Aloha ! Je vous remercie encore pour vos reviews et pour me lire. Je m'excuse d'avoir tardé à publier ce chapitre. Et oui je vais finir cette fic, d'ailleurs la fin est proche !

Bon week-end à toutes et tous !


Chapitre 24 – Sapin de noël.

« Devinez ce que j'apporte ?! » Cria Emma en passant la porte non sans difficultés faisant rentrer le froid d'hiver à l'intérieur.

« Alors je dirais l'énorme sapin de noël que tu portes gauchement sur ton dos ? » Répondit Régina sur un ton hautain, en ramenant son gilet sur sa poitrine en fronçant des sourcils.

« Et tu pourrais pas m'aider ? » Râla le shérif qui perdait doucement patience avec ce fichu sapin qui ne passait décidément pas la porte et qui pesait trois tonnes.

« En quel honneur ? » Ricana la brune avec sarcasme, en amenant sa tasse de café brûlant à ses lèvres.

« Ok. HENRY ! » Abandonna Emma qui maintenant commençait réellement à s'énerver. Gratifiant sa compagne de salle bourgeoise à la con dans sa tête.

Une fois que l'adolescent arriva à la rescousse de sa mère, la sapin ne causa plus de problèmes. Après l'avoir posé dans le salon, la blonde remercia son fils en lui disant qu'au moins elle pouvait compter sur lui, ce qui n'était pas le cas de toute le monde ici. Visant clairement la brune, qui lui lança un regard noir auquel elle répondit d'un sourire satisfait. Et puis, ne résistant pas à son EvilQueen la blonde ne put rester plus longtemps fâchée et fonça sur son amante pour la prendre dans ses bras et l'embrasser. Calmant celle-ci par la même occasion, qui lui mordilla tout de même la lèvre par simple esprit de vengeance.

« Où sa cache ma petite fille chérie ? » Demanda le shérif en retirant son manteau et ses rangers.

« À ton avis. Dehors avec Maximus et Lilo malgré le froid et mon interdiction. Elle va finir par tomber malade. » Répondit la brune passablement agacée, en jetant un coup d'œil à son gratin de patate douce qui gratinait doucement, rependant sa délicieuse odeur dans le séjour.

« C'est pour ça que tu es grognon ? Tu n'as pas eu le dernier mot avec une autre blonde à caractère ? » Ricana la blonde avec un zeste de provocation.

« Ne me cherche pas Swan. Tu sais que tu ne gagnera jamais. » Lança franchement Régina dont le regard ne pouvait pas être plus confiant. Même si la blonde pouvait lire son amusement dans son petit sourire narquois.

« Oh tu m'as l'air bien sûr de toi, futur Swan. Mais si mes souvenirs sont bons j'ai déjà gagné. Et plus d'une fois. » Assura la blonde en s'accoudant au comptoir près de la brune, la cherchant du regard.

« Ils ne le sont pas. JE gagne toujours. Shérif. » Articula clairement la brune qui se penchait vers elle aussi dangereusement que sensuellement.

« On le décore ce sapin ? Où on attend la Saint-Glinglin ? » Intervint Henry qui en avait plutôt marre de ce petit jeux assez gênant. Sachant que ses mères avaient totalement omis sa présence.

« C'est bien ton fils, impatient et rabat-joie. » Lança le shérif en allant ouvrir la porte pour appeler Ludi, impatiente de voir la tête de la gamine devant l'immense sapin.

« Ok ça s'était totalement gratuit. Alors que je suis venue t'aider et tout. Tu as raison man, elle est d'une ingratitude affligeante. » Rétorqua l'ado sur un ton faussement outré mais véritablement condescendant.

Une petite blondinette au visage rougi par le froid, le nez humide, complètement emmitouflée dans une doudoune rose et dans un bonnet et écharpe de la même couleur débarqua en courant dans la maison, suivie de près par Lilo qui haletait langue sur le côté. Emma ricana instantanément en la voyant et pendant que la gamine s'émerveillait devant le sapin, elle la découvrit en la surnommant : ''ma petite guimauve'' et en lui demandant si elle ça la tentait de le décorer. Et ce fut bien évidemment un énorme oui.

Le gratin fumant sur le plant de la cuisine, des cartons de décorations ouverts un peu partout dans le salon. La petite famille ajoutait chacun une boule, ou une guirlande, ou une canne à sucre, ou une décoration faite mains, enfin tous ce qui leur plaisaient sur cette énorme sapin sans ce soucier vraiment du résultat final. Juste appréciant ce moment. S'amusant à jeter une ou deux boules sur les autres. Enroulant la petite blondinette dans une guirlande. Venant ajouter ou piquer une décoration sur la parcelle de sapin des autres pour les taquiner. Henry tentant de faire tenir une boule de noël en équilibre sur son nez pour un pari lancer par le shérif, qui tenta le même exercice juste après, sans grand résultat elle non plus. Du coup Régina profitant de leur cuisante défaite pour leur donner des gages...

Emma souleva avec douceur Ludi de terre pour qu'elle puise ajouter la touche finale au sapin, l'étoile en son sommet. Puis la blonde entoura sa future épouse de son bras, Ludi s'asseyant sur son grand frère, tous les quatre contemplant le résultat, sentant la magie de noël se répandre en eux et dans leur maison.

[ 24 décembre : Réveillon de noël. Fin d'après-midi. ]

« Merde, merde et merde, elle va me tuer. » Bougonna Emma en regardant l'heure sur l'horloge du commissariat. Cette affaire lui avait pris plus de temps que prévu et elle était censé être de retour à la maison pour aider Régina avec les préparations depuis et bien au moins 2 bonnes heures. Il y avait tous les cadeaux à emballer, tenir Ludi loin des jardins pour ne pas qu'elle découvre son poney fraîchement déposé par son frère. Et ce n'était pas chose facile à faire, cette gamine avait le don de se faufiler sans un bruit. Et puis sans parler de la bouffe et de. Attends une minute. Elle ne l'avait pas appelé. Elle devrait avoir au moins 5 ou 6 appels manqués de Régina. Et rien. Elle sortit son téléphone précipitamment de sa poche et jeta un coup d'œil. Non rien.

Son pouls s'accéléra quand elle tomba tout de suite sur la messagerie. Rangeant rapidement des documents étalés sur son bureau dans son armoire fermée à double tour. Râlant après le répondeur avant de rappeler immédiatement. Essayant de ne pas s'en faire, essayant de se persuader qu'elle était juste trop occupée ou trop en colère pour répondre et que son téléphone était éteint parce que elle n'avait plus de batterie... Elle avait juste à rentrer à la maison et elle serait là avec son regard noir et ses menaces mais elle finirait par craquer plus vite qu'elle ne le pensait et qu'elles pourraient profiter du réveillon. Leur 1er réveillon. En famille.

« Qu'est ce que.. » Sourcils fronçaient, respiration coupée Emma trouva dissimulée sous les documents une enveloppe provenant visiblement d'un pays étranger, arrivée ici elle ne sait comment. Elle en sortie une simple carte avec une adresse imprimée dessus et rien d'autre. Et il ne fallu pas une seconde de plus au shérif pour comprendre. Mais elle préféra d'abord s'assurer qu'elle n'était pas parano, alors elle vérifia sur la bande vidéo si un intrus n'avait pas déposé ça aujourd'hui. Et elle vit que ce n'était pas le cas, elle l'avait donc reçu dans son courrier déposé par Graham dans ses papiers. Immédiatement après ça, elle appela Henry en prenant le soin de cacher son angoisse grandissante. Une boule d'appréhension et d'espoir gonflant dans son estomac comme une grosse boule de mie de pain.

« Hey gamin ta mère est à la maison ? »

« Non elle n'est toujours pas rentrée. Tout va bien ? » Attesta l'ado la voix légèrement inquiète.

« Oui, t'inquiète pas. Je vais pas tarder à rentrer. Surveille bien ta sœur. » À peine avait-elle raccroché qu'elle appela directement au travail de Régina. La boule ne cessant de gonfler, le cœur vrillant dans la poitrine. Elle tomba sur le second de sa compagne qui lui affirma qu'elle était bien venue travailler ce matin et qu'elle était bien partie à 11h30 comme prévue. Elle le remercia rapidement avant de raccrocher violemment et de se laisser choir sur le dossier du fauteuil, tête à la renverse. Étouffant dans une panique indescriptible. Le ciel venait de lui tomber sur la tronche, il ne restait d'elle qu'une flaque visqueuse de chair et de sang.

Puis un flot d'adrénaline parcouru son corps en entier, bloquant comme il put la panique qui s'emparait d'elle. L'aidant à se concentrer comme jamais, la poussant à agir. Elle pianotait vivement sur son ordinateur, tentant d'abord de géolocaliser le téléphone de Régina. Mais comme elle s'en doutait cela ne donna rien. Alors elle vérifia la position exacte de la voiture de Régina. Elle avait posé une balise GPS utilisée par les forces de l'ordre sans lui en parlait, et c'est exactement pour des cas comme celui-ci qu'elle l'avait fait. Pendant le chargement les moindre fibres de son corps se contractèrent douloureusement. Avant de se tordre à l'extrême quand aucune position ne put être trouvée. Quelqu'un avait pris la précaution de l'enlever en prenant soin de la désactiver avant pour ne pas que le shérif puisse recevoir une alerte. Elle écarta donc l'hypothèse d'un accident de voiture...Tout ça c'était du travail de pro, de vrais putain de pro. D'abord l'enveloppe envoyée depuis l'étranger donc intraçable et sûrement dépourvue d'empreintes. Quelqu'un avait enlevé Régina et ce tordu voulait s'amuser avec le shérif en la piégeant avec cette putain d'adresse !

« Putain, les fils de. Du calme. Ce n'est peut-être pas ça. » Espéra la blonde qui s'arrachait les cheveux de désespoir. Comme dernier recours, elle vérifia si aucun accident de voiture n'avait était signalé depuis 11h30 sur la route entre Boston et Storybrooke. Mais rien. Même pas un petit accrochage. Aucune voiture correspondant à celle de Régina aperçue abandonné au bord de la route non plus.

« Shérif, Graham vient de recevoir un appel suspect, un numéro masqué et une voix modifiée vient de lui dire : '' Viens seule si tu veux la récupérer vivante ''. » Expliqua David d'un air grave et entrant dans le bureau sans même toquer.

« PUTAIN ! » Hurla le shérif à s'en décrocher les poumons, en envoyant sa chaise de bureau dans le mur, renversant toute une étagère qui s'effondra lourdement sur le sol.

« Oh Emma qu'est qui ce passe ?! » Demanda David vraiment inquiet en retenant Emma de s'en prendre à une armoire.

Elle lui expliqua en gueulant, complètement folle de panique et de rage pour le téléphone, la voiture, la carte et ce qu'il venait de lui dire confirmait que Régina avait été enlevée par un putain de taré qui avait les moyens et savait ce qu'il faisait. Puis elle sortit de son bureau comme une furie, le visage écarlate, la démarche furieusement agressive. Et David ne la reconnue pas, elle n'avait plus rien d'humain dans le regard, lui donnant franchement froid dans le dos. Mais il tenta de la rattraper en lui criant d'attendre et lui demandant où elle allait. Mais elle lui claqua la portière au nez et démarra en trombe. Il sauta donc dans l'autre pick-up pour la suivre en prévenant brièvement Graham de ce qui se passait par talkies-walkies.

« Emma ! » Essaya David en sortant de la voiture et rejoignant le shérif chez elle. Mais avant qu'ils ne passent la porte, elle se retourna carrément hystérique en le sommant de fermer sa gueule devant les gamins, qu'ils ne devaient rien savoir, qu'elle allait ramener Régina à la maison ce soir et qu'ils fêteraient noël comme-ci de rien était. Elle ne lui laissa aucune possibilité de réponse en lui tournant le dos et entra en appelant les enfants.

Elle leur expliqua avec un calme et une neutralité incroyable qu'elle devait aller aider leur mère qui était complètement débordée parce que plusieurs employés ne s'étaient pas présentés, qu'elles étaient toutes les deux désolées mais qu'elles seraient là à temps pour le repas du réveillon, qu'elles le promettaient et qu'elles les aimaient de tous leurs cœur. David n'en revenait pas du changement d'attitude de la blonde, lui en aurait été incapable, comme tout être normalement constitué pensa-t-il. Il était sur le point de lui parler pour essayer de la raisonner mais elle l'attrapa à l'écart à l'étage dans le bureau de Régina et lui lança avec un ton plus que redoutable :

« Tu ne bouges pas d'ici et veille sur Henry et Ludi. Et surtout tu la boucle, tu ne préviens personne. Tu m'entends : personne. »

« Non Emma tu vas te jeter dans la gueule du loup là. Ce n'est pas un plan ! Tu ne pourras pas la récupérer s'il te tu avant même que tu puisse la voir. Il faut prévenir les autorités de Boston, ils nous aideront, ils ont beaucoup plus de moyens. Ça ne relève pas de notre compétence ! On ne sait même pas pourquoi ni par qui elle a été enlevée ! On se sait rien à part que c'est du suicide ! » Lança t-il avec de grands gestes dévoilant son désarroi.

« Ferme là Nolan ! Si on fait ça dieux seul sait ce qu'ils lui feront subir ! Non, je vais régler ça vite fait, bien fait. C'est ma seule chance... » Rétorqua t-elle avec la voix qui s'enrayait et les yeux enflés par l'affolement.

« Bien alors je viens avec toi. » Il se levait déjà, bombant le torse, la tête haute. Prêt à assurer les arrières de sa belle-sœur, même s'il la peur grouillait dans ses tripes.

« Hors de question ! » Refusa t-elle catégoriquement en le repoussant pour qu'il se rassoit sur le bureau.

« Je viens avec toi ! » Renchérit t-il mais n'osant pas se relever pour autant.

« NON ! Ils ont dit : seule. Et je ne veux pas qu'ils aient encore plus d'emprise sur moi. La savoir en danger mais déjà suffisamment insupportable. »

« Mais- »

« TU vas rester ici et veiller sur les gosses. Je n'hésiterais pas à te tirer une balle dans chaque genoux s'il le faut David. Comme je n'hésiterais pas à t'en mettre une entre les deux yeux si tu décide de prévenir qui que ce soit. » L'avertit-elle avec une profonde sincérité, plantant des yeux glacés et irrévocable sur lui.

Laissant sa menace en suspension dans l'air elle laissa David éberlué et quelque peu effaré derrière elle. La blonde fonça droit au commissariat avec détermination. Refusant jusqu'au plus profond de son âme qu'il n'arrive quoi que ce soit à Régina. Elle s'en foutait royalement des conséquences, ceux qui ont osé toucher à sa femme allait le regretter amèrement. Ce qu'elle ressentait n'était même pas descriptible, c'était plus que de la rage. Une envie de tuerie bien sanglante s'y rapprochait presque. Sur cette dernière image elle envoya valdinguer l'armoire qui planquait l'armurerie du précédent shérif. Vers la fin le vieux était devenu frappadingue et s'était constitué une petite collection d'armes à usage militaire pour "protéger" la ville des "attaques terroristes". Bref, Régina l'avait gracié et avait confié au shérif suivant la lourde de tâche de dissimuler et garder cette armurerie scellée.

Sauf que la blonde n'était à ce moment là plus le shérif, elle sortit son glock et tira dans les cadenas. Sans hésiter elle en sortit un M16A4 avec une tripotée de minutions. Elle le chargea et le déposa dans son sac à dos avant d'enfiler un gilet par balle et d'enfouir par précaution un couteau de chasse dans l'une de ses rangers. Parée, concentrée sur une seule chose récupérer Régina par tous les moyens. Elle enfourcha son Harley et démarra comme une furie ravalant son angoisse comme elle avalait les kilomètres.