Aloha ! Merci pour toutes les reviews, les fav et les follows. Et particulièrement à Raphi5930, JunkieWoman, OoO-RED-OoO et Spooky358 pour l'intérêt que vous portez à cette fic !

Bonne lecture et bon week-end, n'hésitez pas à m'envoyer un PM si vous voulez être mis(e) au courant de l'avancée des prochains chapitres !


Chapitre 19 : Mères et fille.

« Tu n'avais pas à t'en mêler. »

« Elle n'avait strictement rien à faire sous notre toit ! » Contre attaqua la brune du taque au taque de façon irrévocable. Elle força son corps à se décrisper et ravala difficilement sa colère, elle n'avait pas envie de partir en dispute violente. Elles avaient eut leur lots d'affrontements aujourd'hui. D'une voix conciliante mais toujours un tantinet irascible, elle reprit : « Tu veux m'en vouloir pour ce genre de broutilles, et bien vas-y, mais il hors de question que je m'excuse car je ne supporte pas qu'une raclure pareille soit près de mes enfants et de ma compagne... ça m'est insupportable ! Surtout quand mon fils m'appelle terrorisé me suppliant d'intervenir ! Mets toi deux secondes à ma place Emma, qu'aurais-tu fais, sincèrement ?!"

Les yeux ronds comme des billes, figés dans le vide, opaques au chaos qui faisait rage en elle. Les mots de la brune venaient de détruire sa rancune injustifiée, la rendant d'avantage confuse dans ses émotions. La blonde ne savait plus vraiment quoi penser, quoi ressentir, tout déferlait en elle comme des grandes vagues déchaînées. Les larmes commençaient à lui monter aux yeux, son cœur à s'emballait et ses poumons à se noyaient. La confusion était si intense, qu'un sentiment d'urgence s'empara d'elle, il fallait qu'elle parte, qu'elle prenne une grande bouffé d'air, vite !

Régina eut du mal à réaliser le revirement soudain de la situation. Stupéfaite, elle suivit du regard sa compagne monter et disparaître dans la chambre à une vitesse affolante. Elle se mit à prier qu'Emma n'aillait pas faire ce à quoi elle pensait. La peur naissant au creux de son estomac, elle ne perdit pas de temps pour la rejoindre, mais au moment d'actionner la poignée, la blonde vêtue de son cuir coqué, son casque à la main la bouscula presque, sans lui offrir le moindre regard.

« Où vas-tu ?! » Paniqua de plus en plus la brune, qui réussis à lui attraper le poignet de justesse, elle planta des yeux implorants dans le regard éteint de la blonde qui se dégagea avec force en continuant son chemin, tout en répondant sèchement par dessus son épaule :

« Prendre l'air. »

« Où ça ? Tu comptes rentrer à quelle heure ?! » S'écria Régina avec précipitation voyant que la blonde venait d'atteindre la porte.

« Tard. »

« Emma, att- » Tenta Régina qui se sentait comme prise en étau, mais trop tard, la porte venait de se refermer et elle entendait déjà le moteur rugissant s'éloigner... Les bras ballants, elle resta plantée là, fixant la porte, sentant les larmes venir. Le pire ce n'était pas qu'elle se sente impuissante, non le pire c'était de ne pas savoir si la personne qu'elle aimait allait vraiment revenir...

La blonde scrutait la route sans vraiment la voir, scindant le vent froid d'hiver ne le sentant même pas rougir sa peau, fonçant comme pour se fuir elle même. Ses pensées se fracassaient les unes contre les autres, dans un vacarme abrutissant. Mais dans cette anarchie la voix de Régina se fit plus forte, résonnant en elle en chassant tout le reste :

''je ne supporte pas qu'une raclure pareille soit près de mes enfants et de ma compagne''- ''Surtout quand mon fils m'appelle terrorisé me suppliant d'intervenir !'' Elle n'avait pas imaginé une seule seconde que tout ça est affecté les gosses à ce point. Maintenant qu'elle y repensait, c'est vrai qu'ils avaient été assez discrets et distants envers elle ce soir. L'évitant du regard ou au contraire posant des regards lourds et inquiets sur elle. La petite n'avait que très peu mangé, elle qui avait fait tellement de progrès... Si ça se trouve au même moment elle était de nouveaux harcelée de cauchemars, que Emma aurait provoqué. Tout ça c'était de sa faute à elle. Non seulement elle n'avait pas sut les préserver, mais surtout elle les avait ''terrorisé''. Elle était vraiment une mère à chier... Comment pouvait-elle être un bonne mère pour eux quand elle n'avait même pas sut donner la vie à Tadashi ?! Elle aurait un millième d'instinct maternel, elle aurait eut le courage nécessaire d'accoucher sans Mulan et la césarienne n'aurait pas était faite en urgence, le chirurgien n'aurait pas eut à ce précipiter et peut être qu'il ne l'aurait pas...

Brusquement elle freina, la vue complètement brouillée par des larmes brûlantes, son pneu arrière glissa vers l'avant en grinçant. Elle jeta presque la moto pour se dépêcher d'enlever son casque qui l'étranglait et dans lequel elle suffoquait. Elle le laissa rebondir sur le sol, pour ensuite se laisser tomber à son tour un peu plus loin, les genoux s'enfonçant dans le sable. Elle avait mal. Atrocement mal. Elle sentait chaque fibre de son corps s'étirer, au bords du déchirement, comme s'il ne pouvait supporter un trop plein d'émotions plus lugubres les unes que les autres. C'était une véritable torture ! Elle poussa un crie effroyable mais libérateur qui se perdit lentement entre les vagues... laissant place au bruit insouciant de la houle, et celui détraqué de sa respiration.

Elle n'était pas fatiguée par tout ce qui c'était passé aujourd'hui et par cette douleur lancinante mélangée de regrets, de culpabilité et de fureur, non elle était exténuée. Le peu de force dont elle disposait encore l'abandonna, son corps parti à la renverse, en s'étendant de tout son long sur le sable froid... Les étoiles la surplombant...Les larmes ruisselant en silence...Inopinément elle repensa au jour où elle avait surpris sa mère parlant à voix haute tenant une veille photo, elle lui avait alors expliqué que sa grande sœur était morte quand elle était adolescente et que depuis ce jour même s'il était peu probable qu'elle puisse l'entendre elle lui parlait, parce qu'elle lui manquait cruellement et que c'était un peu sa façon de soulager sa peine et de faire perdurer son souvenir. La blonde avait pour ainsi dire ''perpétué la tradition'' et quand elle en ressentait le besoin elle parlait à ses parents, surtout à sa mère, elle retrouvait son père quand elle bricolait les Harley... Ses lèvres tremblèrent ne voulant pas articuler le moindre mots... Elle ne savait ni par où commencer, ni où elle pouvait trouver l'énergie nécessaire... C'était plus facile de rester amorphe sur cette plage, en attendant que la marée monte et l'emporte dans le néant... « Régina, Henry, Ludi » Lui souffla la petite voix de sa conscience... Son cœur se serra, elle n'avait pas le droit de leur faire ça, ils contaient sur elle dorénavant...

« Je sais que ça fait longtemps que je ne t'ai pas parlé maman... » S'excusa t-elle la voix brouillée par les émotions. « Tu te souviens quand on venait sur cette plage ?... Je passais la journée dans l'eau...à jouer avec mon énorme orque gonflable. J'ai même appris à nager ici, avec papa. Quand il ma lâché la première fois j'ai coulé comme une pierre, le goût de l'eau était affreux et ça me brûlait les yeux... Oh et la fois où papa avait dérapé bêtement sur le ballon en voulant shooter dedans... Snow avait tellement rie qu'elle s'était faite pipi dessus. Pour se venger il l'avait jeté dans l'eau et quand elle était remontée elle avait perdu son bas de maillot de bain... » Leur rire résonnèrent dans sa tête l'histoire de quelques secondes, avant de laisser place à un lourd silence nostalgique...« Ouais, je ne me souviens pas d'une seule journée ici où l'on n'a pas rigolé... J'ai la chance d'avoir pu me créer tous ses souvenirs heureux avant que vous partiez...

Mais tu vois, lui n'a rien, et je n'ai rien de lui. Jamais je ne pourrais l'emmener sur cette plage, où dans un parc et avoir de la boue sur les chaussures, à avoir peur du temps qui passe...Jamais je ne pourrais lui tenir la main, le prendre dans mes bras, lui dire que je suis fière de lui, le chatouiller, lui foutre la honte devant ses amis, lui dire bonne nuit, le voir s'extasier à noël, le voir...Tu crois qu'il me ressemblerait ?... » Sa voix s'enraya devenant criarde, elle ne pu retenir plus longtemps ses pleurs...qu'elle tenta de sécher violemment et de ravaler en toussant...Mais rien n'y faisait, c'était comme ci que tout cette mélasse en elle débordait... « Jamais il ne connaîtra : la mer, le soleil, les amis, les anniversaires, la tristesse, la joie, la peur, l'amour...La vie...

Ce n'est pas la vie qui est injuste, c'est de connaître la mort avant même de connaître la vie...Ouais, c'est la mort qui est injuste.

...Il me manque affreusement maman... » Cette fois-ci elle ne chercha pas à combattre, elle avait bien trop mal pour ça... Elle reprit comme elle put, la voix s'engluant dans toutes ces foutues larmes : « Alors que je ne l'ai jamais vue, jamais touché, je l'ai juste porté...J'ai l'impression qu'il n'est jamais sortie de là...Qu'il est là, dans mes entrailles, mais mort... » La phrase resta en suspend au dessus d'elle, la tassant dans le sable comme pour l'enterrer vivante... « Ouais, j'ai l'impression de porter le cadavre de mon fils... » Avoua t-elle avec supplice, en pressant furieusement son ventre entre ses doigts...

« Qu'elle mère je fais, d'élever d'autres mômes, de profiter de moment avec une famille dont il ne pourra jamais faire partie, hein ? Qu'elle genre de mère je suis ? Qu'elle genre de personne je suis si je continue juste à vivre, alors qu'à cause de moi il n'a même pas put ouvrir une seul fois les yeux ?! » Gueula t-elle avec dégoût, se méprisant profondément.

« Je sais maman, je fais partie de leur vie maintenant et ils méritent de m'avoir auprès d'eux entièrement...Je ne dois pas laisser la vie défiler sans vraiment y participer...J'ai déjà gâché une vie, je ne peux pas en gâcher trois autres...C'est juste que là, maintenant, je ne sais pas comment faire ça... Oui maman, je les aimes sincèrement et je sais que c'est tout ce qui importe... » Résolue elle se redressa en se séchant amèrement le visage, elle se rendit compte qu'elle crevait de froid et que son corps était tout endolorie. Moralement elle n'allait pas mieux...Mais elle se sentait moins oppressée, elle avait l'impression d'avoir de pourvoir respirer de nouveaux... Elle n'avait plus rien à faire ici.« Je vais rentrer, Régina doit se ronger les ongles, promis maman je vais prendre soin d'eux. Je t'aime aussi. »

« Hey... » Souffla honteusement la blonde quand elle vit le regard acariâtre que lui jetait la brune depuis le canapé. « Je suis désolé Régina, je m'en suis prise à toi alors que tu ne m'a rien fait...Et je n'aurais pas du partir comme ça...Tu as le droit de m'en vouloir...C'est juste, que, j'ai passé une putain de journée de merde...Je veux juste aller me coucher et me blottir contre toi... »

L'ancienne politicienne avait eut le temps de ruminer sa rancœur et c'est vrai qu'elle attendait la blonde de pied ferme avec des intentions que l'on pouvait qualifier de tout sauf aimables. Mais en voyant sa compagne réellement désolée et visiblement très éreintée sur le pas de la porte, la brune se sentit finalement soulagée de la voir rentrer et en un seul morceau, même si elle ne se défit pas de son apparence incommode. Elle se leva et monta les marches tout en reprenant de sa voix intransigeante et menaçante : « Bien. Mais ne me refait jamais ça Swan. Sinon tu iras te blottir aux coussins du canapé pour le reste de tes jours. »


« Maaannnnnnn j'ai faaaiiiiiiimmmmmm... » Geignit Henry en se vautrant sur le comptoir. Ça faisait bientôt deux heures qu'ils attendaient que le shérif se lève, sans succès. Lui n'aurait eut aucun problème à manger sans elle, mais sa mère avait une grande nouvelle à annoncer, et elle voulait la famille au complet ! Son regard catégorique et glacial avait suffit à faire taire toutes protestations.

« Cette femme est impossible. Elle ne me laisse plus le choix, nous allons la sortir de son lit de force ! » Trancha la brune d'un ton machiavélique avec un sourire sournois.

« C'est quoi le plan patronne ?! » Se réjouit Henry, en se frottant les mains avec malice et excitation.

« Vous vous prenez ça, et vous essayez de vous mettre en rythme sur moi. » Ordonna l'ancienne politicienne en leur tendant des casseroles et des cuillères en bois. Henry et Ludi hochèrent la tête et ils la suivirent avec le même petit sourire sournois plaqué sur le visage. Une fois que le trio arriva devant la porte, Régina compta jusqu'à trois sur ses doigts, avant d'entrer et de se mettre à chanter sur l'air de ''Sous l'océan'' accompagnée de son orchestre maladroit :

« Le lit est toujours plus chaud que le petit déjeuner; Toi, t'aimerais bien vivre sous la couette, pour l'éternité ! Regarde bien le monde qui t'entoure dans cette maison de cinglé; On fait Carnaval tous les jours, mieux tu pourras pas trouver ! Sors de ta couette, sors de ta couette !Rejoins-nous, ici c'est bien mieux; Tout l'monde est heureux; Sors de ta couette ! »

« STOOOOOP ! Vous avez gagné je me lève. Mais par pitié arrêtez ce massacre ! » Hurla une blonde farouche bondissant hors de sa couette. Et c'est sous des cris de victoire et d'acclamation qu'elle descendit, grimaçant, grommelant dans sa barbe, baillant tout en frottant ses yeux cernés. À peine étaient-ils arrivés à la cuisine que Henry se jeta sur le petit déjeuner engloutissant tout ce qu'il pouvait trouver aussi proprement qu'un ogre.

« Henry ! »

L'interpellé se releva lentement, avalant tout rond ce qu'il venait d'avaler, sous le regard inquisiteur de Régina. « Désolé. » Dit-il en s'essuyant la bouche avec sa manche avec son air d'innocent. Ce geste fit froncer davantage les sourcils de la brune, qui lui tendit un torchon en déplaçant son regard noir sur la blonde qui posa sa tasse immédiatement en grognant :

« Quoi ? »

« Vos manières de sauvages à vous deux me désespère ! Dire que je vais devoir assister à cela tous les jours maintenant ! » Feignit la brune en roulant des yeux, un sourire malicieux s'étirant malgré elle, qu'elle tenta de cacher derrière sa tasse.

La brune avait de plus en plus du mal à se retenir de rire en voyant sa compagne confuse, ouvrant fermant la bouche en fronçant les sourcils, bougeant le doigt dans le vide. C'était vraiment trop fort à voir.

« Euuuhh ''tous les jours'' comme dans : tu ne repartiras pas à Washington ? »

« Oui, j'ai démissionné. Je ne sais pas encore dans quel domaine je vais me reconvertir, mais je compte ouvrir ma propre entreprise. » Régina attendit impatiemment leur réaction, baladant son regard sur chacun d'entre eux, essayant de percevoir leur pensées, tout en buvant son café.

« Sérieux ? Genre sérieux ? Vraiment ? » Bredouilla Henry entre deux bouchées, le sourire jusqu'aux oreilles. Régina hocha la tête avec sourire soulagé, tout en tapant dans la main de son fils qui se réjouissait sincèrement comme Ludi qui voulu faire elle aussi un high five à la brune, qui lui fit un bisous en prime. Quand elle revint à sa place Emma l'attendait l'air soucieux, elle lui demanda à l'oreille si l'adoption de Ludi était finalisée au moins, ce à quoi Régina répondit d'une sublime sourire et d'un clin d'œil. Le visage de la blonde s'élimina à son tour, elle glissa son bras autour de sa compagne posant sa main sur sa hanche, et dans un dernier regard elles se mirent d'accords sur la façon d'annoncer cela à la petite.

« Ludi chérie, nous avons quelque chose d'important à te dire. » Commença Régina pour attirer toute l'attention de la blondinette, qui les regarda avec de grands yeux ronds terrorisés, se rabougrissant sur sa chaise.

« N'aies pas peur gamine c'est un quelque chose plutôt chouette, enfin je suppose, enfin oui, enfin... » Régina stoppa le shérif en entremêlant ses doigts aux siens pour l'apaiser.

« Voilà, tu vois ceci. » La brune posa un dossier devant la petite en l'ouvrant. « C'est les papiers officiels pour ton adoption. Il faut que Anita le signe et atteste qu'ici est un foyer acceptable pour toi. Et que le psychiatre atteste que tu te sens bien ici et que psychologiquement tu es prête pour l'adoption, donc il faudra répondre sincèrement à toutes les questions qu'il te posera. Mais, toi seule ma puce à le pouvoir de décision. Si tu ne veux pas que l'on t'adopte ça ne se fera pas. Nous ne serrons pas tes mamans et du coup ça sera toujours Anita qui sera responsable de toi. Mais ne t'inquiète pas tu pourras quand même rester ici, et nous on t'aimeras toujours autant d'accords. Nous serions juste très heureuse de t'avoir comme fille, parce que nous voulons te protéger et surtout parce que nous t'aimons aussi fort que des parents et ça, quoi qu'il arrive ça ne changera jamais. »

Régina rejoignit Emma de nouveaux, se collant un maximum contre elle pour cette fois-ci apaiser son cœur qui battait à tout rompre. Ludi regarda autour d'elle anxieuse, triturant ses mains sur ses jambes, et comme elle ne disait pas un mot, une tension d'appréhension et de stresse s'installa dans l'air.

« J'aimerais que tu fasse vraiment partie de la famille tu sais, tu es déjà comme une petite sœur pour moi... » Avoua timidement Henry. Mais la petite baisa la tête, complètement paralysée d'angoisse. C'est à ce moment qu'Emma comprit, elle se décolla de Régina en dictant calmement à la petite d'aller s'habiller vite fait et de mettre de affaires chaudes. Elle monta pour faire de même suivit par Régina qui lui demanda ce qu'elle faisait, la blonde lui demanda juste de lui faire confiance qu'elle lui expliquerait plus tard. Régina l'embrassa sur le pas de la porte, lui donnant ses clefs de voitures puis elle remit correctement le bonnet à la petite lui caressant la joue tendrement avant que les deux blondes ne partent.

« Je t'attends ici, va parler à ton papa. » Dit, la blonde en se garant près de la même plage où elle était venue s'exiler la nuit dernière. Ludi leva des yeux mouillés vers la blonde qui avait vue juste, elle avait peur de l'adoption par rapport à son papa. « Je ne peux pas te promette qu'il puisse t'entendre, mais je peux te promettre que ça te fera beaucoup de bien. Il te manquera toujours autant mais comme ça il sera toujours présent en toi. » Reprit la blonde en ouvrant la portière à la petite. Celle ci ne descendit pas tout de suite, elle hésita mais d'une voix fragile qui trahissait une forme d'admiration pour le shérif qui lui donnait le sentiment d'être enfin comprise, d'être enfin traitée comme quelqu'un qui n'était pas différent, elle dit un simple mais inestimable :

« Merci. »

Emma se pencha la suivant d'un regard soucieux, tout en se frottant énergiquement les mains pour les réchauffer. Puis elle gratta le volant avec le peu d'ongle qu'elle avait, l'atmosphère maussade la rendant vraiment mal à l'aise. Très vite ne le supportant plus elle alluma pour la première fois le poste, et laissa ''Playlist 1'' se lancer, elle sourit mielleusement sur ''Hit the wave'' de Marmozets, parce que c'était un de ses groupes de rock préféré, ce qui prouvait que finalement Régina et elle n'étaient au fond pas si différentes. Elle s'enfonça dans le siège et ferma les yeux, comme pour se fondre dans la musique et boire les paroles...

« MANNN LES PARENTS DE GRACE DEMANDENT QU'EST CE QU'ON FAIT POUR THANKSGIVING ?! »

Régina sursauta et manqua de s'entailler le doigt à la place du poivron. Les sourcils froncés, le cœur battant à la chamade elle plaqua son couteau sur la planche à découper en s'essuyant le front du revers de la main puis elle cria à son tour :

« SI TU AS QUELQUE CHOSE À ME DIRE, DESCENDS HENRY, C'EST UN MINIMUM DE SAVOIR-VIVRE ! »

Ni une ni deux, le jeune homme claqua la porte de sa chambre et dévala les escaliers, ce qui fit rouler des yeux la brune, mais lasse elle ne fit pas de remarque.

« Whooo ! Tu es stressée. Détends toi Emma va tout arranger, elles arrivent là je suis sûr ! » Analysa t-il en voyant sa mère crouler sous les plats et la nourriture, éminçant un poireaux à toute vitesse, le couteaux claquant fortement sur le bois de la planche. Elle cuisinait quand elle était anxieuse et à chaque fois il y avait de quoi nourrir un régiment !

« HumHum. » Répondit-elle vaguement, peu convainque, en versant les bouts de poireau dans un récipient. « Avec ta mère nous n'avons pas encore parlé de nos projets pour Thanksgiving, on est dimancheeee »

« 15. » L'aida t-il.

« Et bien, nous avons 11 jours pour l'organiser. Dit à Grace, que je contacterais ses parents en début de semaine. Et pour ce qui est de ton anniversaire, il va falloir que tu commence à le préparer car je te rappelle que c'est seulement deux semaines après Thanksgiving et que nous allons pas le faire à ta place jeune homme et- »

Elle fut coupée par la porte d'entrée qui s'ouvrit sur les deux blondes, précipitamment elle abandonna son couteaux sur le plain de travail et les rejoignit interrogeant du regard le shérif, qui n'avait pas l'air d'en savoir plus qu'elle. Son regard alors glissa sur la petite et comme celle-ci avait les yeux rouges et le nez qui coule elle eut un petit pincement au cœur et eut envie de la serrer dans ses bras. Mais elle ne voulait pas la brusquer alors elle prit le bout de son tablier, s'accroupit doucement devant elle et lui offrit un magnifique sourire réconfortant avant de la moucher affectueusement.

« Voilà, ça va mieux ? » Osa t-elle lui demander avec tendresse. Ludi hocha la tête mais les larmes reprenaient de plus belle, cette fois-ci Régina ne put se contenir, elle la pris dans ses bras en caressant l'arrière de sa tête, Ludi la serra fort en enfouissant sa tête dans son coup.

« Câlin sandwich ! » Clama Emma en venant incruster le câlin. La blondinette, leva la tête un sourire aux lèvres malgré les larmes et enroula un de ses bras autour du coup de la blonde, collant sa tête d'un côté à Régina et de l'autre à Emma, en soufflant timidement :

« Je vous aimes mes mamans. »

« Je t'aime aussi. » Répondirent-elles en cœur, en frottant leur nez sur les joues toutes froides de la petite qui ricana de bonheur. La blonde tendit le bras vers Henry, qui les rejoignit de bon cœur pour leur premier câlin en famille.

« Et si on organisé un grand dîner ce soir pour fêter ça ? » Proposa Régina en enlevant son tablier pour le changer contre un propre.

« Carrément ! On pourrais inviter Chaca et Tipo avec leur parents si tu veux gamine ? » S'enthousiasma la blonde installée sur le tabouret en face de sa compagne tout en aidant la petite à s'asseoir à côté d'elle. La blondinette se réjouissait déjà d'avoir ses amis pour jouer avec elle ce soir.

« Ainsi que le maire. C'est leur oncle après tout et c'est un ami de la famille. »

« De quel famille ? » Protesta la blonde qui savait déjà que la réponse aller lui déplaire, et ça pas qu'un peu...

« La notre. Et vue que c'est la soirée de ta fille et non la tienne tu vas faire un effort et être gentille avec Kuzco, n'est ce pas ? » établit la brune en lui offrant un de ses plus beau regard catégorique et ténébreux.

« Vos désir sont des ordres Majesté. » Confirma la blonde en se mordant la lèvre, elle ne savait pas si c'était le ''ta fille'' ou cette façon de la transpercer du regard, c'était sûrement les deux, mais elle trouvait la brune terriblement sexy...Elle lui fit un clin d'œil aguicheur, qui arracha à la belle brune un sourire licencieux.


« Des poules ?! Excuse moi mais je reste sceptique. » Récusa la brune en vaporisant son parfum dans son cou et sur sa nouvelle robe noire.

« Des poules, un ou deux lièvres et j'ai aussi pensé à un cheval, un jeune évidemment. Ou au pire un shetland même s'ils non pas un caractère facile. » Souligna la blonde en se tortillant pour enfiler son Levi's, les cheveux lui tombant devant les yeux, venant lui chatouiller le nez.

« PARDON ?! Non mais tu réalise qu'elle n'a que 6 ans, c'est non seulement beaucoup trop de responsabilités pour son âge mais c'est aussi une charge de travail bien trop importante, et c'est sa scolarité qui risque d'en pâtir ! » Révoqua Régina passant devant la blonde qui enfilait sa large veste en jean clair sur un débardeur assez lâche gris. Elle ramena sa tignasse blonde en arrière d'une main, fronçant des sourcils en reprenant son argumentation, elle n'avait aucune intention de lâcher l'affaire :

« Bientôt 7 déjà. Et ok je veux bien, ça fait peut être trop. Je dit à Gepetto que finalement on lui prends que deux,trois poules. Avant de faire ta rabat-joie écoute moi : Primo, grâce aux poules on aura de bons œufs frais. Deuzio, tu la lu aussi le devoir qu'elle a fait à l'école, elle rêve de devenir ''vétérinaire pour les fermes''. Je trouves juste important de la conforter dans son rêve. Et puis merde, tu sais qu'elle sera folle de joie de les avoir comme cadeaux à noël ! Tu veux la priver du cadeaux de ses rêves pour son premier noël en famille ? C'est vraiment ça que tu veux ? »

« Langage. » Répondit sévèrement la brune avec automatisme, enfilant son blazer vert sombre tout en songeant aux paroles de la blonde, avant de répondre avec une expression perplexe : « Un poney me semble tout de même plus approprié, je pourrais lui donner des cours d'équitation. C'est une activité bien plus instructive que de nourrir des volailles ! »

Et avant même que la blonde puisse répliquer, Régina se redressa se dirigeant vers la porte en concluant avec un ton plus qu'impérial : « Nous sommes donc d'accord pour un poney. Quand tu en fera part à ton père adoptif, tu en profitera pour les inviter à Thanksgiving : il serait tant que tu me présente ainsi que nos enfants à ta famille. Pendant que je m'occupe de mes amuse-bouches et de recevoir les convives qui vont arriver d'une minute à l'autre, va voir si Henry et Ludi sont prêts. »

Emma, se mordit la lèvre inférieur, les yeux savourant la paire de fesses parfaitement sculptée de sa tyrannique amante qui lui tournait le dos. Elle posa sa main sur la sienne pour l'empêcher d'actionner cette foutue poignée, et dans l'autre elle engloba tout son sein en venant se coller à son dos, tout en lui soufflant dangereusement dans l'oreille : « Mais pour qui tu te prends, femme ? »

Elle la retourna et la plaqua contre la porte, enfermant sa nuque dans sa main piégeant ses yeux noisettes dans les siens, la brune ouvrit la bouche mais Emma posa un doigt sur ses lèvres en ajoutant d'une voix redoutable : « Shhshhh... Rien, de ce que tu pourrais dire, ne t'aiderait. » avant de l'embrasser avec une vive douceur. La brune succomba à la blonde qui avait une attitude dominante mais des gestes infiniment tendres. Elle frissonna de la tête au pied quand la blonde s'arrêta dans son cou, lui massant le sein d'une main, et lui soulevant passionnément la cuisse de l'autre, son souffle chaud derrière son oreille lui subtilisa un gémissement.

Exaltée, elle ramena le corps chaud et athlétique du shérif contre elle, enfonçant ses ongles dans son dos, la blonde en profita pour faufiler sa main sous la robe et le dessous de la brune, et commença à la caresser généreusement tout en continuant à faire des merveilles dans le creux de son cou. Avide de sa belle blonde, Régina se mordit la lèvre tout en glissant sa main sous le débardeur du shérif dans l'intention de se délecter d'elle. Mais à peine avait-elle frôlé son ventre que la blonde la repoussa dans un mouvement de recul, mettant fin à leur ébat, une expression de gêne et de détresse collée au visage. Régina sourcilla, lui portant un regard d'incompréhension chargé d'inquiétude tout en bafouillant : « Qu'est ce que ? Em- »

La sonnette aiguë du portail la coupa, dans la confusion générale la blonde s'empressa de répondre tout en évitant les yeux stupéfaits de la brune : « Je dois aller voir les...enfants. » avant de s'enfuir dans un coup de vent. « Euuh, mais... » Régina resta interdite, elle du prendre quelques secondes de plus pour se reprendre. Elle prit un grande bouffé d'air pour ravaler son inquiétude et sa frustration, puis elle lissa sa robe et se recoiffa énergiquement en se promettant d'en reparler avec Emma aussitôt que les invités seront parties.