Bonjour !
Il semble que cette histoire ait trouvé un petit public qui se laisse tenter. Et tant mieux pour moi ! J'espère qu'elle continuera de vous satisfaire.
Merci pour les nouvelles mises en alerte et/ou en favoris. Le nombre augmente et même si vous ne vous manifestez pas, c'est agréable de savoir que cette histoire est suivie.
Cassy-chou : j'ai semé des petites choses que je dois développer ;) et le couple a besoin de temps, car une relation compliquée ne peut devenir parfaite vite. Ca se construit doucement, du moins selon moi ! ;)
POV Bella
A mon plus grand soulagement, cette journée avec Edward et notre nouveau statut se déroula comme les autres. Rien n'avait changé. Est-ce que ça voulait dire que nous nous comportions déjà comme un couple, ou simplement que ce n'était que le début ? Je n'en savais rien. Je n'étais pas coutumière de « ca ». Jared mis à part, je n'avais jamais eu de relations. J'étais la plus des novices des novices dans les nouvelles relations. Mais là, tout ressemblait à avant : j'allais me doucher tandis qu'il rangeait la cuisine, on allait faire un tour chez un disquaire pour trouver de vieux vinyles, on se faisait un petit barbecue, j'étudiais tandis qu'il composait sur sa guitare. Normal, quoi. En même temps je ne savais pas ce que je craignais.
Assise à la table de la salle à manger, mes lunettes de confort sur le nez, je relevais la tête de mon PC portable pour le regarder : il était super concentré, son médiator entre les dents, écrivant des notes sur la partition tout en tenant sa guitare contre lui. C'est dans ses moments-là (et bien d'autres soyons honnêtes) que je le trouvais sexy : cheveux désordonnés, assis en tailleur, torse nu, ses longs doigts bougeant pour les accords…
- Ne crois pas que je ne sais pas que tu me reluques effrontément, dit il sans me regarder.
Je souris tout en mettant mon dos contre la chaise.
- Reluquer est peut-être un peu fort. Observer convient mieux.
Il sourit et releva la tête.
- Et quelles conclusions à ton observation ?
- Tu étais très concentré, dis-je. Cette chanson doit être importante.
Pas besoin de lui dire qu'il était sexy.
- Je l'ai en tête depuis quelques jours, répondit il en replongeant son regard dans sa partition. Il faut qu'elle sorte… Et toi ça avance ?
- Hum… Ça va, j'ai presque fini pour l'histoire. Il me reste quelques photos à prendre et à développer pour le panneau pour le devoir d'art, et la toile bien sûr.
- Aucune de celles que tu as déjà faite ne te convient ?
- Il n'y en a qu'une… celle que tu as vu…
- Et elle ne te plait pas ?
Je ne savais pas quoi répondre. Ce n'est pas qu'elle ne me plaisait pas, ni qu'elle ne valait rien. Juste que je ne savais pas quoi en penser. J'étais tellement incapable de définir ce qu'elle contenait que ça la rendait inaccessible.
Edward se leva et me tendit la main. Je la pris et le suivit jusque dans mon « atelier ». Sans rien dire, il mit de la musique, ma « musique de fille » comme il l'appelait, et posa une toile vierge sur le chevalet.
- Tu veux bien tenter une expérience ?
- Quel genre ?
- Peindre, là maintenant, avec un peu de stimulation…
Je le regardais sans comprendre, mais il me tourna vers la toile et se mit derrière moi. Je sentis ses mains se poser sur mes épaules, descendre dans mon dos.
- Ce genre de stimulation ? m'étonnais-je
- Tu peins depuis que je suis là. Voyons voir ce que tu fais avec moi.
- Tu n'es pas sérieux, dis je alors que ses mains venaient de passer sous mon tee shirt.
- Tu n'as rien à perdre, mais tout à gagner…
Je frissonnais à sa voix et ses lèvres qui se posaient juste derrière mon oreille.
- Ok… soufflais je.
Je pris mes pinceaux et fermais les yeux, autant jouer le jeu à fond. J'entendis les paroles de « lift me up » s'élever, et je commençais à peindre, tout en savourant les mains d'Edward. Je me laissais porter, alors qu'il m'embrassait le cou, mordillait le lobe de mon oreille droite. Je frissonnais quand son souffle effleura mon visage alors qu'il soulevait mon tee shirt tant bien que mal pour passer sa main dessous. Je perdis la notion du temps, essayant juste de me concentrer sur ce qu'il me faisait tout en peignant. Je sortais de mon état de transe au moment ou sa main effleurait l'intérieur de mon genou en remontant vers mon entrejambe. Mais je n'avais alors plus du tout envie de peindre. Je lâchais tout, me retournais vers lui tout en enlevant le fameux tee shirt et me jetais sur lui tandis que démarrait « like you never see me again » d'Alicia Keys.
Allongés sur le lit, tous deux entremêlés dans les draps, ma tête reposant sur son ventre en position fœtale, il me caressait les cheveux. Son expérience, si on pouvait l'appeler ainsi, avait au moins prouvé que j'avais envie de lui. Pour la peinture, je n'en savais encore rien.
- Tu ne veux pas voir comment ça rend ? demandais je en me relevant
Son regard me surpris : il avait les larmes aux yeux, et il semblait assez bouleversé. Il n'était pas comme ça tout à l'heure.
- Je le sais déjà, dit il d'une voix émue. Va voir toi.
Je me levais, très intriguée, et allais voir mon tableau. La musique tournait encore quand j'entrais dans la pièce, mais elle n'étouffa pas mon cri de stupeur en voyant ce que j'avais fait. Je sentis les larmes me monter aux yeux, un nœud se former dans ma gorge, alors que je contemplais la force, le désir et l'amour que je voyais sur ma toile.
Il était clair qu'Edward était la cause de ça, qu'il en était l'instigateur. Je prenais en plein visage ce qu'il m'avait fait ressentir, ce que j'avais donc en moi, et qui prenait vie avec lui. Plus de doute possible sur ce qu'il y avait entre nous.
Je l'entendis arriver, mais il ne vint pas jusqu'à moi.
- Je comprends mieux ton regard tout à l'heure, dis je d'une voix étranglée.
- Je ne pensais pas que ça donnerait cet effet… dit il tout bas.
- Rassure toi, je ne savais pas que c'était là, dis je en me tournant vers lui et en désignant mon corps.
- Je ne l'imaginais pas non plus…
- Ca te fait peur ? demandais-je d'un coup
- Oui et non.
Il avança vers moi et posa ses mains sur mes hanches, vissant ses yeux aux miens.
- Oui parce que ça semble assez violent… Et non parce que je suis incapable de peindre comme toi, mais moi c'est une chanson qui refuse de sortir correctement parce que j'ai du mal à mettre tout ce que je veux dedans.
- Rien ne change alors ? demandais je incertaine
- Rien, dit il en posant ses mains sur mes joues.
Il déposa un baiser sur mes lèvres, et essuya du pouce une de mes larmes qui avait réussi à passer le barrage.
- Je devrais y aller, tu dois aller diner chez Jay et Alice.
- Peut être que tu devrais y aller avec moi…
Il leva un sourcil, étonné que je lui propose ça.
- Après tout, ils savent déjà pour nous, et… Enfin du moment qu'on se tient bien devant Aydan…
- Ok… Mais préviens-les quand même.
- Bien sur…
Il me relâcha et j'allais à la cuisine récupérer mon portable. Il cria qu'il allait se rhabiller pour se chercher des vêtements propres chez Anthony.
- Ok ! répondis je
J'appuyais sur la touche 3 de mon téléphone et attendait qu'Alice me réponde.
- Salut Bella quoi de neuf ? dit elle en décrochant.
- Salut Alice. Tout va bien ?
- Oui. On vient de rentrer ! Ils ont adoré.
- Tant mieux. Dis moi ça te dérangerait qu'Edward dine avec nous ?
- Non pas du tout. J'avais déjà prévu qu'il viendrait.
- Et pourquoi ?
- Je sais pas, une intuition. Vous venez dans 1h30 ?
- Ok Alice, à tout à l'heure.
Edward arriva tandis que je reposais mon téléphone sur le plan de travail.
- Elle n'est pas d'accord ?
- Oh si !
- Pourquoi cette tête alors ?
- Elle t'avait déjà mis une assiette !
Il explosa de rire, tout en disant sacré Alice.
- Je crois qu'ils en savent plus long sur nous que nous même, dit il riant encore. Allez j'y vais.
- On se rejoint là bas ?
Il opina avant de m'embrasser sur le front et de s'en aller, le sourire aux lèvres. Je ne savais pas si j'avais envie de sourire, ou si maintenant seule j'étais terrifiée de ce qu'il se passait.
Je me faisais couler un bain avant d'aller diner, et je savourais la douce sensation de l'eau chaude et de la mousse. Ca me détendait, et je tentais de faire un bilan positif, quand la porte de la salle de bain s'ouvrit à la volée. Je sursautais, aspergeant le sol d'eau.
- Ce n'est que moi Bella, calme toi !
- Bon sang Alice ! On ne débarque pas comme ça chez les gens !
- Tu n'es pas les gens ! Et j'ai une clé !
- Pour les urgences Alice. Uniquement pour les urgences !
- Ton bain a l'air merveilleux, je m'en ferais un demain.
- Qu'est ce que tu fais là ?
- Je voulais un débriefing avant que tu viennes ce soir !
- Tu es sérieuse ? bien sur que tu es sérieuse. Alice vraiment…
- Allez, je veux savoir, bien que j'ai déjà ma petite idée vu qu'il vient à la maison ce soir. Vous êtes ensemble pas vrai ?
- On va dire ça oui. On essaye de franchir une étape à la fois.
- Vous êtes ensemble. Officiellement ?
- Officiellement pour nous. Pas pour Aydan ni qui que ce soit d'autre.
- Pour moi aussi maintenant ! C'est une bonne chose Bella, j'espère que tu en es consciente.
- Pour l'instant, je veux juste laisser se faire les choses et arrêter de réfléchir à des choses qui me dépassent ou me font peur. Juste laisser filer.
- Ok on en parlera un autre jour. Je te laisse mijoter.
Elle me fit un baiser volant, et fila aussi vite qu'elle était venue. Je soupirai un bon coup avant de fermer les yeux. Mon portable se mit à vibrer. Décidément, je n'aurais pas la paix. C'était Edward. « Écoute ça ». Il avait mis un lien. Je cliquais, et regardais le titre : je souris aussitôt, me disant qu'il avait dû faire un gros effort pour chercher ce clip et se rappeler cette chanson. Love doesn't ask why de Céline Dion. Je l'écoutais, repensant à notre conversation, et je m'apaisais vraiment, mettant mes peurs et mes doutes de côté.
Je fus heureuse de retrouver mon fils, qui me le rendit bien en me sautant au cou. Edward était déjà là, avec Anthony, assistant à la scène en me faisant un clin d'œil. Aydan repartit aussitôt avec son cousin jouer dans la chambre de ce dernier
- T'es invité toi aussi ? demandais-je à Anthony en lui faisant une bise.
- Mon grand frère trouvait injuste que ce soit toujours le petit dernier qui soit favorisé, dit-il.
- Jaloux, dit Edward.
- Réaliste !
- Je me suis seulement dit que ce serait sympa d'avoir mes deux ptits frères à diner, dit Jasper.
- C'est pas si souvent vu que l'un d'entre eux habite l'autre bout du pays, ajouta Alice.
- Peut-être plus pour longtemps, dit Edward.
Il ne se rendit même pas compte de la bombe qu'il venait de lâcher, et tous me fixèrent.
- Hé hé, on se calme ! Ça n'a aucun rapport avec moi ! dis je en levant les mains en signe de défense.
- Sacré timing, dit Alice.
- Ma venue ici n'était pas QUE pour prendre le large, expliqua Edward. J'ai visité des maisons cette semaine. Et j'y réfléchis très sérieusement.
- Et qu'est ce qui rendrait la chose certaine ? demanda Jasper
- Rien de particulier… Je n'ai juste qu'à le décider.
On se regarda furtivement.
- Ils vont comprendre dès votre arrivée, dit Alice en prenant quelques cacahouètes.
Pas assez vite apparemment.
- C'est clair ! approuva Anthony. Déjà le sourire niais a déblayé le terrain cette semaine. Mais maintenant ça ! Le ptit regard, l'air de rien, mais pas du tout anodin !
- Vous êtes chiant ! dis je. Vous voyez tout parce que vous savez et que vous êtes à l'affut de ça.
- C'est ce que tu penses, dit Alice. Mais Renée m'a dit qu'elle te trouvait bizarre.
- Quand ça ? m'étonnais je
- Jeudi. Elle m'a dit exactement « Bella me cache quelque chose, elle fuyait mon regard. Tu sais ce qu'il y a Sisi ? », répondit elle en mimant notre mère.
- Tu vois, clamais je pour Edward. Elle a un 6ème sens ! Elle voit tout !
- Si elle discute avec maman elles feront vite le lien, dit Anthony.
- Y a aucune raison de faire le lien vu qu'elles n'ont aucune bases, s'exclama Edward. Y a que vos 3 esprits mal intentionnés qui nous surveillent.
- Et toi tu ne vois pas ce qui saute aux yeux, répondit Anthony.
- Avant de créer une guerre, je propose de changer de sujet, dit Jasper. On verra demain.
Je le remerciais du regard, avant de me tourner ver Edward : il était toujours tendu, mais soulagé de l'intervention de son frère ainé. On parla de sujet neutre tout le reste de la soirée. Les garçons s'endormirent sur le canapé devant un dessin animé, tandis qu'on finissait le repas. Jasper alla coucher son fils dans son lit, Alice rangea sa cuisine, Anthony et Edward allèrent faire un tour pour parler, tandis que je m'installais sur la terrasse. J'avais toujours en tête notre début de soirée, et j'appréhendais vraiment la journée du lendemain.
- Te prends pas la tête, me dit Alice en revenant avec un mug.
Je me tournais vers elle et prit la tasse de chocolat chaud qu'elle me tendait, avant de remettre mes coudes sur la balustrade.
- Pourtant tu es une des premières à dire qu'on ne passera pas l'épreuve du feu.
- Ca ne veut pas dire pour autant que ça se passera mal.
- C'est pas facile Alice. On ment depuis des années, on décide aujourd'hui de tenter quelque chose, et d'être face à tout le monde demain… Ca va trop vite pour moi. Me cacher tout en devant me dévoiler, alors que je flippe à un point que t'imagines pas !
- Je sais… Et je sais aussi que tu as quand même assez de cran pour pas laisser passer ça malgré tout. Ais confiance en toi et en lui. Ca va aller.
Elle me caressa le dos alors que les larmes commençaient à monter. Je n'arrêtais pas de passer d'un sentiment à un autre, du bien être à la peur, de la joie à la tristesse. Ces montagnes russes me fatiguaient.
Je sentis Alice s'en aller, et sentit juste après le parfum d'Edward tandis qu'il posait ses 2 mains à plat dans mon dos.
- Tu veux faire marche arrière ? demanda-t-il après avoir fait quelques aller-retour sur mon dos pour m'apaiser.
- Ne me tente pas, dis je en tournant vers lui.
- Je suis sérieux B.
- Je sais… Non. Je ne reviendrais pas en arrière. Tu avais raison ce matin. Et je veux toujours pas te perdre.
- Alors advienne que pourra demain ?
- Advienne que pourra demain.
Il passa une de ses mains derrière ma nuque et m'embrassa sur le front. Je fermais les yeux et profitais de cette habitude rassurante, et posais ma main sur son cœur.
Le lendemain matin, je me levais de mauvaise humeur. Pourquoi ? Parce que j'avais mal dormi. Pour la première fois depuis le début de la semaine, je m'étais couchée seule, et apparemment j'avais vite pris l'habitude d'avoir Edward à mes coté pour m'endormir.
La bonne humeur d'Aydan me remit d'aplomb, ravi qu'il était d'aller chez mes parents.
- Tu crois qu'on pourra faire une balade à cheval ? me demanda-t-il alors que je démarrais la voiture.
- Tu verras ça avec papi. Mais je doute qu'il te dise non.
- Cool !
J'entendis mon portable, mais je le laissais de côté. J'aurai tout le temps de lire le message plus tard.
J'arrivais vite, et contrairement à d'habitude, je n'étais pas trop en retard. Mais je restais la dernière.
- C'est nous, cria Aydan en courant dans la maison.
- On s'en doutait petit cœur, il ne manquait que vous ! dit ma mère en criant de la cuisine.
J'allais la rejoindre, mon fils repartant de la cuisine en courant après lui avoir dit bonjour.
- Bonjour !
- Bonjour mam, dis je en lui faisant une bise
Je ne l'avais que peu appelée maman. Pour Alice qui avait perdu ses parents, Renée avait décrété que nous devions l'appeler mam, et Charlie pap. Comme ça, pas de différence avec Alice.
- Ca va ?
- Très bien, juste un peu de fatigue, mam.
- Justement, les vacances démarrent le week end prochain, et Emmet et Rose nous laissent Eden et Evan le dimanche soir pour quelques jours. Alice nous laisse Owen, alors ce serait bien si on avait Aydan aussi.
- Ca va vous faire beaucoup non ?
- Tu penses ! J'ai déjà prévu des tonnes d'activités ! Ils seront tellement fatigués qu'ils s'endormiront comme des marmottes le soir venu.
- Quelques jours ?
- Oui, jusqu'au jeudi par exemple. Ou plus si tu veux partir la semaine quelque part. Ca te ferait du bien un peu de vacances…
D'où ca venait cette remarque ?
- Ok pour quelques jours, dis je en prenant un des plateaux de légumes pour l'apéro.
Elle me sourit et j'allais sous la pergola rejoindre le reste de la famille pour dire bonjour. J'embrassais tout le monde, et m'étonnais de ne pas voir Edward parmi tout ce monde. Je me pris une chaise et sortais mon portable qui avait sonné pendant que je conduisais.
« Je suis à l'aéroport pour chercher Tanya. Apparemment elle en avait assez que je la nargue sur mon bronzage Bisous »
Je souris et remis le téléphone dans mon sac. En relevant la tête, je vis Alice me regarder avec son air de « je t'ai vue », et je l'ignorais en reportant mon attention à me servir à boire.
- Bon c'est convenu, dit Renée en arrivant de la cuisine. On prend tous les enfants à partir de dimanche prochain.
- J'éviterai cette maison comme la peste, dit Jasper en souriant.
- Peut être qu'on pourrait les prendre ensuite, dit Liz. On les prendrait le jeudi midi jusqu'au dimanche !
- Vous êtes tous dingues, dit Anthony. Une fois je les ais gardés tous les 4, une seule fois… Et j'en suis vacciné à jamais.
- Ce ne sont que des enfants, pas le diable, dit Keith.
- Comment crois tu qu'on ait fait avec vous 3 et Rose ? répondit Liz
- Vous étiez pire qu'eux, surenchérit Carlisle. Rose passait son temps à vous crier dessus, Jasper ne cessait d'inventer des bêtises et il envoyait ses 2 idiots de petits frères pour les accomplir.
Jasper sourit à ces souvenirs d'enfance.
- On a survécu ! dit Keith en riant.
- Et vous en redemandez, soupira Rose.
- Fais pas ta martyre Rose, dit Anthony. Tu nous as bien menés à la baguette !
- Pas le choix, j'étais seule contre vous 3.
- T'es quand même enceinte de ton 3ème, dit Jasper. Tu cherches les ennuis !
- Je préfère ignorer cette remarque. Il manque un des pieds nickelés, il est ou le ptit dernier ?
- Il devrait plus tarder, il est parti chercher Tanya à l'aéroport, dit Liz.
- Qui est Tanya ? demanda ma mère
- Sa secrétaire/agent/assistante, dit Anthony. Il serait perdu sans elle.
- Elle a bien mérité des vacances avec toute cette histoire avec Irina, dit Liz.
- Ne parlons pas de ça, dit Keith. Oublions cette histoire.
Il y eut un blanc, jusqu'à ce qu'Esmée coupe le silence en proposant de prendre aussi les enfants.
- On peut les avoir un peu quand même ? plaisantais je
- On les prendrait le mercredi suivant. Comme ça Aydan ne ratera pas 2 semaines de suite son parrain.
J'acceptais. Après tout Aydan aimait passer du temps avec eux, et ça me permettrait de bosser un peu.
Edward arriva ½ heure plus tard avec Tanya. Il fit un salut général pour toute la famille : belle technique pour ne pas attirer l'attention.
- Enfin, dit Emmet.
- Fallait pas nous attendre, répondit Edward en lui serrant la main. Tanya tu connais tout le monde je crois, hormis nos hôtes Charlie et Renée Swan et leur fille Bella.
- Enchantée, dit Tanya avec un grand sourire dans ma direction.
- Bienvenue en Californie, dit Renée. Est-ce que tu veux te rafraichir ? Te changer ?
- Avec plaisir, merci.
Emmet se renfrogna, il n'allait pas manger tout de suite. Ma mère emmena Tanya avec elle, alors qu'Edward prenait son portable et lisait ce qui devait être un message.
- Laisse le dans ta voiture ce truc, dit Keith.
- Je passe un coup de fil et j'arrive, dit Edward. Ne m'attendez pas, mangez. Emmet va me fusiller sinon.
Il partit vers la maison.
- Je vais chercher les plats, dit Liz.
- Je viens t'aider, dit Esmé.
- Bon ben c'est le signal ça B, me dit Alice.
On se leva toutes les deux et on alla dans la cuisine aider.
- Elle semble vraiment gentille cette Tanya, dit Esmé.
- Elle l'est, dit Liz.
Alice me regarda. Elles allaient se demander pourquoi elle ne sortait pas avec Edward.
- C'est étonnant qu'Edward et elle ne soit pas ensemble, dit Esmé.
Bingo !
- Tu te doutes bien que j'ai déjà posé la question. Il m'a dit qu'il n'y avait jamais rien eu et qu'il n'y aurait jamais rien. Ils s'apprécient mais apparemment ni l'un ni l'autre n'a jamais voulu de rapprochement.
- Même maintenant qu'il n'est plus avec Irina ? demanda Esmé en sortant un des gigots du four.
- Encore plus maintenant ! Il a quelqu'un d'autre j'en suis sure !
Alice pouffa de rire, tandis que je me liquéfiais.
- Tu sais quelque chose Sisi ? demanda Liz
- Comme je te l'ai dit, je ne sais rien, dit Alice. Et je n'ai rien remarqué quand je l'ai vu cette semaine.
- Qu'est ce qui te fait dire ça ? demanda Esmé
- Il rentrait au petit matin, mais se levait normalement avec ce sourire sur le visage, tu sais, le sourire qui dit « je me sens bien ». Je ne l'ai quasiment pas vu depuis qu'il est là. Et surtout, je le trouve changé.
- Fallait m'attendre les filles, dit ma mère en venant nous rejoindre.
- T'inquiète pas Renée, dit Liz.
- Alice emmène les purées s'il te plait.
- Oui mam !
Je me forçais à lui sourire quand elle me tendit les haricots verts. Mais ça me donnait l'occasion de filer de cette cuisine de malheur.
- Je t'avais dit qu'elle avait remarqué ! murmura Alice en me suivant.
- Oui, je sais, mais je m'attendais pas à l'entendre en parler.
- Détends toi on croirait que tu vas nous faire une attaque !
Arrivées sur la terrasse, on posa nos accompagnements avant de se rasseoir. Alice chuchota aussitôt à Jasper le résumé de ce qu'il venait de rater, et il me regarda avec un faible sourire. Je me relevais pour appeler les enfants, les nerfs à fleur de peau.
- Va voir si Tanya n'a besoin de rien s'il te plait, me dit ma mère.
- Et demande à Edward de lâcher son maudit Smartphone, ajouta Keith.
Je m'exécutais, et allais rejoindre Tanya. Je l'appelais, ne sachant ou ma mère l'avait envoyée, et elle me répondit de mon ancienne salle de bain.
- Tu n'as besoin de rien ?
- Non merci c'est parfait. Je suis fraiche, et dans une robe bien plus légère ! Et je suis ravie de te rencontrer en chair et en os !
- Moi aussi Tanya, dis je dans un sourire plus détendu.
- Et ne t'inquiète pas, je suis plus que briefée, et je ne ferais pas de gaffe.
- Ok…
- Et vraiment détends toi, tu ne survivras jamais à cette journée sinon.
Son large sourire et son air légèrement moqueur eurent raison de mes nerfs. Je respirais un bon coup.
- Vient ! on doit récupérer Edward maintenant.
- Il appelle Irina.
- Irina ? m'étonnais-je
- Ouais, elle a été très pénible cette semaine. Alors j'ai conseillé à Edward de l'appeler s'il ne voulait pas que je me retrouve en prison pour homicide.
- Ok je vois.
Edward était sous le porche devant la maison.
- Dans quelle langue je dois te le dire ? criait-t-il. C'est terminé Irina ! Fini ! Fais ta vie avec ton acteur et oublie moi ! …. Je m'en fous !... Et tu comptes vraiment me faire gober ça ? Arrête les soap et tes trucs à l'eau de rose ! ….
Il me vit avec Tanya, et leva le doigt vers nous pour nous dire d'attendre.
- Je n'ai plus ni le temps ni l'envie de te parler là, alors vis ta vie, et surtout fous la paix à Tanya. Ciao.
Il raccrocha. Il nous fit un sourire, mais il était visiblement énervé.
- Ca y est, elle va nous lâcher ? demanda Tanya.
- J'espère…
Il me prit par la taille, et embrassa ma tempe. Instantanément, ma pression descendait d'un cran, et sa prise sur moi fut moins raide alors qu'il humait mon parfum.
- Ouahou, dit Tanya. On devrait vous étudier pour faire un calmant plus naturel que le Lexomil.
Je sentis ses lèvres s'étirer pour un sourire, tandis que je souriais.
- On doit aller manger, dis je.
- Allons y alors, dit Edward.
Il me relâcha, et on retourna avec les autres. Ils étaient en train de faire passer les plats, et on s'assit à nos places : Edward entre Tanya et Emmet, moi entre Anthony et Jasper. La disposition faisait que je ne pouvais voir Edward, et ça finit de me détendre. Personne ne pourrait deviner quoi que ce soit.
- Ca va ? souffla Jasper en me tendant la purée de carottes
- Oui merci Jay.
Il passa le plat avec un sourire et le repas démarra dans la bonne humeur.
Après le dessert, alors que Rose allait s'allonger dans ma chambre, mon père accepta la demande d'Aydan d'une balade à cheval. La quasi-totalité de la famille décida d'y aller, alors que Tanya, Edward, Alice et moi décidions d'aller marcher au bord du lac. Keith et Emmet préférèrent aller jouer au babyfoot.
- Vos parents ont une superbe propriété, dit Tanya.
- Ca a été génial de grandir ici, dis je.
- Je n'en doute pas. Alice, il parait que tu veux organiser des soirées plus people ?
Elles s'arrêtèrent de marcher, tandis qu'Edward et moi continuions doucement. Exprès ou pas, ça nous donnait un peu de répit.
- Ca c'est bien passé finalement ? me dit Edward
- On a eu de la chance… Avant que t'arrive, ta mère disait à Esmé qu'elle était persuadée que tu avais quelqu'un.
- Elle n'a pas tort…
- Non, mais j'ai frôlé la crise d'apoplexie !
- J'imagine…
Il s'arrêta et me tendis les mains. Je les écartais et allais me blottir contre lui.
- C'est vrai que tu fais un très bon calmant, dit il en glissant son visage dans mon cou.
- Tu m'as manqué cette nuit… avouais je. Je dormais mieux avec toi.
- Ca peut se négocier…
Il releva la tête vers moi.
- Je pensais m'installer chez Anthony le temps du séjour de Tanya.
- Elle ne reste pas chez tes parents ?
- Non. J'ai fait comprendre à ma mère qu'elle serait plus à l'aise chez Anthony et qu'on risquait de beaucoup bouger, sortir. On est déjà invité à manger demain soir et mercredi soir, mais…
- Ca va la conforter dans son idée que tu as quelqu'un dans ta vie.
- J'ai quelqu'un. Même si elle est terrifiée et que j'ai l'impression qu'elle n'y croit pas j'ai quelqu'un.
- Ce n'est pas que je…
- Ne te justifie pas, me coupa-t-il en posant ses doigts sur ma bouche. C'est comme ça et je ne t'en veux pas. Ca fait partie du deal.
Je bougeais ma tête pour dégager ma bouche, et prenais ses mains dans les miennes.
- Tais toi et laisse moi m'expliquer. Oui j'ai peur parce que je ne sais plus ce que c'est d'être avec quelqu'un. Que je n'ai aimé qu'une fois et que ça ce n'est pas très bien fini. Mais j'y crois. J'ai toujours été bien avec toi. Le problème c'est tous ceux qui gravitent autour de nous. J'appréhende vraiment leur réaction.
- On est pas obligé de tout leur dire.
- Ils ne comprendraient pas plus pourquoi dès ton retour ici on se mettrait ensemble.
- Un point pour toi. Mais est ce que ça ne serait pas mieux si tu arrêtais d'y penser et que tu attendais que ça arrive ?
- Je ne pouvais pas ne pas y penser quand j'entendais ta mère parler de toi et Tanya, ou de ta nouvelle copine !
- Moi et Tanya ? rit il.
- Esmé se demandait pourquoi vous n'étiez pas ensemble.
- Peut être parce qu'on en a pas envie ni l'un ni l'autre. On s'entend vraiment très bien, mais nous ne sommes absolument pas attirés l'un par l'autre. Elle serait ma sœur se serait pareil.
- Pourtant c'est le même genre qu'Irina…
Il dégagea sa main droite et joua avec une des mèches de cheveux tombée de mon chignon lâche.
- Non, rit il. A l'origine Irina était brune. Et ses yeux sont bleus à cause des lentilles qu'elle porte. Irina était plus ton style que celui de Tanya.
- Je l'ai toujours vue blonde…
- Quand je l'ai emmenée ici elle était déjà blonde. Tu es jalouse ? plaisanta-t-il
- Non ! Je … Je me renseigne c'est tout.
- T'es vraiment adorable B, trop adorable ! rit il avant de m'embrasser tout doucement.
Ca non plus je ne pouvais pas le nier. J'aimais qu'il m'embrasse. J'aimais sentir ses doigts sur ma peau. Et j'oubliais tout le reste du monde, je ne pensais plus qu'à nous. A ses lèvres chaudes et douces sur les miennes, à sa main gauche sur mes reins, la droite me brulant la joue. Si je ne savais pas qu'on était dans le jardin de mes parents, je lui aurais sauté dessus.
Mais les voix des filles me ramenèrent à la réalité, et je m'éloignais doucement de lui.
- Tu viendras à la maison ce soir ? demandais je
- Avec plaisir, sourit il.
Un dernier smack et on reprit notre marche. Alice et Tanya ne tardèrent pas à nous rejoindre.
- Avec Alice on veut se faire une sortie entre filles, me dit Tanya. Ca te branche ?
- Pourquoi pas. Quand ?
- Mardi ! répliqua Alice. Comme ça Aydan sera chez Jacob.
- Ok, ça me va.
On marcha encore un peu, puis on retourna à la maison.
La fin de journée se passa sans encombre. De loin, je vis Edward prendre une partie de ses affaires pour les installer dans la voiture. En allant chez Anthony, il allait confirmer les soupçons de Liz, mais en même temps ça allait nous donner plus de libertés. Et je savais qu'il viendrait me rejoindre le soir même. Il le voulait autant que moi. Il en avait certainement autant besoin que moi.
voilà un chapitre en plus. les choses vont avancer doucement mais surement. j'attends vos avis
rdv l'année prochaine je pense, alors passez de très bonnes fêtes de fin d'année et profitez bien de vos proches!
