salle d'opération.

« Décidément, Kakuzu est un bel enfoiré… Je ne pourrai pas lui pardonner ça. »

L'Ombre faisait les cent pas dans sa chambre, qui occupait le trentième étage de l'immeuble.

Le shinobi finit par s'asseoir et ouvrit le tiroir de son bureau.

Il en sortit une photo, qui représentait un homme d'âge mûr aux cheveux noirs, de la même couleur que son fils… En revanche, l'Ombre avait hérité ses yeux verts de sa mère qui, contrairement à son père, n'était pas japonaise. Hormis la couleur des yeux, il était le portrait craché de son père, et cela risquait de compromettre ses projets. C'est ainsi qu'il avait décidé de teindre ses cheveux en bleu, une couleur qui lui plaisait bien, il avait toujours été un peu punk dans l'âme.

« Enfin… Changer de couleur de cheveux était assez inutile… J'imagine que Madara a déjà oublié mon père », pensa-t-il en serrant le poing.

Le shinobi de l'Akatsuki remit la photo dans le tiroir, et s'affala sur son lit. La bataille décisive était pour bientôt… Une fois le tatouage décrypté, et les Parchemins entre les mains de Madara, ce dernier passerait à l'action, pour anéantir Amaterasu une fois pour toute.

« Et c'est alors que j'interviendrai » songea l'Ombre. « Je tuerai Madara et je vengerai mon père. »

- Hinata ? Je viens vous apporter votre repas… fit Deidara en poussant la porte du laboratoire.

Le shinobi ne reçut aucune réponse, et se dirigea vers la jeune femme étendue sur la table.

Il ôta les attaches qui la maintenait sur la table, puis la porta jusqu'à une chaise non loin. Deidara ne pouvait ignorer les multiples blessures d'Hinata, et faisait de son mieux pour éviter de les toucher en la portant.

Il l'installa sur la chaise, et passa sa main sur les yeux clos de la jeune femme. Elle avait perdu connaissance, apparemment…

Le regard du blond glissa sur la main gauche de la Hyûga, qui ne comptait plus que quatre doigts. Il frissonna, et s'empressa d'envelopper le reste du doigt dans de l'argile. La blessure saignait abondamment, Kakuzu n'ayant pas jugé bon d'endiguer le flot d'hémoglobine.

« Kakuzu a beau être un enfoiré, je ne vaux pas mieux », songea Deidara. « Je suis membre de l'Akatsuki, et je n'ai rien fait pou empêcher ça… Mais pourquoi ai-je intégré cette maudite organisation ?! » tempêta Deidara intérieurement.

« Lorsque Madara est venu me trouver, j'ai pensé que j'étais spécial, et je me suis empressé d'apprendre à maîtriser mes pouvoirs… Oh oui je voulais le pouvoir, mais je n'ai jamais voulu tout ça ! »

Deidara se prit la tête dans ses mains. Il en avait plus qu'assez de cette organisation, mais il ne pouvait rien faire. Il avait déjà essayé de s'enfuir, mais Zetsu était partout… Il était impossible d'échapper à sa vigilance… Il s'était fait capturé et avait été torturé pendant trois jours avant que Madara estime qu'il avait appris la leçon.

« Je suis prisonnier, mais un prisonnier bien traité. Tenter de m'enfuir à nouveau ne m'apportera que la douleur. »

Deidara se redressa en entendant Hinata tousser. Il se précipita aussitôt à sa rencontre.

- Comment allez-vous ?

- A votre avis ? Vous êtes vraiment des génies, dans cette organisation… Je pensais que la nôtre était mal lotie avec des phénomènes comme Kakashi, Kiba ou Naruto mais apparemment, Akatsuki a placé la barre très haut…

Deidara eut un pâle sourire.

- Apparemment, vous avez la force de faire de l'ironie, c'est déjà ça… Et pour votre doigt ? Vous supportez la douleur ?

- La ferme ! Arrête de faire comme si tu te souciais de mon bien-être ! explosa Hinata. Si c'était vraiment le cas, tu ne serais pas ici avec ces tarés ! Si c'était le cas, tu aurais empêché ça ! ajouta-t-elle ne brandissant ce qui restait de son auriculaire gauche.

Deidara baissa la tête, et répondit :

- En effet, je suis aussi pourri que les autres. Mais je suis sincère quand je vous demande ça.

- Pff… fit Hinata en secouant la tête. Donne-moi ma bouffe plutôt. Je ne suis pas d'humeur à écouter tes mensonges.

Deidara s'exécuta, plaçant le plateau sur les genoux de la Hyûga qui examina les mets.

« Hmm, au moins, ils ont fini par comprendre que j'étais végétarienne. Je suppose que c'est le blondinet qui le leur a dit… »

Hinata jeta un regard à Deidara en pensant :

« Néanmoins, je sais très bien ce qu'il cherche. Il veut m'attendrir, que je me relâche, afin de me blesser plus encore par la suite. Mais ces ruses de tordu ne marcheront pas avec moi. »

- Tire-toi, blondinet. Laisse-moi manger en paix.

- Vous n'avez pas besoin d'aide pour…

- J'ai perdu un doigt, mais je ne suis pas handicapée, s'écria Hinata en lui balançant son verre à la figure.

Deidara l'évita en se baissant, et le verre se brisa sur la porte derrière lui. Le shinobi jugea qu'il serait téméraire de s'éterniser ici, et décida de déguerpir au plus vite.

- A demain ! lança-t-il en fermant la porte.

Il entendit un bruit sourd, qui l'informa que le plateau avait vraisemblablement connu le même destin que son ami le verre.

« Un vrai ours en cage ! » pensa Deidara en verrouillant la porte. « Mais la faute à qui ? A ceux qui l'ont mise en cage… »

En sortant du château, Itachi tomba nez à nez avec quelqu'un qu'il reconnut aisément.

- Tu ne serais pas le blessé d'hier ?

- En effet, répondit l'autre. Vous êtes Itachi-sama, n'est-ce pas ? Je suis Zabuza. J'aimerais me joindre à vous.

- Je vois. Et l'autre n'est plus là ?

- Non. Haku a préféré rester neutre, apparemment.

Itachi hocha la tête, et, sans prévenir, projeta un coup de poing vers la figure de Zabuza, qui l'évita au dernier moment. Zabuza porta à son tour un coup de poing d'une force inouïe, mais Itachi n'était déjà plus là.

Ce dernier, qui se trouvait maintenant dans le dos de son adversaire, composa les mudras de la boule de feu suprême, mais là encore, Zabuza le contra :

- Suiton : Mizuryuu Heki (le mur aqueux)

Le mur d'eau intercepta la boule de feu géante, et Itachi activa son sharingan, observant Zabuza pendant quelques instants.

- Très bien, j'ai pus estimer ton niveau. Désolé de t'avoir agressé, mais ça reste la meilleur méthode d'évaluation.

Zabuza, qui se remettait à peine de la surprise, acquiesça en souriant.

- Ton niveau de Taijutsu est très bon, tu es rapide et possède une force peu commune. Ton niveau de Ninjutsu est également acceptable, et mon sharingan m'a révélé que tu possédais beaucoup de Chakra.

De plus, après observation de ton comportement, il semble évident que tu n'étais pas vraiment à fond, n'est-ce pas ? Quoiqu'il en soit, ta faiblesse me semble être le Genjutsu, puisque tu n'as pas remarqué…

Itachi ferma les yeux, et le décor changea autour de Zabuza, qui eut la surprise de constater qu'il se trouvait au même endroit qu'au début du combat.

- … que ce combat était un Genjutsu, conclut Itachi.

- C'est une bonne analyse, répondit Zabuza en se frottant la tête. Itachi l'avait bien eu…

- Néanmoins, ta puissance ne fait aucun doute. Combien d'éléments maîtrises-tu ?

- Deux, répondit Zabuza. L'eau, et la foudre. Mais je me débrouille bien mieux avec le Suiton qu'avec le Raiton.

- C'est parfait, répondit Itachi. Il semblerait que tu aies le niveau requis pour être Capitaine…

C'est une bonne chose, car nous venons d'en perdre deux coup sur coup. Tu prendras la place de Rédemption, temporairement je l'espère.

- Hai, répondit Zabuza en s'inclinant.

- Pas de cérémonies entre nous. Bienvenue à Amaterasu, Zabuza. Ou devrai-je dire, Rêve. Ce sera ton nom de Capitaine. Tes deux élèves seront Tayuya et Suigetsu.

Itachi s'éclaircit la gorge, et leva la main :

- Karin ! Tu tombe bien. Pourrais-tu faire visiter le château à Zabuza, s'il te plaît ?

- Avec plaisir, répondit Karin en reprenant son souffle après son footing autour de l'île. Suis-moi, Zabuza.

- Yosh ! Merci Karin. A plus tard, Itachi-sama, lança Zabuza en s'engouffrant dans le château à la suite de son ami.

Shika relut son plan une dernière fois, puis se permit un petit sourire. La journée avait salement commencé, avec sa rupture avec Jean, mais son plan paraissait au point.

« Apparemment, je vais enfin réussir à faire quelque chose de bien… » pensa Shika avant de s'écrier :

- Kage no Nashoido ! (le Puits secret de l'Ombre)

Soudain, l'ombre de Shika trembla sous la lumière de la chambre, et Shika se saisit de son sac à dos.

« Plans, solutions, parchemins, tout y est ! »

Sur cette pensée, Shika fit tomber son sac sur le sol devant elle.

Mais ce dernier, au lieu de s'écraser sur le plancher, s'enfonça doucement dans l'ombre de Shika, jusqu'à ce qu'il eut entièrement disparu. Satisfaite, elle fit cesser son jutsu et se laissa tomber sur son lit. Elle était fin prête désormais. Fin prête pour la journée de demain, qui s'annonçait palpitante.

« Hinata-chan, attends-moi ! Je vais te sortir de là ! »