Aloha. Tout d'abord encore une fois merci à vous tous pour les reviews, les follows et les favs. Vous avez pas mal réagis sur le dernier chapitre, s'était super intéressant de voir vos réactions, ça me permet de savoir si je suis sur la bonne voie. Merci aux nouveaux arrivants, bienvenus. Et les guests j'aurais aimé pouvoir vous répondre surtout que vous avez été adorable ! Tous autant que vous êtes vous m'avez donné une motivation monstre, et du baume au cœur. Bref merci à tous et j'espère que la fic va continuer à vous plaire.

Ce chapitre va lever le voile sur bon nombres de questions. Alors je ne m'attarde pas plus et je vous laisse en profiter. J'attends vos réactions avec impatience. Bonne week-end et bonne lecture.


Chapitre 14 : But you...

« Comment-ça »

« C'est une longue histoire... » Souffla la brune sentant un poids gonfler dans son gorge comme un gâteau dans un four.

« Commence part le début...Et la suite viendra toute seule. » Conseilla Emma pour mettre en confiance la brune.

Régina qui était terrorisée, fixa une étoile qui paraissait plus grosse et plus lumineuse que les autres. Et comme-ci qu'elle s'adressait à cette boule de feu se trouvant à des années lumières d'elle, elle commença son récit la voix légèrement enrouée :

« Une fois sortie de l'hôpital Zelena a continué de veiller sur moi. On était dans le même lycée, les mêmes cours...On était même pompom-girl ensemble. J'étais capitaine, elle était ma co-capitaine. Et ça c'était aussi dans la vie en générale. On était tout simplement inséparable. Ma mère n'y voyait pas d'inconvénients parce que pour elle l'amitié ça n'existe même pas. Pour elle ce n'est qu'une camaraderie d'enfant qui se perdre de vue une fois à la fac, on oubli la personne en la remplaçant par d'autres. Et ça tout le long de notre vie. Mais après le bal de promo, elle nous a surpris au lit...Faisant des choses dépassant le cercle amical...

Elle a expulsé Zelena de ma vie dans la seconde. Et ce n'était pas parce que c'était une fille...Mais parce que j'étais amoureuse de cette fille. C'est la pire erreur que je peux commettre aux yeux de ma mère...être amoureuse. Alors pour ne pas la décevoir et pour éviter que nos vies éclatent encore une fois à cause de moi, à cause du fait que je n'avais pas obéi à ma mère...Je l'ai laissé nous séparer. J'ai fais tout ce qu'elle avait prévu pour moi. Rentrer à Harvard. Sortir major de ma promo. Me lancer dans un carrière politique. Ne pas tomber amoureuse... »

Elle toussota faisant un peu peur à Maximus qui se mit à faire deux trois pas en arrière. Puis un fois son étoile de nouveau en vue elle reprit difficilement :

« Sauf que...ça ne m'a pas empêché de fréquenter, l'histoire d'une nuit, pas mal de mes assistantes ou fans, ou même coursières. Et en tant que Procureur générale adjoint, déjà qu'être une femme était un gros handicap, la rumeur se propageant sur mon homosexualité et ma façon de vivre très volage ma valus pas mal de critiques... Et de sanctions... Ma réputation qui avait toujours était un vrai modèle d'excellence a volé en éclat... Ma mère, a donc reprit le contrôle, sauvant l'honneur de la famille et ma carrière. Elle ne m'a pas laissé le choix. Je devais ma marier avec un homme.

En plus elle y voyait une véritable aubaine, mon homosexualité m'assurait de ne jamais tomber amoureuse. Et du coup d'avoir toujours un train d'avance sur mon pseudo couple. Très récitante j'ai d'abord refusé l'idée même d'aborder le sujet. Puis au fils des jours où je voyait ma carrière tomber en lambeau malgré les efforts surhumains que je faisais. J'ai finis par craquer et accepter de dîner avec un des hommes que voulait me présenter ma mère. Je mettais dit : rien qu'un dîner, c'est tout, pour voir. C'est ainsi que j'ai fais la rencontre de Daniel Stallion*. Le Secrétaire d'État. Mon patron en quelque sorte...

Et puis ce dîner fut très agréable en fin de compte. Alors j'ai accepté d'apprendre à le connaître d'avantage. Et puis de fil en aiguille nous sommes devenus amis. Puis il est devenue mon meilleur ami... Je ne lui ai jamais caché mon attirance pour les femmes. Et il ne la jamais pris en considération. Il était fou amoureux et la seule chose qu'il désirait c'était de m'avoir au près de lui, amoureuse ou non, tant que j'étais heureuse...

Ma mère toujours au commande de cette relation, poussa Daniel à me demander en mariage. Elle m'avait clairement fais comprendre que c'était la meilleure opportunité de m'assurer une vie de richesse. Et surtout grâce au post et au nom de Daniel je m'assurais un avenir brillant dans la politique, une carrière au sommet de la pyramide.

J'ai finis par dire oui. La pression de ma mère devenait étouffante et terrifiante. Elle était sur le point de me l'ordonner de toute façon. Et puis j'affectionnais beaucoup Daniel. Réellement, je savais que je pouvais me contenter de ça. Cette vie me paraissait plausible... La vie n'était pas parfaite. Mais elle était stable.

Et puis peu de temps après notre mariage, tout à fait par hasard je suis tombé sur Zelena. Qui me fit ouvrir les yeux sur tout ça, sur le fait que je me forçais à être quelqu'un d'autre. Que je me mentais à moi même mais que je mentais à mon marie aussi. Que tout ma vie était grotesque... Mais pourtant je n'ai rien fais...rien pour y remédier. Ma mère ne me l'aurait jamais pardonné. Et ça allait sûrement la tuer... J'ai continuer à me persuader que cette vie me contentait. Au moins j'étais avec mon meilleur ami. Et ma meilleure amie venait aussi de refaire surface dans ma vie. J'étais très bien entourée. Et pourtant je l'avoue aujourd'hui, je me sentais terriblement seule...Et perdue. La seule chose qui m'empêchait d'y penser c'était mon travail, pour lequel je me suis dévouée corps et âme. J'étais devenue Procureur Générale, et maire de New York.

Une carrière que j'ai mis de côté pour m'occuper de mon marie quand on a appris qu'il était mourant. Il avait une leucémie. On est venue s'installer ici pour faciliter la vie de Daniel qui ne pouvait même plus travailler... J'ai obtenue très facilement le post de maire et j'avais encore tout le soutient du monde politique pour mon retour qui devait être rapide... Mais c'est surtout pour avoir un bébé que nous sommes venue ici, dans un petit coin tranquille, loin du monde médiatique.. C'était son souhait... Avoir un enfant pour vivre les derniers instants de sa vie comme étant l'homme le plus heureux du monde, avec sa descendance... Et la femme qui l'aimait. »

Emma entendu Régina renifler et sa voix s'onduler, son cœur se serra et elle arracha quelques brins d'herbe en serrant des poings, elle luttait pour ne pas bouger et rester là, à l'écoute :

« L'état de Daniel s'aggrava à une vitesse affolante...Les médecins lui avaient donné 5 ans, mais quand Henry eut 2 ans, il fut déclaré au stade terminal. Il n'avait même plus la force de tenir son fils dans ses bras, il souffrait à longueur de journée... Il m'a donc demandé de l'aider à partir...Il voulait mourir dignement... Officiellement il est mort du cancer. Mais la vérité c'est que le 13 mars 2003 j'ai euthanasié mon meilleur ami et le père de mon fils.

Alors comment dire ça à Henry ?! Qu'est ce qu'il va pensé...Qu'il a était conçu par pitié ? Que j'ai tué son père. Et que j'ai profité d'un homme bon pour des projets professionnels. Pour satisfaire sa grand-mère. Que notre mariage était une couverture, qui a détruit trois vies...Que je ne mérite même pas d'être sa mère. Et que je suis tout bonnement un monstre sans cœur...Je ne veux pas qu'il me voit, comme je me vois...Répugnante... »

Régina s'effondra... sa respiration se bloquant entre deux flots de larmes... Emma comme un seul homme se leva, et fit s'asseoir Régina, pour qu'elle descende de Maximus dans ses bras. Et puis en tailleur elle se rassit par terre avec Régina accrochée à elle comme un koala à son arbre. La blonde dégagea la nuque de la brune pour lui laisser un peu d'air frais. Puis se balançant légèrement elle ajouta doucement :

« Tu n'est pas répugnante Régina. Tu n'es en rien fautive dans cette histoire. Si Daniel ta demandé ta main c'est en connaissance de cause, il le savait que tu ne l'aimerais jamais...Il préféré t'avoir pour lui à n'importe quel prix. Y compris celui de faire de toi une personne que tu n'étais pas. Ta mère a fait en sorte que tu es un mariage différent du sien et cette différence c'était l'amour. Elle aimait ton père de tout son être. Elle a voulu te protéger du cœur brisé. Mais c'est impossible...Ton cœur s'est brisé, pas parce qu'un autre l'a écrasé...Mais parce que tu l'as arraché toi même de ta poitrine car tu détestait cette personne...Tu étais une inconnue pour toi même. C'est inconcevable. Écoute moi Régina, personne ne peux vivre ainsi sans se détruire sois même.

Ce que tu as fais pour Daniel... Lui offrir un fils pour ces derniers jours. Lui offrir la possibilité de partir comme il le souhaitait...C'est plus que tu ne pourrais jamais faire pour prouver que tu tenais à lui. Tu l'aimais, amicalement certes mais l'amour c'est une palette de peinture de différentes couleurs, différentes nuances et personne ne peux en juger une plus importante qu'une autre. Ce n'étais pas de la pitié...C'était ta façon à toi de le remercier d'avoir partagé ta vie. Et tu n'as absolument pas profité de lui, ta carrière c'est à toi seule que tu le dois. Si les gens sont aussi fermés d'esprit pour ne pas laissé la possibilité à une femme, lesbienne de faire ses preuves...Ce n'est en rien ta faute non tu en es victime de ça. »

Elle sentit sa brune se calmer mais resserrer ses bras autour de son cou. Alors Emma posa un délicat baiser sur ce bout d'épaule et reprit se balançant un peu plus :

« Henry à une chance incroyable de t'avoir. Et tu n'as pas détruit sa vie au contraire tu lui as donné vie. Et après tu as fais un boulot extraordinaire. Attends tu étais toute seule, avec aucuns exemples parentales... Avec ton passé lourd et ta rancœur monumental envers toi même. Et tu n'as jamais plié, tu es restée forte pour ton fils. Tu t'es battue envers et contre tout pour lui offrir une vie digne de lui. C'est un jeune homme bien élevé, gentil, intelligent, juste et heureux. Oui il est heureux ce gamin malgré son lots de bosses. Mais tu sais quoi, le plus dur pour une mère, c'est d'accepter que son enfant doit avoir son lot de bosse pour évoluer correctement. Connais-tu un seul être au monde qui n'a vécu aucunes épreuves ? Comment on se construirait sinon ? Dis moi comment il pourrait faire face aux épreuves de la vie si il n'a pas un minimum d'armure ? Tu n'es pas son armure Régina. Tu es celle qui panse ses blessures. Un jour on lui dira la vérité. En attendant fais lui connaître son père. C'est tout ce qu'il te demande. »

Régina se redressa et comme elle le faisait avec son père quand elle était petite, elle dessina du bout du doigt une ligne sur la visage de son amante. Pour s'imprégner d'elle. La blonde ne bougea pas sentant l'importance de ce moment, mémorisant ce souvenir merveilleux dans sa mémoire. Elle se promis en voyant sa Reine brisée s'accrocher à elle comme à une bouée, d'être celle qui pansera ses blessures...Puis une fois que la brune cessa son petit rituel, la blonde repoussa des cheveux ébènes qui collait au front et aux joues de la brune, pour pouvoir parsemer ce visage de tendre baiser. Elle voulait envelopper sa compagne de tout son amour.

Maximus décida au bout d'une dizaines bisous que c'était suffisant puisque de la tête il poussa à la renverse les deux femmes. Qui se mirent à rire aux éclats une fois sur l'herbe comprenant ce qui c'était passé. Lilo qui devait se sentir à l'écart se mit à faire des petites léchouilles sur la peaux qu'elle arrivait à chiper des deux femmes, qui tentaient tant bien que mal de la repousser. Toujours riant aux éclats et criant dès qu'elles sentaient la petite langue humide...

Une fois la chienne calmée, les deux femmes roulèrent sur le côté pour se faire face, admirant la beauté de l'autre. Le cœur vibrant. C'est Régina qui brisa le silence en osant poser la question qui lui brûlait les lèvres depuis longtemps :

« Comment as-tu perdu ton bébé ? » Elle savait que c'était un peu cru mais elle n'avait aucune idée de comment faire autrement...

Emma détourna le regard, regardant ses doigts arracher quelques brins d'herbe nerveusement. Mais elle sentait que pour elle le moment était venu, d'enfin en parler... Alors terrorisée elle osa prendre la parole malgré le fait qu'elle avait le cœur au bord des lèvres :

« C'est aussi une longue histoire... »

Régina prit la main d'Emma pour entrelacer leur doigt, près de ses lèvres. Elle voulait lui montrer qu'elle était là et que tout irait bien...

« À mon arrivé à SunnySide à Carson City, il faisait déjà nuit et l'assistante sociale m'a déposé devant l'orphelinat avec comme seule consigne : ''ne pas faire l'enfant''. Arrivé dans ce qui était mon nouveau coin, j'étais intriguée par ma voisine de couchettes, qui lisait un livre dont l'alphabet ne me disait rien. Des signes étrange, illisibles... Je n'osais rien dire, mais je ne pouvais pas m'empêcher de loucher sur elle... Du coup Mulan se leva et j'ai crus qu'elle allait me frapper ou quelque chose comme ça mais non... Elle s'installa à côté de moi et elle commença à lire en murmurant pour que les surveillantes ne nous entendent pas...

Et après ça on ne s'est plus lâché d'une semelle. Même quand on était dans des familles d'accueils on trouvait toujours un truc pour communiquer. Et puis on finissait toujours par revenir à SunnySide. C'était ma seule famille dorénavant, vue que Snow se trouvait à l'autre bout du pays... On se défendait l'une l'autre contre les autres enfants, les surveillants ou à l'école. Elle m'a même appris le chinois et de temps en temps c'est moi qui lisait le livre du soir...

À mes 15 ans quand mon assistante social m'a dit m'avoir trouvé une famille qui voulait adopter de suite une adolescente ''en difficulté''. Et qu'elle se trouvait dans le New Hampshire. J'ai refusé...mais je n'avais pas vraiment le choix. Mon départ on la vécu comme un vrai déchirement toutes les deux, on perdait encore une fois notre seule famille. Et la seule personne au monde à qui on s'accrochait... Mais on ne s'est jamais éloignée, elle s'enfuyait le plus souvent possible pour me téléphoner d'une cabine téléphonique et quand elle était à SunnySide on pouvait s'écrire. À notre majorité on avait prévus de s'enfuir toutes les deux, sans que plus personne n'y puisse faire quoi que ce soit...

Pendant ce temps là de mon côté la vie chez les Wood n'avait rien à voir avec les autres familles d'accueils que j'avais connus. Ils cherchaient vraiment à m'intégrer à leur famille... J'avais une vie ''normal''... J'allais dans un lycée où les gangs n'hésitaient pas. Sauf, que du coup j'étais une vrai pestiférée...J'avais rien en commun avec ses gens. Leur seul soucis c'était comment ils allaient bien pouvoir s'habiller le matin...Moi je traînais avec mes guenilles qu'on avait volé avec Mulan... Les bimbo du genre pompom-girl salopes passaient leur temps à m'humilier...même le club des intellos changeait de table quand j'arrivais à la cafétéria...

J'étais vraiment seule, jusqu'à que Neal le quater back m'envoie un ballon en plein tronche, je lui ai renvoyé avec une force à laquelle il ne s'attendait pas en plein dans les burnes... Intrigué il a voulu commencer à traîner avec moi. C'était le seul qui était vraiment sympa avec moi. Les autres commençaient à me lâcher la grappe du coup, comme c'était le mec le plus populaire et le plus riche du bahut. Et ça faisait un bien fou de n'être plus traité comme quelqu'un de différent... »

Emma jeta un regard songeur vers le ciel et se roula sur le ventre, arrachant toujours brins après brins. Elle avait envie d'arrêter son récit, elle n'en avait jamais reparlé. Et n'avait jamais repensé à tout cela non plus. C'était sa croix... Le sujet tabou qu'elle s'imposait à elle même.

« Mais c'était vrai j'étais quelqu'un de différent. Toutes les filles étaient folle de jalousie de me voir en permanence avec Neal... Et me traiter de barjo de n'avoir toujours rien tenté avec lui... Perso ça me dégoûtais rien que d'y penser. Je sais que j'aime les filles depuis la maternelle : J'offrais mon goûter à toutes mes camarades mignonnes pour avoir des bisous. Adolescente j'ai pris conscience que ce n'était pas un comportement ''normal'' d'être attirée par les filles. Ça me terrifiait... J'avais vraiment honte... Et là seule personne qui aurait pu m'aider c'était ma mère, et son esprit ouvert...Sauf qu'elle n'était plus là. Alors j'ai refoulé tout ça... Comme un mort caché dans une armoire. Du coup quand Neal essaya de m'embrasser...Je ne l'ai pas repoussé, malgré que je ne ressentais rien pour lui. Parce que c'était ce que tout le monde faisait... Et je voulais vraiment être comme tout le monde pour une fois...

Pour mes 16 ans, Mulan s'est échappée d'une famille d'accueil qui la prenait juste comme baby-sitter et qui ne remarquait même pas son absence quand ils n'avaient pas besoin d'elle. Elle leur vola du blé, et le dépensa pour prendre l'avion. Quand elle m'a appelé pour venir la chercher à l'aéroport, c'était le plus cadeaux qu'on puisse me faire. On ne s'y attendait pas... Mais à peine on avait posé un regard l'une sur l'autre... que c'était juste évident...notre amitié n'en avait jamais été une... À la nuit tombé, on s'est faufilé dehors, on se chamaillait comme ci qu'on ne s'était jamais quitté...on se mettait à se courir après... à se faire tomber l'une sur l'autre dans l'herbe humide... On riait..qu'est ce qu'on riait ! Je ne l'avais jamais vue aussi belle que se soir là. Mon corps me chatouillait de partout et mon cœur cognait tellement fort... Et puis sans vraiment savoir comment on en était arrivé là, on s'embrassait tendrement...Dans ma poitrine c'était un véritable feu d'artifice. Puis nos mains commencèrent à découvrir leur corps de l'autre, j'avais juste envie de la sentir près de moi, sur moi, j'avais qu'une envie la faire rentrer à l'intérieur de mon corps pour ne plus jamais la perdre. On a fait l'amour... Et c'était beaux... Tendre... Puissant. C'était la plus belle chose que j'avais vécu... On s'aimait... »

Emma s'arrêta de parler, un épine toxique en travers de la gorge.. Régina patienta sans faire un bruit, elle savait qu'il ne fallait pas la brusquer...Elle avait l'air tellement vulnérable et meurtris... Elle ne l'avait jamais vue aussi faible. Emma arracha un grosse touffe d'herbe en grognant et se força à reprendre, sa voix était en colère :

« Le matin même elle a du partir... Un nouvel au revoir déchirant. Je me suis retrouvée seule dans cette aéroport à pleurer l'absence de la seule personne avec qui j'étais heureuse... Et moi même. Sans elle, je ne savais plus où j'en étais. Qui j'étais. Alors j'ai pris le recourt de ma vie bidon de lycéenne, supposé aimer Neal le quater back mignon et populaire. Sauf que lui était vraiment dingue de moi et c'était un gentil garçon, et bien sûr il voulait faire avec sa petite amie avec qui il était depuis 1 an, tous ce que les garçon de son âge rêvait de faire. Avoir du sexe. Alors il n'emmena prés du lac où tous les autres ados boutonneux venait tirer leur coups à l'arrière de leur caisse pourris. Et me persuadant de ce que je pouvais entendre : comme quoi on ne pouvait pas savoir tant qu'on a pas essayé... Et bien j'ai voulu voir si avec lui c'était pareil qu'avec Mulan...

Ça était une véritable cata. Tout me dégoûtait profondément, ses lèvres trop grosses et trop humides...Ses mains trop brutes sur moi... Son odeur de transpiration et de burritos... Sa chose chaude à l'intérieur de moi, qui me faisait juste mal. J'avais qu'une impression être une pute qui se fait tirer à l'arrière d'une voiture par un puceaux... Je me suis sentis sale, avant, pendant et après. J'avais encore plus honte d'avoir fais ça, que d'être attirée par les filles... »

Emma faisait une grimace de dégoût, elle en avait la chair de poule. Elle pouvait encore sentir ses grosses paluches sur elle. Beurk !

« Alors j'ai commencé à éviter Neal. Pour faire le point. Je séchais même les cours de temps en temps pour rester avec Maximus et moi même. Mulan me contactait de plus en plus souvent et on se rapprochait d'avantage tous les jours, on ne savait même pas comment c'était possible. Elle allait bientôt avoir 18 ans et elle me promit de venir s'installer par ici...Le temps que je sois majeur et qu'on puisse s'enfuir comme on l'avait prévu. Je suis restée isoler pendant près d'un mois, jusqu'à ce que je me mette à vomir tous les matins.. un matin où je renvoyais encore mon petit déjeuner, j'ai pris peur. Neal n'avait pas mis de préservatif. Il m'avait dit que ce n'était pas possible de tomber enceinte en ne le faisant qu'une fois... Mais les 12 testes de grossesses que j'ai fais eux disaient le contraire...

Ce jour là j'ai vraiment paniqué... J'avais 16 ans et j'étais enceinte d'un mec que je n'aimerais jamais. Je me disais que Mulan allait me détester, qu'elle me quitterait. Et que les Wood allaient me tuer... Je voyais déjà l'apocalypse arriver... Alors j'ai courue jusqu'au stade au Neal jouait un match important. J'ai tourné en rond, le teste à la main, maudissant ma vie jusqu'à la fin du match. Quand Neal me vit, il se précipita vers moi, l'air inquiet, quand il m'a demandé si j'allais bien, je lui ai juste tendit le teste. Il s'est mit à balbutier que ce n'était pas possible. Qu'il était trop jeune. Qu'il ne pouvait pas... Il a prit ses jambes à son coups en me disant qu'il était désolé. Me plantant là dans ce stade pourris. Seule avec la graine qu'il avait fourré à l'intérieur de mon putain de ventre. »

Emma tapa du poing contre l'herbe, serrant des dents comme ci qu'elle y étais. Puis elle souffla pour ralentir son pou. Et se remit à arracher les brins d'herbes et reprenant le cours de l'histoire :

« Le soir même quand Mulan m'appela, elle sentit que je n'allas vraiment pas bien et quand elle me posa des questions. Et bien je n'ai pas pu lui mentir. Je l'aimais trop pour ça. Pendant que je lui annonçais...J'avais tellement peur de la perdre que j'étais à peine compréhensible tellement je pleurais. Mais elle comprit. Et la seule chose qu'elle répondit c'est : J'arrive. Et le lendemain elle toqua à ma porte. On alla jusqu'à l'endroit où on avait passé la plus belle des nuits ensemble. Elle posa les mains sur mon ventre et elle déclara qu'on allait élever ce bébé ensemble. Qu'on était une famille. Et que j'étais la femme de sa vie. Dès que ce petit bout pointerait le bout de son nez, on irait vivre en Chine, où on pourrait démarrer une nouvelle vie. Reprendre tout à zéro. Ensemble à jamais.

Ma peur disparu au même moment. J'étais même contente de ce qui m'arrivait. J'avais toujours pleuré ma famille disparu. Et j'allais en avoir une rien qu'à moi.

C'était un vrai rêve et je me disais qu'avec Mulan tout était possible. Alors on décida de l'annoncer au Wood, ils méritaient au moins de savoir. Ils étaient ce qu'il ressemblait le plus à ma famille. Les pauvres ont du avaler au même moment : Les présentations avec Mulan, mon coming out et le fait que j'étais enceinte. Franchement n'importe qui d'autre m'aurait foutu à la porte. Ou aurait au moins voulu m'arracher les cheveux. Mais eux non, ce sont des anges et seule la chose qu'ils m'ont fait : C'est m'offrir tout leur soutient et leur amour.

Ils ont même accepté d'héberger Mulan pendant deux jours, car il ne lui restait plus que deux jours avant de pouvoir souffler ses bougies et avoir 18 ans. Elle avait décider de rester, de trouver un job, de trouver un appartement et de commencer à mettre de côté pour le bébé, et qu'elle aurait le temps en deux jours. Et quand elle disait qu'elle pouvait faire quelque chose c'était impossible que ça ce passe autrement..

La première nuit, pendant qu'on faisait l'amour...Neal se faufila dans ma chambre et il nous a surpris. Et il est repartie aussitôt qu'il était venue, complètement décomposé. J'ai essayé de le rattraper mais Mulan m'a retenue en me disant que c'était mieux ainsi. Et elle avait raison. Qu'est ce que j'aurais pu dire de plus de toute façon ? Le lendemain matin, Gepetto me réveilla et m'annonça qu'il y avait une coccinelle jaune garé devant le ranch, et qu'apparemment elle était à moi. C'était Neal qui l'avait laissé là, avec un mot coincé dans l'essuie glace qui disait :

''Adieu Emma, ce petit sera un vrai petit cowboys from hell...Soyez heureux.''

Ça m'a tout de suite fait rire, me rappelant nos soirée à écouter de la musique. On était des fans inconditionnelles de Pantera. Et quand a on écouté pour la première fois la chanson ''Cowboys from hell'' il a déclaré que c'était ma chanson. Parce que j'étais cow-boys et que je venais vraiment des enfers, vue mon tempérament de feu.

Mulan avait réussit à trouver un boulot comme serveuse et un appartement. C'était un vrai taudis mais de temps en temps j'allais dormir là bas...Et on passait des soirées merveilleuses, comme une vrai famille. J'allais toujours au lycée avec mon ventre qui devenait énorme. J'étais redevenus la pestiférée, ayant aucuns amis puisque Neal était partie finir ses études dans un autre état. Mais j'étais heureuse parce que j'étais moi même, et que j'avais Mulan auprès de moi. Je n'étais pas seule. J'ai passé les 9 mois de ma grossesses à vivre un véritable rêve... Tout était vraiment comme dans les comédies romantiques. On avait nos billets d'avions pour la Chine, et on avait un beau loft à Hong Kong qui nous attendait, où la chambre du bébé était prête. La vie nous tendait les bras.

Et puis un soir. Je me suis réveillée en me tordant de douleur, le lit trempé. J'avais perdu les eaux et j'avais des contractions. Je devais partir à l'hôpital mais Mulan ne décrochait pas son téléphone. Elle travaillait ce soir là. Blue, avait appelé tout le monde même Snow, et elle s'occupait de moi et insistait pour aller à l'hôpital mais je ne pouvais pas faire ça sans Mulan. C'était au dessus de mes forces. J'étais tétanisée, j'avais besoin d'elle. Mais au bout de trois heures à hurler de douleur et à tomber sur le répondeur de Mulan. Blue appela les pompiers, ils m'ont emmené de forces aux urgences me hurlant dessus que j'allais accoucher d'une minute à l'autre.

Arrivé aux urgences mon col était dilaté au maximum et le travail avait commencé. Tous ses gens en blouse s'affolaient et tentaient de me rassurer, mais seule Mulan pouvait le faire je la cherchais du regard constamment. Je souffrais la martyre et j'avais beau pousser le bébé ne sortait pas. Je ne sais pas au bout de combien de temps, mais pour moi ça a duré une éternité, le gynécologue annonça que mon bassin était trop petit et que j'avais besoin d'une césarienne d'urgence.

Mais cette opération censée être une procédure de routine, s'est transformé en véritable boucherie. Le chirurgien...a enfoncé trop profondément son bistouris. Tuant le bébé sur le coup. J'entendais les machines s'affoler. Ces gens en blouses s'agiter autour de moi. Et le chirurgien paniquer... Je voulais voir ce qui n'allait pas, je voulais voir si mon bébé allait bien. Je ne l'entendais pas pleurer. J'ai arraché le rideaux en papier qui me bloquait la vue... La seule chose que j'ai pu voir c'est du sang...Tellement de sang...

Quand j'ai repris connaissance, Snow était à mon chevet en larme... Ainsi que les Wood qui me regardait à travers la fenêtre. Le chirurgien était là aussi et je n'avais pas besoin qu'il dise quoi que ce soit. J'avais compris. Je lui ai renvoyé ses excuses à la figure et lui ai hurlé dessus de disparaître de ma vue. Quand il quitta la pièce Mulan le bouscula en entrant en trombe complètement paniquée... Mais la seule chose que j'ai vue moi...c'est la trace d'un rouge à lèvre inconnue sur son col de chemise... Elle était entrain d'en baiser une autre, pendant que l'on tuer notre bébé dans mon propre ventre. »

Régina avait la nausée, complètement retournée par ce qu'elle venait d'entendre. Elle comprenait mieux la phobie de celle-ci pour les milieux hospitaliers et par la vue de son sang. Mais ce qui la surpris le plus sur le coup c'est la non réaction d'Emma. Aucunes larmes, même pas une mine triste. Aucunes émotions ne traversait ce visage. La blonde se leva en silence et se dirigea à l'intérieur comme ci de rien n'était. La brune essuya rapidement les larmes qu'elle n'avait même pas sentit couler et se précipita vers la blonde. Et la suivit jusqu'au bureau qui se trouvait à l'étage. Il était immense et devait sûrement appartenir à son père vue la décoration masculine. La blonde fouilla dans le bureau et sortit un boîte en bois. Elle l'ouvrit et en sortie un gros cigare. Régina fronçait des sourcils, se sentant complètement démunis... Elle avait la sensation que quelque chose de malsain et d'horrible se passait... Quand la blonde s'assit près de la fenêtre le cigare entre les lèvres, la fumait camouflant son visage, Régina ne tint plus :

« Emma... »

La blonde sursauta comme ci elle avait été réveiller... Elle avait les yeux perdu et sa lèvre tremblait légèrement...

« Oublis ce que je viens de te dire... C'est faux. Ce cauchemar a l'air tellement réel que j'ai du me persuader que ça c'était réellement passé... » Puis il tira de nouveau une grosse taffe sur son énorme cigare.

Régina comprit... Elle était tout simplement horrifiée... Emma était dans le dénis depuis toute ces années, elle avait réussis à nier son passé. Régina comprenait tellement de choses... Comme la force surhumain que déployait la blonde au quotidien. Emma avait vécu le pire à seulement 16 ans. Elle avait tout perdu... La mairesse perdait ses mots, tellement le choque était grand. Elle s'avança lentement, vers Emma et elle la força à la regarder. Ce qu'elle allait faire était la chose la plus difficile qu'elle ait du faire. Et pourtant Dieu lui est témoin qu'elle avait déjà connue pas mal de choses. Son cœur s'émiettait déjà dans son poitrine :

« Oh mon dieu Emma... Je suis tellement désolé... » Elle souleva la robe de la blonde et passa son doigt sur la cicatrice trônant au bas de son ventre, reprenant la voix étranglée par les larmes qu'elle retenait « Tu vois, c'est vraiment arrivé. »

La blonde inspira bruyamment de peur et elle s'écroula à genoux... S'étouffant dans ses cries et ses larmes...

« Ce n'est pas possible ?! Dis moi que ce n'est pas vrai...Je t'en supplie ! » Supplia t-elle complètement effondrée dans les jambes de la brune.

Régina tomba à genoux à son tour, ressentant la douleur de la blonde... Emma avait tellement mal qu'elle aurait préféré qu'on lui arrache chaque membres un par un... Régina souleva le corps moue presque sans vie de la blonde pour que celle enfouisse sa tête dans son cou. Caressant le dos de la blonde la mairesse reprit la voix cassé :

« Oh...Emma-jolie. Je suis tellement, tellement désolé... C'est si injuste... Tu étais si jeune... » Les secousses des spams de la blonde lui poignardait le cœur. Elle aurait tellement aimé avoir le pouvoir de supprimer la douleur de la blonde...Mais la seule chose qu'elle pouvait faire, c'est d'être là.

« Chuuutt... Écoute tu as passé toutes ces années à renvoyer ta colère, ta haine sur les gens qui t'entouraient. Ce n'est pas seulement pour te protéger. C'est aussi pour te venger : Te venger du meurtrier de ton enfant. Te venger de Mulan. Mais surtout pour te venger de la vie. Ils t'ont détruits.

Tu as camouflé ta peine, derrière une haine sans nom. Tu as niée ce qu'il c'était passé parce que tu ne pouvais pas y faire face... Seule. Et toutes ses larmes que tu as refusé de laisser couler... Se sont déposées autour de ton cœur, formant une épaisse croûte... » à ce mot la blonde poussa un petit gémissement de dégoût.

« Tu as figée ton passé dans ton cœur... Il faut que tu y fasses, face. Que tu fasses le deuil. Et même si la cicatrice sera toujours présentent...Avec le temps... Avec nous... La douleur deviendra moins mordante. Laisse tout cette colère couler hors de toi. Laisse ton cœur guérir... Je ferais en sorte qu'il n'ai plus jamais aussi mal. Quoi qu'il arrive... Je te promets de ne laisser personne le briser d'avantage. Tu ne sera plus jamais seule Emma. Tu as un fils, tu m'as moi. Tu as notre famille. »

Emma se calma un peu...mais des spams bloquaient toujours sa respiration, et ses gros yeux boursouflés avaient du mal à rester ouvert. Son petit nez rouge, était complètement bouché. Et sa peau était blafarde. À l'intérieur d'elle, presque tout était mort, elle était comme un pré après un incendie, tout était noir, carbonisé. Avec la pluie, le soleil, l'air, le peu qui était resté dessous pourrait retrouver tout doucement, assez d'énergie pour repousser. Régina la souleva avec une force qu'elle ne se savait même pas. Et déposa la blonde sur le gros fauteuil en cuir marron, et lui tendit un paquet de mouchoir. Puis embrassa son front bouillant d'un baiser très appuyé plissant ses paupières. Elle s'installa sur une chaise en face de sa compagne meurtris. Prit ses mains dans les siennes pour donné toute sa chaleur à la blonde. Elle voulait tout tenter pour l'apaiser, alors comme elle avait compris l'affection particulière qu'entretenait la blonde pour le film Juno. Elle se mit à chanter sous les yeux ébahit et brillant de la blonde :

« You're a part time lover and a full time friend
The monkey on your back is the latest trend
I don't see what anyone can see
In anyone else but you »

La blonde reprit avec sa petite voix enrouée, un minuscule rictus magnifique sur le vissage :

« I kiss you on the brain in the shadow of the train
I kiss you all starry eyed, my body's swinging from side to side
I don't see what anyone can see
In anyone else but you »

Puis comme dans la chanson ce fut autour de Régina de répondre, elle aussi souriante et les yeux émues :

« Here is the church and here is the steeple
We sure are cute for two ugly people
I don't see what anyone can see
In anyone else but you »

Emma se balançant de droite à gauche sur son fauteuil :

« The pebbles forgive me, the trees forgive me
So why can't you forgive me?
I don't see what anyone can see
In anyone else but you »

Régina venant s'installer sur l'accoudoir du fauteuil :

« I will find my niche in your car
With my MP3, DVD, rumple-packed guitar
I don't see what anyone can see
In anyone else but you »

Emma posant sa main sur la cuisse de la brune :

« Da da da, da da da da. »

Régina en même temps posant sa main sur celle de la blonde :

« tu tu tu, tu tu tu tu. »

Puis Régina se balança au même rythme que la blonde chantonnant :

« Up, up, down, down, left, right, left, right, B A start
Just because we use cheats doesn't mean we're not smart
I don't see what anyone can see
In anyone else but you »

Emma essuyant de revers de la main le bout de son nez :

« You are always trying to keep it real
I'm in love with how you feel
I don't see what anyone can see
In anyone else but you »

Régina plaçant les cheveux en pagailles de la blonde derrière son oreille :

« We both have shiny happy fits of rage
You want more fans, I want more stage
I don't see what anyone can see
In anyone else but you »

Emma en entrelaçant leur doigt de leur mains déjà jointes :

« Don Quixote was a steel driving man
My name is Adam, I'm your biggest fan
I don't see what anyone can see
In anyone else but you »

Régina en serrant un plus plus leurs doigts :

« Squinched up your face and did a dance
You shook a little turd out of the bottom of your pants
I don't see what anyone can see
In anyone else but you »

« tu tu tu, tu tu tu tu. Tuuuu »

Emma reprenant en même temps que la brune :

« Da da da, da da da da. Daaaa»

Puis ensemble leur visages pratiquement collés :

« Buuuut youuu »

Elle s'embrassèrent du bout des lèvre, amoureusement.


La chanson c'est : Anyone Else But You de The Moldy Peaches. Vous pouvez la trouver sur youtube en très bonne qualité en tapant ''Juno soundtrak''.

Stallion* veut dire ''étalon'' en anglais, c'est un petit clin d'oeil à la série.

Je vous conseille pour ceux qui ne connaissent pas, de regarder Juno. C'est un pour ne pas dire mon film préféré, et vous comprendrez pourquoi Emma elle aussi l'affectionne autant.

La suite vendredi 4 septembre.