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Chapitre 22 – Happy Birthday !
2 jours avant l'anniversaire d'Henry.
Régina était au téléphone avec son architecte quand Henry déboula, tête baissée ne prenant la peine de saluer sa mère ou Snow qui donnait un cours à Ludi, il monta et claqua violemment sa porte de chambre.
« Écoutez tout ceci est très bien mais je dois vous laisser, au revoir. » Raccrocha t-elle les sourcils froncés inquiète du comportement de son fils en servant à Ludi un grand verre de smoothie fraise, banane. Elle hésita à monter immédiatement ou laisser le jeune homme se calmer de lui même. Mais quelque chose au fond d'elle lui dit que c'était plus sérieux qu'une mauvaise journée au lycée.
Devant la porte de son fils, Régina redouta ce qu'elle allait trouver derrière. Un adolescent qu'il allait défouler son mal être sur elle ? Un adolescent qui la rejetterait ne lui laissant aucune chance de soulager son mal être être ? Elle souffla et se décida à toquer avant de rentrer.
« Henry chéri qu'est ce qu'il ne va pas ? » Demanda t-elle soucieuse, quand elle vit son fils pleurer arrachant rageusement une photo.
« SORS ! » Lui hurla le jeune brun en jetant sa crosse qui était sur son lit.
Mais Régina n'en fit rien et l'attrapa fermement entre ses bras comme toute réponse, posant sa main derrière sa tête en lui embrassant le front. Et la rage du jeune homme s'estompa petit à petit, jusqu'à ce qui lui retourne son étreinte en pleurant contre elle.
« Elle m'a largué. » Lâcha t-il en se dégageant, venant s'écrouler sur son lit. Ravalant comme il pu ses larmes.
« Apparemment à Thanksgiving elle s'est rendue compte que notre relation était devenue bien trop bizarre. Elle ne veut pas sortir avec le fils de sa sœur. Qu'elles aient le même sang ou non. Tu le crois toi ?! » Expliqua le jeune homme la rage au cœur quand sa mère le rejoignit.
Régina posa un regard désolé sur son fils qui avait le cœur brisé. Voilà pourquoi elle ne cautionnait pas cette relation, elle aurait voulue le préserver de ça encore quelques années. Mais elle ne pouvait pas empêcher son petit prince d'aimer. En revanche, comme Emma lui avait dit, elle pouvait l'aider à se remettre de cette chute. Elle lui tendit un paquet de mouchoir et en attrapant son regard et lui certifia sur un ton chaud et convaincu :
« Je pourrais te dire que ce n'est pas grave et que tu finira par l'oublier. Mais ça ne serait pas vrais. Je sais que ça fait mal, perdre son première amour ce n'est pas rien. Et non tu ne l'oubliera jamais. Elle restera un petit bout de toi quoi que tu fasses. Mais ce que je peux te promettre Henry, c'est que la douleur finira par s'atténuer, l'amertume aussi. Les souvenirs deviendront moins cruels et un jour tu finira par sourire en te souvenant d'elle.
Parce que un jour et plus vite que tu ne le crois tu finira par retomber amoureux. Tu te fabriquera de nouveaux souvenirs. Et parce que ta vie ne résume pas qu'à ça, tu as tellement de choses à découvrir, à vivre. Tu découvrira à ta façon comment mener ta vie, peut être que tu souhaitera te marier et avoir des enfants. Mais peut être pas. L'amour c'est un peu comme la vie, ce n'est pas simple mais nuancé et c'est ça qui en fait toute sa beauté. »
Le jeune homme sembla se calmer et ramena ses genoux contre son torse. Avec ses yeux rouge et imbibés il vit sa mère différemment. Il ne savait pas vraiment pourquoi mais il lui fit confiance. Et comme il mourrait d'envie de savoir il lui demanda d'une voix fragile :
« Ce n'est pas mon père ton première amour pas vrais ? »
« Non, mais ta tante Zelena l'est. »
Il fronça des sourcils d'étonnement, en bafouillant un ''quoi ?!''. Et avec un sourire en coin sa mère commença à lui raconter l'histoire qui la liait à Zelena. Et ce fut plus facile qu'elle ne le crut. Mais Henry resta complètement confus, elle s'y attendait et le redoutait mais il lui posa la question avec un soupçon d'aigreur :
« Mais tu as toujours aimé les femmes en fait ? Tu as aimé mon père ? »
Cette fois-ci elle n'eut aucune envie de sourire. La peur, non l'angoisse lui tordit le ventre. Elle ne pouvait plus éviter cette conversation, mais elle s'en sentait incapable. Et Henry qui la perçait du regard. Elle imagina le perdre. Sa main trembla alors elle posa son autre main dessus. Elle avait le choix de fuir, de mentir ou d'enfin parler à son fils. La voix de sa compagne résonna en elle, Henry avait non seulement le droit mais le besoin de connaître ses racines...
Et c'est avec beaucoup de difficulté qu'elle lui avoua qu'elle avait toujours aimé exclusivement les femmes. Elle lui raconta l'ultimatum que sa mère et sa carrière lui avaient posé. Et enfin comment elle avait rencontré son père. Et lui expliqua l'amour différent qu'elle portait à cet homme qui était devenue son meilleur ami et puis son marie. Mais elle ne put raconter la suite de l'histoire. Elle n'était pas encore prête et estimait Henry encore trop jeune pour la connaître. Alors elle se leva royalement et commença à s'en aller en ordonnant à son fils de faire correctement ses devoirs. Ça façon à elle de lui faire comprendre qu'elle ne répondrait plus à une seule question.
« Man' ! » L'arrêta le jeune homme. « Merci. »
Perdue dans ses pensées, Emma releva le nez en souriant quand Henry la salua.
« Joyeux Anniversaire gamin ! » Elle délaissa la réparation de la veille Harley de son père pour quand même aller embrasser son fils.
« Merci. Je peux ? » Demanda t-il en pointant la moto du doigt. Il n'avait pas encore super mine suite à sa rupture, mais Emma était contente de le voir sortir enfin de sa chambre.
« Bien sûr ! Tu sais très bien que j'aime bien quand tu viens bricoler avec moi. » Se réjouit-elle en reprenant là où elle en était. Mentalement elle remercia cette veille moto qui avait permis de rendre sa relation avec son père un peu plus spéciale. Et qui permettait aujourd'hui de faire de même avec son fils... En voyant les cernes du jeune homme, elle pinça des lèvres et lui demanda en cachant l'inquiète dans sa voix :
« Tu es bien matinale pour un dimanche, surtout le jour de ta soirée d'anniv'. L'impatience ? »
« Ouais... » Lâcha t-il blasé et pour conclure la conversation judicieusement il rajouta : « Je pourrais dire pareil pour toi, ce n'est pas genre ton seul jour de repos depuis quoi deux ou trois semaines ? »
« Je me suis couchée tôt. » Dit-elle sur le ton de l'évidence alors qu'en réalité elle était venue s'occuper l'esprit avant de devenir folle à force de se ronger les ongles...
Rahhh elle détestait le voir comme ça, lui qui déborde toujours d'énergie avec son grand sourire malicieux... Elle en voulait un peu à Grace pour lui faire du mal, mais en même elle comprenait pourquoi cette relation rendait sa frangine inconfortable. Du coup elle ne pouvait s'empêcher de se sentir coupable. D'abords c'est parce que sa relation avec Régina était devenue sérieuse qu'il était devenue son fils. Ensuite elle avait sermonné Régina, alors que finalement si elle aurait interdit à Henry de côtoyer Grace peut être qu'il n'en serait pas là aujourd'hui. Mouais bof, cette tête de pioche aurait tout fait pour sortir avec Grace quand même...
Elle n'avait vraiment pas le choix, elle devait sortir les grands moyens pour faire sourire son fils. C'était quand même son anniversaire bordel ! Alors elle annonça d'un ton tout à fait banal : « Tu sais que si on arrive à refaire démarrer cette beauté, un jour elle sera à toi. »
« Non sérieux ?! Mais man' ?! » S'exclama t-il entre stupéfaction et excitation. Les yeux brillants et grands ouverts. Un grand sourire naissant aux creux de ses joues.
« Oh ta mère vas me tuer ça c'est sûr. Mais, intégrer l'université c'est toujours un grand moment hein ? Ça sera un peu ma façon à moi de te montrer que je suis fière de toi. Et que je te fais confiance pour faire les bons choix pour nous prouver que nous t'avons bien élevé. »
Pour toute réponse il lui offrit un regard chargé d'admiration et un immense sourire touché. Satisfaite Emma lui ébouriffa les cheveux avec ses mains pleines de graisse de moteur, ce qui fit faussement râler le jeune brun.
Après un heure et demi de travail le shérif sortie la moto du garage. Ils se jetèrent un dernier regard rempli d'espoir, retenant leur souffle avant que la blonde n'essaye de démarrer. Au ronronnement de la veille Harley il poussèrent des cris de victoires en se sautant dans les bras, l'excitation à son maximum. Ils avaient réussi ! Enfin !
« Vas chercher mon casque, mon manteau et mes bottes et mets les. On va voir si elle roule vraiment pour de bon. »
Avant que sa mère ne change d'avis il se précipita de faire ce qu'elle demandait. Et monta derrière en contenant comme il pu son euphorie. Il hocha vivement la tête quand elle décréta que Régina ne devait jamais l'apprendre.
« YouuuuYOUUUU ! » Cria Emma aux anges quand il prirent la route et que la moto n'eut aucune difficulté à accélérer. Ce qui fit rire Henry, qui se dit que cette balade serait sûrement l'un des plus beaux souvenirs qu'il aurait en commun avec sa folle de mère.
Emma était soulagée de voir sa compagne faire l'imbécile avec un sushi pour faire rire leur fille qui était d'humeur fofolle ce soir. Le début de soirée avait été difficile, Régina voulant absolument allait fliquer la fête qui se déroulait dans la salle de réception. Après avoir vérifié qu'il ne traînait pas une seule goutte d'alcool. Et terrifiée les amis d'Henry. Elle était revenue plus sereine et accepta enfin de laisser les adolescents en paix. Alors Emma avait eu l'idée de manger toutes les trois devant Monstre Académie. Et avait commençait par faire rire la petite en gobant tout rond un sushi, évidemment elle l'avait avalé de travers. Et c'est ça qui fit le plus rire la blondinette mais aussi la brune qui lui avait jeté un regard sous-entendant : ''Bien fait pour toi''.
Une fois leur petit repas terminé, elles s'installèrent dans le canapé, emmitouflées dans un grand plaid pour finir le dessin-animé. Quelques minutes après l'on toqua à la porte et c'est Régina qui se leva les sourcils froncés.
« Il ne me semble pas que tu nous ai prévenue de ta venue. Que fais-tu ici ?! » Lança t-elle méchamment à Snow qui chercha du regard sa sœur en répondant craintivement qu'elle était venue garder la petite. La brune posa une main mécontente sur sa hanche et se tourna vers le shérif qui répondit en se passant la main dans les cheveux :
« Surprise ! »
« Pardon ? » Répliqua Régina pas du tout amusée face à une Emma visiblement mal à l'aise qui se forçait à sourire ce qui lui donnait l'air d'une imbécile.
« Couvre toi bien et mes des bottes plates, je t'attends dehors. » Ce contenta de dire la blonde en attrapant rapidement son manteau,bonnet et écharpe avant de disparaître dehors tête baissée.
La brune haussa un sourcil, mais s'exécuta en avertissant Snow de ne pas laisser la petite manger des friandises, de la mettre au lit pour 21 heures grand maximum si elles ne sont pas rentrées . Et de faire attention à ce qu'elle se brosse correctement les dents. Et de ne pas oublier de lui mettre son disney pour qu'elle s'endorme devant. Et enfin de faire bien attention à la fête, que ça ne dégénéré pas.
« Emma- » Essaya t-elle d'interroger la blonde qui l'attendait en piétinant sur place.
« Je veux te montrer quelque chose. C'est très important pour moi... » La coupa la blonde d'un ton très sérieux et le regard presque implorant. La brune hocha la tête en acceptant la main tendu de la blonde, déconcertée par ce soudain changement d'attitude. Elle ne savait pas s'il fallait qu'elle s'inquiète ou si Emma tentait simplement de lui faire une farce. Et ce sentiment ne s'arrangea pas quand sa compagne l'entraîna dans les bois qui longeaient le domaine. Plus elles avançaient entre les arbres et plus la brune s'agaçait faisant de très gros efforts pour faire confiance à sa compagne. Mais très vite, elle aperçut des petites lumières scintillantes sur les branches des arbres. L'inquiétude laissa place à l'émerveillement...Toutes ces lumières qui les surplombaient c'était tout simplement magique... Quand elle baissa le regard elle découvrit deux musiciens, l'un d'eux tenait un violoncelle et l'autre une contre-basse. Elle n'eut le temps d'exprimer quoi que ce soit, qu'Emma lui fit face, les joues rouges, lui prenant la deuxième main avec tendresse, le regard émue et anxieux et quand celle ci commença à parlé d'une voix chargée d'émotion et tremblante les musiciens se mirent à jouer Somewhere Only We Know :
« Régina... Mon amour... Je pourrais te dire que je n'ai jamais était aussi heureuse que depuis que tu fais partie de moi. Que tu es celle qui me tient en vie chaque jours passant. Que mon cœur, mon âme et chaque fibres de mon corps t'appartiennent à jamais. Que je te voue une admiration sans borne et ne cesserais jamais d'être époustouflée par ta grandeur et ta beauté. Qu'avec toi j'ai tout simplement l'impression de rêver éveillée. Que si l'amour est une faiblesse tu es ma plus grande source de force. Que je pourrais tout donner pour te voir sourire. Que je ferais toujours tout pour ne jamais te décevoir. Que toi et les deux enfants que tu m'as donné êtes ma plus grande réussite. Que vous êtes ce qui importe le plus. Quoi qu'il m'en coûte, je ferais tout et n'importe quoi pour vous. Que mon plus grand souhait c'est de vieillir à tes côté. Te chérir, t'honorer et n'aimer que toi dans la santé comme dans la maladie, dans la richesse comme dans la pauvreté, pour le meilleur et le pire. Et bien au de là de la mort. »
Fébrile elle se mit à genoux en ouvrant l'étui d'une splendide bague d'or et de rubis en reprenant avec beaucoup d'émotions :
« Mais je peux tout simplement te dire : Régina...Mon amour... Je t'aime. Inconditionnellement. Absolument. Infiniment. Épouse moi. »
La musique jouée par un violoncelliste et un contre-bassiste : Somewhere Only We Know - Simply Three.
