Aloha ! Avant tout merci pour vos reviews et follows et surtout pour me lire ! En particulier Raphi5930, qui ne cesse de m'émouvoir, tu es tout simplement parfaite. Je te suis énormément reconnaissante alors je t'ai réservé une humble surprise dans ce chapitre !
Voilà je vous laisse à la lecture de ce chapitre assez long ! Il l'est même peut-être un peu trop, à vous de me dire ;) Les suivants auront une taille habituelle, si ça pour vous rassurer.
Chapitre 16 : N'écoute que moi.
« C'est ma mère »
Henry jura, en se levant avec l'attention de renvoyer sa grand-mère de chez eux, sans aucune forme de procès. Mais Emma le rattrapa, ancra ses yeux dans les prunelles haineuses de son fils, et tenta d'abord de la raisonner :
« Hep, calme toi gamin. Ne sois pas aussi agressif, et catégorique avec ta grand-mère. Tu te souviens de notre petite conversation, sur ce qu'elle voulait bien laisser paraître ? »
« Ouais, il ne faut jamais que je laisse mes premières impressions interférer mon jugement. » Se souvient-il, en se détendant un peu. Mais comme il n'avait toujours pas l'air convaincu, le shérif reprit :
« Laissons lui le bénéfice du doute. Elle peut accepter la situations qui sait ? Il suffit de faire un pas vers elle. Elle fera sûrement un pas vers nous. Donne lui juste du temps. »
« Je ne penses pas que cela suffira Emma. » Ajouta la politicienne avec angoisse. Pour elle, la chance qu'Emma ait raison à ce sujet, n'existait pas. Malheureusement...
Deux coups secs, résonna dans le manoir, jusqu'à l'intérieur d'eux. Comme la cloche qui sonne le début d'un combat. Régina, prit deux petites secondes de répit supplémentaire, et vérifia du coin de l'œil son physique, elle devait être irréprochable, et stricte, comme sa mère l'exigeait d'elle.
« Bonsoir mère. Je suis surprise de vous voir ici. » Grinça t-elle, en se décalant pour laisser rentrer Cora, qui la dévisageait, la colère déformant déjà ses traits.
« Mais de même. Depuis hier je vais de surprises en surprises. » Scinda t-elle en lui jetant son long manteau en cuir noir, négligemment par dessus son épaule, scrutant avec dégoût, la pièce et surtout la jeune femme blonde qui se tenait près de son bon à rien de petit fils.
« Pour commencer, j'apprends que ma fille qui est venue s'enterrer dans une bourgade, crasseuse, contre mon-gré. C'est enfin décidée à se reprendre en main, et qu'elle est nommée Secrétaire d'État...Mais qu'elle ne prend même pas la peine de l'annoncer à sa mère ! » Elle se retourna avec force vers l'intéressée, qui la suivait de près. Et qui faillit la percuter. Sa voix hargneuse et sévère monta d'un cran quand elle reprit :
« Ensuite, à mon arrivé, je découvre le supposé foyer de ma fille complètement désert. Je me rend donc, à la marie, ou elle est supposée toujours travailler. Mais bien sûr les lieux étaient tout aussi vides. Ce qui m'obligea, à aller demander des informations sur ma propre fille, aux incapables qui lui servent d'agents de police. Et là, à ma plus grande surprise » Elle accentua ce mot avec rage, les dents serrées. « j'apprends que mon ingrate de fille, a déménagé, avec sa compagne et leur fils. »
« Bonsoir, je me présente, Emma Swan. » Intervint la blonde en lui présentant sa main, trouvant le moment opportun, de s'introduire dans la conversation, qui n'était qu'en réalité une cascade de reproches, qui faisait monter la mayonnaise à tout le monde.
La rousse, la scruta de haut en bas avec jugement, daignant lui serrer brièvement la main, avec une certaine retenue, du à du pur dégoût. Mais elle ignora royalement ses propos, et reprit plutôt le cour de la ''conversation'' avec sa progéniture, son emportement montant encore d'un cran :
« Tout ceci est ridicule Régina. Tu me fais honte ! Après ta crise d'adolescence exubérante, tu en viens à faire une crise de la quarantaine en te jetant vulgairement dans les bras de la première friponne que tu rencontre. Je pensais, pourtant que tu avais compris, que toutes les deux on était d'accord à ce sujet. Je suis immensément déçu... » Elle décroisa les bras de sa poitrine, avança rageusement vers Régina, l'attrapa par le bras et ordonna : « Ça suffit, tout ceci à suffisamment duré. Tu es une mère et pour le bien de ta carrière tu dois préserver ta réputation que j'ai eu tant de mal à te faire. Si ils l'apprennent ils te verrons encore comme une dépravée...Tu vas devoir prendre tes responsabilités, pour une fois. Vas faire vos bagages, je vous ramène au manoir, et resterais avec-vous quelques temps, pour m'assurer que tu ne fasses plus des tiennes ! »
Emma rattrapa son fils par l'épaule, quand il voulu foncer sur sa grand-mère et laisser libre cour à sa haine. Elle lui fit non de la tête, et même si il la regardait ahuris, il se renfrogna et ne bougea pas. Elle aussi commençait doucement à perde patience mais vue les regards que lui lançait Régina, elle devait la laisser gérer ça. Du moins, pour l'instant...
« Je suis désolé mère, mais c'est chez nous ici, et nous n'irons nul part. Je... J'aimerais vraiment que vous apprenez à connaître Emma, avec qui je suis effectivement en couple. Je suis sûre qu'elle vous plairez, autant que je l'admire. Si- » Tenta Régina, qui cherchait un peu ses mots, avec difficulté, tant sa mère la perturbée. Mais celle-ci la coupa d'un rire moqueur, et reprit avec le même ton qu'elle utilisait, quand elle était enfant et qu'elle faisait des caprices :
« Tu voudrais avoir une relation de couple ? Voyons Régina. Regarde toi, aussi fragile qu'une fleur. Tu n'es qu'une rêveuse, une petite sotte. Pourquoi vivons-nous depuis toujours dans la peur ? »
« Je sais pourquoi- » Voulu ajouter la brune, qui s'était redressée face à sa mère, et abordait une force nouvelle.
« Oui, pour qu'il ne t'arrive rien. Oh je savais que viendrait ce jour maudit ! Où tu tomberais dans la niaiserie. Mais je ne te laisserais pas faire. »
« Mais!- »
« Chut ! » La coupa t-elle de nouveaux, sévèrement. « Écoute petite, n'écoute que moi ! » Régina s'impatienta et voulue répondre mais Cora reprit d'une voix grave, et impitoyable : « N'écoute que moi, oui écoute ta mère. Nous sommes dans un monde amer. N'écoute que moi, car de toutes les manières, le mal guette toujours l'amour. Tromperies, fabulateur, tensions, abus de confiance. Coupable, désillusion, oh et l'abandon pour finir ! » Pointa t-elle du doigt la blonde.
« NON!- » S'écria celle-ci, mais la rousse l'arrêta en levant un simple index, la fusillant du regard, et reprit toujours avec dureté :
« Hummm, de gros traumatismes. Surtout pour Henry. » Le jeune homme voulue à son tour intervenir, mais Cora contourna sa fille, en l'imitant entrain de geindre comme une enfant : « Ça suffit tout cela me contrarie. » Une fois de nouveau face à elle, elle caressa sa joue en reprenant : « Maman est là, maman vous protégera. Voilà ce que je suggère : évite le drame, rentre avec moi. Écoute ta mère ! »
« N'écoute que moi, c'est maman qui te le dis, toute seule tu es perdue. Tu es crédule, immature, maladroite. Ils et elle vont te manger toute crue ! Sotte et égoïste, tu n'es qu'une empotée. Étourdie et même hum, flasque. » Critiqua t-elle en examinant le physique de sa fille, avec remontrance elle reprit : « Mais excuse-moi, tu te laisse aller ma beauté. Car je t'aime, je te dis tout ! » Elle ancra ses yeux stricts mais surtout menaçant dans ceux de sa fille : « Maman te comprend. Elle peut t'aider et surtout c'est la seule chose que je puisse faire. N'oublies pas ou te le regrettera : n'écoute que moi !» Elle stoppa sa tirade, reprenant sa stature glaciale et dangereuse, sans appel elle conclut :
« Régina, je ne veux plus t'entendre parler de relation de couple, est-ce clair ? »
« Non mère. » Objecta la brune, dont les yeux étaient devenues opaques de rage, se grandissant le plus possible, elle avança en pointant un doigt menaçant près du visage impassible de sa mère. Et laissa toute son amertume dévaler sur ses mots qui sortaient aussi aiguisés qu'une lame de poignard :
« C'est vous qui aller m'écouter, il est hors de questions que je vous laisse pourrir mon existence plus longtemps. Jusque là je me préoccupais de savoir ce que vous pensiez, mais aujourd'hui j'en ai plus à rien à faire ! Alors soit vous vous faites à l'idée que MA vie est avec CETTE femme, et NOTRE fils. Soit vous en sortez à tout jamais ! Croyez moi vous ne manquerez pas, ça sera même un soulagement ! Je ne fais que supporter vos reproches incessants, votre colère et VOS choix depuis que mon père est partie. Mon père que VOUS avez fait fuir ! Et bien, maintenant c'est à mon tour de vous fuir. Je vous pris de sortir de chez nous ! Et la prochaine fois, veillez à faire preuve de politesse, et de me prévenir avant votre arrivée. »
Elle pointa la porte du doigt, en défiant le regard venimeux de Cora. Celle-ci rouge écarlate, lança son bras en l'air, et avec une vitesse inouïe, mit une baffe magistrale à Régina qui la fit tomber sur la table, renversant et cassant la vaisselle. Contemplant son œuvre elle vociféra une ultime menace entre ses ses dents :
« Je t'interdis de me parler sur ce ton petite traînée ! Tu sais à quoi tu m'oblige Régina, tu ne viendras pas te plaindre que je ne t'ai pas prévenue ! »
Ce fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase pour Emma. Dans une folie presque meurtrière, elle se jeta sur le bourreau de sa compagne, prenant soin de la faire souffrir le plus possible, en l'attrapant comme une vulgaire mouche pour la flanquer dehors. Accompagnée par sa chienne, qui s'agitait depuis que la plus âgée était arrivée. Mais là qui grognait, les badines retroussées, les oreilles plaquées aux crânes et le poil plus hérissé que jamais. Si Emma lâchait Cora, Lilo lui sauterait à la gorge c'est sûr. Mais ça n'impressionnait guère la rousse qui se débattait, en l'insultant et la menaçant de presque tout y compris de mort, bien évidemment. Mais tous les coups qu'Emma pu recevoir elle ne les sentit même pas.
Henry s'était jetée au chevet de sa mère, l'aidant à se relever parmi les éclats d'assiettes et de verres, celle-ci se soutenait le coude, un filet de sang coulant entre ses doigts. Il la fit s'asseoir près de la table, où le reste du splendide dîner gisait. Le merveilleux début de soirée passé en famille n'était plus qu'un lointain souvenir... La porte claqua, et Emma accourra près de sa compagne blessée qui s'essuyait le bras avec une serviette, en tentant de rassurer son fils complètement choqué.
« Régina, ça va ?! Montre moi ça . » Elle décala la serviette, ce qui arracha un discret ''aïe'' de la brune, qui s'empressa d'ajouter :
« Ça va. Ce n'est qu'une égratignure. Inutile de s'alarmer. » Elle voulu se lever, pour aller nettoyer la plaie, et se débarrasser des traces de sangs. Mais Emma la repoussa par les épaules, pour la forcer à rester assis. Et fila chercher la trousse de premier secours en ordonnant :
« Reste ici. Je vais chercher ce qu'il faut. C'est un entaille assez profonde, tu as du te blessé avec ce gros morceau de verre. Il faut s'en occuper immédiatement. »
La blonde s'agenouilla aux pieds de Régina, et imbiba une compresse d'eau oxygénée, mais celle-ci essaya de nouveau de se lever, Emma posa sa main sur sa cuisse pour la retenir :
« Allons, reste tranquille. » La pria t-elle.
Régina ne lui répondit que par un râle réprobateur, qui ressemblait plus à un grognement. Mais Emma avança tout de même sa main en râlant :
« Ne bouge pas ! » Mais Régina évitait la compresse, en gigotant sur sa chaise. Ce qui n'empêcha pas la blonde de parvenir à son but. Le liquide froid arracha un crie à Régina, qui cria :
« Mais ça fait mal ! »
« Si tu restais tranquille, tu aurais moins mal ! » Gronda Emma.
« Si tu me laissais faire, ça serait le cas ! » Contre-argumenta Régina, avec suffisance.
« Si tu le fais toi même, tu pourrais aggraver les choses ! » Ré-argumenta Emma, avec autorité.
« Je te dis que ce n'est qu'une égratignure ! » Pesta la brune, fronçant les sourcils.
« Et moi je te dis que tu as très mauvais caractère ! » Rouspéta la blonde, fronçant elle aussi.
Régina ouvrit, puis ferma la bouche, mais laissa retomber sa tête dans sa main, en boudant. Emma sourit en coin, en reprenant le cours de ses soins en ajoutant avec tendresse :
« Reste tranquille, ça pique, c'est le désinfectant. »
Régina grimaça de douleur, en grognant. Emma pencha la tête sur le côté, et ajouta attendris :
« À propos...C'est gentil d'avoir pris notre défense. On avait jamais fais ça pour moi. »
Régina rouvrit les yeux, et son visage s'éclaira, les yeux émues elle répondit avec douceur et amour :
« Je t'en pris... »
La sonnerie du portail réveilla Emma qui enfila ce qui lui passa sous la main et descendit voir. Régina pendant ce temps se réveilla en douceur, s'étirant et baillant. Cette nuit de sommeil avait été très réparatrice. Malgré l'heure tardive à laquelle sa compagne et elle avaient succombé aux bras de Morphée. Après les émotions fortes provoquées par l'intervention de sa mère, le crumble d'Emma avait été remis au lendemain. Où elles s'étaient mis d'accords d'organiser une crémaillère pour officialiser leur relation auprès de tous leur proches. Et puis tous étaient partis dormir.
Enfin Henry était parti dormir. Elles, avaient continué ce qu'elles avaient laissé en suspens dans la cuisine plus tôt dans la soirée. Et ce à trois reprises... La tête encore embuée elle se traîna jusqu'à la salle de bain où elle se passa un peu d'eau sur le visage pour enlever d'éventuels résidus secs autour de ses yeux. Puis avec toujours autant de mollesse elle enfila son peignoir en satin et rejoignit la blonde pour boire un petit café nécessaire.
Mais ce n'est pas le café qui la secoua, c'est plutôt le vue de sa compagne en string à dentelle et veste adidas blanche aux rayure violettes bavasser avec les deux femmes de ménages. Elle l'attrapa par le bras pour l'attirer vers les escaliers, et avec un rage déjà bien affirmée elle siffla :
« Non mais ça ne va pas ?! Mais ballade toi toute nue pendant que tu y es ! » Puis elle vit la commissure d'un sein entre les deux pans de la veste. Et là elle explosa toujours assez discrète pour ne pas que les deux autres femmes les entendent « Oh mais c'est déjà le cas ! Monte enfiler quelque chose de plus convenable ! » Ordonna t-elle en la poussant vers les marches.
La blonde roula des yeux et resta postée avec défiance devant la brune autoritaire. Et elle répondit avec agacement, en prenant bien évidemment un ton moqueur :
« Tu peux te calmer sil te plaît ?! Elles ont l'habitude de me voir comme ça... Et je suis ne pas pudique car je n'ai pas à avoir honte de mon corps. Et encore là j'ai fais un effort parce que tu es là : j'ai mis ma veste de pyjama ! Je fais ce que je veux Régina alors baisse d'un ton... Dès le matin tu me casse les oreilles. » Dit-elle en se bouchant les oreilles et s'éloignant pour prendre son petit déjeuné.
Mais Régina n'en avait pas finis elle la rattrapa et se remit à siffler avec encore plus de véhémence :
« Attends un peu. Tu es entrain de me dire, que tous nos employés, des habitants et même le facteur de cette ville t'ont déjà vues dénudé ?! » La pointa t-elle du doigt avec haine.
« Euuh bah ouais. Mais- » Répondit avec évidence la blonde mais elle fut vite coupée...
« Vas te couvrir TOUT DE SUITE ! » Cria la mairesse cette fois-ci sans plus aucune discrétion.
« Ça va ! Ça va ! J'y vais, pas besoin de hurler ! » Elle monta les escaliers en tapant du pied comme une gosse colérique et une fois en haut elle grommela dans sa barbe : « Sale mégère... »
« Je t'ai entendu sale peste ! » Cria Régina qui se servait un café bien noir sans sucre, en roulant des yeux d'exaspération.
« Non mais c'est quoi cette femme ? Un fucking loup garou ou quoi ? C'est pas humain d'entendre AUSSI BIEN ! » Hurla t-elle sur les derniers mots en claquant la porte de sa chambre.
Pendant que la blonde lubrique se couvrait Régina décrocha le téléphone du shérif qui chantonnait sur le plan de travail. D'habitude elle ne se permettait pas et elle n'en avait rien à faire...Mais elle avait fait juste preuve d'automatisme, son cerveau trop occupé à faire des reproches à sa compagne.
« Le shérif Swan est actuellement occupée dans une affaire d'exhibitionnisme urgente. Mais je peux lui laisser un message, vous êtes ? » Déblatéra la politicienne à toute vitesse, d'une voix cassante.
«...D'accord. » Répondit une petite voix apparemment très stressée.
« Il me faut un nom, qui êtes-vous ? » S'agaça la brune prenant cette femme pour une imbécile.
« Euhh..vous êtes...la compagne...de...Emma ? » La voix partie dans les aigu comme si cette possibilité la dérangeait.
« C'est moi qui pose les questions. D'ailleurs la votre montre votre manque flagrant d'éducation. Alors je ne vais pas perdre mon temps plus longtemps avec une personne tel que vous. Mais sachez tout de même, que si je vous reprends à tenter de prendre contact avec le shérif Swan, je m'occuperais de savoir qui vous êtes, mais surtout où vous êtes, et ça sera la dernière chose que vous ayez faite ! »
Et elle raccrocha rageusement sous les yeux émeraude qui la scrutaient, choqués. Emma tendit la main pour récupéré son smartphone la bouche à moitié ouverte et les sourcils froncés. Elle jeta un œil sur la personne qui venait d'appeler. Et c'était le même numéro de l'inconnue qui l'appelait tous les jours depuis deux semaines, mais ne qui décrochait jamais un mot. Elle se précipita de demander :
« La personne là, elle a parlé ? »
« Oui. Pourquoi il y a des choses qui ne faut pas qu'elle dise ? Qu'elle ME dise ? » Accusa la brune qui commençait déjà à faire des conclusions hâtives...
« Elle ? Qu'est ce qu'elle a dit ? Elle me connais ? Qui c'est ? » S'inquiéta la blonde, ayant une impression d'être épiée par une malade mentale.
Régina arqua un sourcil et posa sa tasse, elle s'appuya d'une main sur l'îlot et elle répondit en posant une question :
« Emma que ce passe t-il ? »
La blonde souffla en passant sa main dans ses cheveux. Puis l'air préoccupé elle attrapa son thermos et ce versa une petite tasse de chocolat. Comme petit remontant. Puis elle prit place sur le tabouret en face de la brune et il expliqua les faits. La politicienne hocha la tête en comprenant mieux et prit place elle aussi à côté de la blonde qui était tracassée. Elle passa une main dans le dos de son shérif et expliqua le contenue de la conversation téléphonique avec la drôle d'inconnue. Toutes les deux essayant de résoudre ce mystère, mais Henry qui débarqua pour prendre son petit déjeuner les coupa dans leur investigation. Et dans un coup d'œil entendu elles décidèrent de remettre ce problème à plus tard.
En silence il déposa une bise à chacune d'entre elles, encore bien endormis, il se prépara un petit déjeuner, tant dis que les deux femmes le fixaient avec tendresse, sirotant leur boissons chaudes. Au bout d'un moment il leva le nez de son bol et fronça les sourcils face aux regard persistant de ses deux mères. La bouche encore pleine de céréales il grogna :
« Quoi ?! »
Les deux femmes rirent le nez dans leur tasses, échangeant un regard disant : ''Olalala quel sale caractère''. Emma ajouta même en pointant du doigt la brune :
« Il tient ça de toi. À aboyer dès le matin. Wouaf wouaf Rrrrrrg! » D'une main elle imita un chien attaquant vers le visage de son fils, qui la repoussa en râlant de nouveau.
« Car tu ne connais pas encore les petites astuces. » Précisa la mairesse en mettant les cheveux de son fils en place. Qui les frotta avec colère pour les remettre en bataille en bougonnant. « Regarde et apprends. » Dit-elle hautaine, en remettant les cheveux une nouvelle fois, mais donnant une petite tape à la main qui revenait y mettre le bazar. « Henry mon chéri, es-tu suffisamment réveillé pour parler de ton anniversaire ? »
Le jeune homme laissa tomber sa petite cuillère, avalant tout rond ce qu'il venait d'engouffrer, ses yeux s'illuminant de mille feux, et se précipita de répondre avec une folle énergie soudaine :
« OUI ! Ça va je suis au top ! Alors ? C'est ouiiiii ? »
La blonde rigola en secoua à la tête et répondit accusatrice :
« Ça s'appelle du chantage... Mais ôtez moi d'un doute : Ça ne serait pas votre spécialité votre Majesté ? »
« Parmi mes nombreux talents, entre autre. » Acquiesça la brune avec supériorité.
« HouuuHouuu j'attends moi ! » Se manifesta avec de grands gestes le brun à bout de patience.
« Qu'est ce que tu nous avais demandé déjà ? » Taquina la blonde faisant mine de réfléchir sérieusement un doigt tapotant sur son menton les yeux rivés sur le plafond.
« Maaannnnn ! » Chouina Henry vers sa mère brune totalement dépité.
« Hennnrryyyyyy ! » Imita Régina en essayant de faire la même mine exaspérée que son fils.
Les deux femmes explosèrent de rire, ayant même les larmes aux bord des yeux voyant le jeune homme se taper la tête contre la table totalement à bout de force. Ses mères se mettaient maintenant à deux pour le faire tourner en bourrique. Si il aurait su... pensa t-il.
Régina reprenant son sérieux s'essuyant le coin de yeux, reprit toujours souriant avec fierté de leur petit manège.
« C'est d'accord mon chéri. »
« Et ce n'est pas tout. » Précisa la blonde coupant les cries de joies du jeune homme. Il fronça des sourcils souriant de toutes ses dents en demandant aguicheur :
« Vous allez en plus nous laissé seul toute la journée ? Et elle pourra dormir dans ma chambre ? »
« Bien sûr que non ! Nous serons constamment sur votre dos. Même la nuit. Alors méfiez-vous. De moi. » Ajouta la politicienne d'un ton cassant et extrêmement menaçant.
« Maiiiisss. » Précisa la blonde en venant coller son épaule contre celle de la brune. « Grace ne viendra pas que le jour même pour repartir le lendemain matin comme tu nous l'a demandé. Elle restera une nuit de plus. Etttt » Rajouta t-elle en levant le doigt. « Tu pourra organiser une fête dans la salle de réception avec tes amis. Mais seulement dans cette salle. On ne viendra pas vous fliquer. » Lança t-elle un regard entendu à la brune, qui haussa des épaules. « Mais nous resteront quand même dans la propriété. Histoire que cette petite fête d'ado excités ne dérape pas. »
« YES ! » S'extasia le garçon en serrant les poings victorieusement. Il contourna l'îlot pour venir prendre ses deux mères en même temps dans ses bras. Transformant donc cette étreinte en câlin collectif, que les deux femmes acceptèrent la cœur gonflé. Se regardant avec amour par dessus les épaules du jeune homme.
Ensuite il se mit à courir et enjamber à la vitesse de la lumière les escaliers pour aller appeler Grace sur Skype et lui annoncer la grande nouvelle. Régina se dépêcha donc de le prévenir :
« Ce soir nous avons des invitées alors ne traîne pas trop à te PRÉPARER ! »
« Je crois qu'il est content. » Précisa avec humour la blonde en prenant un pomme bien rouge.
« Je vais prendre une douche bien chaude...Vous devriez vous assurez, shérif, que ma petite pomme soit bien juteuse... » Proposa la brune venant se coller contre la blonde, épousant son corps à la perfection, une main serrant avec possessivité ses fesses musclés. Puis elle l'embrasa langoureusement avant de profiter de sa surprise pour lui subtiliser adroitement sa pomme. Elle croqua sensuellement dans le fruit tout en montant les marches, sous les yeux médusés de la blonde. Qui se précipita de la rejoindre déjà toute fébrile...
Emma finissait tout juste ses amuse-gueules, quand les premiers invitées arrivèrent. À peine avait-elle ouvert qu'une tornade brune aux mèches rouges, s'engouffra en s'exclamant :
« Que la fête commence ! »
« Rub', tu m'as promis de te tenir ce soir. La famille de Régina sera aussi présente, je te rappelle. » Ronchonna Emma en lui prenant sa bouteille de vodka des mains.
« J'en connais une qui stresse à l'idée de faire mauvaise impression ! » Déduit la brune, en allant se servir une bière. Emma qui saluait chaleureusement Snow, David, Belle et Graham qui était venue accompagnée de Tink. Répliqua avec agacement :
« Non, ce qui me fais stresser c'est que à cause de toi, je fasse mauvaise impression. Tu as intérêt à tenir ta langue. »
« Oh surtout pas. Si vous avez des anecdotes embarrassantes sur notre chère Emma, n'hésitez surtout pas Miss Lucas. Je veux tout savoir. » Intervint avec manigances, Régina qui descendait les marches dans une superbe robe blanche.
« Contez sur moi Régina. » Répliqua avec espièglerie la serveuse.
Emma s'avança vers sa compagne, et lui souffla à l'oreille « Tu es machiavélique. » La brune lui fit un clin d'œil, avec un sourire complice et vicieux. Emma comme happée par sa somptueuse compagne effleura ses lèvres et passant sa main délicatement au bas de son dos. Ce simple contacte suffit à faire disparaître tout le reste autour d'elle.
« Elle sont toujours comme-ça. Il ne faut pas faire attention. » Précisa Henry en roulant des yeux, lasse, en passant derrières les deux jeunes femmes. Emma lui donna une petite tape derrière la tête, en réponse il lui tira la langue, et elle répondit en tirant la langue d'avantage. Régina souffla amusée, en allant saluer les invitées qui riaient des clowneries de la petite famille :
« Ils sont toujours aussi immatures. Ce sont des cause perdus, j'ai déjà tout essayé. »
« Tient, voilà le reste des convives. Excusez-moi. » Déclara Régina poliment, en entendant de tous petits toctoc sur la porte massive.
« Tu ne devine pas à quel point je suis heureuse de te voir Daisy...Ta filleule a bien faillit me tuer : « Quand qu'on arrive ? » « Moi veux voir marraine tout suite ! » « Et là on arrive ? ». Souffla Zelena en embrassant Régina, puis lui déposant la petite rousse dans les bras. Elle se dirigea vers Emma et les autres convives pour les saluer, en continuant sur un ton sarcastique :
« Ah et tu nous excusera, pour la pièce rapportée...Car en effet, sans grande surprise ma femme a encore ramené un de ses petits protégés. Comme-ci avoir un petit monstre diabolique comme fille ne suffisait pas ! »
Pendant ce temps là, Emma se pâmait, devant le spectacle trop ''trognon'' de sa compagne parsemant de tendre baiser chaque recoins de la petit bouille de la petite rousse qui riait aux éclats sous cette douce torture. L'histoire d'un instant, elle vue se dérouler la même scène, mais avec leur petite fille. Une petite brune, aux mêmes petites pommettes que la ténébreuse brune. Les même yeux chocolat remplit de malice-... Son cœur se serra, et tua son rêve quand elle vit l'autre petite qui se cachait dans les jambes de Anita. Celle-ci qui lançait un regard furieux à sa femme, attrapant la petite pour la ramener devant elle en disant gentiment :
« Voici Ludi*, elle est très timide... Mais tu veux bien essayer de dire bonjour ma puce ? Au moins un petit coucou de la main ? »
La petite, lança un regard suppliant à Anita et serra son Némo très usé contre elle. Non seulement elle avait l'air complètement terrorisée. Mais elle avait l'air malade aussi, vraiment mal en point. Malgré qu'elle soit plus âgée que Dorothée, elle était petite en taille, et son aspect squelettique renforçait cette image. Ses cheveux mal coupés, devait être blond mais ils étaient trop ternes pour le définir. Son visage n'avait rien d'enfantin, ni joie, ni couleur, ni bêtises, seulement de la fatigue et de la souffrance se lisait dessus. Ses yeux vitreux ne laissaient pas la possibilité de voir leurs couleur. Et ils étaient entourés par de si gros cernes qu'on pourrait presque penser qu'il s'agissait de coquards. Quand à ses lèvres, elles venait mettre la dernières pièce à l'édifice...ni rose, ni rouge, ni souriantes, ni grimaçante, ni capricieuses juste violettes et gercées.
La main de Régina vint se glisser dans celle de la blonde, et la serra. Elle ressentait la même chose... Et quand leur regard se croisèrent, aucuns doutes n'y étaient, elles avaient décidé de faire tout leur possible, ensemble, pour parsemer d'un peu de joie ce petit visage laiteux.
Lilo aussi était touchée visiblement. Car d'habitude très obéissante, elle n'allait pas vers des visiteurs pour leur faire la fête, Emma le lui interdisait. Mais là, elle était sortie de nul part, et s'était mis à lécher gracieusement la pauvre petite Ludi, qui ne l'avait pas vue venir.
« Oups ! Lilo suffit. Oui fifille je sais mais non. Viens aller, au pied. Voilà c'est bien, gentille fifille. » Intervint Emma avec toute la douceur du monde, pour ne pas effrayer la petite.
Ce qui fonctionna car Ludi, ne se crispa même pas, elle avait l'air même intriguée par la chienne qui pleurnichait au pied de la blonde. Profitant de cette petite brèche, Emma s'accroupit forçant avec douceur la petite à la regarder dans les yeux.
« Il paraît que les chiens ne distinguent pas les couleurs. Mais vue comme ils sont doués pour cerner les gens, je pense qu'en réalité ils distinguent seulement la couleur des âmes. Et tu sais quand Lilo s'intéresse autant à quelqu'un c'est que c'est une personne vraiment spéciale. Et là elle aime beaucoup la couleur de ton âme. Je suis sûre que c'est une très belle couleur, vraiment spéciale. Elle aimerait beaucoup que tu lui fasse une petite caresse, tu crois que tu peux ? »
La petite abaissa son doudou, pencha légèrement la tête sur le côté fixant avec curiosité la blonde souriante. Celle-ci lui aspirait confiance, pour une fois elle n'avait pas trop peur de quelqu'un. Peut être parce que la chienne avait l'air d'obéir et d'avoir beaucoup de confiances et d'affections pour sa maîtresse. Et les animaux ne mentaient pas... Même si la blonde pouvait faire semblant devant tout le monde d'être pour un fois gentille avec la chienne, la chienne aurait toujours peur d'elle.
Ce sentiment alluma une flammèche dans ses yeux sombres, vacillante et chétive, mais qui parvint à la poussait à faire un pas puis un autre. Jaugeant sans cesse les réactions possible de la blonde. Puis trouvant de plus en plus de sécurité dans les yeux sincères et prévenant de Emma, elle parvint à s'accroupir près d'elle et de la chienne, qui s'excitait de plus en plus, demandant à sa maîtresse plus de force pour la retenir. Et à tendre son petit bras pour caresser craintivement la tête imposante de l'animal, qui s'était calmée comme par magie.
Elle releva donc le nez vers la blonde, un ébauche de sourire sur ses lèvres abîmées, ce qui ravit la jeune femme au plus au point. Elle lui fit un petit clin d'œil complice, et lâcha la bête qui se rua avec douceur sur la petite surprise et reprit ses grosses léchouilles. De petits rires explosèrent sur le visage de la petite qui se débattait à peine, ce qui impressionna et émut tout le monde, surtout l'assistante sociale, qui ne tarda pas à avoir les yeux brillant d'humidité.
« Moi zaussi veut zouer ! » S'exclama la petite rousse qui se mit à gigoter si fort que Régina du la poser par terre en hâte. Et elle en profita pour aller chercher deux lingettes à la salle de bain.
« Maaiiisssssss... » Pleurnicha Dorothée, quand la chienne repartie se coucher après deux petites caresses qu'elle avait complètement ignoré. Elle regarda Emma avec de grands yeux tristes, dont de grosses larmes de crocodiles ne tardèrent pas à couler.
« Ohohoh c'est pas grave gamine, je vais jouer avec toi. Et Henry aussi ? » Demanda t-elle en prenant la petite rousse dans ses bras, essuyant ses larmes avec son pouce. Le brun hocha la tête. Et Emma retourna son attention vers Ludi « Tu veux bien te joindre à nous ? Promis je ne mange pas les petites filles... »
« Elle les préfère largement plus âgées. » Rajouta Ruby en faisant un clin d'œil indécent à Régina qui revenait, et qui la fusilla du regard. Ce qui fit rire la serveuse déjantée, fière de ses petits sous-entendu licencieux.
La brune n'hésita pas à salir sa belle robe pour s'accroupir, pas trop près, de Ludi et lui tendre paisiblement deux lingettes, en ajoutant de sa voix suave : « Je pense qu'un petit débarbouillage s'impose, pour toi ainsi que pour ta peluche. »
D'abord impressionnée par la grande brune majestueuse, la petite recula d'un pas serrant sa peluche, mais comme elle aussi était recouverte de bave, quand elle toucha son visage une désagréable sensation de gluant froid la stoppa. Alors fixa son Némo puis Régina, et vit derrière elle Emma qui regardait dans leur direction. Elle contemplait la brune avec un amour inconditionnelle, que la petite n'avait jamais vue... C'était si puissant, qu'on en était presque gênée, comme-ci on pénétrait dans leur intimité. Alors si Emma en qui elle avait eu une confiance naissante, transcendait d'amour pour la prodigieuse brune, c'est que celle-ci était une bonne personne. En qui elle pouvait avoir la même confiance, d'ailleurs elle retrouvait dans ses yeux noisettes, la même sécurité et bienveillance qu'elle avait trouvé dans ceux du shérif.
Elle hocha la tête timidement, et avança pour attraper avec précaution les lingettes. Régina lui fit un sourire protecteur, auquel la petite répondit discrètement en essuyant précautionneusement son doudou.
« Mince ! Sshhhhhhh Houston on a un problème Shhhhh ''Bad-Hen''' attaque Gotham City Shhhhh Je demande Super-Dorothée et Super-Ludi à la rescousse...Shhhhh à vous ! » Mima Emma suivit des deux enfants et de l'adolescent qui rentrèrent volontiers dans le jeu.
Tous leurs emboîtèrent le pas au salon, et Régina servit l'apéritif, tandis que Emma faisait le pitre avec ses trois acolytes. Ils s'étaient amusés à se déguiser, en super héro, enfin Henry lui était en super méchant. La petite Ludi avait réussis à s'ouvrir un petit peu, et s'amusait sincèrement même si elle collait la blonde et restait assez discrète. En revanche Dorothée fidèle à elle même, était très extravagante et remplissait la pièce de ses cries et de ses rires en courant partout. Suivit de Henry qui ne laissait jamais échapper une occasion de faire le pitre avec sa folle de mère.
Emma était vraiment folle. Et Régina n'en était que plus folle d'elle. La voir barbouillée de maquillage, une nappe autour du cou, de l'aluminium entouré gauchement autour de son ventre courir après Henry déguisé à la va vite lui aussi, en faisant des bruits de bouche pour imiter des super pouvoirs. Faisait complètement craquer la brune...à en avoir le cœur gonflé d'amour pratiquement à en déborder. Comment cela pourrait être le contraire ?
Ça compagne était entière, drôle, pleine de vie et incroyablement bienveillante.. Elle n'avait pas peur du ridicule et se donnait toujours à fond... C'était une mère incroyable... Trop laxiste, sans doute trop insouciante, mais la plus merveilleuse de toutes, car seule elle pouvait éliminait le visage d'un enfant comme elle le faisait. Elle voyait la scène se déroulait au ralentit sous ses yeux : Emma ramper par terre faire mimant la scène avec conviction et amusement. La petite Ludi prudente mais tentant de l'imiter, le Némo toujours dans sa main que Emma avait déguisé lui aussi, ses petits yeux brillants. Henry sortant des doubles rideaux mettant du cœur à l'ouvrage, le bonheur ancré sur son visage comme jamais il ne l'avait était avant l'arrivée d'Emma...
Et Régina su...Elle était née pour ça...C'est cette sensation d'être parfaitement à sa place qui lui permit d'affirmer cela...Elle était fait pour fondée une famille avec cette femme qui l'avait sortie d'une vie misérable. Sa sauveuse...
Anita faisait manger sa fille, qui s'amusait à cracher partout, tout en observant une scène d'une très grande rareté. Régina et Emma parvenaient à faire manger Ludi ! De toutes petites cuillères, et à peine la moitié de son assiette, mais elle ne l'avait jamais vue manger autant et surtout de son plein gré. Prenant à partie Régina, qui passait près d'elle elle lui souffla à l'oreille :
« Ça tient du miracle ! Elle mange ! » Régina lui répondit avec un fière sourire et un clin d'œil ravit avant d'y retourner et de réprimander Emma qui s'amusait à dessiner un bonhomme en ketchup sur les légumes de la petite, qui dévorait littéralement les jeunes femmes des yeux. C'était plus qu'un courant, un lien les unissaient toutes les trois.
Emma souleva la couette de son lit, assurant à la petite qui attendait sur le pas de la porte : « Régina et moi ne tarderons pas à venir te rejoindre. Je sais que se retrouver dans une nouvelle maison que l'on connaît pas pour dormir c'est effrayant. Mais tu ne sera pas seule. Régina et moi on sera là pour te protéger et chasser les mauvais rêves. Dorothée dort dans une des chambres d'amis à côté, c'est mamans viendront la rejoindre aussi. Et Henry notre fils dors juste en face. Tu vois tu es très bien entourée. Et puis ce lit déchire, teste » Tapota t-elle le matelas, la petite la regarda longuement une tonnes d'émotions traversant ses yeux, elle finis par se laisser persuader se sentant vraiment en sécurité avec la blonde.
« En attendant pour te tenir compagnie et éviter que tu sois dans le noir, je vais te mettre un Disney. » Dit-elle en posant l'ordinateur portable près de la petite. « Tient ! Voilà parfait. Mon favoris : Lilo & Stitch. Tu sais, quand j'étais à l'orphelinat, ma sœur m'a envoyé ce DVD pour noël, et c'est devenue la seule chose qui arrivait à me remonter le moral. Il me donnait l'espoir qu'un jour, j'aurais de nouveau une famille que j'aurais trouvé toute seule à l'aide de personne... » Elle secoua la tête voyant la petite la dévisager avec admiration et reprit en rabattant la couette sur elle « Bref je papote, mais il est temps d'aller de dormir ma puce. Si tu as besoin de quoi que ce sois, tu as le droit de venir en bas, fais juste attention dans les escaliers, okay ? »
« Ok. » Dit Ludi d'une petite voix. Emma écarquilla les yeux, c'était la première fois que la fillette ouvrait la bouche de la soirée... Son cœur se réchauffa et elle appuya sur play pour lancer le film, en ajoutant d'un ton cajolant : « Bonne nuit Ludi-Jolie. »
«...126 sans conter Régina. Son record c'est 3 en une journée ! Ah bah tient Tink tu en faisait partie en plus ! » Pointa t-elle du doigt la petite blonde, tant dis que tout le monde riait et s'étonnait.
« Je t'avais dis de la fermer Ruby ! » S'énerva Emma reprenant sa place à table. Où Régina lui lança un regard assassin. Et Tink aussi...
« Et bien c'est impressionnant dois-je dire. J'aurais presque envie de vous féliciter. » Rajouta Zelena, lançant un regard moqueur à Régina qui bouillait de jalousie.
« C'est loin d'être aussi impressionnant de ce que vous avez réussis à accomplir avec Ludi. Toutes les deux vous n'imaginaient pas à quel point ce que vous avez fait ce soir est incroyable ! » S'émerveilla Anita virant de sujet.
« Que lui est-il arrivée pour qu'elle sois aussi...renfermée ? » Demanda Snow avec peine.
« Oh et bien...elle n'a jamais voulu en parler, ni même au psychiatre, donc nous connaissons pas toute l'histoire. Mais nous savons qu'elle na pas connue sa mère qui est morte en couche. Et quand elle a eut 4 ans, son père et elle ont eu un accident de voiture au milieux de nul part. Les secours l'on retrouvé le lendemain recroquevillée dans les bras de son père sans vie. » Des inspirations choquées la coupèrent et elle hocha la tête tristement en reprenant :
« En arrivant à l'orphelinat elle était déjà assez renfermée sur elle-même, mais elle parlait un minimum, manger et dormait. Mais après quatre séjours en famille d'accueil, qui se sont très mal passés...Elle a commencé à être autodestructrice. Elle a 6 ans, donc ça fait...euh...1 an et quelques, qu'elle a été déclarer inapte à l'adoption, parce qu'elle ne parle plus, ne mange plus, et ne dort plus. À un tel stade, que les soignants de l'orphelinat sont obligés de la forcer, mais ça ne suffit pas alors plusieurs fois par mois ils l'envoi à l'hôpital pour quel soit sondée et perfusée... »
« Pauvre petite... » Se révulsa Belle en ramenant sa main à sa bouche.
« Et comme ça coûte beaucoup d'argent à l'orphelinat, la directrice a déclaré que la petite devait être prise en charge par une structure qui sera capable de lui fournir les soins adéquates. Elle veut donc la faire enfermer dans un hôpital psychiatrique, dont elle ne pourra jamais ressortir... »
« C'est répugnant ! Et personne peut faire quelque chose ?! » Persifla Ruby.
« Non... » Souffla Anita implorant du regard Régina et Emma. La blonde se rajusta sur sa chaise, le cœur au bord des lèvres et rajouta rageusement :
« Mais c'est de la connerie ! Cette gamine n'est pas malade mentalement ! Elle a juste besoin de ce que le système de MERDE ne peut pas lui fournir ! Une famille potable qui l'aidera à se reconstruire ! »
« Je sais...Mais à son stade, même moi je ne peux rien faire... Il lui faudrait une famille comme la votre, qui se battrait pour elle dès demain ! Je ne l'ai jamais vue comme ça avec personne d'autre vous savez... Ce que vous avez fait pour elle ce soir, c'est plus que tout ce qu'on a jamais fait pour elle...Je suis sûre qu'avec vous elle arriverait à s'épanouir...Et pas seulement Ludi mais beaucoup d'autres. Vous avez vraiment un don avec ces enfants... » Implora Anita avec discrétion.
Le repas reprit son cour, tout le monde s'émerveillait des dons culinaires de Régina. Mais elle et Emma avait la tête ailleurs, et se fixaient constamment comme-ci qu'elles avaient un conversation télépathique... Les mots de Anita résonnant en elles...C'était au-dessus de leur force, de savoir qu'une petite aussi formidable que Ludi, était traitée ainsi depuis toujours... C'était si injuste. Personne n'avait pris la peine de s'intéresser à elle, la traitant comme quelqu'un de différents presque bon à jeter au rebut. Des images de la soirée défilaient devant leur yeux : la petite riant avec Lilo. Jouant avec Emma. Son regard fière quand elle avait mangé une petite cuillère, comme-ci c'était la chose la plus difficile qu'elle avait fait. Sa petite voix et ses yeux qui s'étaient allumés et que maintenant on devinée être bleus océans, qui dégoulinaient d'admiration et de reconnaissance... Elle méritait d'avoir une chance d'être enfin heureuse...
« Je vais chercher le crumble. » Déclara Emma, en demandant des yeux à Régina de la rejoindre.
« Je m'occupe du café. » Ajouta Régina en la suivant.
Elles restèrent silencieuse, se tournant le dos, toutes les deux cogitant à tout vitesse. C'était plutôt énorme et si jamais l'autre prenait peur ? Et puis leur relation était assez jeune quand même, alors prendre l'engagement énorme de devenir famille d'accueil c'était peut-être trop... Entre Régina qui valsait entre Washington et Storybrooke, entre son nouveau job et son ancien qu'elle n'avait toujours pas déléguée... Entre Emma qui avait du mal avec le contre coup, de son passé qu'elle avait totalement niée toutes ces années...Et Henry dans tout ça ? Qu'est ce que penserait le gamin ? Ils avaient vécus beaucoup de bouleversements en peu temps et même si il en avait l'air épanoui, peut être cela serait la goutte d'eau ? Et si, et si, et si … Tant de choses à prendre en considération en si peu de temps... C'était vraiment une question de vie ou de mort pour cette gamine. Soit elles laissé faire les choses, et Ludi serait internée à, à peine 6 ans pour le reste de sa vie...Soit elles se battaient pour offrir à cette gamine la possibilité de s'ouvrir et reprendre confiance en elle et surtout en la vie... Pourraient-elles dormir, et se regardaient chaque matin en pensant qu'elles auraient pu faire quelque chose pour Ludi, mais qu'elles ont préférés ne pas prendre de risques ?
Elle se retournèrent au même moment, le cœur battant à la chamade, les main tremblantes, déclarant avec détermination à l'unisson :
« Il faut qu'on parle... »
Ludi*- Prénom de la plus adorable des lectrices ;)
Voilà j'espère que ce chap vous a plu ! J'ai vraiment galéré à l'écrire donc si vous pouviez me laisser votre avis dessus ça serait cool, juste histoire de me rassurer ou pour que je puisse m'améliorer sur les suivants. Aller, je vous dis à très vite pour la suite !
